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Sainte Rita

de Tommy Wieringa , date de sortie le 21 août 2019
Sainte Rita

En ce mois d'août 1975, un événement majeur vient troubler la quiétude du village néerlandais de Fagne-Sainte-Marie : un avion s'est écrasé dans le champ de maïs d'Aloïs Kr... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Sainte Rita

En ce mois d'août 1975, un événement majeur vient troubler la quiétude du village néerlandais de Fagne-Sainte-Marie : un avion s'est écrasé dans le champ de maïs d'Aloïs Krüzen. À son bord, un Russe grièvement blessé. Aloïs s'empresse de le secourir, bouleversant sans le savoir le cours de sa vie et celle de Paul, son fils de huit ans.

Quarante ans plus tard, si le temps semble s'être arrêté dans la vieille ferme des Krüzen, le monde extérieur, lui, ne cesse de changer. Paul partage son quotidien entre son magasin de curiosités militaires, son meilleur ami Hedwiges et Rita, charmante prostituée thaïlandaise. Mais le jour où Hedwiges se fait voler ses économies, l'équilibre est rompu...

Chronique villageoise, roman d'amitié et de filiation, Sainte Rita est une ode à ces hommes ordinaires qui cherchent leur place dans un monde en perpétuel changement.

Caractéristiques

Titre Sainte Rita
Traducteur Isabelle Rosselin
Collection La cosmopolite
Editeur Stock
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 341 pages
Dimensions 22,00 cm x 14,00 cm
Poids 442 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-234-08593-0 - 9782234085930

4/5

AudreyT

Le 07/11/2019

***,* Paul est un homme solitaire. Malgré son père, avec lequel il vit, son meilleur ami, Hedwiges, et les habitants de son village, Paul est perdu entre l'enfant brutalement abandonné qu'il a été et l'adulte au quotidien sans couleur. Homme tranquille, Paul aspire à une vie simple. Mais quand on vient agresser son meilleur ami, les bouleversements qui vont s'opérer dans son petit monde vont être plus profond qu'il n'y parait... Dans ce roman, Tommy Wieringa nous entraîne dans un village néerlandais aux personnages simples et attachants. Alors que les premiers chapitres semblent relater des vies sans rebondissements, un premier drame apparaît. Paul, alors enfant, se voit abandonné par sa mère. Alors qu'elle quitte le domicile familial avec un russe, elle laisse son fils avec son père, Aloïs. Une vie entre homme débute alors, avec ses habitudes, ses rituels, ses superstitions... Paul ne se relèvera jamais vraiment après ce vide. Il va pourtant avancer et créer un lien avec ce père triste et silencieux. Hedwiges, son meilleur ami, est lui aussi un homme en dehors du monde. Agressé chez lui un soir, Hedwiges va perdre tout ce qui le reliait à cette vie sur terre. Cette douleur va pousser Paul à porter un nouveau regard sur le monde, sur ceux qui l'entourent et sur son environnement en mouvement... Un roman qui malgré quelques longueurs nous touche par son écriture fluide et légère, et des personnages perdus dans un monde qui ne semble pas fait pour eux... Merci à NetGalley et aux Éditions Stock pour leur confiance.

