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A crier dans les ruines

de Alexandra Koszelyk , date de sortie le 23 août 2019
À crier dans les ruines

Tchernobyl, 1986. Léna et Ivan sont deux adolescents qui s'aiment. Ils vivent dans un pays merveilleux, entre une modernité triomphante et une nature bienveillante.... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

À crier dans les ruines

Tchernobyl, 1986. Léna et Ivan sont deux adolescents qui s'aiment. Ils vivent dans un pays merveilleux, entre une modernité triomphante et une nature bienveillante. C'est alors qu'un incendie, dans la centrale nucléaire, bouleverse leur destin. Les deux amoureux sont séparés, Léna part avec sa famille en France, convaincue qu'Ivan est mort. Ivan, de son côté, ne peut s'éloigner de la zone, de sa terre qui, même sacrifiée, reste le pays de ses ancêtres. Il attend le retour de sa bien-aimée. Léna grandit dans un pays qui n'est pas le sien. Elle s'efforce d'oublier. Un jour, tout ce qui est enfoui remonte, revient, et elle part retrouver ce qu'elle a quitté vingt ans plus tôt.

L'AVIS Du libraire

"Lucie, Espace Culturel de Vire :
Un texte poétique et mélancolique, éminemment actuel puisque l'auteur s'interroge sur la relation qui existe entre l'homme et la nature et l'homme et la machine. C'est également un livre sur la résilience d'une génération sacrifiée sur l'autel d'une idéologie autoritaire et destructrice qui malgré des espoirs brisés tente de se reconstruire sans jamais oublier son passé. Une belle leçon d'humanité ! "

Caractéristiques

Titre A crier dans les ruines
Collection Littératures
Date de parution 23 août 2019
Nombre de pages 250 pages
Dimensions 21,00 cm x 15,00 cm
Poids 326 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-37305-066-0 - 9782373050660

4,4/5

Cancie

Le 07/02/2020

C'est l'histoire de Léna et Ivan, deux très jeunes adolescents très liés, séparés par la terrible catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 à Tchernobyl, tout près de Pripiat où ils habitent. Léna, privilégiée a pu partir vivre en France, à une époque où un mur séparait encore l'est et l'Ouest, avec ses parents et sa grand-mère, tandis qu'Ivan a dû rester sur place dans cette zone d'exclusion, puis à Kiev. C'est à la fois le récit d'une catastrophe humaine sans précédent où des milliers de vies ont été sacrifiées, mais c'est surtout une histoire d'exil, l'exil de tout un peuple, à travers l'histoire de cette enfant, Léna, déracinée pour qui l'oubli est impossible. Elle ne peut en parler à ses parents qui eux désirent oublier. Seule la grand-mère Zenka l'aidera, grand-mère qui sera en quelque sorte sa psychologue et l'accompagnera dans sa quête du soi et son désir de liberté. J'ai été touchée par cet amour de la nature qui lui permet de s'évader un peu, et plus tard dans sa vie, par cet attrait et cette fusion avec les ruines notamment d'Herculanum et de Pompéi qui sont pour elle comme un ancrage et un appel. C'est un récit émouvant et réaliste, décrivant avec justesse et beaucoup de psychologie ce que peut ressentir un exilé qui a tout laissé et en particulier le sens de sa vie , à savoir son amour, un récit où le suspense est maintenu jusqu'au bout. Les lettres splendides qu'Ivan va lui écrire sans jamais les envoyer, ignorant son adresse, sont bouleversantes et terribles. Sont abordés dans le roman outre la catastrophe de Tchernobyl, la guerre froide entre les deux blocs Est-Ouest, la présence puis la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, la vie en Ukraine dans les années 1930 de même que sa sortie de l'URSS en 1991, sans oublier, maintenant les visites organisées dans cette fameuse Zone. En étayant son roman avec tous ces éléments historiques, Alexandra Koszelyck le rend encore plus réel et intéressant. La beauté, la poésie, la mélancolie imprègnent ce roman qui m'a beaucoup touchée et émue. L'homme croyant maîtriser la nature est à tout moment faillible et cela peut lui être fatal. Quant à la nature, si l'homme l'abandonne, elle ne s'en porte que mieux. L'environnement et l'amour, les pièces maîtresses de À crier dans les ruines en font un roman très subtil et très contemporain, une véritable ode à la vie, à la liberté et à l'amour.

