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Une santé de fer

de Pablo Casacuberta , date de sortie le 16 mai 2019
Une santé de fer

Convaincu qu'il va mourir dans l'heure, Tobias n'a même pas pris le temps de s'habiller pour se rendre en urgence chez son homéopathe, le docteur Svarsky. C'est donc en robe d... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Une santé de fer

Convaincu qu'il va mourir dans l'heure, Tobias n'a même pas pris le temps de s'habiller pour se rendre en urgence chez son homéopathe, le docteur Svarsky. C'est donc en robe de chambre et pantoufles qu'il croise par hasard la belle-mère du docteur devant l'immeuble Mignon. Grand et costaud, presque la cinquantaine, Tobías vit chez sa mère, veuve spirite, et passe sa vie à lutter contre une série sans fin de maux imaginaires tout en cherchant avec elle, par des moyens plus ou moins farfelus, à communiquer avec ce père colonel qu'il n'a pas connu.

Avec la participation d'un petit chien errant, d'une jeune maîtresse presque nue, d'une femme ouverte aux inconnus et d'une fuite d'eau aux proportions délirantes, une journée suffira à bouleverser de fond en comble la vie recluse et angoissée de ce flamboyant hypocondriaque, et toutes ses certitudes. Et peut-être qu'il y trouvera, enfin, le moyen de vivre vraiment. Ou pas.

Un roman d'apprentissage tardif inédit, cocasse et poétique, où l'auteur nous prouve encore sa virtuosité linguistique et son sens de l'humour.

Caractéristiques

Titre Une santé de fer
Traducteur François Gaudry
Editeur Métailié
Date de parution 16 mai 2019
Nombre de pages 207 pages
Dimensions 22,00 cm x 15,00 cm
Poids 276 g
Support Broché
ISBN / EAN 979-10-226-0914-2 - 9791022609142

3,8/5

Lecturessurordonnances

Le 21/06/2019

C’est l’histoire d’une journée commencée comme les autres. Tobias se rend chez son médecin en urgence, comme bien souvent ... mais rien ne se déroulera comme prévu ! Voyage initiatique tardif, burlesque et poétique à la fois, servi par une écriture délicieuse, c’est un roman que j’ose vous prescrire ardemment comme remède à la morosité ambiante

claraetlesmots

Le 12/06/2019

Tobias est gravement hypocondriaque. Convaincu qu’il va mourir dans la journée, ce grand gaillard cinquantenaire s à l'allure de viking se précipite au cabinet de son médecin homéopathe le docteur Svarsky. Mais par le plus grand des hasards au pied de l’immeuble, il rencontre la belle-mère du médecin à la recherche de son gendre. De cet auteur, j’avais lu et aimé Scipion mettant en scène un personnage paranoïaque et porté sur la bouteille. Un roman sur la quête de la filiation manié avec humour. Et ici, la cocasserie est bien présente dès les premières pages. Tobias qui vit toujours chez sa mère est exagérément un malade imaginaire, le docteur Svarsky dénigre l’homéopathie avec force et conviction et sa belle-mère est une fouineuse. A partir d’un imbroglio, Pablo Casuberta nous plonge dans cette unique journée où rien ne va se passer comme prévu. Attachant, un brin naïf et romantique, Tobias est influencé par sa mère adepte du spiritisme et est à la recherche d'une figure paternelle absente. Avec des situations rocambolesques parsemées des pensées de Tobias, le ton oscille entre l'ironie et la tendresse. J'ai souvent souri mais je suis aussi un peu ennuyée dans les trop nombreuses digressions de Tobias. Malgré les cheminements intérieurs et des réflexions intéressantes, mon intérêt s'est calqué sur la trajectoire de montagnes russes. Dommage.

traversay

Le 26/05/2019

Dans le droit fil des précédents romans de l'uruguayen Pablo Casacuberta, et notamment Scipion, Une santé de fer est une introspection à la fois dense et raffinée d'un personnage, Tobias, pour le moins torturé et qui, à 50 ans (La mediana edad, comme le dit le titre original), n'a encore eu que peu maille à partir avec la vie réelle. En effet, notre homme, décrit physiquement comme une sorte de viking, vit avec sa mère, adepte de spiritisme, et n'exerce aucune profession, vivant sur une maigre pension qui continue à être versée après la mort d'un père qu'il n'a pas connu. Singulier héros que ce Tobias, hypocondriaque forcené, qui voit en son homéopathe de médecin un véritable thaumaturge et, accessoirement, un père de substitution. Alors, quand ce dernier connait une crise existentielle, ce cher Tobias ne peut qu'en être gravement affecté. Le livre se situe entièrement dans l'esprit embrumé du susnommé lequel non seulement commente les événements au fur à mesure qu'ils se déroulent, au cours d'une unique journée, mais digresse sans cesse par association d'idées dans son passé et sur le sens de sa propre existence. Avec un humour subtil et une écriture irréprochable, Pablo Casacuberta nous enferme 200 pages durant dans les pensées labyrinthiques de son malade imaginaire et l'expérience est à vrai dire assez amusante au début mais ne résiste pas à la longue à l'usure de ce qui est avant tout un exercice de style. A moins d'être fasciné par la vie intérieure de Tobias, l'ennui pointe le bout de son nez et persiste pour le lecteur prisonnier du roman comme d'un marais stagnant. Avec en sus la désagréable impression d'être obligé de lâcher traitreusement Tobias en cours de route, comme lorsqu'on assiste impuissant à la conversation certes intéressante mais au final assommante d'un ami bien trop bavard.