frconstant

Le 02/09/2019

*** Chronique de la rentrée 2019 # 5 *** Sainte Rita, de Tommy Wieringa, une nouvelle surprise due à lecteur.com et les explorateurs de la rentrée. Ce livre se présente comme une chronique villageoise, un roman d'amitié et de filiation. Or, dès les premières pages, je découvre que la vie se traîne à Fagne-Sainte-Marie, petit village en perdition dans l'est de la hollande. L'amitié entre Paul et Hedwiges a le relent d'une camaraderie de gosses depuis toujours laissés pour compte par les copains d'alors. Celle, mal entretenue, entre Paul et Rita est codifiée par le bordel qui emploie cette dernière et la filiation qui unit Paul et son père Aloïs est le reliquat du naufrage familial consécutif au départ de la mère avec un russe tombé du ciel avec son avion en plein champs de maïs ! Non, vraiment, pas de quoi bondir de joie, tomber en addiction livresque ou chercher à s'identifier à tel ou tel personnage. Il me faut donc chercher à mieux comprendre, à deviner l'intention de l'auteur ou, à défaut, me laisser interpeller par les questions que soulève ma propre lecture… Je poursuis donc cette entrée dans l'intimité de Paul et, bonne surprise, je découvre chez Tommy Wieringa une écriture en trompe-l'oeil. Si on amalgame tout ce qui est dit sur le passé de la région et son présent, la vie communautaire d'antan et le déclin actuel des affaires, l'installation au village d'une économie chinoise sans intégration réelle de la communauté asiatique, l'exode rurale et le fossé qui se creuse entre ceux qui s'efforcent d'avoir une longueur d'avance sur leur temps et ceux qui n'arrivent pas à le rattraper, ce n'est pas l'image d'un bled de l'est hollandais que l'on perçoit, c'est une métaphore notre vieille Europe. C'est elle qui se délite ici alors qu'elle se revendique être à la pointe ailleurs. Fagne-Sainte-Marie est l'image d'un monde fatigué dans lequel les uns se perdent tandis que d'autres, opportunistes s'y retrouvent. Et comme dans toutes les communautés restreintes mais divisées, les moteurs relationnels sont la méfiance, les rancoeurs, la jalousie, l'étalement de la puissance et le marquage des uns par les autres. Et, dans la mouvance de ces villages comme du monde, il y a toujours les esseulés, repliés sur eux, ne sachant pas trop comment se situer, bourrés de rêves mais sans l'énergie nécessaire pour les transformer en projets. Ils subissent, acceptant finalement tout jusqu'au jour où ils exploseront devant trop d'injustices ou de mépris à leur égard. Alors, ils tueront ou se feront tuer ! Au coeur de ce village, de ce monde, Paul a observé son père ayant connu une longue époque de rude vie campagnarde. Un temps où le temps ne semblait pas prendre une ride, où l'église rassemblait ses ouailles le dimanche tandis que le café lui faisait concurrence toute la semaine. Chaque hiver, il a connu sans les dominer, les canaux gelés et l'élégance de son père patineur. Il connait la récolte des pommes de terre, des navets et des choux à la sueur du front et des courbatures du travailleur. Et, sans en prendre vraiment conscience, Paul est pris, avec son village, dans une grande chaîne de dominos cascades qui tombent sous l'effet de la contagion du rêve d'une vie loin des labeurs et des labours, d'une vie tout confort où l'argent n'est plus le fruit d'un travail mais le moyen de ne plus devoir travailler. La modernité est passée par là. Pas loin en tous cas et elle a creusé un fossé inconcevable dans ce plat pays qu'est la Hollande, fossé dont il ne sortira jamais ! Il y a maintenant ceux qui vivent ailleurs, qui fuient la lourdeur des boues qui collent aux sabots et ceux qui, restés, exploitent les quelques niais comme lui qui n'ont rien compris aux trafics en tous genres : drogue, sexe, magouilles et fanfaronnades de comptoirs. Ce désert économique de l'Est hollandais, ce bled perdu au coeur même du Continent, c'est la plaie d'une Europe fatiguée, d'un cancer économique qui la vide de son sang et de son sens. Les chinois s'installent chez nous et nous exploitent, le curé est importé du Brésil et ne sauve plus les âmes, la drogue circule mieux que les ambulances et le sexe ne se partage plus, il se vend et remplit le réservoir de la voiture rouge au cheval cabré du mafieux local. Tommy Wieringa décrit notre vieille Europe et ses dysfonctionnements, avec, au coeur du récit, ceux qui n'ont rien vu venir, ou n'ont pas pu faire face et qui se retrouvent en perdition face à l'accélération sans borne du changement. Comment trouver une place ? L'histoire de Paul, de Hedwiges, de Rita et des autres se laisse lire d'autant que l'auteur y développe un humour subtil, avec un sens de la formule et du raccourci qui font sourire. Une belle manière d'aborder cette tranche d'histoire relative au changement, au temps qui passe alors que nous restons… Mais, ce n'est pas le plus intéressant à mes yeux. En effet, comment ne pas être sensible à ce regard de l'auteur sur la solitude de nos vieux, le manque d'aide apportée aux aidants, les blessures que la vie impose à tous ceux qui n'ont pas réussi à vivre selon le modèle consensuel qu'ils n'arrivent ni à identifier, ni à comprendre, encore moins à endosser ? Si le lecteur accepte de ne plus attendre d'un auteur qu'il lui coupe le souffle à chaque page, qu'il le précipite dans une tension extrême et qu'il l'amène, sous addiction, à une fin inédite, toujours angoissante, inventive, sordide, apocalyptique, bref, une fin digne d'un thriller, ce roman peut ouvrir un espace de réflexion sur les modes de vie qui structurent notre quotidien et qui interpellent Sainte Rita à propos de l'aide qu'elle pourrait apporter à la cause désespérée de notre petit monde d'aujourd'hui !

