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Americanah

de Chimamanda Ngozi Adichie , date de sortie le 07 novembre 2019
Americanah

« Mes cheveux épais et naturels feraient leur effet si j'avais un entretien pour être chanteuse dans un orchestre de jazz, mais il faut que j'aie l'air professionnel pour cet e... Lire la suite
 

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La fiche détaillée

Résumé

Americanah

« Mes cheveux épais et naturels feraient leur effet si j'avais un entretien pour être chanteuse dans un orchestre de jazz, mais il faut que j'aie l'air professionnel pour cet entretien, et professionnel signifie avoir les cheveux raides. S'ils devaient être bouclés, il faudrait que ce soit des boucles de Blanche, souples, ou au pire des anglaises, mais jamais des cheveux crépus. »

Caractéristiques

Titre Americanah
Traducteur Anne Damour
Collection Folio
Editeur Gallimard
Date de parution 07 novembre 2019
Nombre de pages 684 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 376 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-286748-4 - 9782072867484

4/5

jeranjou

Le 06/02/2015

#9835; «Vois-tu mon chéri, pour te plaire j'ai fait quelque chose de bien gentil, j'ai fait ce que font toutes les femmes en c'moment pour être tout à fait dans l'mouv'ment». Elle enleva gentiment son chapeau et stupéfait, je m'aperçus tout aussitôt qu'elle s'était fait couper les ch'veux #9834; Comme l’évoque cette vieille chanson de 1924, la coupe de cheveux, façon américaine tout de même, s’avère être le fil rouge de ce roman nigérian titré « Americanah ». Précisant tout de suite que je suis un homme et que moins je passe de temps chez le coiffeur mieux je me porte, comment se fait-il que je veuille découvrir à ce point une histoire qui se déroule pendant des heures dans un salon de coiffure ? Bien sûr, c’est ma soif de curiosité sur le Nigéria qui m’a guidé sur ce livre… Par exemple, je sais comme bon nombre d'entre vous que les joueurs de football du Nigéria portent des tuniques vertes et qu’ils sont surnommés « les Super Eagles » ou bien encore que la secte Boko Haram sème la terreur dans le nord du pays. Mais saviez-vous que la capitale de ce géant d’Afrique de plus de 177 millions d'habitants et première puissance économique du continent s’appelle "Abuja" ? Connaissiez-vous le président nigérian qui doit surement avoir beaucoup plus de chance avec la météo que le notre ainsi nommé Goodluck Jonathan ? Vous n’étiez pas au courant. Moi non plus je l’avoue. Et je n’avais jamais entendu parler de ce livre et de cette auteure nigériane il y a encore un mois. Pour tout dire, je n’aurais jamais croisé la route d’Ifemelu, l’héroine d’Americanah si je n’avais pas été invité à participer à une rencontre avec « Chimamanda Ngozi Adichie », cette magnifique écrivaine nigériane (dans tous les sens du terme) qui partage actuellement sa vie entre Lagos et New York. Qui plus est, ce roman n’est à proprement parlé un livre sur le Nigéria mais sur les « Americanah ». C’est ainsi que l’on surnomme les nigérians qui ont tenté l’aventure dans le pays de l’oncle Sam avant de revenir au Nigéria pour faire fortune ou réaliser leurs rêves les plus fous. Comme quoi, moi qui adore les romans américains, je n’ai rien perdu au change… C’est ainsi que, Ifemelu une jeune femme nigériane, décide de quitter le Nigéria pour effectuer ses études aux Etats-Unis, pensant retrouver dans quelques mois son petit copain, Obinze, impatient de la rejoindre avant de régler quelques problèmes administratifs habituels. Mais rien ne va se passer comme prévu et Ifemelu va traverser les pires difficultés pour d'abord survivre dans ce nouvel environnement et par la suite, réussir à s’adapter au style de vie américain. Plus dur encore, Ifemelu va découvrir pour la première de sa vie qu’elle est noire. Noire au milieu d'une société faite pour les blancs… Dénonçant à la fois le racisme et la difficulté de s’intégrer aux Etats-Unis pour un noir, Chimamanda Ngozi Adichie pioche à travers ses expériences personnelles, celles de sa famille ou de ses amis le substrat indispensable pour brosser le portrait de l’Amérique vis-à-vis des immigrés africains et plus généralement de la population noire. A la fois engagé et plein d'humour, ce roman fait la part belle à une histoire d’amour impossible dont on ne connaîtra l’issue qu’à la toute fin du livre. A ce sujet, la principale critique que j'objecterais, concernant ce livre par ailleurs remarquablement bien écrit et particulièrement intéressant, est justement cette trop longue attente. Comme l’héroïne du livre, j’ai eu l’impression d’attendre des plombes dans ce salon de coiffure et de me priver ainsi d’une fin plus aboutie et beaucoup moins concise que celle proposée. Je voyais les pages défiler et décomptais les pages restantes un peu affolé. Plus que 200 pages… Plus que 100 pages… Plus que 50 pages… Ouf enfin ! Quoi qu’il en soit, que vous ayez les cheveux en bataille, en brosse, au bol, au carré, en triangle, en losange, tressés, ondulés, frisés ou lissés que sais je, n’hésitez pas une seule seconde à découvrir cet excellent ouvrage de Chimamanda Ngozi Adichie dont la signature manuscrite restera gravée à tout jamais dans mon exemplaire offert par Gallimard. Merci encore à Babélio et bon vol pour votre prochain voyage inoubliable au Nigéria et aux Etats-Unis ! Ps : Petite remarque au passage, j'ai l'impression d'appartenir à une espèce en voie de disparition, voire d'extinction lorsque que l'on comptabilise le nombre d'hommes qui étaient présents dans la salle par rapport au nombre de femmes ! Il ne manquerait plus que je finisse dans un zoo pour lecteurs...

