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La chanteuse russe

de Leif Davidsen , date de sortie le 13 janvier 1999
Moscou, en 1985, peu avant la mort de Tchernenko et le début des changements de régime en URSS. Jack Andersen est consul à l'ambassade du Danemark à Moscou depuis trois ans, il approche de la quarantaine,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Moscou, en 1985, peu avant la mort de Tchernenko et le début des changements de régime en URSS. Jack Andersen est consul à l'ambassade du Danemark à Moscou depuis trois ans, il approche de la quarantaine, et sa séparation avec sa femme est imminente. La mort de Sonia, secrétaire à l'ambassade et celle de Véra, une prostituée russe amie de Sonia, vont faire basculer sa vie...

Caractéristiques

Titre La chanteuse russe
Auteur Leif Davidsen
Editeur Gaïa
Date de parution 13 janvier 1999
Nombre de pages 341 pages
Dimensions 19,00 cm x 13,00 cm
Poids 465 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-910030-53-9 - 9782910030537

4,5/5

pile

Le 26/02/2012

A Moscou en 1985, deux femmes sont retrouvées mortes dans l’appartement de fonction de l’une d’elles. Sonia, secrétaire à l’ambassade du Danemark à Moscou, semble s’être ouvert les veines dans sa baignoire après avoir étranglé Véra, une prostituée soviétique, lors de jeux sado-masochistes. Jack Andersen, un Danois employé par l’ambassade, est appelé sur les lieux pour découvrir les corps en même temps que la police soviétique. Il décide alors de mener son enquête… La chanteuse russe (1988) est le premier roman du Danois Leif Davidsen. Il a été publié en France par Gaïa, avant d’être repris par Actes Sud dans la collection Babel noir. A noter qu’il a été publié en France après Un russe candide, troisième roman de Leif Davidsen. Ce n’est pas un hasard si plusieurs des romans de Leif Davidsen traitent de la Russie. Ils lui ont été inspirés pas les quatre années qu’il a passées à Moscou comme correspondant de Radio Danemark. Dans La chanteuse russe, c’est Jack Andersen qui raconte l’histoire à la première personne. Passionné par la Russie, il a choisi la carrière diplomatique pour ne pas devenir prof de russe au Danemark. Mais il détonne pas mal dans ce milieu, sans doute en raison de ses origines modestes. Jack a beau adorer la Russie, il est tout de même très critique face au régime soviétique. Il décrit cette société où l’on manque de tous les biens de première nécessité et où l’on n’a aucune liberté. En tant qu’étranger, il a pourtant plus d’argent et plus de liberté de mouvement que les Russes, mais il est surveillé en permanence, les téléphones sont sur écoute et les relations avec les Russes presque interdites. C’est cette dernière règle que Jack va enfreindre quand il va rencontrer Lilli. Lilli est la soeur de Vera. C’est aussi la chanteuse russe qui donne son titre au roman. Elle se produit avec un petit orchestre dans un restaurant où elle chante de la variété. Mais elle aime surtout le rock et tout ce qui vient de l’Occident. Réunis par un tube de Bruce Springsteen, Jack et Lilli ne vont pas tarder à tomber amoureux… La chanteuse russe n’est pas à proprement parler un roman policier, ni même un roman d’espionnage. Il s’inscrit entre ces deux genres, mais l’enquête sur la mort des deux jeunes femmes est de toute évidence un prétexte pour évoquer la fin du régime soviétique, décrire ce monde dominé par le marché noir, la corruption, et où les ennemis du régime, ou plus simplement ceux qui en savent trop, ont d’étranges accidents ou se suicident subitement. Mais rien de tout ça n’est très nouveau. En lisant ce roman, je n’ai pas appris grand chose sur la Russie et ne me suis pas passionnée pour la résolution de l’affaire policière. J’ai pourtant beaucoup aimé ce roman. Il est l’oeuvre d’un véritable écrivain, qui décrit merveilleusement les lieux, les sentiments, les états d’âme, et nous permet de bien sympathiser avec son narrateur. Je retrouverai donc très certainement Leif Davidsen bientôt, probablement avec Le Danois serbe dont l’action se situera cette fois au Danemark.

Eric75

Le 05/05/2011

A l’occasion d’un passage en revue de tous ces petits pays producteurs de polars et situés entre ici et le cercle polaire arctique, je découvre aujourd’hui le Danemark et son écrivain Leif Davidsen. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas revenu déçu du voyage ! Ancien correspondant à Moscou et ancien reporter dans les pays de l’Est pour Radio Danemark, Leif est un spécialiste du sujet et décrit à la perfection l’ambiance fin de règne de l’union soviétique juste avant la glasnost et la perestroïka. Leif Davidsen est un équivalent danois de John Le Carré (on imagine d’ailleurs très bien la même histoire se produisant avec des ressortissants britanniques). Jack Andersen est un diplomate danois en poste à Moscou, en voie de divorce rapide et mal accepté par une partie de ses collègues en raison de ses origines modestes et de son inaptitude chronique à la langue de bois en vigueur dans le monde feutré des ambassades (ce qui nous le rend d’emblée sympathique). Un appel téléphonique l’informe que Sonia, l’une des assistantes de l’ambassade, et une prostituée russe notoire, ont été retrouvées mortes dans des circonstances compromettantes. Jack entreprend alors une enquête personnelle, la thèse officielle de l’accident et du suicide ne trouvant à ses yeux aucun semblant de crédibilité. Jack va donc réveiller ses contacts (au Danemark, à l’ambassade américaine, chez les officiels soviétiques et dans les milieux artistiques). Au cours de son périple, Jack fait la connaissance de Lilli, une mystérieuse chanteuse russe qui va littéralement bouleverser son existence. Le roman est bâti en trois parties, très inégales en longueur (la première étant de loin la plus développée, les deux autres peuvent presque passer pour des épilogues successifs). Ce triptyque donne une nouvelle dimension au roman qui prend alors l’ampleur d’une fresque et raconte une toute autre histoire, s’étalant sur plusieurs années : retour au Danemark et changement de cap pour Jack, coup de balai réformateur de la perestroïka, reprise à zéro et résolution de l’enquête dans le cadre du nouveau pouvoir, et surtout, magnifiques histoires personnelles de Jack et Lilli qui finiront par unir leurs destins lors d’une course contre la montre digne des plus grands thrillers.