Livraison offerte dans + de 600 points de retrait E.Leclerc
camion
Livraison à domicile offerte* !

Prêt à feuilleter

77

de Marin Fouqué , date de sortie le 21 août 2019
Chaque matin depuis la rentrée, ensommeillés, mutiques, mal lunés, ils se retrouvent au point de ramassage - le grand Kevin, la fille Novembre, le Traître, les faux jumeaux, et puis lui. Aujourd'hui, il ne... Lire la suite

En stock en ligne

Livraison estimée le mercredi 08 juillet 2020

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Chaque matin depuis la rentrée, ensommeillés, mutiques, mal lunés, ils se retrouvent au point de ramassage - le grand Kevin, la fille Novembre, le Traître, les faux jumeaux, et puis lui. Aujourd'hui, il ne montera pas dans le car scolaire, il va rester seul au bord de la route, sous l'abribus, sous sa capuche, toute la journée. À regarder passer les voitures. À laisser son regard se perdre sur les terres du « sept-sept », ce département vague entre Paris et la province, entre boue et bitume, où les villes sont de simples bourgs et les champs de mornes étendues de camaïeu brun. À se noyer dans les souvenirs d'avant l'été, quand le Traître s'appelait encore Enzo et qu'avec la fille Novembre ils formaient un trio inséparable.

Ce premier roman à l'énergie brute charrie la violence et l'innocence, l'âge des possibles et de l'insupportable, la construction des corps et la fracture des rêves dans un flux de conscience époustouflant de spontanéité, d'invention, de vérité.

Caractéristiques

Titre 77
Auteur Marin Fouqué
Collection Domaine français
Editeur Actes Sud
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 222 pages
Dimensions 22,00 cm x 12,00 cm
Poids 228 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-330-12545-5 - 9782330125455

3,4/5

ArlieRose

Le 30/01/2020

Un premier roman original d'un jeune auteur rencontré par hasard dans un salon. C'est écrit tout à la suite mais pas sans logique, et bien écrit dans le genre. Le slam y côtoie la poésie. Un ado du 77 (Seine-et-Marne) un peu désœuvré fait défiler dans sa tête ses relations avec ses copains et voisins, tout en contemplant les champs alentours dans leurs dégradés de couleurs et en remarquant celles des voitures qui passent sur la route. Les pensées et les mots s'entrechoquent dans sa tête, les reprises sont saccadées et aident à suivre. Une découverte intéressante et un moment de lecture que je ne regrette pas.

Litteraflure

Le 11/11/2019

Lecture malaisée. Écriture fragmentée. Comme si on enfonçait du rap dans la gueule de la littérature. Billie Eilish en prose. Phrases courtes. Heurtées, cabossées. Parfois, ça déroute. Souvent, ça s’encroûte. Sans vers et contre toute… logique stylistique. Une prose libérée. Rarement créative. Enragée pour rien. Le flow n’est pas fluide. Ça patine. Sortie de route. Et puis, au carrefour de trois phrases emmêlées, succession de virgules, abus d’anaphores, répétitions gratuites, sans poses, par à-coups, comme une conduite de taxi chinois, la tête qui tourne, je perds le fil, envie de vomir, laissez-moi sortir de ce bouquin. Quand on abîme la forme, on touche le fond. Ce livre m’a fait penser à ce poisson qu’on m’obligeait à bouffer quand j’étais gosse. À chaque bouchée, je me dis que ça va être bon mais rien à faire, je trouve toujours des arêtes. Je n’ai pas parlé de l’intrigue. Quelle intrigue ? Des adolescents, sous un abribus près de Melun, s’emmerdent à mourir. Et le lecteur avec. Pour tuer le temps, ils parient sur la couleur des bagnoles qui passent à toute allure, sans jamais les calculer. Des jeunes désœuvrés, frappés par le père, oubliés par la mère, rejetés par le système. Une impression de déjà-vu. Marin Fouqué, tu peux te le garder ton 77. Ni curiosité, ni compassion. Moue dégoûtée. Des champs boueux avec des petits merdeux au milieu (rimes en… euh). Pas senti la révolte, ni la poésie. Juste l’ennui. Des bandes qui s’affrontent ? Ni Guerre des boutons ni West Side Story. Des branleurs qui ne voient plus l’horizon. Sans façon. Je m’en fous si je passe pour une classique, moi je te chro-nique, et je sauverai plein de gens. De la dépense et du néant. Bilan : #128298;