Epictete

Le 28/01/2015

Ce livre est le second roman publié par Chimamanda Ngozi Adichie, auteur qui vit au Nigéria après un séjour aux Etats-Unis pour ses études. Autant dire tout de suite qu’avant cette opération entre Babelio et les éditions Gallimard, je n’avais jamais entendu parler d’elle. Découverte donc ! D’autant que cette lecture était accompagnée d’une rencontre avec l’auteur qui a permis d’éclairer bien des points de ce récit. Découverte d’un auteur bien sur, mais également découverte d’une œuvre, d’un travail, d’un style particulier, d’audaces que nous ne nous permettons plus. Ce livre décrit le parcours de deux jeunes Nigérians d’un niveau social plutôt privilégié (Enseignants, universitaires…) conduits à l’immigration par la situation de leur pays, et particulièrement d’Ifemelu, une jeune femme . qui part faire des études aux Etats-Unis. Son ami d’enfance (Voire un peu plus….), Oblinze part lui de son côté en Angleterre. Il reviendra comme nombre de ses congènères faire fortune au Nigéria. On peut rappeler à cette occasion que ce pays est politiquement peu stable (C’est un doux euphémisme) et que la moyenne démographique actuelle est de six enfants par femme. Acceder à une position sociale plus importante est donc à la portée de ceux qui ont eu d’autres modèles et reviennent avec des Savoir-Faire. Après une intégration à la société Américaine notamment par les livres et la tenue d’un blog destiné aux Africains en Amérique, Ifemelu va traverser une sorte de crise existentielle (comme cela arrive à bien d’autres) et remettre en cause sa situation. En effet, après une phase d’Américanisation à marche forcée (mode de vie, accent américain….) elle va décider de reprendre son identité Africaine et de rentrer au pays, retrouver ce et ceux qu’elle y avait laissé. Elle retrouve alors son identité réelle. C’est en fait l’histoire simple de deux jeunes gens amoureux, séparés et qui auront vécu des aventures banales… et pourtant pas aussi simples. Mais c’est surtout l’occasion de parler franchement du ressentit des déracinés, en fait du racisme. Ce n’est pas l’acte raciste odieux dont il est sujet ici, mais bien du racisme au quotidien, celui qui s’installe insidieusement dans nos cultures, dans nos pensées et qui, sans éclat influence notre façon de voir la société. (Il n’y a par exemple plus de noirs en France : Il y a des blacks !) J’ai beaucoup aimé ce passage dans lequel Ifemelu explique s’être rendu compte qu’elle était noire à l’aéroport aux Etats-Unis. En effet à son départ, tout le monde était noir et il n’y avait pas de différence en termes de couleur de peau. Les choses n’existent que parce qu’elles ont un contraire. Un thème est récurent dans ce livre : les cheveux comme élément de différenciation entre les personnes, entre les blancs et les noirs. Cheveux crépus, lisses, droits, tombants, bruns blonds ou roux…. Ce n’est pas un hasard si le livre commence dans un salon de coiffure où Ifemelu va passe six heures à se faire tresser les cheveux, et aura ainsi le temps de passer ses expériences de vie en revue. Ce qui m’a le plus surpris dans ce livre, c’est la franchise avec laquelle sont abordées les notions de race, de différence culturelle, sociétales, etc. On a tout à coup l’impression qu’en France aborder ainsi ces sujets aurait conduit à des polémiques tenaces. C’est à travers une peinture de l’Afrique et de sa culture, de l’Amérique et de ses travers que sont abordés la plupart de nos problèmes de société. L’histoire d’Ifemelu et d’Oblinze, bien qu’en grande partie basée sur l’expérience personnelle de l’auteur, n’est en fait qu’un prétexte à un regard sociologique de notre monde. Chimamanda Ngozi Adichie aborde librement la notion de race et refuse de se cacher derrière une pseudo uniformisation de tous les êtres. Elle accepte les différences et les respecte. Elle nous livre en tout cas un livre drôle, rythmé, dense et qui conduit le lecteur à la réflexion Très jolie découverte, donc !