Fandol

Le 28/01/2020

À crier dans les ruines est un formidable roman qui explore un passé récent et s’avère tellement actuel qu’il ne peut laisser indifférent. Le nucléaire, cette énergie que l’homme croit maîtriser, énergie électrique fournie chaque jour par des centrales voisines, est au centre d’une histoire bouleversante, à la fois tellement poétique et formidablement réaliste. Léna revient à Pripiat trente ans après la catastrophe du 26 avril 1986, dans un groupe de touristes sévèrement encadré et c’est tout son passé qui surgit à nouveau. Elle qui, enfant, vivait une amitié magnifique avec Ivan, une amitié allant encore plus loin que l’amour entre deux pré-adolescents, revit toutes ces années : le désastre, la fuite, le passage à l’ouest avec ses parents et surtout l’amour de Zenka, cette grand-mère essentielle. Inutile de détailler la suite car il faut lire cette histoire à la fois ordinaire et passionnante. Au moment, à une époque où la terre natale ne veut presque plus rien dire, où tant de gens fuient des conditions de vie insupportables pour tenter de survivre, cet amour pour ce coin d’Ukraine ravagé par l’inconscience et surtout la suffisance des hommes, cet attachement viscéral mérite le respect. Alexandra Koszelik met tout cela en scène, remarquablement, passant de l’extraordinaire au plus simple pour finir au summum de l’émotion. Au passage, elle m’a appris quantité de choses, précisé quelques étymologies et surtout remis les évidences du danger du nucléaire au premier plan. Dans la zone interdite de Tchernobyl, la nature reprend ses droits, s’adapte mais les radiations sont encore là pour des millénaires ! Comme elle l’écrit, après Tchernobyl, et j’ajoute Fukushima, on continue, malgré tout à construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur notre planète sans trop savoir que faire des déchets, d’ailleurs. J’ai beaucoup aimé ce roman d’une auteure que je découvre grâce à ma médiathèque. Elle m’a fait passer par tous les sentiments au fil de son roman. Même si certains passages sont plus ordinaires, c’est pour mieux rebondir et monter plus haut, plus fort. J’ai vibré après avoir été très triste en lisant les lettres d’Ivan, resté en Ukraine, lettres qu’il ne pouvait envoyer à Léna puisqu’il ne savait pas où elle était. La trame de leur histoire d’amour m’a permis de comprendre un peu mieux les difficultés rencontrées par les expatriés, l’aide essentielle apportée par la littérature et surtout, comme je l’ai déjà dit, tous les risque du nucléaire, cette épée de Damoclès terrible, incontrôlable, que nous nous sommes installée au-dessus de nos têtes.

Kittiwake

Le 16/10/2019

Les romans sont des instruments efficaces pour mettre en lumière ce que le politiquement correct s’efforce de passer sous silence. Alexandra Koszelyk n’est pas la première à s’y risquer, mais il s’agit pour elle d’une première production. C’est à Tchernobyl, dans les ruines devenues touristiques que l’on fait la connaissance de Lena. Très vite, son attitude laisse penser qu’elle n’est pas là comme la plupart des visiteurs, juste pour se faire un peu peur, et entendre le discours officiel des guides. Cet endroit lui a été familier. On revit avec elle l’enfance, éclairée d’un amour inconditionnel pour Ivan. La complicité, le bonheur d’être ensemble jour après jour, le temps qui modifie peu à peu la candeur de leur attachement. Et puis c’est l’accident, la panique, la fuite, et la séparation. Le lien ténu qui persiste jaunit au fond d’une boite, les lettres jamais envoyées en témoigneront des années plus tard. Léna grandit en France, s’acclimate, se fond dans la foule, riche de son intelligence, mais rongée par les souvenirs de celui qu’elle pense avoir perdu à tout jamais. L’histoire est intéressante, même si elle prend parfois des allures de romance. On s’attache à la jeune femme vaillante , et fidèle dans ses convictions. Quelques redites alourdissent un peu le texte, qui reste cependant agréable à parcourir. Un premier roman salué par les talents Cultura, et riche d’un potentiel d’écriture.

