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Ombres sur la Tamise

de Michael Ondaatje , date de sortie le 04 avril 2019
« En 1945, nos parents partirent en nous laissant aux soins de deux hommes qui étaient peut-être des criminels. »

Dans le Londres de l'après-guerre encore meurtri par les séquelles du... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

« En 1945, nos parents partirent en nous laissant aux soins de deux hommes qui étaient peut-être des criminels. »

Dans le Londres de l'après-guerre encore meurtri par les séquelles du Blitz, deux adolescents, Nathanaël et Rachel, sont confiés par leurs parents à de mystérieux individus. L'un d'eux, surnommé « Le Papillon de Nuit », va se charger de leur éducation, et les entraîner progressivement dans un monde interlope, aux marges de la légalité. On y conduit des bateaux, la nuit, en utilisant un code étrange fait de chants d'oiseaux. On y fréquente le milieu des paris clandestins et des courses de lévriers. On n'y est jamais sûr de rien... Mais ces gens qui les initient et les protègent sont-ils vraiment ceux qu'ils prétendent être ?

Bien des années passeront avant que Nathanaël fasse toute la lumière sur son enfance, et comprenne enfin ce qui s'est vraiment passé.

Avec ses zones obscures, ses épisodes féériques et ses péripéties dignes d'un roman noir, Ombres sur la Tamise est à la fois un admirable roman de formation et une réflexion sur les troubles de l'Histoire.

Caractéristiques

Titre Ombres sur la Tamise
Date de parution 04 avril 2019
Nombre de pages 279 pages
Dimensions 22,00 cm x 15,00 cm
Poids 352 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-8236-1281-3 - 9782823612813

3,5/5

Levant

Le 04/05/2019

Quelle mouche a bien pu piquer les parents de Rachel et Nathaniel, au sortir de la guerre dans une Londres encore sous les décombres, pour disparaître comme ça, laissant leur progéniture à la garde de deux individus un peu "borderline" – je m'autorise un anglicisme, ça se passe en Angleterre – deux individus donc, à qui les adolescents auront tôt fait de coller des surnoms : le Papillon de nuit et le Dard. D'obscures motivations professionnelles pour le père, dont on ne reparlera plus d'ailleurs. Des raisons encore plus fallacieuses pour la mère, qui ne fera au gré d'une année scolaire sacrifiée qu'une apparition fugace dans la vie de son fils, genre esprit-es-tu-là-?, histoire de voir comment ça se passe avec les tuteurs d'occasion. Il fallait vraiment une raison impérieuse à cette mère, que Nathaniel s'emploiera à élucider sa maturité venue. Pour l'heure, il s'essaie à l'école buissonnière, il fallait s'y attendre, avec le Dard qui donne dans le trafic de lévriers dont les courses font les choux gras des bookmakers – deuxième anglicisme, oui je sais, j'abuse un peu. Quant à Rachel, elle sortira du cadre de la photo. Elle n'a pas digéré l'abandon. Caléidoscope brumeux, puzzle dispersé, difficile de recoller les morceaux et restituer un embryon de justification à cette évaporation. Surtout quand Nathaniel prend la mesure de l'application avec laquelle on a fait disparaître traces et indices. Ça c'est pour la construction du roman. C'est plutôt logique et bien fait d'ailleurs. le style est très digeste aussi. Ce qui l'est moins, c'est côté sentiment. Il y a bien une tentative de connivence avec les tuteurs, mais c'est dans l'ensemble un roman pauvre en émotions et sensualité. Même le mystère est fade. C'est peut-être là que se reconstitue l'ambiance de la Tamise. Grise, froide et humide, horizon bouché. Même quand Nathaniel découvre les plaisirs de la chair. C'est encore chiche côté volupté. A l'image de ces appartements vides dans lesquels ils batifolent sur la moquette avec celle qui l'initie. Décidément les affinités ne se transmettent pas. N'en déplaise à Baptiste Liger qui donne rarement cinq étoiles à un ouvrage, je n'ai pas adhéré. Mais je ne ferai pas le fiérot, il a surement d'autres références que celles de mon indigence culturelle. Il est quand même directeur de la rédaction de la revue Lire:. Excusez du peu. J'ai donc dû rater quelque chose. "L'intrigue compte moins ici que l'atmosphère" nous dit-il page 69, numéro d'avril. Je ne vous servirai pas la réplique d'Arletty dans Hôtel du nord, mais sans doute qu'à l'instar de son personnage je n'ai pas bien tout capté. Mon imagination n'a pas souscrit à l'invite de Baptiste Liger qui lui préconise de divaguer. Quand on ne se précipite pas pour retrouver son marque page, c'est un signe. Mais je suis persuadé d'aucuns apprécieront de retrouver l'auteur du Patient anglais dans "ces zones d'ombres à éclaircir."

