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Les profanateurs

de Michael Collins , date de sortie le 23 mars 2002
Etats-Unis. Frank Cassidy apprend l'assassinat de son oncle qu'il considérait comme son père après la mort de ses parents dans l'incendie de leur maison. L'oncle avait alors tenu Frank, qui n'avait que cinq... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Etats-Unis. Frank Cassidy apprend l'assassinat de son oncle qu'il considérait comme son père après la mort de ses parents dans l'incendie de leur maison. L'oncle avait alors tenu Frank, qui n'avait que cinq ans, comme responsable. Le décès de cet oncle est le prétexte pour un voyage de retour vers l'enfance, vers le traumatisme de la perte de ses parents et de sa culpabilité.

Caractéristiques

Titre Les profanateurs
Traducteur Jean Guiloineau
Editeur Bourgois
Date de parution 23 mars 2002
Dimensions 20,00 cm x 12,00 cm
Poids 495 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-267-01624-9 - 9782267016246

3/5

demro

Le 10/12/2016

N'ouvrez pas ce livre comme un policier comme le suggère le commentaire en 4ème de couverture car bien sûr vous découvrirez "qui est où homme dans le coma ? Qui a allumé l'incendie(...)", mais cette intrigue n'est pas le sujet majeur de ce livre dans lequel le développement personnel des deux personnages principaux prend une place essentielle voire efface tout le reste. J'ai beaucoup aimé la première partie du roman, road trip de deux êtres hors normes accompagnés de leurs deux étonnants garçons. La deuxième moitié tombe complètement à plat. On attend des révélations qui ne viennent pas et on termine le dernier chapitre avec la sensation de s'être trompé de route ou d'être allé voir le mauvais film.

Corboland78

Le 30/08/2013

Michael Collins est un romancier irlandais, né en 1964. Il débute ses études en Irlande avant de les poursuivre aux États-Unis, où il décroche son doctorat à l'Université de l'Illinois (Chicago). Il s'engage dans l'écriture, ce qui lui vaut les éloges de la critique et du public. Son style est rapidement apprécié et son premier roman, La filière d'émeraude, est salué par le New-York Times qui le considère comme l'un des ouvrages les plus remarquables de l'année 1993. Les profanateurs, paru en 2002, est le troisième de ses cinq romans traduits chez nous. Année 1978, en lisant le journal, Frank Cassidy apprend l’assassinat de l’oncle qui l’a élevé et qu’il considère comme son père. Lorsqu’il n’avait que cinq ans, ses parents sont morts dans l’incendie de leur maison et l’oncle l’en a rendu responsable. Frank et Honey vivent très médiocrement dans le New Jersey avec deux enfants, leur fils cadet Ernie et Robert Lee un adolescent enfant d’un premier lit entre Honey et un assassin condamné à mort, attendant l’application de sa sentence. Ils partent pour le Michigan, là où habitait l’oncle, pour essayer de récupérer l’héritage. En volant des voitures et de l’argent, la famille arrive à Green Bay, au Nord du Michigan, et s’installe dans une pension de famille. Entre temps, l’assassin a tenté de se pendre, depuis il est dans le coma et l’on découvre qu’il s’agit de Chester Green, un homme qu’on croyait mort. Franck va tenter de démêler le pot-au-noir. Parenthèse : Pour moi qui ne connaissait ni l’auteur, ni ce bouquin, la première surprise immédiate c’est que cet ouvrage classé dans la section « romans » de ma bibliothèque municipale, est écrit et se lit comme un véritable thriller. Quels critères font qu’un livre est dans l’une ou l’autre catégorie, dans ce cas, je ne sais pas. Sauf une volonté de l’auteur ou de l’éditeur pour se positionner sur le marché le plus porteur, que ce soit financièrement, ou intellectuellement en considérant le thriller comme un sous-genre littéraire peu valorisant ? Fin de la parenthèse. Michael Collins a pris Franck comme narrateur, option la plus astucieuse car nous apprendrons au cours de la lecture qu’il a un passé psychiatrique chargé, témoin de la mort de ses parents il ne se souvient plus de rien, ce qui place le lecteur dans une position difficile. Doit-il prendre pour argent comptant ce que lui raconte Franck ou bien ce roublard de Collins le mène-t-il en bateau ? Je ne vous en dirai rien bien entendu et je ne m’étendrai pas davantage sur l’avancée de l’enquête haletante et dont on pressent l’issue dramatique. L’écrivain nous offre un magnifique roman, tant sur l’aspect thriller comme nous venons de le voir, que pour tout le reste et ce n’est pas rien. Au-delà de l’aspect psychologique de Franck, le voyage introspectif qu’il va devoir entreprendre pour retrouver ce que ses yeux d’enfant ont préféré oublier, n’ayant pu se le cacher, il y a les rapports difficiles entre lui et sa femme ou encore avec Robert Lee, le fils de sa femme. Comme un pavé jeté dans la mare, le roman crée des cercles excentriques qui sont autant de niveaux de lecture. L’intrigue, les caractères des personnages, mais encore les réflexions de l’auteur sur cette Amérique profonde, un peu à la dérive, trainant toujours ses séquelles de la guerre au Vietnam, rivée devant sa télé diffusant en boucle des séries ou des programmes scandés par des applaudissements préenregistrés. L’Histoire, la mémoire, sont les thèmes centraux. Michael Collins adopte néanmoins un optimisme mesuré, confiant en l’Homme mais pas béat pour autant, « le goût du sang survit à l’éducation, malgré nos efforts pour nous civiliser. » Thriller ou roman qu’importe, un excellent livre.

