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Le dernier grenadier du monde

de Bakhtiar Ali , date de sortie le 29 août 2019
Le dernier grenadier du monde

Mouzaffar, officier supérieur des peshmergas, n'a jamais connu son fils qui n'avait que quelques jours au moment où il sauve la vie de son meilleur ami, lég... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

Le dernier grenadier du monde

Mouzaffar, officier supérieur des peshmergas, n'a jamais connu son fils qui n'avait que quelques jours au moment où il sauve la vie de son meilleur ami, légendaire chef révolutionnaire kurde. Cette action lui vaut vingt et un ans de captivité à l'isolement dans le désert.

Quand il retrouve la liberté, il s'embarque pour un voyage dans le champ de mines qu'est devenu son pays, qu'il ne reconnaît plus. Un voyage, à la recherche de son fils, dans les histoires de ses amis et leurs secrets. Il va y découvrir l'existence de trois fragiles grenades de verre, qui le guideront dans sa quête, écouter chanter deux soeurs énigmatiques et fortes, apprendre l'histoire cruelle de la « guerre des charrettes » du bazar et de leur jeune Maréchal. Comprendre jusqu'où peut aller la trahison des puissants et l'insoutenable douleur de la guerre. Un voyage qui l'amène à faire ce que des milliers d'autres ont fait avant lui : traverser la Méditerranée, pour aller en Europe.

Dans ce texte magnifiquement poétique, Mouzaffar apprend à écouter le désert, le vent et le sable qui sont ses seuls interlocuteurs pendant sa captivité. Mais le retour à la réalité se fait aussi par un récit plein de maisons enchantées, de personnages fantastiques et touchants, qui emportent le lecteur dans un autre Orient. Toutefois entièrement impliqué dans l'époque moderne.

Caractéristiques

Titre Le dernier grenadier du monde
Auteur Bakhtiar Ali
Traducteur Sandrine Traïdia
Collection Autres horizons
Editeur Métailié
Date de parution 29 août 2019
Nombre de pages 318 pages
Dimensions 24,00 cm x 16,00 cm
Poids 410 g
Support Broché
ISBN / EAN 979-10-226-0879-4 - 9791022608794

4,6/5

TerrainsVagues

Le 29/09/2019

Avant de donner un ressenti sur ce « Dernier grenadier du monde », je voudrais adresser un grand merci à Booky qui par son billet ne m’a pas laissé d’autre choix que d’avoir ce bouquin entre les mains. Merci Idil. Quel beau livre. Si riche en impressions, en ressentis. Quel étrange livre dont je vais avoir du mal à parler tant il remue des choses que l’on sait justes mais que la plupart d’entre nous enfouissent au plus profond de l’oubli. Un pas vers la résilience en ce qui me concerne? Allez savoir… L’histoire, le Kurdistan Irakien, un homme libéré après 21 ans d’emprisonnement à l’isolement dans une prison au cœur du désert. Un homme, un peshmerga qui s’est perdu au fil des différentes révolutions. Un homme qui part à la recherche de son fils né la veille de son arrestation. « Le dernier grenadier du monde » m’a dès le début fait penser à « Imaginer la pluie » de Santiago Pajares. Le ton, le lieu. Si par la suite les histoires vivent leur vie chacune de leur coté, elles ne sont jamais bien loin l’une de l’autre à travers les messages transpirant des métaphores qui peuplent les pages de Bakhtiar Ali. Les allégories suintent de poésie malgré la toile de fond plus que sombre qu’est la guerre. Quel sens donner à la vie, vivre caché pour être « heureux » ou se mettre à nu pour Exister, oser être envers et contre tout ou se fondre dans la masse, être transparent, fragile, en verre ou bien opaque, figé derrière le masque, vivre ou attendre la mort. Enfin tout un tas de questions à deux balles qui me plaisent bien même si je serai plutôt ascendant feignasse sur certains points du sujet. Non, pas facile de parler de ce bouquin. Peut être que le ressenti touche un peu trop à l’intime et que certains masques ont du mal à tomber même s’ils se fissurent parfois. Je ne sais pas pourquoi je suis si sensible aux écritures venant d’Afrique, du proche ou du moyen Orient alors que je suis hermétique à ce qui vient d’Asie ou des Etats Unis. Avec « Le dernier grenadier du monde » nous sommes en présence d’un conte, d’une fable, d’une parabole, d’un genre qui en règle générale m’ennuie profondément. Là, la magie opère sans le moindre effort. Ca ne s’explique pas, c’est. L’écriture de Bakhtiar Ali est belle, enfin elle me convient. Pour qui est un peu comme moi, c'est-à-dire très basique, la lecture peut parfois se révéler ardue. On oscille entre imaginaire et réalité, on se perd entre l’histoire de l’homme et celle de l’Homme et puis peu à peu (très vite en fait) on devient accro. C’est un peu l’histoire de chacun de nous qui se joue sous nos yeux, une histoire d’amour sensée relier l’humanité. J’espère que de futurs lecteurs iront chercher un peu de fraicheur à l’ombre du dernier grenadier du monde. Si l’ascension se mérite car le livre n’est pas forcément facile, la récompense est belle. J’encourage à aller lire les billets de Booky ou de viou 1108 par exemple qui expriment beaucoup plus clairement que moi ce que j’ai ressenti dans ce livre. https://www.babelio.com/livres/Bakhtiar-Le-dernier-grenadier-du-monde/1147670/critiques/2008153 https://www.babelio.com/livres/Bakhtiar-Le-dernier-grenadier-du-monde/1147670/critiques/1998742