jmb33320

Le 05/08/2019

Saviez-vous que les Pays-Bas, nation pourtant ancienne et civilisée, ont leurs "Rednecks" ? C'est ce qui d'abord m'a surpris dans ce roman puissant et sans concessions. La région de l'est du pays, frontalière avec l'Allemagne, a apparemment la réputation d'être un arrière-pays peuplé d'indécrottables bouseux, bigots et autres représentants de l'ancien monde des années 1960... Les deux personnages principaux en sont des exemples éloquents. Tous deux sont proches de la cinquantaine. Ils se connaissent depuis l'enfance, sont amis par les circonstances plus que par affinités tant les possibilités sont réduites dans ce village de Fagnes-Sainte-Marie, où ils ont toujours habité. Paul vit avec son père vieillissant. Il tire ses revenus du commerce d'objets en rapport avec la seconde guerre mondiale. Son enfance est marquée par le départ définitif de sa mère alors qu'il avait huit ans. Elle l'a abandonné sans jamais vouloir le revoir. Hedwiges (prénom masculin), surnommé "le petit épicier", est une figure locale. Il passe pour étrange et n'attire pas la sympathie. Il est une sorte d'éternel enfant. Tous deux sont célibataires et vont de temps en temps en Asie pour quelques jours de fête. Ils ne sont jamais parvenus à se lier durablement à qui que ce soit. Ils fréquentent le même bar à prostituées proche de leur village, où officie une certaine Rita. C'est là qu'Hedwiges commettra une erreur lourde de conséquences. Le fond de ce roman est sombre, inutile de le cacher. Si quelques pages quasi Houellebecquiennes (celui de "Plateforme") amènent un peu d'ironie, le ton est globalement désespéré, jusqu'à l'énigmatique fin. Mais j'ai quand même été pris dans ses filets. Je n'oublierai pas de sitôt ce livre aux qualités littéraires évidentes. Je remercie NetGalley et les éditions Stock pour m'avoir donné accès à ce roman.

