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L'heure sans ombre

de Osvaldo Soriano , date de sortie le 14 janvier 1998
Un écrivain parcourt son pays, au volant de sa Torino, dans le but d'écrire un guide des passions argentines. En réalité, il écrit un roman au hasard de ses rencontres, qui se révélera un écrit... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Un écrivain parcourt son pays, au volant de sa Torino, dans le but d'écrire un guide des passions argentines. En réalité, il écrit un roman au hasard de ses rencontres, qui se révélera un écrit intimiste.

Caractéristiques

Titre L'heure sans ombre
Traducteur François Maspero
Editeur Grasset
Date de parution 14 janvier 1998
Nombre de pages 248 pages
Dimensions 20,00 cm x 13,00 cm
Poids 234 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-246-53461-5 - 9782246534617

3/5

pasiondelalectura

Le 25/05/2014

Grand écrivain et best seller argentin. "L'heure sans sombre" est son dernier livre, livre dédié à son père. C'est un road book qui raconte bien cette errance qu'il a connu lui même dans son enfance avec un père fonctionnaire qui a du parcourir avec sa famille tout le sud de l'Argentine. C'est probablement son oeuvre la plus réflexive. J'avoue avoir eu du mal avec cette lecture, car malgré une bonne qualité d'écriture, par moments le récit devient surréaliste, absurde avec cet humour si corrosif et typique de Soriano, mais en même temps, plein de nostalgie et de poésie. Le narrateur est un antihéros qui fera un voyage par la route en Argentine à la recherche d'inspiration pour écrire un Guide des passions argentines, livre qu'il n'écrira pas. En revanche il écrira l'histoire de sa famille, famille éclatée puisque sa mère les avait abandonnés, son père et lui. Le père est un autre être errant, distributeur de films de la Paramount dans ce vaste territoire qui est l'Argentine. Le narrateur fait un voyage avec deux buts: retrouver son père atteint de cancer terminal et qui a fait une fugue. Et il voyage à l'intérieur de lui même, où il recherche l'entourage affectif de son enfance. L'obscurité est un thème central du roman: obscurité de l'espace où se cache le père et obscurité où se situe le narrateur amnésique, espace idéal pour écrire l'histoire familiale. L'apparition soudaine du père à la fin du roman, se matérialise dans la ville fictive de Colonia Vela, déjà citée dans d'autres romans de Soriano et page 218 nous avons la clé du titre du roman: mon père était sorti de sa jungle pour me montrer " l'heure sans sombre".

SebastienFritsch

Le 18/04/2012

Le narrateur est un écrivain en vadrouille dans les immensités argentines : immensité des espaces, immensité de l'histoire, immensité des solitudes qu'il est amené à rencontrer. Son périple semble avoir deux buts : il cherche à la fois son père (malade en phase terminale, il s'est senti un soudain regain de vitalité et s'est enfui de l'hôpital) et son prochain roman. Il avance donc, au fil des routes, remontant le temps, retraçant l'histoire de son père, identifiant les lieux dans lesquels cette histoire s'est inscrite. Il suppose que le vieil homme va obligatoirement retourner là où il a connu ses années les plus heureuses. Avec le narrateur, on visite donc l'Argentine et son passé : le père était tombé amoureux, dans les années 40, d'une femme qui était modèle pour une célèbre marque de savon. Une femme d'une grande beauté, mais aussi une femme très célèbre, à cette époque où les mannequins n'étaient pas si nombreux. Le père du narrateur, lui, était représentant pour un studio de cinéma américain : il allait placer les films dans toutes les salles du pays. Il était donc totalement insignifiant face à cette femme exceptionnelle. Il restera d'ailleurs dans son ombre pendant de longs mois, regardant passer les prétendants, jusqu'à ce qu'elle daigne s'intéresser à lui. Puis lui donner un enfant.. qui est donc notre narrateur. On découvre ainsi l'Argentine des années 40, 50, 60, par le regard de cet homme, cet écrivain à la recherche de son père enfui. Mais on voit aussi ce qu'est la difficulté d'écrire, la difficulté de partir à la recherche d'un texte qui, comme ceux qui nous entourent, ne se laisse par attraper, ni même comprendre, si facilement. Le parallèle entre les deux est d'ailleurs le pivot de ce roman. Le narrateur fait des kilomètres, mais il continue à écrire, ou à tenter d'écrire : dès qu'il fait une halte, il sort son ordinateur portable et reprend son texte, assis sur la banquette arrière. Et s'il n'a pas le temps d'allumer l'engin alors qu'une idée lui vient, il pose sa voiture n'importe où au bord de la route et écrit son idée sur un petit papier qu'il colle sur un coin du tableau de bord, ou bien il l'inscrit directement au marqueur sur la carrosserie. Entre les flash backs, les rencontres multiples et farfelues, les considérations sur la difficulté d'écrire, sur la difficulté d'être fils ou père ou mari, ce roman peut sembler un peu brouillon. Mais, qu'il parle d'amour, d'amitié, de souvenir ou d'écriture, il le fait avec un ton juste, parfois humoristique, toujours sensible et qui touche le lecteur. Et puis, quels que soient les méandres du parcours du narrateur (et ceux de la plume d'Osvaldo Soriano), le texte suit pourtant un fil clair, net : celui du sens de la vie, du sens de nos actes. Et il pose la question de savoir ce qui compte vraiment : les hommes ou les choses.