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Impressions de Kassel

de Enrique Vila-Matas , date de sortie le 02 mai 2014
Impressions de Kassel

Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les com... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Impressions de Kassel

Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les commissaires de l'événement ont adressé une invitation pour une intervention inattendue : se présenter chaque matin dans un restaurant chinois afin d'écrire en public. La perplexité et la timidité l'incitent d'abord à décliner cette proposition. Mais une jeune émissaire tactiquement envoyée à sa rencontre achève de le convaincre. Oscillant entre optimisme et pessimisme, marqué par une ironie permanente, Impressions de Kassel aborde ainsi, au coeur de la fiction littéraire, la question de la représentation contemporaine et propose un bel éloge de l'art.

« Le livre parle de mon voyage et de ma participation à la Documenta de Kassel. C'est une promenade, comme Locus Solus de Raymond Roussel, à travers des lieux très étranges, mais tous imprégnés d'une grande créativité. C'est aussi la découverte d'un art contemporain plus vivant présent à Kassel, un art qui se confond avec la vie, et qui passe comme la vie. »
Enrique Vila-Matas, La Razón

Caractéristiques

Titre Impressions de Kassel
Traducteur André Gabastou
Editeur Bourgois
Date de parution 02 mai 2014
Nombre de pages 358 pages
Dimensions 20,00 cm x 12,00 cm
Poids 290 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-267-02657-3 - 9782267026573

4/5

Bookycooky

Le 12/11/2019

Une scène dans le train, “« Pourriez-vous me dire ce qu'est ce paquet rangé dans le porte-bagages au-dessus de votre tête ? » demande un passager. Et l'autre de lui répondre : « Ah, c'est un McGuffin*. » le premier veut savoir ce que c'est et le second le lui explique : « Un McGuffin est un instrument pour chasser des lions en Allemagne. » « Mais il n'y a pas de lions en Allemagne », rétorque le premier. « Ce n'est donc pas un McGuffin », répond le second.” Pour faire court, victime d'un McGuffin, Enrique Vila-Matas va s'engager à participer à "Une Installation " à la Dokumenta 13 de Kassel (une exposition d'art moderne et contemporain qui se tient tous les cinq ans, à Kassel dans le Land de Hesse, en Allemagne). Une "Installation" pour un écrivain ? Eh bien c'est une version allégée ( je ne peux pas tout vous raconter #128522;) de la proposition suivante : passer tous les matins pendant trois semaines à la fin de l'été 2012 au restaurant chinois Dschingis Khan dans les faubourgs de Kassel, pour écrire sous les yeux du public**. L'endroit étrange pour faire quelque chose de bizarre, donne à Vila-Matas, l'impression de vivre une fois de plus le début d'un voyage qui peut finir par se transformer en un récit écrit dans lequel il mêlerait "comme tant d'autres fois perplexité et vie en suspens pour décrire le monde comme un lieu absurde auquel on accédait par le biais d'une invitation très extravagante." Bien sûr à part écrire, on lui demande d'essayer d'entrer en contact avec ceux qui passeraient dans le restaurant et voudraient lui parler, " s'interconnecter " étant un vrai concept et une recommandation très répandus au sein de la Dokumenta13, ce qui l'enthousiasme beaucoup moins. "Impressions de Kassel" est le reportage romancée de cette participation à la Dokumenta , agrémenté par divers réflexions et ressentis sur l'Art Contemporain dans la cadre précis des oeuvres présentes à l'exposition. Un peu perdu entre “the invisible pull “, une brise artificielle dans un espace vide qui le remplit d'un curieux mais intéressant bien-être , " The Brain “un amas de détritus (où se trouvent aussi le flacon de parfum d'Eva Brown et la serviette de son mec Adolf), qui semble un grand “n'importe quoi” , ou "la conférence sans personne" du Critical Art Ensemble, Vila-Matas, écrivain singulier, intelligent, à l'humour subtile, ne tarde à se mettre dans le bain. Il va jouer le jeu, jouant dans sa tête avec sa propre identité, interprétant les oeuvres, sous divers perspectives aussi bien négatives que positives, "l'effet produit en moi par certaines oeuvres de cette Documenta modifiait ma façon d'être....spectacle déconcertant.....Kassel n'avait pas la réputation de danser au rythme de la logique." C'est un auteur exigeant mais oh combien agréable à lire ! Il est humain, modeste, sincère et plein d'humour et pratique l'autodérision, une façon de ne pas se prendre soi-même et le monde trop au sérieux. J'aime tout ce qui bouscule, et ce livre en est un, et partage pleinement l'enthousiasme de Vila-Matas, ayant vécue cet été la même euphorie dans une autre exposition de même ampleur dans une autre ville d'Europe. Et pour finir, en tournant la dernière page, je me pose la question, Et si La Vie elle-même n'était qu'une série de McGuffin #128513; ? "J'ai, un jour, entendu dire que la vraie vie n'est pas celle que nous menons, mais celle que notre imagination invente." * Un objet générateur nécessaire au suspens et au développement d'un récit ou pour motiver les caractères, mais en lui-même sans aucune importance ou signification. "The MacGuffin is the thing that the spies are after but the audience don't care." Alfred Hitchcock **Marie Darrieussecq y a participé aussi, à une période antécédente au séjour de Vila-Matas.

