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La dame aux pruniers ombreux

de Xiang Mao , date de sortie le 19 mai 1998
L'ombre des fleurs de pruniers est plus merveilleuse encore que les fleurs de pruniers.

Ce célèbre récit autobiographique fut écrit en Chine au XVIIe siècle, par un lettré prestigieux à... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

L'ombre des fleurs de pruniers est plus merveilleuse encore que les fleurs de pruniers.

Ce célèbre récit autobiographique fut écrit en Chine au XVIIe siècle, par un lettré prestigieux à sa défunte concubine, morte à vingt-sept ans.

Chronique de la vie quotidienne, dans ses riches heures comme dans ses jours d'épreuves, évocation d'un art de vivre raffiné, de la poésie aux saveurs des parfums, confession nostalgique, ce récit est également une émouvante élégie à la femme aimée et admirée, compagne aussi belle que talentueuse, mais surtout d'une noblesse et d'une abnégation angéliques.

Novatrice en son temps, dans son esprit comme dans sa forme, La Dame aux pruniers ombreux, oeuvre rare et inclassable, annonçait un autre livre, Six récits au fil inconstant des jours.

Caractéristiques

Titre La dame aux pruniers ombreux
Auteur Xiang Mao
Collection Picquier poche
Editeur P. Picquier
Date de parution 19 mai 1998
Nombre de pages 96 pages
Dimensions 17,00 cm x 11,00 cm
Poids 78 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-87730-352-7 - 9782877303521

3,8/5

Osmanthe

Le 04/03/2018

Xiang Mao, lettré renommé dans la Chine du 17ème siècle, fait l'éloge de sa concubine adorée décédée à 27 ans. Après avoir arraché la Belle Dong Xiaowan à sa vie de courtisane, il n'aura de cesse, avec elle, ainsi qu'avec sa femme et sa mère, de courir le pays, de Nankin à Suzhou, et à bien d'autres villes du pays, ainsi que sur le fleuve Yang-Tsé, souvent dans l'urgence de la fuite. Nous sommes dans les années 1640, les guerriers Mandchous mènent des raids destructeurs pour mettre un terme au pouvoir de la dynastie Ming, et installer leur propre dynastie des Qing. La Belle, ainsi que le narrateur l'appelle, est une femme exceptionnelle, très éduquée, qu'il pare de toutes les qualités. Outre sa beauté, elle est humble, dévouée, travailleuse incessante, protectrice, patiente, réfléchie...Il y a un grand respect mutuel avec l'épouse et la mère de Xiang. Elle est aussi une experte en cuisine, et élève véritablement la maîtrise des saveurs culinaires en art... Leur relation durera neuf ans. Elle supportera avec patience les départs de Xiang, qui étudie pour devenir fonctionnaire. On ne trouvera pas ici de confidences d'alcôve. Le récit évoque les occupations et divertissements du couple : les promenades, la calligraphie, la poésie, le thé, les parfums...Les plaisirs sont sensuels et intellectuels, mais peu à peu la vie devient plus aride et dépouillée, au fil de la montée des troubles dans le pays, qui pousse à l'exode. Le récit est parfois un peu difficile à suivre en raison des noms de villes citées incessamment, et qui ont la particularité d'avoir plusieurs noms chinois différents ! Et puis la progression, qui au début est linéaire, chronologique, se fait ensuite dans le désordre, avec des retours en arrière, comme par mimétisme avec le chaos ambiant dans le pays. Heureusement un très court récit signé de l'ami de Xiang, Zhang Mingbi, vient en quelque sorte résumer ce que nous venons de lire, ce qui nous permet de remettre les choses dans l'ordre. Ce texte vaut surtout pour sa qualité d'écriture (il y a de très beaux passages), et sa dimension d'histoire d'amour quasi-mythique, qui lui ont valu de traverser les siècles en Chine.

bina

Le 07/07/2014

Ce livre est un vibrant éloge funèbre rédigé par un lettré chinois du XVIIes qui ne supporte pas la mort de sa concubine. Il précise dès la deuxième page son projet d’écriture : « j’ai composé une élégie de plusieurs milliers de mots pour la pleurer, mais les contraintes prosodiques m’empêchent de donner libre cours à mes sentiments. Ainsi vais-je tenter, simplement, de la dépeindre à grand traits. » Et c’est ce qu’il fait sur près de 80 pages. Il la met en avant, montre sa ténacité, son courage, mais aussi son raffinement et son dévouement. Pour la valoriser, il n’hésite pas à se dévaloriser, se donnant le mauvais rôle, ce qui semble la norme dans ce type de récit. Il présente en autobiographie neuf ans de son quotidien avec la Belle, la description tournant essentiellement autour de leurs occupations mettant en avant leur art de vivre. En filigrane de ce récit se dessine une Chine du XVIIes, pas encore unifiée, et connaissant des troubles aux changements de dynasties, ce qui semble être le contexte de ces 9 ans de vie commune.

Marple

Le 14/12/2013

La Belle est-elle une vraie femme ou un fantasme d'homme ? C'est la question que je me suis posée en lisant cet hymne d'amour d'un lettré chinois du XVIIè à sa concubine morte prématurément. Elle est si belle qu'après l'avoir entr'aperçue une fois il ne peut l'oublier pendant 3 ans durant (tout en étant marié et en entretenant de tendres liens avec d'autres courtisanes pendant cette période, quand même). Si aimante qu'elle l'a poursuivi dans toute la Chine en le suppliant de la prendre comme concubine (une relation parfaitement égalitaire, en somme). Si soucieuse de lui plaire qu'elle développe tous les talents qu'il affectionne : calligraphie, gastronomie, cérémonie du thé, peinture, soin du foyer par des fleurs ou de l'encens (5 pages sur les différents encens qu'ils testent, soit près de 8% du récit !). Et si dévouée qu'elle sacrifie sa santé à s'occuper de sa famille (femme, enfants et vieux parents compris) et de lui (allant jusqu'à étudier ses selles quand il souffre de la malaria, mais oui !). Bref, une perle de douceur et d'abnégation que j'ai surtout trouvée très agaçante tant elle se façonne sur les désirs et idéaux de son homme... Mais je crois que les femmes n'avaient pas beaucoup d'options à cette époque en Chine : épouses soumises, ou concubines soumises, ou courtisanes soumises... Le livre montre admirablement cette situation, et raconte avec subtilité l'histoire de cet amour paradoxalement très pur et sincère... Malgré tout, je suis bien contente d'être une femme moderne et pas la Dame aux pruniers ombreux !

Sharon

Le 14/07/2012

Difficile pour moi de rédiger un avis sur ce livre. Ce livre est un chant d'amour à la femme aimée et aimante, son tombeau de papier, et l'une des seules oeuvres parvenues jusqu'à nos jours de cet auteur. Ce livre m'a plongé dans la Chine tourmentée du XVIIe siècle, dans laquelle les hommes passaient des concours pour obtenir tel ou tel poste et où les femmes n'avaient le choix qu'entre être épouse ou concubine - ce qui n'est pas sans me rappeler le titre d'un livre qui est au sommet de ma PAL. L'aimée est extraordinaire car elle a choisi cette vie de concubine, très jeune : elle ne voulait pas se laisser brider par un rôle d'épouse et de mère. Elle se voue entièrement à l'homme qu'elle aime et à sa famille, au sens large du terme (y compris sa femme et sa mère) tout en trasversant avec eux des épreuves liées à une période historique. Un très beau texte