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Le vendeur de sang

de Hua Yu , date de sortie le 04 janvier 1999
Pendant près de 40 ans, un homme vend son sang pour faire vivre et nourrir sa famille. Sur fond de révolution culturelle, une redécouverte des valeurs de l'ancienne Chine rurale.
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La fiche détaillée

Résumé

Pendant près de 40 ans, un homme vend son sang pour faire vivre et nourrir sa famille. Sur fond de révolution culturelle, une redécouverte des valeurs de l'ancienne Chine rurale.

Caractéristiques

Titre Le vendeur de sang
Auteur Hua Yu
Traducteur Nadine Perront
Collection Lettres chinoises
Editeur Actes Sud
Date de parution 04 janvier 1999
Nombre de pages 285 pages
Dimensions 22,00 cm x 12,00 cm
Poids 290 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-7427-1469-3 - 9782742714698

3,7/5

gonewiththegreen

Le 20/05/2018

La vente de sang en Chine est un sujet très sérieux. Je l'ai déjà rencontré dans le très beau "Le rêve du village des Ding " . Jusqu'en 1998, la vente du sang en Chine était rémunérée . Le gouvernement a décidé d'arrêter cette pratique suite au scandale survenu dans le Henan (voir livre suscité) qui a engendré des milliers de mort du Sida. Bon , pour inciter les gens à donner , la Chine ayant un très faible taux de donneurs , le gouvernement décida alors de donner un droit d'accès privilégié aux transfusions aux donneurs sous forme de certificat. On imagine l’explosion du marché noir. Aujourd'hui, cette pratique est révolu et le pays compte sur le civisme de ses habitants. Notre livre se déroulant grosso modo de 1945 à 1980, on est dans la période de rémunération. Xu Sanguan découvre les joies du don du sang et l'argent "facile " qu'il rapporte . Il se marie, a trois enfants , jusqu'à ce qu'un scandale matrimonial le rattrape. Yu Hua nous livre un très beau livre. Il y a certes une critique de l'absurdité du régime maoïste et des souffrances engendrées par la population, notamment la célébrissime révolution culturelle , mais il y a surtout la destinée d'une famille à travers de multiples épreuves. Et là, on retrouve tout le talent de l'auteur à décrire son peuple à travers le prisme d'une famille ordinaire. On y trouve les croyances , beaucoup de sophisme engendré par les conneries de Mao qui oblige le peuple à se convaincre de l'inacceptable, les relations hommes/femmes et parents /enfants , la notion d'honneur . On trouve comme dans de nombreux livres chinois , cette faculté de l'être humain à courber le dos , à accepter son sort en attendant des jours meilleurs. On y trouve une formidable leçon d'amour entre un père et son fils qui ne l'est pas . J'ai beaucoup aimé ce livre , lu d'une traite. Cela fait deux fois que cet auteur me transporte avec ses mots bien choisis , ses histoires simples , sa science pour distiller son venin sur le régime, mais aussi son humour décalé. Je vais terminer par la dernière phrase du livre qui n'a aucune incidence sur l’énigme mais qui m'a beaucoup fait rire. La mettre en citation brute me paraît un peu décalé. "Comme on dit, déclara Xu Sanguan , les poils de couilles poussent après les sourcils , mais ils sont plus longs."

Sachenka

Le 11/10/2016

J’ai lu quatre romans de l’auteur chinois Yu Hua et aucun ne se ressemble, que ce soit par les sujets et les thèmes (à l’exception, peut-être, de la détresse et de la misère humaine), le ton, le style d’écriture, etc. Le dernier en date que j’ai lu de lui, c’est Le vendeur de sang. Ici, le personnage principal est accablé par des malheurs répétés, redondants. Xu Sanguan se marie et devient père de trois garçons. Quelques années plus tard, il apprend que son premier né est en réalité le fruit d’un amour défendu entre sa femme et un autre homme. Horreur ! Et quand ce premier né se bagarre avec un camarade de classe, le blesse sérieusement et que le père de ce dernier réclame justice (ou, du moins, qu’on lui paie la couteuse facture du médecin), Xu Sanguan n’aura qu’une solution : vendre son sang à l’hôpital le plus près. Et ce sera la solution à chaque fois que les difficultés financières se pointeront. Misère, famine, cadeaux à donner, factures d’hôpital, faveurs à gagner etc. Tout est une excuse pour aller vendre son sang. À la longue, ça devient répétitif. Même les nombreuses difficultés financières et famines se répètent. Et j’y trouve un brin de burlesque, de comédie plus ou moins réussie. Un peu trop, même, j’avais l’impression de lire une mauvaise farce car, ce qui est drôle au début l’est moins par la suite. On peut résumer l’histoire à une longue querelle de couple où tout se règle par la ventre de quelques litres de sang… Si les personnages principaux sont plutôt bien décrits (Xu Sanguan, sa femme Xu Yulan, le rival He Xiaoyong), on en sait peu sur les autres (je pourrais difficilement différencier les trois garçons, à part leur ordre de naissance), ou bien ils sont superficiels ou caricaturaux (Lin Fenfang, le forgeron, Wang Er le barbu, chef du sang Li, etc.). Heureusement qu’ils sont attachants. Bref, une petite déception mais qui m’a appris un peu sur certaines coutumes de la Chine, les mœurs campagnardes, les superstitions, etc. Toutefois, les autres romans de Hua Yu permettent mieux de comprendre ce grand pays.

Vianna

Le 26/09/2014

Nous sommes dans la Chine des années 40. Xu Sanguan vient de vendre pour la première fois, son sang à l'hôpital. Les gains relativement avantageux de cette transaction vont lui permettre d 'envisager le mariage. Il jette son dévolu sur Xu Yulan, « la belle aux beignets frits ». Puis vient la naissance de Premier plaisir, son premier fils... Non pas tout à fait... Cette question de la filiation sera, avec la vente de son sang pour raisons économiques, le fil conducteur de ce roman. La petite histoire de gens simples se croise en filigrane avec la Grande histoire: L'avènement de la République populaire de Chine, le Grand bond en avant et la terrible famine qui s'en suivit, la révolution culturelle. « Qu'appelle-t-on Révolution culturelle? Une période de règlements de comptes personnels. Si quelqu'un t'a offensé dans le passé, tu écris un dazibao sur lui et tu le colles dans la rue [ ] et sans que tu aies besoin de bouger le petit doigt, celui que tu as dénoncé sera persécuté à mort? » La lecture est facile, le rythme vif , les propos légers et cruels à la fois. J'ai bien aimé. Découverte de cet auteur à poursuivre avec Brothers plus connu ou Vivre dont l'adaptation cinématographique a été primée à Cannes en 1994.