Prêt à feuilleter

De passage

de Paco Ignacio Taibo , date de sortie le 14 octobre 1997
Le parcours romancé d'un militant révolutionnaire anarchiste mexicain, à travers des documents, des lettres, des rapports de police, des articles de journaux, des témoignages.
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La fiche détaillée

Résumé

Le parcours romancé d'un militant révolutionnaire anarchiste mexicain, à travers des documents, des lettres, des rapports de police, des articles de journaux, des témoignages.

Caractéristiques

Titre De passage
Traducteur René Solis
Editeur Métailié
Date de parution 14 octobre 1997
Nombre de pages 157 pages
Dimensions 19,00 cm x 13,00 cm
Poids 173 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-86424-259-1 - 9782864242598

3,5/5

le_Bison

Le 05/02/2016

Tu l’as vu ? Qui ? San Vicente ! Il est de passage. De passage où ? Au Mexique. Et qu’est-ce que ce gars de Giron irait faire si loin de son port d’attache ? « Il discutait autour d’une bouteille de rhum havanero extradry placée sur une table de nuit au milieu du salon désert. » L’envie de me servir un verre, avant d’aller plus loin. Sentir ce goût sucré sur les lèvres et cette chaleur mexicaine m’envahir. Et puis San Vicente de passage mérite bien que l’on ouvre une de ces bouteilles avant qu’elles ne prennent trop la poussière de cactus. San Vicente, un gamin, tout juste sorti des mamelles portuaires, débarque en 1921 au Mexique. Un regard, pas plus, lui fait comprendre qu’il a un rôle à jouer. Celui d’organiser la rébellion ouvrière. Pendant 3 années, Paco Ignacio Taibo II suit sa trace, réinvente son histoire, la rend plus romanesque, comme un mélange de fiction et de réalité, comme un mélange de rhum et de coca. Ah non, le Cuba libre c’est l’île à côté. D’ailleurs, San Vicente n’y aurait pas déjà fait escale. C’est d’ailleurs ce que semble penser le FBI d’Edgar J. Hoover. Pendant 3 années, San Vicente sera à la tête des paysans exploités par les haciendas. A la tête d’ouvriers exploités par le grand patronat. A la tête des putes exploitées par les maquereaux. Et pour San Vicente tous les moyens sont bons pour se faire entendre, un radical du syndicalisme. Et pourquoi, est-ce que tu aurais envie de suivre le grand San Vicente, ce saint cégétiste de la grande et noble cause. Parce ce qu’au fond de toi, tu sais que le patron est un enfoiré pour rester poli, parce que le premier mot qui me vient serait… gilipollas ! San Vicente a été expulsé mais il est revenu, il a cette cause dans son sang. Certains diraient qu’il est utopique mais pour PIT II, c’est un héros et sa pseudo-biographie romanesque montre l’importance qu’il lui porte à ses yeux, tous deux originaires d’un même pays, Giron. Quant à moi, je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort, surtout au milieu de ma bouteille de mezcal qui est déjà à moitié vide. Un autre roman mexicain, et me voilà obligé de bouffer le ver à l’intérieur. Et dire que certains y mettent un scorpion… « De Passage », la révolution entre une bouteille de rhum et une bouteille de mezcal.

myrtille81

Le 02/05/2012

"De passage" est un texte à part dans l’œuvre de PIT II. Déjà, c'est un texte court, il nous a plutôt habitué au contraire. Et puis ce livre n'est ni un roman policier, même s'il est tout aussi captivant, ni une biographie comme l'auteur a pu en écrire sur Pancho Villa ou le Che. Mais il s'agit tout de même de la vie, romancée, d'un révolutionnaire mexicain, Sebastian San Vicente. Les chapitres sont courts et entrecoupés de témoignages, articles : en effet l'histoire est encrée dans des faits réels, cependant "de passage" reste tout de même une fiction. Mais plus vrai que nature !