Woland

Le 31/05/2008

The Resurrections Traduction : Jean Guiloineau Ce roman, qualifié par la majorité des critiques de "chef-d'oeuvre", est une terrible déception. Nous parlions plus haut de l'ambiance, plus proche de l'Irlande et de ses brouillards, que de la cohue américaine, que sait faire régner Michael Collins. Eh ! bien, justement, dans "Les Profanateurs" - pourquoi ce titre, d'ailleurs, qui me semble aussi idiot que celui donné par la distribution française à un film-culte des années cinquante : "Body Snatchers" en anglo-américain, rebaptisé donc "L'Invasion des Profanateurs de Sépultures" (!!!!), j'avoue ne pas avoir compris - cette ambiance se signale par son absence. Tout, là-dedans, est à la sauce américaine puissance 1000 - et c'est affreux parce qu'on n'y croit pas une seconde. L'Amérique profonde, la petite ville endormie, les hamburgers et la route, la route ... (un bon tiers du livre n'est que route, ponctuée par les états d'âme du narrateur-héros), des personnages stéréotypés ... une horreur, je vous dis ! Le pire, c'est le style. Le ton du héros, d'abord. Celui-ci parle un langage hyper-familier mais dans sa tête, il donne plutôt dans le langage soutenu : à croire qu'il est schizophrène. En tous cas, ça déconcerte bigrement le lecteur. De plus, pour des raisons obscures, vous ne pouvez pas lire, dans les dialogues, trois lignes de texte apostrophant ou s'adressant directement audit héros - je vous donne son nom : Franck Cassidy - sans que, immuablement, avec une régularité d'horloge obsédée, son interlocuteur ne lui assène : " ... Franck ... Franck ... Franck ..." Au début, j'ai tenté de voir si cette habitude, qui était peut-être voulue comme un tic de langage appliqué à certains personnages issus d'un milieu populaire, disparaissait avec l'élévation dans le milieu social et intellectuel. Mais non ! Le Pr Brown, universitaire et scientifique d'un excellent niveau, fait pareil : Franck par-ci, Franck par-là. C'est épouvantable et difficile à s'imaginer : à la fin du roman, il me semblait que ces "Franck" tambourinaient encore dans mes oreilles, cherchant à tous prix à squatter ma pauvre cervelle. Le pire, c'est que le léger agacement que j'avais ressenti au tout début du livre s'était mué en grande, en vraie colère. L'intrigue ? ... Ah ! L'intrigue ... Entre tous ces Franck, difficile d'entendre sa voix d'anémique. Mais enfin, disons que Cassidy apprend par le journal que son oncle, Ward, qui l'avait élevé après la mort de ses parents dans un incendie mystérieux, a été assassiné. Du coup, il décide de retourner dans la petite ville où il est né. Il emmène toute sa famille avec lui et finit par dénicher un petit travail sur le campus. Le meurtre de son oncle ayant réveillé en lui un certain nombre de questions - qui était à l'origine de l'incendie ? pourquoi son oncle affirmait-il qu'il en était responsable ? pourquoi, au contraire, le Pr Brown, qui avait soigné le jeune Franck en utilisant l'hypnose, pensait-il le contraire ? ... etc ... etc ... J'aimerais pouvoir vous dire que la fin des "Profanateurs" m'a au moins éclairée sur tout cela. Mais en fait, pas vraiment. Ce que je me suis dit, en refermant ce livre, ce fut : "Beaucoup de bruit pour rien ..." ;o)