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Mon année de repos et de détente

de Ottessa Moshfegh , date de sortie le 21 août 2019
Mon année de repos et de détente

« J'avais commencé à hiberner tant bien que mal à la mi-juin de l'an 2000. J'avais vingt-six ans... J'ai pris des cachets à haute dose et je dormais jour e... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Mon année de repos et de détente

« J'avais commencé à hiberner tant bien que mal à la mi-juin de l'an 2000. J'avais vingt-six ans... J'ai pris des cachets à haute dose et je dormais jour et nuit, avec des pauses de deux à trois heures. Je trouvais ça bien. Je faisais enfin quelque chose qui comptait vraiment. Le sommeil me semblait productif. Quelque chose était en train de se mettre en place. En mon for intérieur, je savais - c'était peut-être la seule chose que mon for intérieur ait sue à l'époque - qu'une fois que j'aurais assez dormi, j'irais bien. Je serais renouvelée, ressuscitée... Ma vie passée ne serait qu'un rêve, et je pourrais sans regret repartir de zéro, renforcée par la béatitude et la sérénité que j'aurais accumulées pendant mon année de repos et de détente. »

Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l'université de Columbia, l'héroïne du nouveau roman d'Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s'assommant de somnifères. Tandis que l'on passe de l'hilarité au rire jaune en découvrant les tribulations de cette Oblomov de la génération Y qui somnole d'un bout à l'autre du récit, la romancière s'attaque aux travers de son temps avec une lucidité implacable, et à sa manière, méchamment drôle.

Caractéristiques

Titre Mon année de repos et de détente
Traducteur Clément Baude
Editeur Fayard
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 299 pages
Dimensions 22,00 cm x 14,00 cm
Poids 425 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-213-71151-5 - 9782213711515

3/5

mariecloclo

Le 25/02/2020

Un roman dont on a beaucoup parlé. Il faut dire que le sujet n'est pas commun. En 2000, une jeune américaine de 26 ans, dont on ne connaîtra pas le prénom a décidé de passer son année à dormir, à hiberner comme elle dit. Elle vient de perdre ses parents, s'est fait virer de son emploi dans une galerie d'art et n'a pas de petit ami régulier. Elle consulte une psychiatre qui va lui prescrire des anxiolytiques et somnifères de plus en plus forts. Elle a une amie connue à l'université, Reva, qui vient la voir très souvent mais a aussi ses problèmes existentiels car elle est boulimique et sa mère se meurt d'un cancer. L'héroïne a hérité de ses parents et n'a donc pas de problèmes d'argent, son loyer est prélevé et elle peut s'offrir ce qu'elle veut, le fait de ne pas travailler ne la gêne donc pas. Elle dort, elle regarde des comédies avec Whoopi Goldberg, elle re-dort. A cause d'un médicament en particulier, elle devient somnambule et n'a aucun souvenir de ce qu'elle a pu faire la nuit... J'ai trouvé l'idée du roman très bonne, certains passages sur New York, la vie américaine, sont très intéressants. Mais les personnages sont trop caricaturaux pour qu'on s'attache à eux et au final, c'est une histoire un peu vaine je trouve. Mais, c'est juste mon avis !

