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Le prix

de Manuel Vazquez Montalban , date de sortie le 08 avril 1999
Pepe Carvallo est engagé par le multimillionnaire Conesal pour veiller à sa sécurité lors de la soirée de remise du prix littéraire qui porte son nom, le prix littéraire le mieux doté de l'histoire de... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Pepe Carvallo est engagé par le multimillionnaire Conesal pour veiller à sa sécurité lors de la soirée de remise du prix littéraire qui porte son nom, le prix littéraire le mieux doté de l'histoire de la littérature. Au cours de la soirée, le milliardaire est assassiné dans sa suite à l'hôtel Venice, au coeur de Madrid. L'argent et la jalousie sont au coeur de cette intrigue.

Caractéristiques

Titre Le prix
Traducteur Claude Bleton
Editeur Bourgois
Date de parution 08 avril 1999
Nombre de pages 392 pages
Dimensions 20,00 cm x 12,00 cm
Poids 385 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-267-01493-9 - 9782267014938

2,7/5

Cormorobin

Le 11/04/2017

Bon, j'avoue, j'en suis à la page 140, mais je n'en peux plus, j'arrête. J'ai déjà failli arrêter au milieu des bavardages des quasi cent premières pages, je me suis accroché. Pépé est arrivé, j'ai cru que ça allait s'animer, mais non. Il y a tellement de bouquins où je prends du plaisir, que là, j'estime ne pas poursuivre ce calvaire qui me fait tomber le livre des mains chaque soir. J'ai l'impression d'être vieux, de ne pas retenir les noms, mince comment s'appelle cette maladie, j'ai oublié. Dommage, l'auteur a une réputation formidable et je me réjouissais d'enfin m'y mettre. J'en reste là. Je ne vous cache pas que ce soulagement dépasse largement la honte de mon aveu. Ouf.

bilodoh

Le 27/05/2014

Pourquoi a-t-on parfois l’impression que ce n’est pas toujours la meilleure œuvre qui gagne le prix#8201;? Qu’est-ce qui peut bien se passer dans les coulisses#8201;? C’est un peu le contexte de ce polar espagnol où un prix littéraire doit être remis : jalousies, mesquineries et crocs-en-jambe, mais est-ce que ça pourrait aller jusqu’au meurtre#8201;? Mais la victime, ce riche donateur de prix a peut-être bien d’autres ennemis, fortune oblige#8201;! Heureusement, Pepe Carvalho est là pour observer, recueillir les témoignages et débusquer les coupables, une trame de roman policier bien classique. Ce qui a sans doute créé de l’intérêt chez les Espagnols, c’est la brochette de personnalités qu’on y présente. On se plait à imaginer qu’il s’agit de caricatures de personnes réelles#8201;! On pourrait aussi penser à qui pourraient être les équivalents de ces personnages dans nos propres environnements… Cela dit, il ne faut pas croire que le milieu littéraire soit pire que les autres. C’est plutôt inhérent à ces rassemblements d’humains avides de gloire ou d’argent. Comme dit un proverbe de chez nous : « là où il y a des hommes, il y a de l’hommerie… »

Bigmammy

Le 30/12/2013

Une longue caricature, à la manière d’un film de Luis Bunuel ou Pedro Almodovar, dont je m’étonne qu’elle n’ait pas encore fait l’objet d’une adaptation théâtrale. Celle d’une nuit-capharnaüm dans un hôtel de luxe où tout le monde de l'édition et de l'argent spéculatif va passer une nuit d'enfer à boire et à se plaindre d’être bloqué là, dans l’attente d’une hypothétique proclamation. Celle du lauréat d'un prix littéraire, puis bientôt celui de la fin des interrogatoires. Le plus difficile dans ce roman, c'est d'ingurgiter la première scène. Après, on se prend à essayer de comprendre ... Car la trame policière ne tient ici qu’une place anecdotique. Ce qui importe, c’est la galerie de portraits-charge de l’intelligentsia littéraire et financière, de la haute bourgeoisie espagnole des années quatre-vingts dix. Le héros en est un immonde salopard : Lazaro Conezal, magnat des travaux publics, de la finance et des médias. Il a fondé un prix qu’il veut le mieux doté de tous les prix européens : 100 millions de pesetas. De quoi faire fantasmer bien des écrivains, doués ou pas … La construction du roman est classique : on passe alternativement des heures précédant la remise du prix à la soirée échevelée qui va culminer en drame : en fait, Lazaro Conesal, avant même d’avoir proclamé le lauréat, meurt empoisonné à la strychnine glissée dans ses gélules de Prozac. Le fils du magnat, prénommé Lazaro comme son père – ce qui ne simplifie pas la lecture – a engagé Pepe Carvalho pour « doubler » la police locale et prévenir un attentat qu’il pressent sur la personne de son père. Pressent ou prévoit ? La question demeurera sans réponse. On gage en tous cas que chacun des personnages précisément décrits constitue une « clé » que, malheureusement, nous ne sommes pas, nous français et 20 ans plus tard, en mesure de décrypter … Cet ouvrage donne en réalité le prétexte à l’auteur d’une critique sans ménagements du milieu littéraire : médiocrité, connivences, financements occultes, essoufflement des partis politiques au pouvoir, corruption générale, cynisme absolu de chaque protagoniste qui a une bonne raison de souhaiter voir disparaître le patriarche odieux. Maris cocus, associés floués, fournisseurs ruinés, femmes bafouées … comme dans un roman classique d’Agatha Christie, les suspects sont légion. Ce qui est curieux, c’est que l’auteur pourfend un milieu qui l’a honoré. Le roman, placé un peu avant Le quintette de Buenos-Aires, a reçu en 1995 le prix National des Lettres Espagnoles… Ce que je regrette en tous cas, c’est l’absence de Charro, retirée du métier depuis quatre ans, et même de Biscuter, l'adjoint fidèle. Manuel Vasquez Montalban règle ses comptes à sa manière avec les « accro-lettrés », de façon fort cruelle mais réaliste, pas démodée pour deux sous. Je retiendrai en particulier sa définition des « Blancs » par rapport aux « Noirs », que je veux bien faire mienne : sont « Blancs » ceux dont l’arrière-grand-père se douchait tous les jours. Tous les autres sont « Noirs ».