Prêt à feuilleter

Vers la beauté

de David Foenkinos , date de sortie le 22 mars 2018
Vers la beauté

Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d'Orsay. Personne ne connaît les rais... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Vers la beauté

Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d'Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu'il vient d'éprouver. Pour survivre, cet homme n'a trouvé qu'un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu'il y a un autre destin, celui d'une jeune femme, Camille, hantée par un drame.

Caractéristiques

Titre Vers la beauté
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 22 mars 2018
Nombre de pages 221 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 276 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-278487-3 - 9782072784873

4,3/5

Ladybird123

Le 14/09/2018

Antoine est un brillant professeur aux Beaux-Arts. Il vit une séparation difficile qui l’entraine à s’échapper de tout, il se fuit, il va mal, il se réfugie au musée d’Orsay où il trouve un poste en tant que gardien. Il trouve dans cet emploi un refuge où son âme peut voguer dans la contemplation des œuvres. Le silence, l’immobile, le vide, la paix. La beauté. Camille est une jeune étudiante fascinée par la peinture. Du haut de ses seize ans, elle vit sa passion dans la légèreté de son jeune âge. Confiante, elle vivra un drame qui la conduira à une errance infernale dans les couloirs des ténèbres. Tel un dyptique, on plonge un regard bouleversé dans ces deux portraits jumelés par la mélancolie. David Foenkinos enfante dans la tristesse et la souffrance, une beauté époustouflante. Vers la beauté, on assiste à l’appel au secours de deux anges perdus. C’est éblouissant, pur, pudique, incandescent. La beauté ensorcelle, nous attrape dans les couleurs de ce sublime dyptique. Antoine et Camille murmurent à l’oreille de la beauté, fragiles et intenses. Magnifique. Éternel.

Jean-Daniel

Le 03/07/2018

Antoine Duris, le personnage principal, est professeur d'histoire de l'art aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien au musée d'Orsay. Personne ne sait quel traumatisme il a vécu, nul ne connaît les raisons de ce choix de reconversion. Comment expliquer un tel changement qui peut représenter une certaine régression pour Antoine, ce professeur d'histoire de l'art, et dont le fait d'être assis sur une chaise, le dos au mur dans un musée, le console ? C'est un mystère que l'auteur va nous dévoiler au fil de notre lecture. Le roman, habilement construit, comporte quatre parties où l'auteur ménage un suspens qui aiguise d'autant la curiosité que la cause du traumatisme du personnage principal n'est révélée que très progressivement. La première partie nous ouvre les portes du monde d'Antoine Duris, et nous projette ensuite dans un monde tragique où la beauté et l'innocence vont côtoyer la duplicité. L'auteur propose une atmosphère proche du polar dans ce roman au style fluide et agréable, et qui peut se lire d'une traite. Il progresse dans le récit pour décrire des scènes parfois dramatiques où la psychologie des personnages est crédible, restituée avec une grande précision et nous éclaire parfois sur le monde de l'art. L'idée est que la création peut être une sorte de refuge et que le beau peut consoler et aider à se reconstruire ; l'art comme thérapie, apaisement, évasion, refuge, mais il n'a hélas pas pouvoir de guérison, en tout cas dans ce roman. Un traumatisme peut devenir une bombe à retardement et parfois rien ne peut exorciser un mal-être absolu.

jeunejane

Le 07/04/2018

Antoine Duris, maître de conférences aux Beaux-Arts de Lyon, décide de changer totalement de vie. Il devient donc étrangement gardien de salle au musée d'Orsay. Il reste des heures devant le portrait de Jeanne Hébutherne, la muse de Modigliani. Cela a son importance pour l'issue libératrice du roman. Son attitude intrigue Mathilde Mattel , la directrice des ressources humaines, qui s'intéresse à la personnalité d'Antoine. Il est bien intéressant son personnage, très sensible, en pleine culpabilité face à un drame qui s'est produit dans son entourage professionnel. Il a attiré toute ma sympathie et les réflexions de l'auteur quant au désir de s'effacer quand on a connu un choc ou un traumatisme est bien humain. David Foenkinos a structuré son livre en quatre parties suivies d'un épilogue très libérateur pour Antoine et pour la lectrice que je suis. L'humour est très présent dans la première partie et cela ne gâche rien. On retrouve la finesse et la justesse d'expression des sentiments de l'auteur comme dans Charlotte où la peinture, sous une autre forme était bien présente également. Dans ce cas, il aborde même les monomanes de Géricault et un détail sur la fin de vie de Modigliani. Je n'ai pu m'empêcher d'associer la jeune Camille à Charlotte, la jeune dame peintre de son précédent roman. Un livre exceptionnel !