YANCOU

Le 01/06/2016

Forte impression aussi avec ce livre de Vila-Matas, rédigé pendant et autour de son passage à la Documenta 13 de Kassel il y a deux ans. Une fois de plus, lire le Barcelonais ce n'est pas simplement lire de la littérature, c'est lire LA littérature. Récit en forme de tour de babel, Vila-Matas brille toujours plus sous cette forme journalistique que par ses romans ; clin d'œil à Kafka, Borges, Benjamin, Duchamp etc. et donc bien sûr aussi à l'imposture (littéraire de préférence), c'est un écrivain angoissé par la peur de s'ennuyer qui se "livre" ici, et accomplit un travail brillant, une réflexion exemplaire sur le monde de l'art (contemporain), et la fonction de l'écrivain avec, comme toujours, une touche autobiographique qui ne fait que renforcé le plaisir de lecture.

pasiondelalectura

Le 25/10/2014

Enrique Vila-Matas est un auteur barcelonais qui excelle dans la metalittérature, ses récits se perdent entre l'autofiction et l'essai avec de nombreuses passerelles vers d'autres auteurs, d'autres livres, d'autres topiques. on aime ou on déteste, moi j'adore parce que c'est très littéraire. Celui-ci est son dernier livre, un mélange d'auto-fiction et d'essai sur l'art moderne avant-gardiste dans la petite ville de Kassel où une exposition a lieu tous les cinq ans depuis 1955. Au cours de cette treizième manifestation, appelée dOCUMENTA 13, un écrivain barcelonais est invité pour participer en tant que sculpture vivante, celle d'un écrivain en pleine action créative, installé dans un restaurant chinois avec une pancarte : "writer in residence". Cet écrivain est plein de manies et de phobies, ce qui rend le récit assez cocasse en se demandant quelle est la part autobiographique là dedans. Il y a beaucoup de réflexions sur la littérature et sur l'art moderne dans ce livre, on apprend des choses et on sourit beaucoup.

LibraireDeParis

Le 18/07/2014

Habitué à déstabiliser son lecteur par ses livres dénués de romanesque mais chargés en divagations d'auteur, Enrique Vila-Matas revient avec "Impressions de Kassel", qui réunit toutes ses obsessions. Pour ce livre, il décide de raconter son expérience à la Documenta de Kassel à laquelle il était invité. Partant de son désintérêt premier pour l'art contemporain, voire parfois son mépris, il se dirige peu à peu vers une extase surjouée, fantasmée sans doute, davantage liée à son état d'esprit qu'au jugement purement critique que les œuvres d'art lui inspirent. Rappelant au lecteur que "l'art, c'est la vie", et réciproquement, il fait de ce chant d'amour à l'art contemporain, une ode à la vie. Un peu niais, un peu facile ? Ce n'est jamais si simple avec Enrique Vila-Matas, érudit, insolent, désinvolte, et irrésistiblement drôle.