Prêt à feuilleter

La quête

de Naguib Mahfouz , date de sortie le 14 octobre 1997
Fils unique d'une prostituée, Sabir part en quête de son père et de son identité. Saura-t-il s'extraire de la fange où le métier de sa mère l'a englué ?

Sabir est tiraillé entre un ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Fils unique d'une prostituée, Sabir part en quête de son père et de son identité. Saura-t-il s'extraire de la fange où le métier de sa mère l'a englué ?

Sabir est tiraillé entre un amour pur et platonique pour une journaliste et sa passion pour la propriétaire de son hôtel, une beauté sans foi ni loi qui le pousse au meurtre.

Il choisira le Mal sans jamais renier ses responsabilités, conscient qu'à tout instant il peut prendre le chemin du Bien. Choisir. A l'époque, celle des années 60, toute la vie politique et sociale égyptienne se joue sur le dilemme entre tradition et modernité.

Caractéristiques

Titre La quête
Traducteur France Meyer
Editeur Denoël
Date de parution 14 octobre 1997
Nombre de pages 220 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 280 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-207-24516-0 - 9782207245163

4/5

horizondesmots

Le 09/12/2016

La quête, c’est celle d’un personnage grand enfant, d’un propre à rien à la vie de prince et aux finances erratiques : à la mort de sa mère, belle intrigante d’Alexandrie, Sabir décide de retrouver l’absent, le père – un notable qu’il sait fortuné et dont il cherche la trace pour se sauver de la misère à venir. Investi de sa nouvelle errance, le jeune homme débarque au Caire, multiplie les avis de recherche – en vain. Mais que faire, qui devenir sans le sou ni l’éducation ? Sabir tourne en rond, explore les rues d’un regard pâle, les pensées noyées dans cette perte de temps, qui, au final, constitue le véritable but de « la quête » : il s’agit de trouver comment occuper les heures qui s’étiolent et le porte-monnaie qui se vide, quel sens donner à un âge adulte que l’on rejette aveuglément. Dans ce quotidien délavé, deux femmes : Ilham, douce amie aux projets tendres et aux attentions soignées ; et Karima, corps de braise et ambitions carnassières. L’ange face au démon, le bien contre le mal. Au centre de la bataille, Sabir ne sait à quelles sirènes se vouer… Je ne dévoilerai (presque, mais c’est pas gagné) rien de plus pour ne pas gâter la surprise, sinon cette vivacité formidable avec laquelle Mahfouz dirige son intrigue : à l’instar du personnage qu’elle habille, l’écriture traîne, hésite, pour finalement s’emballer à mesure que les événements se succèdent, buter sur l’imprévu, jusqu’au cauchemar, perdre son souffle et le reprendre, parler vite, se méfier. Les phrases se font vivaces, les dialogues, nombreux et saccadés, éclairent la scène : on ne lâche plus ce bouquin où tout s’accélère, où la balance oscille jusqu’à la fin. C’est endiablé, grandiose. Presque impressionnant. Pas de père ici – il restera un songe, un mirage hors d’atteinte – mais ce regard tendre que jette, par œillades, l’écrivain sur son personnage : à Sabir, Mahfouz s’adresse parfois en « tu », apportant au récit quelques moments de repos et la promesse d’une rédemption. Inaccessible, elle aussi : germée sur un mélange de grandes illusions et de profond ennui, la folie s’empare peu à peu d’un héros que l’on observe évoluer dans ses délires, dans le flou de la haine. Là encore, la plume nous entraîne et ourle la lecture d’une tension palpable, aux limites du malaise : un tragique brillamment mené.

Dosamuse

Le 17/03/2013

Naguib Mahfouz a ce don de faire de son lecteur ce qu'il veut, le menant par le bout de sa plume dans les bas-fonds du Caire et de l'âme de son personnage. L'histoire n'est pas extraordinaire mais l'écriture l'est. J'ai un faible pour ces auteurs dont on referme les livres en se demandant si on a lu l'histoire ou vu un film, tellement on est emporté par un style précis ; je pense à Irving, Marquez ou Murakami. Mahfouz est la version arabe de ces très grands auteurs.