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L'immeuble Mathilde

de Hassan Daoud , date de sortie le 04 juin 1999
C'est l'histoire d'un immeuble, à Beyrouth, dans les années 70, faite de la somme des histoires de ses résidents, de sorte que les naissances, les mariages, les décès, les comportements quotidiens... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

C'est l'histoire d'un immeuble, à Beyrouth, dans les années 70, faite de la somme des histoires de ses résidents, de sorte que les naissances, les mariages, les décès, les comportements quotidiens semblent concerner un seul et même être vivant. La guerre qui éclate n'apparaît que dans les comportements des gens de l'immeuble, jusqu'à l'explosion qui détruit la cage d'escalier et tue Mathilde...

Caractéristiques

Titre L'immeuble Mathilde
Auteur Hassan Daoud
Traducteur Youssef Seddik
Editeur Sindbad
Date de parution 04 juin 1999
Nombre de pages 173 pages
Dimensions 23,00 cm x 14,00 cm
Poids 230 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-7427-1568-1 - 9782742715688

5/5

wellibus2

Le 20/05/2016

Le Liban d'avant Hassan Daoud est libanais, il a connu et souffert de la guerre civile qui a ravagé son pays. L’immeuble de Mathilde, c’est un récit tendre et cruel sur la vie d’un immeuble à Beyrouth, peu à peu déserté par ses occupants qui lui préfèrent des appartements neufs ou rénovés, loin des tracas. Divisé en chapitres courts, le texte nous raconte par morceaux l’histoire de familles de toutes origines (il y a des libanais, des français, des russes, des égyptiens…). Cela fourmille de détails et d’anecdotes, on vit le récit en temps réel et on se trouve complètement immergé dans la vie de ces familles, c’est tendre et émouvant, ça rend triste en même temps, car cela parle, à travers un immeuble qui se vide, d’un pays qui se meurt. Beaucoup de similitudes avec les récits d’Andrée Chedid dans le texte de Hassan Daoud, ce même amour du Liban, ces mêmes racines arrachées et s’accrochant à la vie par-dessus tout, ce même désespoir devant cette guerre meurtrière et stupide. Un petit coup de cœur de ma part pour les trois pages consacrées à la famille française, dans lesquelles on ressent la douleur silencieuse lorsqu’ils devront partir, quitter le Liban. Des lignes qui sentent l’Algérie… Puis cette femme russe dont les gamins du quartier se moquent et qui vit sa détresse en silence. Hassan Daoud a trouvé les mots précis pour nous parler de la souffrance, de l’éloignement, d’une vie qui s’achève pour faire place à une autre époque. Sahkti