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Le golfe des peines

de Francisco Coloane , date de sortie le 18 février 1999
Nouvelles

Pour tous ceux qui ont subi le choc de Tierra del Fuego et de Cap Horn, Francisco Coloane nous propose une ultime brassée d'histoires soulevées par la violence du Grand Sud, où se cro... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Nouvelles

Pour tous ceux qui ont subi le choc de Tierra del Fuego et de Cap Horn, Francisco Coloane nous propose une ultime brassée d'histoires soulevées par la violence du Grand Sud, où se croisent marins déboussolés, Indiens dépossédés de leurs terres et de leurs songes, chasseurs de phoques soûlés de sang versé pour rien, cavaliers sans feu ni lieu. Et pour tous une même question qui leur trotte dans la tête : comment continuer à vivre au milieu de tant de désolation sans devenir fou ?

Francisco Coloane nous transporte dans un combat héroïque et fascinant avec l'univers, et sous sa plume aventureuse le quotidien de ces hommes du bout du monde se transforme en de fantastiques odyssées.

Caractéristiques

Titre Le golfe des peines
Traducteur François Gaudry
Collection Points
Editeur Seuil
Date de parution 18 février 1999
Nombre de pages 192 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 105 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-02-033289-2 - 9782020332897

3/5

araucaria

Le 02/07/2019

Recueil comportant 18 nouvelles parues en 1945, puis revues par l'auteur et rééditées en 1995 au Chili. Les histoires se déroulent indifféremment sur terre ou sur mer et évoquent indiens, marins, chasseurs de phoques ou de baleines... Tous ces travailleurs ou aventuriers qui se rencontrent dans le Grand Sud jusqu'au continent Antarctique. Beaucoup d'actions et des récits qui parlent de la vie d'hommes qui affrontent la nature et les éléments. J'ai apprécié dans l'ensemble ces différents textes, mais cependant je préfère les romans de Coloane à ses nouvelles qui parfois mériteraient d'être un peu plus développées.

le_Bison

Le 27/05/2018

Le vent fouette le visage des marins affairés sur le pont à relever l’ancre. Des gueules burinées par le soleil du profond sud et le froid des grandeurs extrêmes. A son bord, un vieux capitaine, la barbe grisonnante, le regard toujours perdu dans ses souvenirs d’antan. Tel un vieux loup de mer, je l’imagine me racontant des histoires de pêches et de pirateries. Un regard qui se lit comme un livre ouvert, des chapitres de vie et de mort. Il m’a accepté à son bord pour que je témoigne de son histoire, l’histoire de la fougue de l’Océan qui n’a rien de Pacifique et de la Patagonie. Pendant ce temps-là, la mer se déchaine contre la coquille métallique qui me sert d’abri sommaire et presque éphémère, déverse toute son impétueuse haine, une écume blanche au bord de ses lèvres comme la bave d’un chien enragé, contre ma misérable existence. Quand les bateaux quittent vers le large, ils laissent dans leur sillage un fracas de vagues – d’émotions fortes ou douces - houle dansante sur les falaises rongées par la mer. Des mille tempêtes au sommet du Cap Horn, des rafales de vent et de glace déséquilibrent le vol des caranchos. L’homme est l’animal le plus redoutable, de l’amour à la haine il n’y a parfois qu’une tempête qui sépare ces deux sentiments contradictoires, ou un naufrage. Trente-cinq jours sans voir la terre, pull rayé, mal rasé, cargo de nuit, la violence des âmes débarquent, assoiffées, avinées, pour se vider, change de port poupée. Après trois jours et trois nuits, les déferlantes s’assagissent, l’horizon s’aplanit, le soleil refait surface d’outre-tombe. La mer change ses couleurs. Du noir profond, elle se projette bleu azur avant de virer au rouge carmin. Du rouge et du sang. Une nappe de sang et d’entrailles s’invite autour des bateaux. La chasse à la baleine est un honneur. Massacre à la tronçonneuse. Et aux harpons. L’odeur de chair et de graisse devient écœurante, je ne sens même plus le parfum iodé de la brise. J’ai envie de gerber, pas le roulis, pas la bouteille de whisky, juste cette vision d’horreur et de massacre. Sang rouge, sang bleu, la mer devient un océan rouge profond, d’un sombre aussi noir que l’âme de ces marins. Quand les bateaux quittent vers le large, ils laissent dans leur sillage non seulement un fracas de vagues, mais la mémoire de milliers d’innocents qui se heurte à ne sombrer sur les récifs de l’oubli. Et de ces écueils, tu pourras entendre le cri solitaire des âmes emportées vers le large.

MissSherlock

Le 21/07/2015

Les premiers livres de Francisco Coloane que j'ai lu m'ont tellement émue que j'ai eu envie de retourner en Terre de Feu pour retrouver les chasseurs de phoques, les peons et la nature sauvage. Ces récits ne m'ont pas autant transportée que ceux de TIERRA DEL FUEGO mais j'ai tout de même pris beaucoup de plaisir pendant cette lecture. L'écriture de Francisco Coloane est superbe, fluide et rythmée. L'auteur a le soucis du détail, on a vraiment l'impression d'être à bord d'un baleinier ou de chevaucher sur les pitons rocheux du sud du Chili. Si j'ai un peu moins accroché, c'est sans doute car beaucoup de ces récits sont très courts. Certains font moins de dix pages, je n'ai pas eu le temps de m'attacher aux personnages ou de vivre pleinement les situations. Les nouvelles que j'ai le plus aimé sont les plus longues, les plus fouillées et aussi les plus terribles. L'auteur nous entraîne dans un monde sauvage où une tribu est capable d'abandonner l'un des siens à la mort parce qu'il était trop pédant et sûr de lui. Il nous fait assister au procès d'une enfant victime de viols et d'inceste qui n'aura pas justice. Ou il nous embarque sur un baleinier pour une chasse sanglante et terrifiante. Francisco Coloane ne fait pas dans la demi-mesure : les mots sont forts pour parler de la rudesse des hommes et de la terre. C'est un grand auteur dont je ne peux que vous recommander la lecture de ses œuvres.