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Black album

de Hanif Kureishi , date de sortie le 09 octobre 1997
Ce roman constitue une sorte de pendant au «Bouddha de banlieue», avec ses évocations du Londres nocturne et souterrain et un héros naïf et comique, Shahid, écartelé entre la luxure et la pauvreté... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Ce roman constitue une sorte de pendant au «Bouddha de banlieue», avec ses évocations du Londres nocturne et souterrain et un héros naïf et comique, Shahid, écartelé entre la luxure et la pauvreté musulmane, entre la femme pécheresse et l'imam vertueux.

Caractéristiques

Titre Black album
Collection 10-18
Editeur 10-18
Date de parution 09 octobre 1997
Nombre de pages 368 pages
Dimensions 18,00 cm x 10,00 cm
Poids 230 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-264-02525-5 - 9782264025258

3,5/5

Gamelllle

Le 07/10/2015

Shahid, un étudiant Londonien et Pakistanais fait simultanément la rencontre de Riaz son voisin et de Deedee sa prof de fac . L'un est musulman extrémiste actif et l'autre est une féministe convaincue ouverte à toutes expériences nouvelles, surtout lorsqu'elles inclues drogue, musique et sexe. A priori, ce sont deux exacts opposés. Et pourtant, c'est entre ces deux univers que va se déchirer Shahid durant tout le roman: entre religion et amour. D'un côté, Riaz, son frère qu'il respecte, son modèle qu'il admire et de l'autre Deedee, cette femme qui lui fait découvrir tant de choses , dont il est amoureux et avec qui il partage la passion de la musique et de la littérature. Passion strictement prohibée puisque inutile et décadente du côté de Riaz. Shahid va tenter en vain de tirer de chaque côté pour faire bouger les limites de chaque partie . Reniant tour à tour chacun lorsqu'il se trouve avec l'autre, jusqu'au choix final inévitable et qu'il devra faire seul. Ce roman nous plonge dans les milieux islamistes radicaux au moment de l'affaire Rushdie. J'ai trouvé que ce récit était beaucoup dans la dualité, aussi bien comme dit précédemment dans les fréquentations de Shahid que dans d'autres aspects. Par exemple, Shahid a choisi de quitter sa famille afin de poursuivre ses études en littérature, ce qui le passionne, mais se voit sans cesse rattraper par une forme de culpabilité de ne pas être plus présent auprès des siens depuis le décès de son père.Pourtant cette même famille, son père y compris, n'a jamais été tendre avec lui. Son père comme son frère l'humiliant régulièrement pour ses centres d'intérêt pas assez virils à leur goût, tandis que sa mère et sa belle-soeur le considérait comme un bon à rien. J'ai trouvé que ce roman, finalement traitait beaucoup de l'émancipation du personnage principal: émancipation du carcan familial, puis au travers des choix de vie que Shahid va devoir faire, le personnage évoluant énormément du début à la fin du roman. Enfin, l'écriture de Hanif Kureishi nous fait ressentir comme un sentiment d'urgence et de tension tout au long du récit. On se sent plongée au cœur de l'action, en attente de ce qui va se passer. le rythme m'a paru s'accélérer au cours de l'histoire comme une avancée vers une fin que l'on sait inéluctable. A lire pour réfléchir.

nath45

Le 20/08/2015

Dans ce roman qui a pour décor Londres, nous faisons la connaissance de Shahid jeune pakistanais étudiant dans une université de seconde zone, il est fan de Prince et de littérature. Il a pris des distances avec sa famille pour ne pas intégrer l’entreprise familiale. Sa vie va basculer lors de sa rencontre avec son voisin de chambre, Riaz, un pakistanais comme lui mais dont les passions ne sont pas les mêmes, lui est tourné vers la religion, il est plutôt musulman intégriste. Shahib va être pris entre sa passion pour la littérature, une de ses profs Deedee dont il tombe éperdument amoureux et avec qui il entretient des relations secrètes, la musique, la drogue et la religion que lui font découvrir ses nouveaux amis, la prière à la mosquée, les interdits, les rencontres. Il va prendre conscience qu’il doit faire un choix lorsque ses amis brûlent le roman de Rushdie « les versets sataniques », ce choix sera douloureux pour lui. L’auteur a une écriture directe, c’est rythmé, je n’ai pas trouvé de longueurs, parfois un peu cru, il connait bien son sujet sur la difficulté de s’intégrer, la recherche de son identité et la manière insidieuse des extrémistes à endoctriner. Ce qui est bien avec la littérature c’est qu’un livre donne envie d’en découvrir un autre donc je vous laisse car « les versets sataniques » m’attendent.