Annette55

Le 31/10/2019

Ce récit d'initiation à jet continu, sans chapitres, ni espaces, ni dialogues à l'écriture visuelle, métaphorique, saccadée , tranchée, tel un long monologue inhabituel résonne comme du rap ou de la poésie . En petites phrases pressées , répétitives, urgentes , fulgurantes , brutes, l'auteur , rappeur, boxeur, né en 1991 , dont c'est le premier roman, conte la vie d'un jeune en capuche, seul , sous son abri- bus . Il ne montera pas dans le car scolaire . Dans sa solitude musicale , il laisse son regard se perdre sur les terres du 7- 7 , département vague entre La Province et Paris —- au bout du monde ——Entre boue et bitume, autour de vastes étendues de camaïeu de brun, ocre, jaune, les terres du Père Mandrin....Sur son tracteur... Un livre qui pourrait se lire à voix haute ...qui dit l'innocence et la rage, la violence et les bagarres , la bande de potes qui se partagent un shit bien gras, où on joue encore au loto , où on se fait couper les cheveux au seul bistrot du coin par la fille du patron qui passe son CAP... Les potes : le grand Kevin, la fille Novembre, le Traitre , les faux jumeaux, et puis lui—- seul. Il se remémore son passé dans un flux spontané, inventif, fulgurant , fait le bilan d'une enfance sans innocence , sans nostalgie d'un temps heureux , du côté des pylônes et des bennes à ordures , où les jeunes se noient dans un ennui semblable à un épais brouillard ... C'est la chronique douce amère d'une génération en peine , fracturée , laissée pour compte , où les jeunes galèjent, galèrent, rament pour se trouver , un entre - deux , sorte de chassé croisé entre ville, champs et province , une voix qui porte la parole , existe au milieu des champs , entre construction des corps et fractures des rêves . Une chronique étonnante où les mots claquent, cognent , piquent , apostrophent ... Spontané , inventif, criant de vérité , original , obsession sonore, inhabituel. Qui ne plaira pas à tout le monde ,.. «  Bien sombre , la capuche. Importante la Capuche. Seconde peau. Vrai armure pour corps de lâche .UN abri dans l'abri.. » «  Vieux qui bavent, vieux qui rôdent, vieux qui hantent. Vieux qui rotent , vieux qui puent . Vieilles carcasses qui traversent l'unique rue . Vieux qui divaguent . Vieux qui se perdent . le père Mandrin est le seul vieux qui bosse encore. » «  Jeunes , jeunes qui se noient dans leur ennui dense comme le BITUME . »  « Métallisée .Métallisée . Métallisée.  »

Bazart

Le 08/10/2019

Seul dans un abribus perdu en plein milieu des champs d'une petite bourgade de Seine et Marne ( le département 77 du titre de ce premier roman), un jeune vivant dans une ville de cette grande couronne parisienne, ni tout a fait banlieue ni tout a fait province, décide de ne pas compter dans le car de ramassage scolaire qui se présente devant lui et se remémore des instants de sa vie passée dans un entre deux assez singulier... Dans l’abribus, tout seul,il ressasse son passé en fumant des joints et essayant de mettre des mots sur sur ses pensées et sur cette terre en périphérie de grande métropole, une terre un peu bâtarde qu'il déteste et vénère à la fois. Marin Fouqué, 77 Marin Fouqué vient du rap et de la scène et cela s'entend pleinement avec ce premier roman presque scandé comme un slam et qu'on peut parfaitement lire à voix haute.. Une langue syncopée, incisive, poétique qui claque et qui donne une vision personnelle et subtile dune jeunesse en manque de repères et rend ce 77 comme un des beaux textes de cette Rentrée littéraire 2019. Sa plume, particulièrement imagée et métaphorique, insiste sur les sensations et sur les petits et grands événements de notre existence et dépoussière la littérature française traditionnelle, souvent un peu trop corsetée et académique. Avec énergie et une poésie à ras le bitume aussi addictive que singulière, Marin Fouqué, un peu à la manière d'un David Lopez avec "Fief" ou même Gael Faye avec "Petit Pays" ( un autre slameur) convoque un univers bien à lui, à mi chemin entre la littérature et le slam, entre la poésie et la chronique sociale. Il en profite également pour se faire le porte voix d'une génération brisée, laissée pour compte, et qui tente tant bien que mal de trouver une place que personne ne semble vouloir leur donner... Un des romans uppercuts de cette rentrée littéraire !

sab02

Le 13/07/2019

Cette lecture fait l'effet d'un coup de poing, tant par sa forme que par son fond. En effet, l'écriture est "tranchée", "saccadée", les phrases sont souvent courtes et percutantes et quand elles sont plus longues, elles sont "rythmées". Le thème est aussi assez brut et presque violent: nous suivons un jeune homme et sa bande d'amis par le biais de souvenirs que le jeune homme se remémorent, assis sur le banc de l'abribus de son point de ramassage scolaire dans le 77. Nous allons comprendre au fil du récit les relations plus ou moins positives qui se sont nouées entre eux. J'ai parfois eu l'impression de lire de la poésie et j'en ai eu l'explication en découvrant que l'auteur en avait écrit ainsi que du rap. Cela se ressent dans l'écriture de ce premier roman.