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Coeur de chien

de Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov , date de sortie le 07 juillet 1999
Quand Mikhaïl Boulgakov publie Coeur de chien
en 1925, la Russie soviétique bénéficie
d'une relative liberté créatrice avant la nuit noire
du stalinisme qui s'annonce.

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La fiche détaillée

Résumé

Quand Mikhaïl Boulgakov publie Coeur de chien
en 1925, la Russie soviétique bénéficie
d'une relative liberté créatrice avant la nuit noire
du stalinisme qui s'annonce.

En d'autres temps, le sujet de son roman lui aurait
valu quelques années de goulag. Que l'on en juge !
Un professeur greffe sur un chien ramassé dans
les rues de Moscou l'hypophyse d'un individu
qui vient de mourir. L'animal se métamorphose
alors en un petit homme ivrogne, grossier
et méchant : le donneur était un voyou alcoolique
et sans scrupule. Et voilà le professeur harcelé
et poursuivi par des comités étatiques et prolétariens
en tout genre, guidés et fanatisés par le chien
devenu homme. Et pire, homme de parti !
Comme toujours chez Boulgakov, l'irrationnel,
la dérision et la folie rejoignent une réalité
cauchemardesque. L'écrivain demeure le plus
grand et le plus lucide des chroniqueurs satiriques
de cette époque totalitaire et tragique.

Caractéristiques

Titre Coeur de chien
Traducteur Vladimir Volkoff
Date de parution 07 juillet 1999
Nombre de pages 156 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 100 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-253-93314-7 - 9782253933144

4/5

palamede

Le 04/02/2020

Le professeur Philippe Philippovitch, chirurgien moscovite renommé qui exerce son activité dans un vaste et luxueux appartement, voit un jour se présenter à sa porte le comité d'immeuble qui prétend réquisitionner une pièce pour un nouveau locataire. Philippovitch se débarrasse promptement des opportuns en faisant intervenir une de ses relations. Il est pressé de commencer une intervention sur le chien Bouboul, ramassé dans la rue. Son idée est de greffer sur l'animal testicules et hypophyse humains en vue de tester leur rôle dans le rajeunissement. Mais opéré, bientôt le chien se transforme en un homme sans-gêne, grossier, et incontrôlable. La créature chien-homme née des manipulations du docteur Philippe Philippovitch, sorte de docteur Frankenstein, est on le comprend ensuite l'incarnation de l'homo sovieticus, un être qui par son indifférence au bien commun, entre autres, oppose une résistance à l'endoctrinement. Bien qu'écrite en 1925, avant la nuit noire du stalinisme, cette remarquable satire de la société soviétique des années 20 ne fut publiée en URSS qu'en 1987, jugée contre-révolutionnaire — comme d'ailleurs son auteur qui pu néanmoins toute sa vie travailler dans son pays, mais muselé. « Supposez que nous ayons une guerre contre les rapaces impérialistes ? — Moi, je ne vais pas aller faire la guerre où que ce soit ! jappa soudain Bouboulov ...» Challenge MULTI-DÉFIS 2020

Nastasia-B

Le 01/03/2018

Philippe Philippovitch Transfigouratov est un éminent chirurgien moscovite des années 1920. Un professeur admiré, une sommité mondiale dans le domaine du rajeunissement. Il multiplie les interventions réputées infaisables, et, pour l'essentiel, les réussit. Il se fait aider dans sa tâche par un jeune médecin qu'il a pris sous son aile il y a quelques années : le docteur Bormenthal. En revanche, ce que l'on peut affirmer, c'est que Le Professeur n'est pas un franc partisan de la révolution de 1917 — voilà bien le moins que l'on puisse dire ! Il occupe un appartement très spacieux, situé rue Pretchistenka. Il est jugé trop luxueux par Schwonder, le représentant des bolcheviks dans son immeuble, qui rêverait de lui amputer de moitié pour pouvoir loger d'autres personnes à la place. Toutefois, le professeur Transfigouratov a suffisamment de relations en haut lieu pour parvenir à faire ravaler sa langue et trépigner Schwonder et ses sbires… pour le moment. J'écris pour le moment parce qu'il se produit un petit événement qui risque fort de venir perturber le quotidien très actif mais toutefois plutôt tranquille du professeur. Une expérience, figurez-vous. Oui, une simple expérience, comme il en a déjà réalisées des tas, mais qui, cette fois, concerne un patient un peu spécial. Le patient en question est un malheureux, un vagabond, rencontré quasi agonisant, à demi mort de froid et de faim, sous une porte cochère un soir d'automne. Le malheureux a eu à subir, au surplus, une violente brûlure sur tout le flanc gauche qu'un mauvais coucheur a provoqué en lui balançant sciemment une pleine marmite d'eau bouillante. N'entretenons pas le mystère plus longuement : ce vagabond n'est pas un homme mais un chien, appartenant à la catégorie grand bâtard, vivant de rapine et fortement sujet aux puces. N'ayant pas de propriétaire avéré, et, par conséquent, pas non plus de nom, le professeur le baptise Bouboul. Pendant quelque temps, il le soigne convenablement et le remet en forme, faisant disparaître son grand état de maigreur et s'assurant que sa brûlure guérit convenablement. Bouboul, ex-chien pouilleux, loqueteux et quémandeur, vivra donc comme un coq en pâte dans le bel immeuble de la rue Pretchistenka, au grand dam de Schwonder qui juge d'un très mauvais œil cette introduction d'un animal aussi peu reluisant. Mais il me semble vous avoir parlé d'une opération qui allait tout déclencher… Eh bien la voici. Un soir, le docteur Bormenthal arrive essoufflé et tout content, porteur d'un petit flacon contenant un matériel glandulaire fraîchement prélevé sur un humain fraîchement décédé. Il s'agit des testicules et de l'hypophyse du défunt, au demeurant, notoire alcoolique et volontiers fainéant des environs. Le professeur Transfigouratov va donc s'employer à réaliser une première médicale qui va boubouleverser sa vie, si vous me pardonnez cette facilité langagière. Considérant, de surcroît, que j'en ai déjà dévoilé beaucoup pour un livre aussi petit, il me semble bienvenu d'arrêter ici ma présentation de l'histoire afin de vous en laisser jouir si le coeur vous en dit — Coeur de chien, cela va sans dire. Voilà donc une farce à caractère corrosif, mais sans excès, une dénonciation douce tant d'un système naissant, le communisme, que d'une dérive médicale poussant à tenter n'importe quoi sur n'importe qui, tels des docteurs Frankenstein du XXème siècle. Bien évidemment, l'infortuné Mikhaïl Boulgakov n'imaginait pas encore que, dès la fin de ce même XXème siècle, on serait capable de dessiner plein de moutons à tous les petits princes de la Terre des hommes, en les clonant tout simplement et en les baptisant Dolly n° 1, n° 2, n° 3, etc. Et je ne vous parle même pas des apprentis Frankenstein ou Transfigouratov du XXIème siècle, dont on a cruellement l'impression qu'ils n'ont pas toujours tiré les enseignement des chimères du passé… Un livre assez drôle, donc, sans être hilarant non plus, qui se lit vite sans appartenir, selon moi, à la catégorie des chefs-d'œuvre intemporels. Divertissant sans être niais, voilà tout. Bien entendu, ce que j'exprime ici n'est qu'un chien d'avis, c'est-à-dire, pas grand-chose. Waf !