motspourmots

Le 28/03/2018

C'est toujours difficile d'exprimer sa déception à un auteur pour lequel on éprouve une réelle sympathie, un auteur que l'on suit depuis longtemps et auquel on doit de très beaux moments de lecture. Pourtant, c'est bien ce que je me décide à faire alors que je me suis précipitée sur le dernier opus de David Foenkinos dûment dédicacé dimanche au Divan après quelques échanges sympathiques, comme d'habitude. Je n'avais même pas imaginé être déçue... Avec un titre pareil, un sujet aussi intense (la guérison par la beauté...) et l'univers si virevoltant de l'auteur, je m'attendais à passer un super moment. Pas un grand moment mais de ceux qui vous font oublier le réel et le quotidien pendant quelques heures. Las. J'ai éprouvé un sentiment de malaise dès les premières pages que j'ai trouvées poussives, plates, convenues. Sentiment qui a persisté pendant toute la première moitié du livre, tandis que j'attendais que tous ces personnages prennent un tant soit peu de consistance, que le décor s'anime, qu'on entre enfin dans le vif du sujet en perçant cette couche épaisse de superficialité. Certes, la deuxième moitié permet de faire entrer un peu d'émotion mais c'est presque trop tard et, là encore, c'est souvent poussif. Il ne suffit pas de dire que l'Art et la beauté soignent. Il ne suffit pas de décréter qu'untel ou unetelle est un artiste. Où est la suggestion ? Où sont les effets ressentis ? Comment le lecteur fait-il pour s'identifier aux personnages si on reste en surface ? Pour être sincère, j'ai eu l'impression d'une intrigue bricolée en tentant d'exploiter des ingrédients qui avaient bien fonctionné dans d'autres romans à succès de l'auteur. Malheureusement, la légèreté d'où naissait l'émotion dans La délicatesse (que j'ai adoré !) n'est ici qu'une vaine tentative qui sonne faux. Idem pour ce qui faisait le charme poignant du sublime Charlotte : la sincérité de l'admiration de l'auteur pour l’œuvre et le destin de Charlotte Salomon se ressentaient à chaque ligne et il trouvait les mots, les images pour faire éprouver au lecteur les émotions, les peurs et les obsessions de l'artiste autant que de la femme. Alors qu'ici, on reste de marbre face à l'artiste Camille (je ne parle pas du drame qui la frappe mais bien de sa réalité d'artiste), on n'imagine pas une seconde son travail tout simplement parce qu'il ne nous le donne pas à voir. Bien sûr on ne peut qu'être d'accord avec l'énoncé du problème : contempler le beau peut aider à guérir les blessures de l'âme. Encore faudrait-il creuser un peu, plutôt que se contenter de cette constatation. Franchement, si l'auteur avait été un inconnu, je n'aurais même pas pris la peine d'écrire un billet. Là, il faut quand même que je dise à quel point je suis déçue par le manque de sincérité et surtout par la facilité qui se dégage de l'ensemble. Cher David, vous pouvez faire beaucoup mieux que ça, d'ailleurs vous l'avez déjà fait. J'avais trouvé qu'avec Le Mystère Henri Pick vous vous étiez habilement sorti de cette période de folie qui avait présidé à l'énorme succès de Charlotte. C'était piquant, très différent mais en tout cas subtilement sincère derrière une apparente naïveté. Malheureusement on voit trop le procédé de fabrication de Vers la beauté, depuis le premier bâti jusqu'aux finitions, c'est vraiment dommage. Bon, tout ça n'est pas bien grave. Ce petit billet passera inaperçu au milieu des chroniques louangeuses qui entourent déjà la parution de Vers la beauté. Même si je suis à peu près certaine que d'autres auront le même avis que moi, qu'ils l'expriment ou pas. Tout ceci ne m'empêchera pas de guetter le prochain Foenkinos, persuadée qu'il retrouvera l'inspiration, la vraie.