Bookycooky

Le 23/05/2019

Casacuberta dans ce nouvel opus nous met de suite dans le bain avec un trio d'enfer. Tobias, hypocondriaque cinquantenaire vivant encore chez sa mère, son médecin, dont il est totalement dépendant, l'homéopathe charlatan et dépressif Svarsky et la belle-mére de ce dernier, une vieille harpie coriace. Le dit médecin, en plein délire vient de quitter sa femme et s'est réfugié au Love hôtel du huitième étage du bâtiment où se trouve aussi son cabinet, et il n'est pas seul. Tobías, en plein délire, convaincu que sa fin est proche, en pantoufles fourrées de couleur bleu ciel et vêtu de deux manteaux l'un sur l'autre, se pointe devant lui pour une consultation, accompagné de la belle-mère en plein délire, rencontré par hasard dans la rue et qui vient récupérer le gendre. Au trio s'ajoute la femme délaissée en plein délire aussi, dans le cabinet du docteur...... Une histoire d'imposteurs qui débute dans le délire et a cours dans une seule et très longue journée. Alors qu'on est en train de se perdre dans les méandres de l'esprit de Tobías notre narrateur, empêtré dans ses divagations, fantasmes, pensées et aveux, tout bascule à l'improviste, suite à “un accident”. Les choses prennent un tournant imprévu, le rythme change et d'une vague idée de la réalité, Tobias saute dans la réalité même. Chez Casacuberta le langage est truculent et il y a toujours un problème avec le père, et ce récit ne manque pas à la règle. Quand à notre bonhomme Tobías, d'apparence un genre de Bécassine mâle, n'en est pas moins lucide et intelligent. Un roman d'apprentissage , un petit conte philosophique savoureux, d'un langage d'une virtuosité linguistique et d'un humour sublime, où l'écrivain confronte le monde des croyances et des idées avec la vérité factuelle et scientifique. C'était mon troisième roman de lui, un seul mot, un régal ! Mais attention pas pour tous les goûts ! “.....je me dis que Svarsky, ma mère et moi étions aussi notre propre enfer. Et, tout bien considéré, peut-être notre seule part possible de paradis.”

viou1108

Le 16/05/2019

Tobías est un grand garçon costaud qui, à presque 50 ans, vit toujours avec sa maman. Il n'a pas connu son père, militaire mort avant sa naissance dans d'obscures circonstances (en tout cas des circonstances jamais expliquées clairement à Tobías). Malgré son allure de viking, Tobías a une petite santé toute fragile. Enfin, c'est ce qu'il croit depuis son enfance, rendu hypocondriaque par son anxieuse de mère. Il n'a jamais travaillé (lui et sa mère vivent chichement de la pension de survie héritée du paternel), fils unique, sans amis ni fiancée, il ne connaît de la vraie vie et du monde extérieur que ce qu'il en a appris dans les grimoires poussiéreux de la bibliothèque familiale et aux séances de spiritisme où sa mère l'entraîne pour tenter d'établir le contact avec son père. Et bien sûr, comme tout malade imaginaire incurable qui se respecte, Tobías fréquente assidûment le cabinet de son médecin – que dis-je – de son dieu vivant (sa figure paternelle aussi, peut-être), j'ai nommé le docteur Svarsky. La salle d'attente de celui-ci ne désemplit jamais (signe évident de sa compétence, n'est-ce pas?), encombrée de vieilles dames de toute la ville venues confier leurs bobos à la science du bon docteur. Lequel se consacre depuis des décennies à l'homéopathie, et ce alors même qu'il est convaincu de l'inefficacité de cette discipline. Ce qui le plonge dans les abîmes de la mauvaise conscience professionnelle et lui fait régulièrement traverser des phases de dépression profonde, sans pour autant que cela rebute ses patients. Et donc ce jour-là (comme tous les autres jours), Tobías, certain d'être au bord de l'infarctus, se précipite, en peignoir et pantoufles, chez son médecin. Arrivé au cabinet, la consultation prend une tournure d'imbroglio colossal, entre la décision de Svarsky de mettre fin séance tenante à sa carrière (malgré la vingtaine de mamies dans la salle d'attente) et ses déboires conjugaux (sa belle-mère croit qu'il a une maîtresse) et sanitaires (une énième fuite d'eau qui menace le lino du cabinet). Les 200 pages du roman déroulent ces quelques heures de la vie étriquée de Tobías, le temps d'un rendez-vous médical peu conventionnel. Si l'action en elle-même est maigre, le flux des pensées de Tobías est quant à lui torrentiel, le cheminement d'un esprit tortueux, torturé et obtus, vivant dans un monde romantique de réflexions et d'idées, qui se trouve soudainement confronté à l'irruption des contingences de la vie réelle et concrète. Un peu d'action, donc, mais pour quelle réaction dans la tête de Tobías ? le déclic d'une vie ou un feu de paille aussitôt étouffé ? Malgré de longs monologues parfois saturants, ce roman est (ou n'est pas) un roman d'apprentissage burlesque mais profond, avec un personnage de loser pathétique magnifique. Ecrite dans un style et un langage virtuoses, cette tragi-comédie est à consommer à doses non homéopathiques. En partenariat avec les Editions Métailié.