palamede

Le 25/04/2019

Ombres pénombre clair obscur sont les lumières du Londres de l'immédiate après guerre. Sans gêne apparente, Nathaniel et Rachel, privés de leurs parents partis à Singapour, y évoluent dans la coterie hétéroclite de leur chaperon, le Papillon de nuit. Si entre petits boulots, courses de lévriers, trafics en tous genres les deux adolescents, immergés dans un monde aussi mystérieux qu'attirant, sont finalement inquiets par ce qui s'avère une disparition de leurs parents, ce n'est que bien plus tard que Nathaniel finira par découvrir la vérité. Comme les deux jeunes héros du livre, on entre dans une brume épaisse et trompeuse, tantôt intrigué tantôt amusé par leurs aventures. Mais comme eux on aurait tort de se fier aux apparences. L'auteur tisse une trame labyrinthique qui perd le lecteur dans les méandres de la Tamise, des bas fonds londoniens et de la mémoire d'un homme pour mieux révéler une vérité historique et romanesque prégnante. « Est-ce ainsi que nous découvrons la vérité, que nous évoluons#8239;? En mettant bout à bout des fragments épars, incertains#8239;? »

montmartin

Le 21/04/2019

« N'oubliez jamais : votre histoire n'est qu'une histoire parmi d'autres, pas nécessairement la plus importante. Le moi n'est pas ce qui compte le plus.» Le roman débute en 1945. Nathaniel le narrateur, 14 ans, et sa sœur, Rachel, ont été laissés par leurs parents à Londres, sous la garde d’un homme mystérieux appelé le papillon de nuit. Ses parents sont apparemment allés à Singapour pour le travail du père. Mais Nathaniel découvre une malle contenant toutes les affaires de sa mère dans le sous-sol comme si elle n’était jamais partie de Londres. Le roman se compose de deux parties. Dans la première, Nathaniel et Rachel passent leurs années d’adolescence dans un état d’insécurité précaire pris en charge par le papillon de nuit et ses amis dont les activités illégales se concentrent sur la contrebande et les courses de lévriers. Dans la seconde partie, Nathaniel est devenu officier des services de renseignements chargé d’étudier les dossiers des fonctions d’hommes et de femmes pendant la guerre. Il va alors reconstituer la double vie de Rose sa mère et découvrir son rôle d’agent secret. Un récit vivant rempli d’intrigues, de passion, qui nous entraîne à Londres dans la période de la Deuxième Guerre mondiale. Au fur à mesure Nathaniel, va rassembler les fragments d’une histoire de trahison et de vengeance. J’ai beaucoup aimé la construction de ce roman où Michael Ondaatje nous restitue ce passé sous forme d’images. Il nous présente toute une galerie de personnages qui gravitent autour de l’énigmatique Rose. L’auteur évoque également les séquences brutales de la fin de la guerre en Italie et dans les Balkans. Un roman qui vous emprisonne dans un climat ténébreux dû aussi bien à la ville de Londres toujours dans les brumes qu’aux différents personnages troubles et mystérieux que l’on rencontre au fil des pages.

alexb27

Le 16/04/2019

C'est un roman à nombreuses facettes : roman d'atmosphère tout d'abord, brumeux dont Londres est l'héroïne ; roman historique ensuite avec ses nombreuses références à la seconde guerre mondiale ; roman d'espionnage avec tous ces personnages très étranges qui vont graviter autour de Rachel et Nathaniel après le départ de leurs parents ; roman d'apprentissage enfin puisque ces quelques années en compagnie du Dard et de ses acolytes vont façonner nos deux adolescents. Un roman étonnant que j’ai terminé d'humeur mélancolique.