FleurDuBien

Le 01/10/2019

"La belle au bois dormant" ou La petite fille riche. Mais ici, point de prince charmant bravant une forêt hostile pour aller embrasser et réveiller sa belle. Non, ce n'est pas un conte de fée, loin de là. Par contre, on a bien la mauvaise fée Carabosse qui, penchée sur le berceau, annone quelques incantations et mantras hostiles et mortifères. Sa propre mère, suicidée aux médicaments et à l'alcool, une presque mère, égocentrique et névrosée à l'excès. Voici donc une belle jeune femme, dont le prénom nous sera inconnu (mais qu'importe), riche, rentière grâce à l'héritage de ses parents, décédés tous les deux. Une dépression gravissime lui plonge la tête sous l'eau, elle se noie de chagrin et de cauchemars, se gavant de psychotropes à longueur de journée, dans le seul but de dormir, dormir et dormir. À chacun ses petits trucs pour échapper à la réalité, à chacun ses plaies, ses errances et son profond mal-être. Et puis, il y a ce pauvre Trevor, un ex totalement mufle, égoïste qu'elle ne voit que pour des relations sexuelles dénuées de plaisir, d'amour ou même de tendresse. Elle se salit et c'est bien normal puisqu'elle se déteste. Un peu d'humour, mais si peu en fait, avec le personnage de sa psychiatre, totalement déjantée, une folle, qui lui délivre tous les médicaments que la narrarrice lui demande. On y rencontre également son amie Reva, pauvre petite chose, superficielle et dépressive. Et oui, elle aussi. J'ai pu voir que les critiques ne sont pas bonnes. Pourtant, j'ai adoré. C'est très bien écrit, profond, et sincère. Alors oui, il ne se passe RIEN. Et alors ? Le vide abyssal qu'elle ressent tient le livre finalement, ce vide qu'elle comble en dormant. Le vide occupe tout le livre, il le modèle, le remplit, l'habite. Étonnamment. La partie difficile a été pour moi cette période où les médocs avalés à outrance ne lui font plus rien, elle les prend comme des cachous. Mais elle ne dort pas. Je définirais ce livre de thriller psychiatrique, car j'ai voulu connaître la fin, je l'ai littéralement dévoré. Sur le chemin de ce livre, une petite fille m'est apparue, fragile et maltraitée, qui dormait elle aussi, choisissant le néant du sommeil pour oublier une mère toxique, un bourreau, une sorcière. Le sommeil comme refuge. C'est sans doute pour cela que j'ai tant aimé ce livre. En souvenir de cette enfant qui, sans médicaments, dormait parfois vingt heures sur vingt-quatre. Cette enfant qui fuyait le réel absurde et angoissant. Je l'embrasse de tout mon coeur, ma soeur, mon double, mon alter et go. Un livre que je n'oublierai jamais Comme un écho à mon histoire. Merci.

Corboland78

Le 09/09/2019

Ottessa Moshfegh, née en 1981 à Boston dans le Massachusetts, est une écrivaine américaine. Née d'un père iranien et d'une mère croate, tous deux musiciens et enseignants au New England Conservatory, elle reçoit dès l'enfance une formation musicale et apprend à jouer du piano et de la clarinette. Après un séjour en Chine, où elle enseigne l'anglais et travaille dans un bar punk, elle est de retour aux Etats-Unis et s'installe à New York, puis s'inscrit à l'université Brown de Providence, dans le Rhode Island, où elle obtient une maîtrise en beaux-arts. Son deuxième roman, Mon année de repos et de détente, vient de paraître. New York en l’an 2000. La narratrice est une jeune diplômée de l’université de Columbia, vingt-sept ans, jolie fille, friquée grâce à l’héritage de ses parents, elle habite Manhattan. Mais « être belle ne faisait que me maintenir prise au piège d’un monde qui valorisait l’apparence plus que tout. » Une dépression ou une crise existentielle la pousse à s’extraire du monde et pour réaliser ce projet, elle décide d’hiberner dans le sens premier du terme, faire une longue cure de sommeil, « Mon hibernation relevait d’un instinct de conservation. Je pensais qu’elle me sauverait la vie. » Pour élargir mon résumé de l’intrigue, la narratrice a une amie, Reva. Une copine de fac, juive et envahissante, qui se fait vomir pour ne pas grossir et cherche l’amour en vain. L’opposé de la narratrice, « Reva pouvait se montrer furieuse, passionnée, déprimée, euphorique. Pas moi. Je le refusais. Je ne ressentirais rien, je serais une page blanche. » Néanmoins, elle a un amant épisodique, Trevor, un cavaleur, qu’elle semble aimer alors que lui ne pense qu’au sexe. Autre personnage, le Dr Tuttle, une psychiatre genre folledingue qu’elle ne consulte que pour obtenir des médocs qui font dormir… J’ai voulu jouer au jeu du gars qui suit de près la rentrée littéraire…. Et j’ai perdu ! L’écriture n’a rien de particulièrement notable. Le récit est truffé de noms de marques commerciales, ou de films et d’acteurs, Whoopi Goldberg est l’idole de l’endormie, qui par ailleurs fait des crises de somnambulisme où elle se livre des actions dont elle n’a plus souvenir. Si les scènes les plus réussies (drôles) sont celles avec le Dr Tuttle, on sourit un peu mais sans plus. Tout le roman m’a laissé indifférent (même l’évocation des décès du père de la narratrice ou de la mère de Reva) et j’ai même peiné pour le terminer, cherchant désespérément ce qu’annonce l’éditeur : « la romancière s’attaque aux travers de son temps avec une lucidité implacable » ! Franchement de qui se moque-t-on ? Si ça c’est de la critique sociale que sont tous les autres romans qui s’empilent sur les tables des librairies ? Un roman qui m’a laissé de marbre face au destin de l’ensuquée et de sa copine, deux pauvres filles pathétiques, bien trop fade à mon goût et ce ne sont pas les fréquents propos graveleux (« j’avais une raideur dans la mâchoire qui m’a rappelé les crampes que je me faisais en taillant des pipes ») placés-là pour réveiller le lecteur qui y changent quoi que ce soit. La critique institutionnelle fait un parallèle avec Oblomov, le célèbre personnage d’Ivan Gontcharov, mouais, si on veut ; d’autres citent Woody Allen et même Philip Roth et je pense qu’ils font référence à la psy Tuttle, mais là nous sommes à des kilomètres du talent et de l’humour des deux cadors ! Si vous vous lancez dans ce livre, oubliez ces rapprochements qui placent la barre bien trop haute pour Ottessa Moshfegh. Seules les trente dernières pages du bouquin sont intéressantes et résument l’ensemble mais arrivé-là, c’est moi qui m’endormais…

