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Dialogues des silences

de Eduardo Mallea , date de sortie le 17 janvier 2008
Pinas et son ami Gerardo Duran, deux Argentins, unis par l'amitié mais pas par la camaraderie, par des dialogues plus faits de silence que de paroles et d'échanges, font au fil des pages de ce court roman... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Pinas et son ami Gerardo Duran, deux Argentins, unis par l'amitié mais pas par la camaraderie, par des dialogues plus faits de silence que de paroles et d'échanges, font au fil des pages de ce court roman l'amère expérience d'une vie placée sous le signe de l'impossibilité de communiquer avec les autres.

Caractéristiques

Titre Dialogues des silences
Traducteur Jean-Jacques Fleury
Collection Littératures
Editeur Autrement
Date de parution 17 janvier 2008
Nombre de pages 96 pages
Dimensions 22,00 cm x 15,00 cm
Poids 160 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-86260-776-2 - 9782862607764

4,7/5

Dez54

Le 18/09/2019

Dialogue des silences est un court roman qui nous raconte l’amitié austère mais sincère qui unis deux Argentins de Buenos Aires : Durán et Pinas. Ce livre nous parle d’abord de ce lien (C’est d’ailleurs le titre original du roman : El vinculo) qui va ensuite s’effriter au fur et à mesure des années, particulièrement après le mariage de Durán. Une décennie passe, et un jour Pinas reçoit l’invitation de Durán, devenu veuf, qui propose de le recevoir dans sa maison de campagne. C’est ensuite l’histoire d’une rencontre impossible entre deux solitudes. Progressivement, Pinas se rend compte du fossé qui le sépare de son ancien ami mais aussi de ses autres contemporains. Dans un style remarquablement sobre et économe en mots, Mallea nous conte l’histoire d’une tragique descente intérieure lors de laquelle Pinas va se défaire de ses illusions et réaliser l’étendue de sa solitude. On y voit aussi une critique des villes et du monde « moderne » où l’on se croise dans se regarder, où l’on se parle sans s’écouter. Comme pour Chaves (roman qu’il publiera 7 ans plus tard), Eduardo Mallea offre un récit puissant et fataliste sur le thème de l’incommunicabilité entre les êtres. Un roman pas très « feel good » mais touchant et intense. PS : Merci à Bookycooky pour sa critique qui m’a décidé à découvrir cette petite perle.

le_Bison

Le 27/03/2018

Peu de monde sur le quai lorsque le train entre en gare de Buenos Aires. La sirène m’appelle, signe de départ, je monte dans un compartiment vide, vieille odeur de cuir et de cigarillos froids. Dans l’espace conjoint au mien, un vieux couple se regarde en silence, dégustant des tasses de maté qu’un thermos encore fumant tient au chaud. Moi, je descends en silence une Quilmes, les yeux qui oscillent de mon bouquin à la fenêtre ouvertes sur la campagne argentine, une lecture à peine perturbée par le ronflement du train. Pinas et Gerardo sont deux amis d’enfance. Pas dans le genre franche camaraderie, plutôt dans le style de deux personnes qui s’écoutent en silence et discutent de la vie, entre débats et passions. Mais les aléas de la vie font qu’à un moment donné, les chemins s’éloignent, chacun prend un aiguillage différent. Le chef de gare les réunit à nouveau après une dizaine d’années dans la maison bourgeoise de Gerardo, l’occasion de reprendre ces discussions nocturnes, ces ballades dans les champs à échanger quelques mots ou quelques silences. Le train souffle quelques instants, déversant une fumée humide dans le ciel bleu nuit. Les hommes descendent sur le quai avec femmes et bagages, m’isolant encore un peu plus dans ce train. La lune pointera bientôt son œil dans un coin de la fenêtre, le train crachotera à nouveau son souffle d’entrain. Le silence est magistral, ce soir. Au clair de lune, les pages légèrement bleuies par le ciel argentin sont elles aussi magistrales. De par la concision de la plume de l’auteur et le dialogue des silences. Pinas et Gerardo ne semblent plus s’écouter. Le dialogue de l’un ou de l’autre découle dans une impasse. A sens unique. Ou à contre-sens, comme si leurs mots prenaient des rails différents. Le chef de gare a du modifier l’aiguillage de leur rencontre. La nuit s’enrichit d’une couleur noire profonde, elle devient sombre, ma lecture se fait énigmatique. Etrangéité même, de ce petit fascicule que j’achève lorsque le train me ramène à mon point de départ. Le trajet m’a semblé si court et pourtant il m’a transporté. Intérieurement surtout. Que dire de plus. Lorsque j’ai fermé ce dialogue des silences, ma première incursion dans l’univers de l’écrivain argentin Eduardo Mallea, j’étais convaincu par la profondeur de ce livre. D’ailleurs… Un, j’ai déjà envie de relire ce roman. Deux, j’ai encore plus envie de découvrir d’autres œuvres « malléennes ». Trois, des histoires de silences, cela me parle profondément. Quatre, j’ai fini ma Quilmes et cherche un nouveau roman argentin pour en décapsuler une autre. Maintenant, j'ai envie de parler à la nuit, à la lune bleue, à ma Quilmes... Merci.

Bookycooky

Le 21/11/2015

Pinas et Duran, deux argentins, deux amis de longue date. Suite au mariage de ce dernier,dix années d'éloignement et de froid les séparent. Peu aprés la mort de son épouse ,Duran invite Pinas pour quelques jours ,chez lui, à la campagne.... Le livre raconte cette rencontre et ce qui en suit dans la vie de Pinas.Une rencontre où Pinas agonise , cherchant chez son ami une voie de secours par le dialogue,à sa vie refermée sur elle-même, étrangère à tout.Alors que Duran ,qui "manifestement" vit entouré,ne répond pas à l'appel... Pinas est le personnage malléen récurrent,un homme à la recherche de lui-même ,dans un monde qui n'est qu'hostilité et silence.Son angoisse existentielle ,sa quête de soi, aboutit à la non-communication avec l'autre,à l'impossibilité d'être entendu de l'autre. C'est un des textes les plus forts de Mallea,court (80 pages), mais trés dense. Magistrale!