Prêt à feuilleter

Ailleurs si j'y suis

de Antoine Laurain , date de sortie le 04 janvier 2007
«Disparition d'un avocat dans le 17e arrondissement de Paris.
Ses proches comme les membres de son cabinet sont sans
nouvelles de lui depuis bientôt deux semaines. Sa voiture,
une Jagu... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

«Disparition d'un avocat dans le 17e arrondissement de Paris.
Ses proches comme les membres de son cabinet sont sans
nouvelles de lui depuis bientôt deux semaines. Sa voiture,
une Jaguar XJS et certains effets personnels ont disparu.
La police n'exclut aucune piste.»

Un matin qu'il déambule à Drouot, maître Pierre-François
Chaumont, collectionneur, fait l'acquisition d'un portrait
au pastel du XVIIIe siècle qui lui ressemble étrangement.

Le tableau devient vite un sujet de discorde : ni sa femme,
ni ses proches ne remarquent la ressemblance... Pourtant,
dans l'angle en haut à droite, de mystérieuses armoiries vont
rapidement livrer leur secret et l'emmener loin, très loin...

Caractéristiques

Titre Ailleurs si j'y suis
Editeur le Passage
Date de parution 04 janvier 2007
Nombre de pages 157 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 200 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-84742-097-5 - 9782847420975

3,7/5

Fantasio

Le 09/10/2018

C'est le troisième bouquin de cet écrivain que je lis (après « Millésime 54 » et « Carrefour des nostalgies ») et c'est toujours le même plaisir de lecture. Une histoire passionnante qui frôle le fantastique, une écriture soignée, précise et fluide et de belles petites pointes d'humour font de ce petit livre un petit régal. C'est rafraîchissant sans jamais sombrer dans la facilité. Le rapport passionnel qu'entretient Pierre-François avec les objets depuis sa première collection de gommes jusqu'au œuvres d'art de prix est très bien décrit et cet homme que l'on voyait heureusement intégré dans la vie et dans la société, va basculer et décider de changer radicalement. Et ceci grâce ou à cause d'un petit tableau acquit de haute lutte à une enchère.... Je ne dévoilerai pas la deuxième partie du roman mais elle révèle de grandes surprises. C'est un petit livre tout à fait plaisant, un délice littéraire, un de ces livres qui mettent de bonne humeur. Alors pour 5,50 €, il ne faut pas se priver d'un petit moment de bonheur non ?

PedroPanRabbit

Le 14/08/2018

Mon avis sera quelque peu mitigé, mais peut-être aussi parce qu'il m'arrive d'être trop difficile. D'autant qu'on a là du très très bon sur de nombreux points : l'écriture, tout d'abord, est d'un style impeccable propre à l'évocation. Elle sied à merveille au narrateur, collectionneur invétéré fasciné par les antiquités dont l'acquisition, plus qu'un hobby, est devenue une sorte de transcendante addiction. Ce personnage et sa passion amènent à explorer des questionnements des plus intéressants, qui se distillent au fur et à mesure que l'intrigue progresse et que le narrateur relate ses souvenirs d'enfance : Quelle vie se cherche-t-il à travers ses objets qui ont appartenu à autrui? A près quoi court-il? La réponse se présente peut-être le jour où il tombe, aux enchères, sur ce portrait d'un gentilhomme du XVIIIème siècle qui lui ressemble farouchement... Car dès lors, le personnage principal se lance à corps perdu dans l'énigme du tableau : qui est cet homme, et quel est le lien qu'il entretient avec ce modèle? Le plus amusant est, qu'entre vrais et faux fantômes venant le hanter, il finira bien par vivre la vie de quelqu'un d'autre. Des nombreuses énigmes romanesques mettant en scène un tableau et son pouvoir sur le protagoniste, on retiendra bien évidemment le célèbre Portrait de Dorian Gray d'Oscar wilde, dont ce roman s'inscrit à l'évidence dans la lignée. Il y a, dans la narration et la construction du récit, une contiguïté évidente, palpable, avec les récits fantastiques propres au XIXème siècle tels que certaines nouvelles de Balzac ou de Mérimée. Mais voilà, à tous ces points positifs vient se heurter un élément non négligeable pour moi : le trop petit gabarit de l'histoire. En effet, situé entre le roman et la nouvelle, ce livre d'à peine 160 pages (en poche), aborde des thématiques passionnantes qu'il n'exploite à mon goût pas assez, là où il y aurait justement matière à les creuser davantage, distiller encore un peu plus le mystère et ce même sans trop en dire, sans briser l'aura mystique supposée ni la chute tranchante comme un couperet ( on notera par ailleurs encore un des signes propre à la nouvelle dans le final, comme quoi l'auteur se situait volontairement dans cet héritage). Ce court roman a en fait tout du premier écrit publié d'un futur grand, le grand potentiel de l'intrigue reflétant celui de l'auteur, ce qu'Antoine Laurain a confirmé au cours de ses dix dernières années. En effet, ce roman et tous les autres de sa bibliographie ont conquis les pays étrangers, où il serait aujourd'hui peut-être plus connu qu'en France! Il ne fait aucun doute, donc, qu'après cette première incursion dans l'univers de l'auteur, je poursuive la découverte de ses autres écrits, et ce malgré mon premier avis...

ChristianAttard

Le 20/04/2018

Oh que voilà un premier et court roman intéressant à plus d'un titre ! "Ailleurs si j'y suis" nous offre de nombreuses pistes de réflexion. Ce collectionneur qui tente de maîtriser un monde qui pourtant lui échappe que dissimule-t-il sous ce besoin de possession ? Est-ce son absence de véritable émotion ? Et ce portrait ancien qui lui ressemble tant, vers qui ou quoi va-t-il le mener ? Son véritable moi, la découverte de l'amour qui sublimera sa manie ? En dehors de cette dimension psychanalytique, n'est-ce pas aussi l'irruption d'une dimension fantastique qui va bouleverser un quotidien si terne ? On songe à Oscar Wilde, bien sûr mais surtout à Marcel Aymé, le maître du réalisme fantastique à la française. Notre héros ne fait-il pas étape à l'auberge de "La jument verte" ? Concis, efficace, jubilatoire, un début bien sympathique pour Antoine Laurain.