Bazart

Le 05/09/2019

Dépression au fond de la 84 ème rue de Manhattan. La narratrice, une jeune femme de 26 ans, veut dormir. Elle ne veut plus être en représentation, ne plus rendre de comptes à personne, ou plutôt si, uniquement à son médecin à qui elle a affirmé être insomniaque. Mais elle n’est pas insomniaque, elle tout simplement malheureuse. Son médecin, l’inquiétante docteur Tuttle est une grande pourvoyeuse d’anxiolytiques, somnifères et autres calmants plus étonnant les uns que les autres. Dormir pour oublier. Oublier la mort de ses parents trop tôt disparus. Oublier Trevor et tous les amants de passages, médiocres et prévisible et si sûrs de ne pas l’être. Oublier les habitants riches et botoxés de son immeuble de luxe de l’Upper East Side. Oublier la galerie qui l’emploie et ses artistes pas aussi subversifs, irrévérencieux ou choquants qu’ils prétendent être. Hiberner au moins une année jusqu’au mois de septembre de l’année 2001. Éloge d’un renoncement, observation clinique d’une aboulique, description littéraire d’une paresseuse ou tout simplement portrait d’une rêveuse idéaliste ? « Mon année de repos et de détente » raconte aussi une lutte radicale contre l’ultra moderne solitude chère à Souchon, un acte absurde contre un monde absurde. Ottessa Moshfeh vient d’écrire une drôle de fable, envoutante, hypnotique, réjouissante et surtout très morale. On l'aime cette jolie fable morale post ou pré 11 septembre, très branchée, très name-dropping à la Beigbeder..Si on voulait être méchants ( si si ca nous arrive parfois, ) voilà typiquement ce qu'il pourrait nous pondre si par le plus grand des hasards, Frédéric Beigbeder avait du talent...... Plus généralement, ce qui est terrible c’est que les bons gros romans américains sont la plus part de temps très bons....et difficilement ou mal imité par les français, mais si les américains se mettent à écrire de très bons petits romans existentiels et moraux que va-t-il rester aux français.....????

motspourmots

Le 23/08/2019

J’ai refermé ce livre passablement énervée, avec la désagréable impression d’avoir perdu mon temps. Pourtant, le pitch était intrigant, la quatrième de couverture invitait au lâcher prise et préparait à quelque chose d’assez drôle. Non seulement je n’ai pas ri un instant mais j’ai trouvé l’ensemble vulgaire, sans surprise et sans intérêt. Peut-être suis-je imperméable à ce genre d’humour ? En tout cas, je cherche encore ce qui aurait dû dessiner un sourire sur mes lèvres. Et je découvre, perplexe, les articles élogieux qui fleurissent dans la presse... L’auteure tente une atmosphère à la « Sex in the city » mais son héroïne, « pauvre petite fille riche malaimée qui cherche un sens à sa vie » est si inconsistante qu’il m’a été très difficile d’éprouver le moindre sentiment à son égard, positif ou négatif. Impossible de se raccrocher à l’écriture, sans intérêt non plus. C’est un roman bâti sur du vide, peut-être y a-t-il un concept, un peu comme pour les œuvres d’art contemporain ? Mais dans ce cas, il me passe au-dessus de la tête. C’est le danger avec les romans qui se revendiquent « méchamment drôles » : si ça tombe à plat, ce qui est le cas ici pour moi, l’effet boomerang est dévastateur. Peut-être un étudiant en pharmacologie y trouvera-t-il un moyen de réviser ses cours sur les narcoleptiques et autres anti-dépresseurs ? C’est à peu près la seule finalité que je lui vois.