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Bon rétablissement

de Marie-Sabine Roger , date de sortie le 01 avril 2015
Bon rétablissement

Vieil ours bourru et solitaire, Jean-Pierre se retrouve immobilisé à l'hôpital pendant des semaines, après un accident bien étrange. Veuf, sans enfants ni chien, il est à... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Bon rétablissement

Vieil ours bourru et solitaire, Jean-Pierre se retrouve immobilisé à l'hôpital pendant des semaines, après un accident bien étrange. Veuf, sans enfants ni chien, il est à la retraite depuis sept ans et enrage d'être ainsi bloqué, privé de sa routine, contraint de côtoyer des inconnus qui le voient diminué, en pyjama. Pourtant, sans quitter son lit, il va faire des rencontres inattendues qui bousculeront son égoïsme.

Une galerie de personnages truculents et attachants, une écriture pleine de malice, un humanisme généreux, voilà la posologie de ce roman roboratif - porté à l'écran par Jean Becker (2014) avec Gérard Lanvin dans le rôle principal - qui a reçu le prix des lecteurs de L'Express.

Caractéristiques

Titre Bon rétablissement
Collection Babel
Editeur Actes Sud
Date de parution 01 avril 2015
Nombre de pages 221 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 165 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-330-02865-7 - 9782330028657

5/5

marina53

Le 28/08/2013

Jean-Pierre Favre, retraité, la soixante bien tassée, se retrouve à l'hôpital, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Selon le flic qui est venu le questionner, il serait tombé d'un pont et aurait manqué de peu de se noyer si une bonne âme charitable ne l'avait pas sauvé des eaux de la Seine à cinq heures du matin. Avec quelques fractures et un traumatisme crânien, le voilà cloué au lit pendant plusieurs semaines. Et, on ne peut pas dire que cela réjouisse ce veuf acariâtre, bourru, sans état d'âme et qui ne demande qu'une chose: qu'on lui foute la paix et qu'on ferme la porte une fois que l'on quitte sa chambre! Mais, cela est certainement plus facile à dire qu'à faire. Entre son sauveur Camille, étudiant taciturne faisant le tapin pour pouvoir payer ses études, la boulotte Maëva qui vient squatter son ordi pour aller sur Facebook, la gentille infirmière Myriam, le flic sentimental en mal de père, son ami en cure de kouign-amann en Bretagne qui l'appelle pour prendre de ses nouvelles, un kiné optimiste ou encore un chirurgien aussi aimable qu'une porte de prison... Bref, tout ce petit monde va tourner autour de Jean-Pierre, peu enclin à autant de va et vient et qui va en profiter pour faire un petit bilan de sa vie, même s'il est certain de tenir au moins jusqu'à cent ans ! Ce petit roman est un condensé de la vie, tout simplement. A la fois drôle, attendrissant, émouvant, profondément humain, chaleureux, singulier, caustique, cynique, désolant ou bien encore surprenant, ce roman se lit avec un tel plaisir que l'on regrette de quitter Jean-Pierre et sa fausse rudesse, ses réflexions tantôt drôles tantôt maladroites. D'une écriture légère, aérienne, lucide sur la vieillesse, moderne et mordante, Marie-Sabine Roger nous offre une bien jolie tranche de vie et aborde intelligemment les multiples facettes de l'homme. C'est à la fois pétillant, frais et doux... Bon rétablissement... merci !

Lolokili

Le 27/02/2013

C’est pas son dernier mot, à Jean-Pierre – soixante-sept piges au compteur, miraculeusement réchappé d’une mort certaine par noyade intempestive et, de par le fait, coincé à l’hosto sous contrat à durée indéterminée – car ce grincheux désabusé va se récapituler (sic), comprenez écrire ses mémoires, histoire de s’occuper le neurone en milieu hospitalier. Jean-Pierre donc, sa vie, son œuvre, son quotidien. Les visites, forcément importunes, succèdent aux souvenirs. Le passé refait surface, le présent change la donne. L’atrabilaire à la gouaille tontonflingueuse peu à peu se laisse aller à la nostalgie qui ramollit. Là c’est moi qui raconte ma vie mais il se trouve que, par pur hasard, j’ai ouvert ce livre pendant un petit séjour à l’hosto. Coïncidence de contexte ou effets secondaires de la morphine en phase de dissipation, va savoir, toujours est-il qu’au risque de me voir transférée d’urgence au rayon psychiatrie gériatrique, j’ai gloussé sans retenue à la lecture de ce bouquin sans prétention, enlevé, tendre et bougrement drôle. Aucun risque d’ennui généralisé : salé, sucré, pimenté, ce Gavalda façon Audiard (si si, c’est compatible) est un bonbon au poivre et c’est une plume féminine qui nous l’a concocté (Marie-Sabine Roger, vous avez ma plus vive et envieuse admiration). Il n’y a pas que Jean-Claude Dusse qui philosophe en Hexagonie, il faudra maintenant compter avec Jean-Pierre, et c’est bien aussi. Bon rétablissement Jean-Pierre !