Stelphique

Le 23/09/2019

Ce que j’ai ressenti: #9642;#65039;L’émotion à l’état brut. J’ai beaucoup hésité à faire cette chronique, parce que ce livre a été réveiller des émotions profondes à l’intérieur de moi et de mon imaginaire. C’est tellement puissant que ça me laisse un peu confuse pour raconter cette sensation. Ce livre t’envoie en méditation intense, dans un espace de solitude où pousse Le dernier grenadier du monde, et où la poésie éblouit tout le paysage. C’est de l’émotion à l’état brut. Un voyage à l’intérieur de soi, dans une intimité épurée, un temps d’arrêt pour repenser à notre place, maintenant, dans cet instant si court entre la vie et la mort. Un vide nécessaire, apaisant et riche. Un néant à atteindre. C’est vertigineux comme sensation, parce que tu te délestes de tout, comme Mouzaffar. Tu deviens Tout et Rien. L’infini et le néant. Et juste là, tu vois à travers les yeux de ce personnage, le dernier grenadier du monde, qui lui même, voit venir auprès de son ombre, les tourments des gamins de « rien », des enfants avec tout l’avenir devant eux, et une grenade de verre dans leurs mains…C’est sublime. « Heure après heure, son cœur se fracture davantage. Entre les éclats de verre de son cœur, les failles se creusent. Au lever du soleil, il s’endort au milieu du sang, de la pluie et des larmes et, dans son sommeil, il rêve d’un arbre qui a pour nom « le dernier grenadier du monde ». « #9642;#65039;A travers le verre… Ce roman extraordinaire, c’est l’histoire d’un homme qui cherche son fils après 21 ans de captivité, qui se cherche aussi, parce qu’il a tout laissé au désert et dans les murs de sa prison. C’est la seule chose qui lui reste de cet enfermement, l’espoir de trouver son fils. Toute l’ingéniosité de ce roman noir, c’est de ressentir un climat étouffant de guerre civile, de massacres et de violences extrêmes mais de ne jamais en voir la couleur, parce que Bakhtiar Ali, en mettant une telle force dans ces mots, une telle fantaisie dans ces métaphores, une telle magie dans son histoire, arrive avec délicatesse à t’épargner des scènes ignobles, pour ne garder que l’essentiel: la beauté. C’est renversant. Tu n’as que la grâce d’une plume brillante et l’élégance d’une poésie envoûtante pendant 300 pages. Ce livre, c’est la beauté. « Il existe deux sortes de secrets, ceux qui assombrissent le monde et nous aveuglent et ceux qui nous emmènent plus loin et plus profond. » #9642;#65039;Plus qu’un coup de cœur… Parce que cette lecture apporte une poésie venue d’ailleurs, une puissance de sérénité et la magie d’une belle histoire, ce livre va me marquer longtemps et je sais qu’il sera lu et relu…Parce que on ne peut se passer de beauté. Il y a parfois des coups de foudres, comme ça qui viennent te surprendre…Ça fait des étincelles en toi, des feux d’artifices même, et c’est juste incroyable. Que de richesse comma ça, à aller découvrir les lectures du monde. Mon premier essai avec la littérature kurde est un coup de cœur fulgurant! J’aimerai maintenant m’abriter auprès du dernier grenadier du monde, enfiler une robe blanche et chanter comme les sœurs Spi envers et contre tout, méditer et me réinventer en grain de sable, tenter de connaître les secrets de l’univers, perdre mon nom et le retrouver dans des légendes, jouer avec les clefs de Mohammad Delchoucha, ressentir l’énergie de la nature. C’est cela, oui, aller m’asseoir près de cet arbre extraordinaire, et essayer de saisir toute la beauté que Bakhtiar Ali nous fait passer dans ce roman très dense. « Oui, c’était le dernier grenadier du monde, sur ce sommet où la terre prenait fin et où commencer les vastes contrées magiques de Dieu. C’était un endroit qui faisait naître en toi une sensation infiniment étrange de finitude et d’infinitude à la fois. Ce grenadier avait poussé à la lisière de deux royaumes, le royaume de la vérité et le royaume de l’imagination, la terre de la réalité et le ciel des contes. » Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Bookycooky

