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Speed queen

de Stewart O'Nan , date de sortie le 05 janvier 1998
Marjorie aime tout ce qui va vite - «fast food, fast cars». Elle tombe amoureuse de Lamont parce qu'il partage son goût pour les bolides ; et ce n'est sans doute pas un hasard si Natalie, son amante, est... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Marjorie aime tout ce qui va vite - «fast food, fast cars». Elle tombe amoureuse de Lamont parce qu'il partage son goût pour les bolides ; et ce n'est sans doute pas un hasard si Natalie, son amante, est serveuse dans un diner. Lors d'une virée sur la Route 66, ce trio dévastateur glisse dans la grande délinquance. Un hold-up qui tourne mal, un braquage qui se transforme en tuerie, c'est le début d'une dérive qui s'achève par la mort de Lamont, l'arrestation des deux filles et la peine de mort pour Marjorie.

Enfermée dans sa cellule, dans le «couloir de la mort», Marjorie attend l'heure de son exécution. Avant de mourir, elle adresse à Stephen King - le seul écrivain qu'elle ait jamais lu - une cassette contenant ses confessions, en espérant qu'il en tirera un best-seller.

Si son histoire nous fascine, c'est qu'à travers le regard de Marjorie une Amérique à la fois étrange et familière se dévoile. Un pays d'enfants perdus, armés jusqu'aux dents, qui ne voient aucun mal à s'envoyer en l'air de toutes les manières possibles. Un pays où le culte de la célébrité est devenu une nouvelle religion, et où la morale dominante oscille entre l'univers des séries TV les plus brutales et les films de Walt Disney.

Caractéristiques

Titre Speed queen
Auteur Stewart O'Nan
Traducteur Philippe Garnier
Date de parution 05 janvier 1998
Nombre de pages 278 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 305 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-87929-118-6 - 9782879291185

4,7/5

Stockard

Le 23/05/2018

Marjorie, elle a deux trucs pour elle : elle est américaine et elle est blanche. Voilà, c'est à peu près tout. le reste est plutôt merdique : elle est pauvre, elle est sous-éduquée et à l'heure où on fait sa connaissance, elle passe le temps comme elle peut dans le couloir de la mort d'une prison de l'Oklahoma. Pas grand chose à faire donc à part regarder la télé de temps en temps et espérer que le téléphone sonne. Elle pourrait lire un peu, ça aiderait sûrement mais la littérature c'est pas son truc, ou presque pas, elle n'a lu et ne connait qu'un seul auteur : Stephen King. Mais là attention, quand elle ouvre un de ses chefs-d'oeuvre, pas question de simplement survoler l'histoire, non, par coeur qu'elle connait sa biblio au maître. Bon jusque là, rien de particulier (si on considère qu'attendre de se faire griller la couenne sur du 2000 volts soit quelque chose d'ordinaire) sauf que voilà, un beau jour Stephen King entend parler d'elle et, décidé à écrire son histoire, lui envoie un questionnaire de 114 questions auxquelles Marjorie va s'atteler à répondre du mieux possible tout en surveillant l'horloge, son exécution étant prévue pour la nuit suivante. Et c'est à travers cette centaine de questions, ou plutôt à travers les réponses qu'elle y apporte qu'on apprend qui elle est, born raised dans l'Amérique qu'on cache quand on veut l'exporter, le portrait typique de la white trash à la Aileen Wuornos, le nombre de crimes en moins. Alors, elle nous raconte ses mauvais choix, ceux qu'elle a fait et les autres, ceux que sa position ne lui permettait pas de discuter. Et puis sa rencontre avec Lamont Standiford, mauvais garçon amoureux de petits bolides, qui lui savonne la mauvaise pente sur laquelle elle avait déjà fait quelques pas, et puis c'est parti, la Balade Sauvage, Mickey Mallory... Avec ces deux-là, ce ne sont pas les références qui manquent. Stewart O'Nan, en plus de rendre hommage au King nous défile tout le catalogue redneck de la vie de combines toujours fumeuses, des fast-foods graisseux, des 7-eleven... L'Amérique qu'il connait sur le bout des doigts et que son talent de conteur nous retransmet intact, tellement qu'en refermant (à regret) ce livre, on cherche d'où peut venir cette odeur d'essence, de graillon et de vie à 200 à l'heure. Une odeur de désolation et de gâchis aussi pour la fictive speed queen parce que, ok, elle a déconné, mais elle méritait pas la chaise Marjorie, non elle méritait pas ça.

