Prêt à feuilleter

La vie des insectes

de Viktor Pelevine , date de sortie le 10 septembre 1997
Tout à la fois critique acerbe de la société soviétique et post-soviétique, et fable romancée plus proche de Gogol que de La Fontaine, sur la condition entomologico-humaine en général.
Lire la suite

Livraison estimée le jeudi 19 décembre 2019

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Tout à la fois critique acerbe de la société soviétique et post-soviétique, et fable romancée plus proche de Gogol que de La Fontaine, sur la condition entomologico-humaine en général.

Caractéristiques

Titre La vie des insectes
Collection Points
Editeur Seuil
Date de parution 10 septembre 1997
Nombre de pages 186 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 105 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-02-032446-6 - 9782020324465

4,3/5

Tagrawla

Le 23/11/2017

Un moustique américain, guidé par deux comparses russes, vient prélever des échantillons de sang afin d’évaluer le potentiel de développement touristique de la Crimée pour ses compatriotes. Une mouche russe ne rêvant que de quitter son pays tente de le séduire. Des phalènes dissertent sur les bénéfices respectifs de la lumière et de l’obscurité. Un cafard creuse des galeries en accumulant le plus de biens possibles tout en essayant de ne pas croiser les milices et leurs exigences de pots-de-vin. Ces insectes n’en sont pas vraiment. Mais ils ne sont pas non plus vraiment des humains. N’allez pas croire pour autant qu’ils sont des mutants : ils sont des prétextes, les biais que prend Viktor Pelevine, grand maître de l’absurde, pour nous parler de la société russe juste après la chute de l’URSS. Il décrit à merveille le réel par l’irréel sans jamais en tirer la moindre conclusion définitive, et c’est sans doute là que réside tout son génie. Il décrit par la métaphore et sans concession une société en pleine mutation, mais le lecteur devra se débrouiller tout seul s’il veut figer le constat dans un jugement moral. Il use avec tact de l’étrange pour porter un regard terriblement lucide sur le concret. Viktor Pelevine n’est pas franchement un comique, il y a pourtant quelque chose de réjouissant sous sa plume. Loin des autofictions dont nous sommes abreuvés sous nos latitudes, il utilise la littérature pour une idée plus grande que son nombril : penser le monde et l’histoire en marche.

secondo

Le 01/07/2017

Dans tous les mondes de Pelevine je demande la vie des insectes. Comme à chaque fois nous sommes projetés dans une certaine vie qui n'est pas tout à fait la nôtre mais qui lui ressemble furieusement, un peu comme dans un rêve. Chez les insectes par exemple pousser une boule de fumier est un concept et Sam Sucker, le moustique ou Marina, la fourmi pondeuse savent cela par instinct. La prouesse littéraire réside dans l'ambiguïté constante humain/insecte qui pousse le lecteur à s'extraire de ses préjugés et de ses certitudes pour commencer sa métamorphose.

volubilae

Le 15/01/2017

Critique d'une société russe contemporaine au travers de prises de vue poétiques et métaphoriques d'une station balnéaire de Crimée, on suit les pérégrinations de divers hommes /femmes insectes en métamorphoses permanentes qui posent des regards variés permettant d'aborder le sujet sous tous les angles (au propre comme au figuré).