Le 09/09/2019

Récemment lu, " le vieux jardin" débutait avec la libération d'un détenu politique en Corée du Sud aprés dix-huit ans de détention, le présent livre de même débute, avec celle d'un détenu politique kurde iraquien après vingt-un ans de détention dans le désert. Meme si le ton et le contexte sont totalement différents, le vécu est le même ("Le moment où la liberté à l'extérieur n'a plus de sens pour lui est le moment même où la prison lui donne une sensation de liberté."), et tous les deux cherchent un être cher qu'ils ont laissé derrière, à travers lequel ils espèrent retrouver leur chemin dans une vie interrompue par une longue captivité. Mouzaffar Soubhdam, l'homme libéré n'existe plus, sauf pour Yaqub, son supérieur dans l'armée kurde iraquienne, la personne pour qui il s'est sacrifié et a subi cette longue détention. Il est officiellement mort et ne figure sur aucun registre, dans un pays dévasté, où en l'occurrence l'on ne sait plus qui est qui. Libéré et ramené dans un palais de Yaqub, devenu l'homme puissant, il ne sait quoi en faire de cette liberté. En vingt et un ans de captivité dans le désert, s'étant acharné à tout effacer de la vie et des images de son court passé, il est resté à l'état d'un bijou pur. Alors que Yaqub, un être que la guerre et la politique ont totalement souillé, a la sensation d'avoir connu toutes les enveloppes de la vie sans en avoir compris ni la substance ni le sens. À travers Mouzaffar il voudrait posséder la beauté, la pureté et la sagesse, en bref, l'Essentiel. Il lui propose donc de rester dans ce palais, en sécurité, pour assouvir sa propre quête existentielle. Mais Mouzaffar brûle d'un seul désir, celui de retrouver son fils né peu avant son emprisonnement. La question fatale , "où est Saryas Soubhdam ?" va lui faire ouvrir la porte au déluge.... Parlant de déluge, cette histoire pleine de magie en porte plusieurs autres, dont celle des étranges soeurs Lawlaw et Chadarya Spi, "deux filles plus immaculées que la rosée", dont tombe amoureux Mohammad Delchoucha…par un soir de déluge, surfant sur les eaux. Et d'où sort-il celui là ? .....surtout qu'une autre figure, puis une seconde, puis...... de la première histoire va bientôt la croiser ....le tout raconté par Mouzaffar. Waouh , ça a l'air compliqué et c'est compliqué ! Le mot clé de ce récit est "verre", des grenades de verre, un coeur de verre, une maison en verre.....fragilité, celle de l'homme, et transparence, envie mortifère de clarté et de lumière, envie de fuir les ténèbres et l'aveuglement, dans un pays qui a perdu tout ses repères, où la mort ou la naissance arrive sans aucune logique, où tout est obscure et opaque, où l'homme est esclave de ses paires et où les femmes n'ont pas le statut de simple être humain; elles sont mères ou soeurs, anges ou putains, mais rien entre les deux. À travers ces récits métaphoriques entrelacés qui vont finir par n'en faire qu'un, l'auteur raconte L’Histoire compliquée et triste du Kurdistan iraquien, qui a connu plusieurs insurrections et une guerre civile, sans parler de l'occupation américaine où ironie du sort, ils les ont aidés. Ce livre étant écrit en 2002, et l'occupation américaine ayant eu lieu en 2003, l'auteur se réfère à une période antérieure, notamment à l'époque de Saddam et de ses armes chimiques. Aujourd'hui c'est une région autonome qui se trouve dans un pays dans un chaos totale, où se disputent d'obscures groupuscules soit disant religieux, soutenus par divers états étrangers, la Russie, les Etats-Unis, l'Iran, l'Arabie Saoudite.....bref divisé aussi entre eux, un pays devenu la putain du Moyen Orient. "La guerre a fait de nous des bêtes sauvages et des démons malfaisants…". Mais ce livre, c'est aussi, L'histoire de Saryas, "un homme sans Dieu qui brûle sur cette terre et se relève, qui est chassé et qui revient", L'histoire des “ garçons de verre, dans un pays de verre, qui vécurent à une époque de verre”, Et surtout une ode à la Vie et le manifeste d'une magnifique prise de conscience de l'absurdité du monde où nous vivons, et l'absurdité même du caractère de l'être humain toujours à la recherche de quelque chose et incapable de profiter de ce qui lui est à porté de main, la lumière, une lumière qu'il persiste à éteindre lui-même. Une merveille, Pour qui aime les histoires profondes qui se lisent à plusieurs niveaux, simplement sur la Vie et son essence et ses terribles et tristes réalités, Racontée avec une prose sublime où se mêlent réel et imaginaire,foisonnant de nombreuses réflexions existentielles. Coup de coeur ! C'est beau, émouvant, bouleversant ! “...c'était le dernier grenadier du monde, sur ce sommet où la terre prenait fin et où commençaient les vastes contrées magiques de Dieu....l'arbre de l'amitié, de la solitude et de notre bienveillance mutuelle.....qui avait poussé à la lisière de deux royaumes...la frontière entre le ciel et la terre… la frontière entre l'homme et Dieu… la frontière entre la vie et le rêve."