Eroblin

Le 03/10/2019

Depuis que j’ai regardé la série « Chernobyl » à la télévision, j’ai cherché à lire des ouvrages sur cette catastrophe et je suis tombée sur ce roman. La couverture et le titre surtout m’ont immédiatement emballée et j’ai lu, très vite ce roman que je vois comme une histoire d’amour et de deuil. Je trouve que ces deux thèmes se comprennent de deux manières : il y a l’amour entre les deux adolescents Léna et Ivan qui perdure malgré la distance et la certitude pour Léna de la mort d’Ivan. Mais on trouve aussi l’amour de la patrie, très forte chez Léna même si celui-ci n’est pas tout de suite conscient chez elle. Mais ses études, ses lectures, tout la ramène dans ce pays dont on l’a arrachée subitement un jour d’Avril 1986. Et puis il y a le deuil : celui d’un pays, d’une ville –Pripiat- abandonnée du jour au lendemain par ses habitants car on ne peut plus y vivre. Celui de tous ces gens obligés de tout laisser sur place, déchirés de devoir quitter leurs terres, leurs animaux, leur vie même pour se retrouver entassés dans des immeubles à Kiev sans aucune perspective de retour. Sans compter toux ceux qui sont morts des suites de la catastrophe. Un deuil national qui pèse encore aujourd’hui parmi la population. Un deuil plus personnel qui touche aussi bien Léna qu’Ivan : chacun, à sa manière, est affecté par cette tragédie amis c’est Ivan qui est le plus touché. Non seulement il perd Léna, partie brutalement pour la France, mais il perd aussi sa petite sœur, son père… L’écriture d’Alexandra Koszelyk est belle, presque lyrique. Elle donne du souffle à cette histoire déchirante, à cet amour sublimé par la distance (dans le temps et l’espace), à ces deux adolescents dont on attend (dont on espère) les retrouvailles. Un très beau moment de lecture !

kateginger63

Le 27/09/2019

« Une terre peut-elle pardonner d'avoir été oubliée ? » ou le chant d'amour qui perdure au-delà des ruines * Lu dans le cadre des #68premièresfois * Encore un livre sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl? Effectivement, j'ai lu il y a peu , le très bon "Traverser Tchernobyl" de Galia Ackerman ainsi que la bande dessinée/documentaire d'Emmanuel Lepage. Vous savez comme moi, que cet accident fascine. On croit avoir épuisé les récits mais l'être humain a cette faculté de toujours écrire pour exorciser la détresse, l'irradiation de ces âmes meurtries. * L'auteure, avec ce premier roman, a utilisé l'amour et l'exil pour décrire tout ce que les sacrifiés de Tchernobyl ont vécu. Il est question également d'identité, de ce qui nous définit, nos racines. Malgré le coté fictionnel de l'histoire, ce récit se pose comme un témoignage de ce drame qu'a vécu le peuple ukrainien. * Sur un ton mélancolique et intimiste, l'auteure raconte tout d'abord la fin de l'insouciance à travers deux jeunes adolescents amoureux puis l'exil forcé. De manière non linéaire, elle narre une reconstruction morcelée, quelquefois à travers des contes et légendes,et également en puisant dans des symboles littéraires. Ses personnages utilisent tout ce qui est en leur pouvoir pour panser leurs blessures à vif. * Plusieurs fois j'ai pensé à une tragédie antique dans l'aventure romanesque de nos deux héros. Le titre d'ailleurs en est une allégorie. Mais à l'inverse d'Aragon dans son poème "A crier dans les ruines" -qui renoue avec le lyrisme négatif dans sa jalousie- , ces amoureux portent un message positif. Celui de la liberté du désir. Cette âme slave , celle qui clame un retour à la terre. "L'appel de la patrie et de ses racines est plus fort que ces radiations invisibles" * Au fur et à mesure de ma lecture, j'ai tout à tour été subjuguée par cette plume si belle, si juste, si maîtrisée. Puis également envoutée par ces contes venus d'ailleurs, émue par le drame personnel de ces jeunes gens, impatiente et fébrile de les voir réunis pour le meilleur et pour le pire. J'ai été chamboulée par ces mots, malgré toutes mes lectures sur le sujet. * Un roman vibrant nécessaire. Pour ne pas oublier que n'importe quelle centrale nucléaire peut potentiellement détruire le Vivant à tout moment.