viou1108

Le 17/07/2019

A Fagnes-Sainte-Marie, un bled paumé des Pays-Bas non loin de la frontière allemande, le temps s'écoule à deux vitesses. Il y a ceux qui ont pris le train de la modernité et de la mondialisation en marche et qui s'enrichissent en trifouillant dans divers trafics, ou en gérant le bordel du coin approvisionné en chair fraîche asiatique, ou encore en arrivant de lointaines contrées pour implanter dans le village un restaurant chinois. Et il y a ceux, comme Paul Krüzen et son ami Hedwiges, pour qui la vie est immuable depuis des décennies. Paul, la cinquantaine, célibataire, vit avec son père dans la ferme familiale et y tient un magasin de « militaria » de la deuxième guerre mondiale. le seul fait marquant de leur vie s'est déroulé en 1975, quand un Russe fuyant son pays aux commandes d'un avion d'épandage, s'est écrasé dans leur champ, occasionnant des dégâts jusque dans les coeurs du père et du fils. Hedwiges, quant à lui, tient l'épicerie familiale avec une grande force d'inertie, accumulant toiles d'araignée et conserves périmées sur ses étagères depuis des années. Tout ce petit monde se connaît, se côtoie, et si l'entente n'est pas forcément cordiale, elle n'est cependant pas mauvaise. Jusqu'au jour où Hedwiges, au café local, fanfaronne sur son soi-disant portefeuille de millionnaire, et se fait violemment agressé quelques jours plus tard. Si à Fagnes-Sainte-Marie, on respire l'air pur de la campagne (et encore, pas les jours où on épand de l'engrais sur les champs), on n'y respire pas vraiment la joie de vivre. On y éprouve surtout de la solitude et de l'ennui, et la passivité apparemment insurmontable de ceux qui, comme Paul et Hedwiges, embourbés dans leur routine, vivent à la marge de la globalisation. C'est fluide, c'est bien écrit, avec un certain humour pince-sans-rire, mais en dépit du dévouement de Paul envers son ami, c'est pesant et pessimiste. Fagnes-Sainte-Marie baigne dans un tel marasme que Sainte-Rita, pourtant patronne des causes désespérées, pourrait bien prendre ses voiles et ses jupes à son cou. En partenariat avec les Editions Stock via Netgalley. #SainteRita #NetGalleyFrance

Bookycooky

Le 11/06/2019

Fagnes-Sainte-Marie, un village néerlandais à l'est, à la frontière allemande, Y vivent les gars de la rue des Zouaves, des spécimens à la cinquantaine, dont, Paul Krüzen, vendeur d'antiquités militaires ( et quelles antiquités !), vieux garçon, vivant avec son père , et son pote Hedwiges Geerdink, le petit épicier "millionnaire " trop bavard, qui ne peut rivaliser avec le supermarché du coin, Steggink, au casier judiciaire chargé, patron de bordel, qui roule en Ferrari Testarossa rouge sang ( eh oui en Hollande aussi, c'est possible #128522;), Tout ce petit monde se retrouve dans le bar de Mama Shu, la chinoise ( mondialisation oblige), ou au club Pacha, le bordel du coin, où travaillent des filles asiatiques, dont Rita.....la chérie de Paul Krüzen. Le ton du bouquin au style sec et l’humour pince sans rire est agréablement déroutant dés les premières pages. Mais pas que ça , notre auteur en rajoute sautant du coq à l'âne, jonglant entre passé et présent, et faisant même tomber un russe du ciel en plein champs de maïs......On se croirait dans un village d'un pays du Tiers-monde plutôt qu'en Hollande, où pour un cambriolage et une agression il faut parfois attendre une heure avant que la police n'arrive, et en cas d'attaque cardiaque, on est plus vite arrivé à l'hôpital en se faisant accompagner par le voisin qu'en ambulance. L'auteur qui se définit comme "un européen fatigué ", relate à travers ce petit village les conséquences de la globalisation ( dont même le prêtre est importé du Brésil), celle d'un monde qui change de visage, difficile à affronter pour nos deux compères. Une histoire de solitude et d'amitié dans un monde de plus en plus difficile à vivre, avec une fin à la sud-coréenne, mondialisation oblige ( un clin d'œil à ma précédente lecture), que j'ai bien aimé. Quand au titre , la sainte Rita, patronne des cas désespérés elle est vraiment à sa place #128516;! Un grand merci aux Éditions Stock et NetGalleyFrance pour l’envoie de ce livre intéressant et divertissant. #SainteRita#NetGalleyFrance