Kittiwake

Le 30/08/2019

Au coeur d’un Kurdhistan sauvage et défiguré par la guerre, Mouzzafar sort de vingt-et-une années de réclusion, vingt-et-une années de solitude dans le désert. L’ami qui le recueille tente de le dissuader de ses projets : partir à la recherche de son fils qu’il n’a connu que quelques jours. Cette quête le mène bien plus loin que de simples retrouvailles familiales, cheminant dans un pays qu’il ne reconnaît plus. C’est sur le ton de la parabole que Bakhtiar Ali nous convie à ce voyage initiatique guidé par trois grenades de verre, fragiles et sacrées. Les récits se mêlent, les mirages altèrent la réalité, les personnages prennent des allures d’allégories, et pourtant c’est le quotidien d’un pays en guerre, absurde et aveugle, qui se dessine sous nos yeux de lecteurs. La poursuite obstinée du sens conduira le voyageur vers l’Europe, La lecture est exigeante et nécessite une attention soutenue, mais la mélodie des phrases crée une ambiance onirique, soutenue par le chant envoutant des soeurs vêtues de blanc et liées par un pacte éternel.

viou1108

Le 29/08/2019

Mouzaffar est un ancien officier des peshmergas (la branche armée du mouvement national kurde en Irak). Emprisonné pendant 21 ans dans le désert, il n'a jamais connu son fils Saryas, né quelques jours avant son arrestation. A sa libération, il n'a de cesse de le retrouver. Mais le pays qu'il connaissait n'existe plus, dévasté par la guerre interminable que se livrent les combattants kurdes et l'armée irakienne. Lors de sa quête, il fait la connaissance de quelques personnages étranges, voire fabuleux, tous plus ou moins prisonniers, qui d'une forteresse ennemie, qui de son corps, d'un désir d'amour, ou d'un pacte d'amitié intangible. Chacun d'eux a quelque chose à révéler à propos de Saryas, l'insaisissable. Mouzzafar découvre aussi l'existence de trois grenades de verre qui, comme les cailloux du Petit Poucet, lui montreront un chemin, ainsi que celle du dernier grenadier du monde, un arbre au sommet d'une montagne, sous lequel sont enfouis des rêves impossibles. Peu à peu, il reconstituera par bribes l'histoire de son fils, cet être multiple, et de ce qui lui est arrivé, ou pas, ou pas encore, et il connaîtra dans sa quête des moments cruels, beaux, et encore plus cruels. "Le dernier grenadier du monde" est un roman envoûtant qui vous emmène dans sa trame sinueuse au fil d'une imagination digne des Mille et Une Nuits. C'est un conte oriental poétique et puissant, marqué par les souffrances de la guerre et par la folie des hommes qui sépare les pères de leurs enfants. Il faut lâcher prise et se laisser porter par la plume de l'auteur et plonger dans un imaginaire riche, teinté de réalisme magique. Une plongée longue, parfois ardue, mais fascinante et bouleversante, qui explore les récifs où affleurent la vie, la mort, la séparation, la beauté, la trahison, la violence, le pouvoir, le désespoir et la liberté. En partenariat avec les Editions Métailié.