Crazynath

Le 28/06/2014

Marjorie est dans le couloir de la mort ... Très vite, on découvre qu'elle répond à des questions ( 114, rien moins que ça !!) de Stephen King ( bah oui , lui !!) qui a l'intention d'écrire un livre sur elle . On va découvrir son histoire, avec comme décor de fond une Amérique de malbouffe et de " fast cars ". Marjorie se raconte sans concession et explique pourquoi on en est arrivé à la surnommer " Speed Queen" et aussi pourquoi elle se retrouve condamnée à mort. J'ai eu un peu de peine à entrer dans l'histoire, mais une fois les différents protagonistes identifiés et surtout après m'être habituée au style très "parlé" de Marjorie, j'avoue que j'ai dévoré ce roman très noir . A noter à la fin du livre, un glossaire " fast-food" assez édifiant....

jeanbiscotte

Le 03/10/2013

Quel livre formidable ! C’est l’une des premières fois – si pas la première – que je suis incapable de me replonger directement dans un nouveau livre. C’est dire si Speed Queen m’a marqué ! Pourtant, le thème n’est pas extraordinairement original, mais les chevauchées – virées serait plus exact ici – sauvages à travers les États-Unis, les tueurs en série – les tueurs à la chaîne dans ce cas précis, rien à faire, ça m’attire toujours. Alors si à cela on ajoute le nom de Stephen King, je ne résiste pas. En effet, le récit se présente sous la forme, pour le moins originale, d’une confession enregistrée par une détenue, Marjorie, attendant son exécution. Dans son grand déballage, elle répond aux questions que lui pose Stephen King, lequel a acheté les droits pour écrire un livre sur la vie de Marjorie. La forme du roman m’a totalement emballé. Le fait que la narratrice raconte son histoire de manière totalement ouverte, avec une langue très orale, permet au lecteur de s’immerger complètement dans le récit, de le vivre, de partager les anecdotes, le quotidien – souvent monotone – de Marjorie dans sa petite ville paumée d’Oklahoma. Les nombreuses références aux voitures et surtout aux fast-foods permettent de se représenter parfaitement ces contrées méconnues qui constituent l’Amérique profonde, à mille lieues des images qu’on a l’habitude de voir. On suit donc une héroïne tout à fait banale, une jeune femme comme il en existe des millions partout dans le monde. Une fille paumée, désœuvrée à qui son père manque beaucoup – quoi qu’elle en dise – qui tombe amoureuse d’un type comme il en existe des millions partout dans le monde et qui ensemble font quelques bêtises. Et de fil en aiguille, d’accidents en mésaventures, ils se retrouvent pris dans une spirale d’atrocités. Le récit est construit de main de maître, l’auteur parvenant à rendre les confessions de Marjorie émouvantes, intéressantes, intelligentes, profondes par moments tout en maintenant une part de mystère quant aux événements qui ont conduit la jeune femme dans le couloir de la mort. Le calme et la sérénité, au même titre que l’amour sans borne qu’elle a pour son fils et son mari, m’ont beaucoup touché et c’est la gorge nouée que j’ai refermé ce livre bouleversant. Je tire mon chapeau à Stewart O’Nan pour ce splendide roman, cette fresque tragi-comique de l’Amérique profonde et ce monologue extraordinaire. Un livre poignant et superbe à ne manquer sous aucun prétexte.