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Vue sur le port

de Elizabeth Taylor , date de sortie le 06 avril 2002
Avant la guerre, le petit port du sud de l'Angleterre était une vraie station balnéaire ; aujourd'hui tout le monde s'ennuie, on parle du bon vieux temps et on attend les vacanciers. La vie rétrécie,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Avant la guerre, le petit port du sud de l'Angleterre était une vraie station balnéaire ; aujourd'hui tout le monde s'ennuie, on parle du bon vieux temps et on attend les vacanciers. La vie rétrécie, fondée sur des «surveillances» et des ragots, des mensonges et des malentendus, est subtilement décrite. Les faux bonheurs et les vraies angoisses, les relations entre parents et adolescents, tout l'intérêt et la beauté de l'oeuvre d'Elizabeth Taylor sont là ; avec, peut-être, une attention particulière pour le personnage de Beth, romancière peu sûre d'elle-même et femme «aveugle». Est-elle un double imaginaire ou réel de l'auteur ?

Caractéristiques

Titre Vue sur le port
Traducteur Geneviève Doze
Collection Rivages-Poche
Editeur Rivages
Date de parution 06 avril 2002
Nombre de pages 363 pages
Dimensions 17,00 cm x 11,00 cm
Poids 235 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-7436-0934-6 - 9782743609344

4/5

CaroleDetain

Le 14/10/2017

VUE SUR LE PORT de Elizabeth Taylor : Beth Cazobon , l’un des principaux l’un des personnages principaux du roman est à mon goût une personne charmante. Elle est peut-être une forme de double de l’auteur. En effet , comme Elizabeth Taylor, Beth est mariée (son mari est médecin). Elle a deux enfants. Elle écrit. Le lecteur se sent proche d’elle. Elle respire grâce à l’écriture. L’on se demande comment elle supporterait sa vie de famille si elle n’écrivait pas. Elizabeth Taylor a tout au long de ses romans développé un même thème : l’opposition entre le rêve (ou la création ou l’imagination ou encore l’écriture) et la vie elle-même. Elle adopte parfois un point de vue relativement neutre. Parfois au contraire elle peut se montrer critique envers le personnage (toujours une femme) qui hésite entre rêve et réalité. Elle adopte notamment cette dernière attitude dans le roman ANGEL, où la protagoniste est entraînée vers son univers onirique de façon si exclusive qu’elle a tendance à ne pas voir la réalité autour d’elle, à faire preuve d’un égoïsme évident et se montrer destructrice. Dans un autre roman, UNE PARTIE DE CACHE-CACHE, la protagoniste mène une vie de famille, avec mari et enfant, mais elle a le sentiment que l’essentiel de la vie se passe ailleurs, dans son imagination, en lien avec un amour de jeunesse. Dans VUE SUR LE PORT, le rêve et l’imagination (ici la création littéraire) apparaissent indispensables, des façons de survivre en réalité. Le lecteur perçoit que, dépourvue de création littéraire, la vie domestique, d’épouse et de mère de Beth serait singulièrement ingrate en dépit de l’amour qu’elle porte à son mari et à ses filles. Ce débat intérieur la rend attachante. À tout moment elle se demande : ai-je droit d’écrire ? Ou plutôt : j’écris, cela m’est indispensable , mais quelles sont les conséquences sur ma vie de famille ? Beth est entourée d’une multitude d’autres personnages, les habitants du village. VUE SUR LE PORT apparaît comme un «roman tableau » qui peint toute une communauté en bord de mer. Bertram, un vieil homme, peintre amateur, qui se nourrit de la vie des autres, légèrement individualiste, l’amie intime de Beth, Tory, jolie et séductrice, la femme paralysée, commère et abusive envers ses deux filles , Lily, veuve qui ne supporte pas la solitude , Robert, le mari de Beth, courageux , travailleur infatigable et responsable mais qui a besoin lui aussi de rêve et d’intensité dans sa vie, Prudence, la fille aînée du couple qui observe le monde, Steevie, la dernière fille, une enfant qui apporte la joie , l’originalité : c’est une enfant ! Chaque personnage est touchant , profond , parfaitement ciselé. Je me suis régalée à partager la vie de ce village pendant quelques jours, les quelques jours que durent les vacances de Bertram. VUE SUR LE PORT est le deuxième roman écrit par Élisabeth Taylor (après CHEZ MRS LIPPINCOTE). On peut remarquer que ses derniers romans ont pour protagoniste des hommes et des femmes âgées, vivant souvent dans des hôtels (MRS CLAREMONT, HOTEL PALEFREY) et s’acheminant, inquiets et solitaires, vers le terme de leur vie. Ses premiers romans au contraire décrivent des vies conjugales et familiales, avec la présence des enfants et les responsabilités qui s’ensuivent, souvent difficiles à assumer. C’est ainsi qu’Elizabeth Taylor nous peint des personnages à tous les âges de la vie, ces âges correspondants aux périodes où elle a écrit ses romans. Comme Beth, elle n’a pas cessé d’écrire, peut-être pour s’offrir, de même que Beth, une plus ample respiration dans sa vie…

majolo

Le 03/01/2017

Le décor est un petit port anglais où on croise Bertram Hemingway, retraité de la Royal Navy et aspirant peintre qui aimerait épouser Tory. Tory, est une belle jeune femme, divorcée et indépendante, maîtresse du docteur, lui-même marié à Beth. Beth est la meilleure amie de Tory, auteure de romans à l'eau de rose et mère de deux filles. L'aînée, Prue, tout juste sortie de l'enfance, épie les adultes avec dégoût....Sous l'apparente douceur des jours, couvent les drames et les rancœurs. cJ'ai retrouvé dans ce roman d'Elisabeth Taylor tout ce que j'avais aimé dans ceux lus précédemment, "Partie de Cache cache", "Une saison d'été" ou encore le recueil de nouvelles "Cher Edmund": Une écriture soignée, une ambiance feutrée typiquement british dans laquelle des personnages révèlent leur passions, leur solitude et leurs espoirs déçus. Elisabeth Taylor est un écrivain de grand talent, que j'apprécie beaucoup.

LePamplemousse

Le 25/06/2013

Bertram Hemingway est un retraité de la marine venu se reposer un moment dans un village anglais dans le but de peindre. C'est par lui que nous découvrirons toute une galerie de personnages atypiques. Il nous fera faire la connaissance de Tory, très belle femme divorcée mais toujours amoureuse de son mari, nous apprendrons à connaître Lily Wilson, une veuve qui passe ses soirées au pub à boire de la bière alors qu'elle déteste ça plutôt que de rester seule chez elle, nous rencontrerons également Beth, la femme du médecin, qui est aussi et avant tout écrivain, elle consacre d'ailleurs d'avantage d'attention à ses personnages qu'à sa propre famille....Nous passerons quelques soirées au pub avec des vieux messieurs pas très causants, nous irons rendre visite à une femme invalide et franchement sarcastique... Bertram se promène tout au long du roman, il déambule dans les rues, admire les vieux bâtiments, le musée de cire désert, le parc d'attraction désormais fermé, la boutique de la médium et la brocante où tout est désuet...et il parle aux uns, aux autres, comme un lien entre toutes ces solitudes. Ce n'est pas un roman trépidant, il ne s'y passe au fond pas grand chose mais l'écriture simple et juste nous permet d'apprécier ces quelques jours passés en compagnie de gens attachants avec lesquels on aurait envie de faire un petit bout de chemin.