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Des cercueils trop fleuris

de Misa Yamamura , date de sortie le 23 avril 1999
A Kyoto, le crime fleurit dans les écoles d'"ikebana", dans les temples et les maisons de thé qui deviennent de véritables chambres closes...
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La fiche détaillée

Résumé

A Kyoto, le crime fleurit dans les écoles d'"ikebana", dans les temples et les maisons de thé qui deviennent de véritables chambres closes...

Caractéristiques

Titre Des cercueils trop fleuris
Auteur Misa Yamamura
Collection Picquier poche
Editeur P. Picquier
Date de parution 23 avril 1999
Nombre de pages 272 pages
Dimensions 17,00 cm x 11,00 cm
Poids 180 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-87730-383-7 - 9782877303835

3,6/5

Sharon

Le 27/09/2019

Alerte, tous aux abris ! La fille unique du vice président américaine, Miss Catherine Turner, s’est prise de passion pour l’ikebana, cet art de la composition florale. Mieux (ou pire), c’est selon : elle a lu un article sur une jeune fille très douée, Maiko Ogawa, qui a monté sa propre exposition, et elle veut absolument la rencontrer. Autant dire que le ministre des Affaires étrangères s’arrache les cheveux et charge son neveu Ichiro de servir de guide à Miss Catherine. Son neveu n’est pas intéressé, il n’a surtout pas envie d’être récupéré d’une quelconque manière que ce soit, il préfère nettement poursuivre ses études, lui qui a étudié à Columbia, qui connait bien les Etats-Unis et leurs coutumes. Seulement, il existe plusieurs écoles d’ikebana au Japon, dont trois sont véritablement prestigieuses, et toutes les trois veulent, bien sûr, avoir cette prestigieuse élève dans leur rang. Le ministre convainc donc son neveu de l’aider – rêvant lui donner ainsi, enfin, le goût de la politique. Voir deux écoles vivement protester quand Miss Catherine en visite une n’est pas la base d’un roman policier. Seulement, un « attentat » est commis lors d’une visite du vice-président – rien de bien grave, heureusement, plus de peur, de bruit, que de véritables dangers. Seulement, un meurtre est commis peu après, et là, cela devient vraiment problématique. Un second meurtre est commis peu après, en chambre close qui plus est. Le commissaire est compétent, sérieux, là n’est pas la question, la présence de la fille du vice-président des Etats-Unis, restée au Japon, lui ajoute une pression supplémentaire. Surtout, Miss Cathy entend bien jouer les Sherlock Holmes en jupon, percer tous les mystères, dont ceux de la chambre close, thème qui revient dans un autre roman policier de l’auteur La ronde noire. Raconté ainsi, le roman pourrait sembler simplement plaisant. C’est, bien sûr, bien plus compliqué. Les morts sont là, et bien là, les suspects aussi. Tout semble tourner autour des écoles d’Ikebana, des luttes de pouvoir entre les différents directeurs et sous-directeurs. Nous sommes dans une société patriarcale, où l’on transmet son école à son fils, éventuellement sa fille, certainement pas à un ou une de ses élèves, si doué(e) fusse-t-il (elle). Se faire un nom dans ce milieu en toute indépendance est également très difficile, aussi l’attention qu’a porté Miss Cathy à l’énigmatique Maiko Ogawa ne plait pas à tout le monde. Je dis « énigmatique », parce que, finalement, on la verra peu, on saura au cours de l’enquête pour quelles raisons elle s’est montrée si fuyante. Les journaux se délectent des histoires, des « potins » qu’ils peuvent dénicher, plus encore de ceux qu’ils peuvent suggérer, Ichiro le découvre bien assez tôt – et son oncle de ministre aussi. Anecdotique, la présence de Cathy ? Non, pas vraiment. Elle offre un regard extérieur à la société japonaise, et voit des petits détails du quotidien auquel les enquêteurs ne font pas attention – parce qu’ils ont toujours vécu ainsi, ont toujours appris à faire ainsi, et donc ne se questionnent pas à ce sujet. Il est cependant des sentiments qui sont universel, l’amour, le désir de vengeance. Aucun rapport entre les deux, sauf si l’amour défunt donne envie de se venger. Des cercueils trop fleuris se rattache véritablement à la tradition du roman policier anglais, n’hésitant pas à citer Agatha Christie. Il nous montre aussi une société japonaise figée, normée, où l’ascenseur social n’est pas en panne, il n’existe pas.

sandrine57

Le 06/05/2019

De Tokyo à Kyoto, les écoles d'ikebana sont en émoi depuis que Catherine Turner, le fille chérie du vice-président américain, a annoncé qu'elle s'installait au Japon pour quelques mois afin de s'initier à cet art floral traditionnel. Chaperonnée par Ichiro Hamaguchi, le neveu du ministre des affaires étrangères, et courtisée par les grands maîtres des cinq principales écoles, Miss Catherine a cependant une idée bien précise en tête. Tombée amoureuse du travail de Maiko Ogawa lors d'une exposition à New York, c'est avec elle, et elle seule, qu'elle souhaite commencer sa formation. Or, la jeune femme, qui vient d'en dénoncer les pratiques archaïques, est en froid avec son école et demeure introuvable. Quand elle réapparaît, elle est morte, empoisonnée, dans un temple à Kyoto. Et ce n'est que le premier d'une série de meurtres qui vient bouleverser le monde feutré de l'ikebana. Loin de la refroidir, la situation excite Catherine qui se targue d'être la ''vice-présidente du Club des Maîtres du Mystère'' de son université. Au grand dam des autorités japonaises, elle se lance dans l'enquête, secondé par un Ichiro, très sensible au charme effronté de la belle américaine. Dépaysement garanti pour cette enquête complexe dans le monde tout aussi complexe de l'ikebana. Car si, vu de l'extérieur, cet univers n'est que grâce, délicatesse et douceur, en son sein se déchaînent les passions, les rivalités, les rancoeurs. Loin d'être tournés uniquement vers leur art, les grands maîtres manient les pots de vin, usent de la corruption et de l'intimidation, trempent dans diverses magouilles et autres fraudes fiscales. Derrière l'harmonie des fleurs se cache un monde régi par des règles archaïques et contaminé par la très moderne course à l'argent. A partir de ce thème très japonais, Misa Yamamura construit une intrigue à l'occidentale, comme un hommage aux grands noms de la littérature policière. Plusieurs meurtres particulièrement travaillés, un tueur retors qui se joue de la police, une énigme en chambre close, deux détectives amateurs, on sent bien l'admiration de l'auteure pour Agatha Christie, Maurice Leblanc, Gaston Leroux ou Conan Doyle. Ce n'est pas le polar du siècle mais le rythme est enlevé, l'humour omniprésent et l'identité du coupable n'est révélée qu'à la toute fin. De plus, la promenade dans la très pittoresque Kyoto ajoute au dépaysement. Une lecture très plaisante.

lokipg

Le 22/05/2018

Depuis que Catherine Turner, fille du vice-président des États-Unis a annoncé qu'elle séjournerait au Japon pour y apprendre l'ikebana, toutes les grands maitres se mettent en quatre pour attirer la jeune fille dans leur école. Tous les coups semblent permis... Même le crime ? Des cercueils trop fleuris est un roman policier à l'ancienne, qui rappelle assez Agatha Christie et Maurice Leblanc dans l'esprit, avec des crimes en apparence impossible et où tous les témoins ont l'air aussi suspects les uns que les autres. Il faudra attendre la toute fin pour connaitre le coupable, son mobile et, surtout, sa méthode. Le cadre, les écoles de composition florale japonais, est dépaysant (pour l'occidental que je suis) et intéressant. On découvre le fonctionnement des écoles traditionnelles avec ses luttes d'influence, et on apprend également la symbolique des fleurs et les règles de base de la composition d'un bouquet. Sans révolutionner le genre, Misa Yamamura nous livre une enquête respectant tous les codes du genre et agréable à suivre.

Rebus

Le 18/06/2017

Rien ne va plus dans le club fermé de l'ikebana, l'art floral traditionnel japonais. Ce qu'on pourrait penser être synonyme de zenitude et de réflexion intérieure s'avère en fait un monde de pouvoir et de manipulations. Les meurtres pleuvent, répondant à une logique bien précise. La police est dans les choux. Heureusement que Catherine et Ichiro, deux jeunes détectives amateurs malgré eux, sauront extraire la vérité des parfums vénéneux de ces fleurs mortelles. Ce roman policier se déroule au Japon, à Kyoto principalement, et c'est ce qui fait tout son intérêt : les dialogues, le décor, les coutumes, tout est différent et dépaysant. Les personnages sont attachants et rafraichissants. Malgré cela, le rythme pèche par son irrégularité et le dénouement m'a paru tiré par les cheveux. Rien de transcendant, mais une lecture plaisante tout de même.

missmolko1

Le 02/10/2016

Voila un roman policier plutôt intéressant qui nous fait découvrir le monde de l'Ikebana ou l'art floral japonais. Je dois dire que pour nous, lecteurs européens, c'est on ne peut plus exotique et dépaysant. L'auteure a su documenter a merveille son roman pour nous faire décrire sa culture. Tout commence par la visite de Miss Catherine, fille du vice président américain, au Japon. Cette jeune femme est fascinée par la culture japonaise et souhaite pratiquer l'ikebana. "A l'origine , les arts traditionnels japonais étaient marqués d'un profond désir de simplicité et de naturel. Ayant atteint un raffinement proche de la perfection, la tradition s'était transmise au fil des siècles en développant autour d'elle des réseaux d'allégeances et de pouvoirs qui dénaturaient le sens de recherche des premiers maîtres. Il en était certainement de même pour l'ikebana : après avoir puisé son extraordinaire vitalité dans une authentique recherche de la pureté, il se trouvait aujourd'hui transformé en immense entreprise commerciale vidée de son âme." Le neveu d'un ministre ayant passé quelques temps aux États-Unis et donc charger de veiller sur elle et de servir de traducteur. Très vite, nos deux héros vont être confrontés a une série de meurtres et vont se prêter au rôle d’enquêteur. "Elle avait retrouvé son beau sourire. Elle marqua une légère pause avant de poursuivre. - A l'université, j'étais vice-présidente du Club des Maîtres du Mystère. J'ai un petit coté Sherlock Holmes en jupons ! - Cela tombe bien, dit Ichiro en riant, car moi je suis très Docteur Watson en kimono ! Comme beaucoup de jeunes Japonais de sa génération, il était, en effet, un lecteur passionné de romans policiers. Il se demanda aussitôt avec curiosité quelle était la "petite idée" de la jeune Américaine sur ce meurtre en apparence si japonais." C'est un roman habillement construit, avec une intrigue incroyablement bien menée. Le suspense est au rendez-vous et si le roman peine un peu a démarrer, il devient très vite passionnant. Nos deux personnages sont attachants et forme un très beau duo. Bref, c'est une chouette découverte et un très bon moment de lecture.