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Les optimistes

de Rebecca Makkai , date de sortie le 16 janvier 2020
Les optimistes

À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d'amis - artistes, activistes, journalistes ou professeurs... - vivent la vie ... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

Les optimistes

À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d'amis - artistes, activistes, journalistes ou professeurs... - vivent la vie libre qu'ils s'étaient toujours imaginée. Lorsque l'épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu à peu, tout s'effondre autour de Yale, et il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.

Révélant un immense talent, Rebecca Makkai brosse le sublime portrait de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n'auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l'espoir.

Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award et du prix Pulitzer, Les Optimistes a déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs aux États-Unis et ailleurs.

Caractéristiques

Titre Les optimistes
Traducteur Caroline Bouet
Date de parution 16 janvier 2020
Nombre de pages 554 pages
Dimensions 23,00 cm x 14,00 cm
Poids 606 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-36569-420-9 - 9782365694209

4/5

MilleetunepagesLM

Le 29/02/2020

Le commentaire de Lynda : On pourrait presque qualifier ce roman de roman historique, en fait il se situe en pleine crise du SIDA, au moment où cette maladie, frappait de plein fouet la communauté gay, ceci se passe entre 1980-1990 à Chicago. Ils sont une bande copains, Nico est homosexuel et sera le premier de la bande à être frappé par le Sida, laissant son conjoint, ses amis, sa sœur Fiona complètement désemparée et bouleversés. Mais Nico sera le premier, mais tout simplement pas le dernier. Le roman, en fait, comprend 2 histoires, l'une en 1985 qui débute avec la mort de Nico, et l'autre en 2015 avec Fiona à la recherche de sa fille. D'un côté, il y a Fiona, et de l'autre Yale, un survivant qui n'a pas été frappé du Sida. À quelque part un certain lien entre les deux, et c'est ce lien que nous allons suivre, c'est leur histoire à tous les deux que nous suivrons en alternance, même si au bout du compte, ça se rejoint, vous comprendrez le lien à mesure que vous avancez dans votre lecture. On sait que cette maladie a frappé partout dans le monde, la communauté homosexuelle a été la première touchée, mais vous, comme moi, savez que ça ne s'est pas arrêté là, le Sida s'est étendu en dehors de cette communauté. L'histoire nous accroche assez solidement, par contre je dois dire qu'il faut rester concentrer du fait que nous passons d'une histoire à l'autre, la concentration est primordiale. Le sujet est très bien développé, il est réaliste, l'auteure réussie à nous replonger dans cette époque, avec les comportements, la musique, les lieux. Par contre, j'ai trouvé certaines longueurs, mais qui par la suite m'ont fait comprendre, que pour notre compréhension, ces faits se devaient d'être narré et expliqué. Il y a des moments où les émotions sont présentes, il y a des situations qui nous touchent fortement. Il y a des passages que l'auteure nous offrent qui vont nous frapper assez fortement, le genre de passages qu'une fois le livre refermé, vous ne les oublierez pas. Un roman oui, mais des faits exacts, une vérité morbide, qui a vraiment existé, qui a décimé des communautés, qui a laissé une trace indélébile dans le cœur de beaucoup de gens, des survivants du Sida qui y ont laissé des amis, un amoureux, de la famille. Triste réalité, fléau atroce que ces personnes ont vécu

celinezug

Le 19/02/2020

Pour toutes les personnes qui ont survécu aux SIDA dans les années 80 (souvent sans le faire exprès) il est impossible de ne pas se souvenir de l'hécatombe que fût cette maladie (et ça n'est pas fini hélas), ni même de la honte qui l'entourait, des fausses informations qui circulaient et des relents homophobes, racistes et moralistes qui allaient avec. Ce roman n'est pas des plus fins, il y a beaucoup de clichés, de bons sentiments et de nombreux soucis de traductions dirait-on ! (mots manquants, ponctuations aléatoires, phrases au sens étranges). Mais c'est une lecture fluide qui a le mérite de se placer du côté d'un personnage jeune qui a vu mourir son frère, ses amis et qui n'a jamais lâché leurs mains. Une jeune fille traumatisée comme peuvent l'être les rescapés de guerre, qui va devoir vivre avec l'absence et le souvenir de la dégradation physique qui allait avec le Sida. C'est à Chicago qu'elle implante ce roman qui rappelle aussi les années Reagan et sa politique de santé scandaleuse, les premiers pas d'Act-up et du militantisme actif et la jeunesse de ces victimes décimées en si peu de temps. Il y a aussi la solidarité au sein d'une communauté soudée dans la maladie et des histoires individuelles minées par la mort jamais très loin. La partie qui se passe aujourd'hui est un peu moins réussie, pas déplaisante mais un peu poussive à mon goût.

Christels

Le 05/02/2020

Quelle émotion j'ai ressenti à la lecture de ce magnifique roman ! A Chicago, dans les années 1980 à 1990, le sida surgit, se répand et décime la communauté gay. La terrifiante maladie tue à très brève échéance ceux qui sont atteints par le virus. La peur suscitée par l'épidémie conduit à un rejet des homosexuels, déjà victimes d'ostracisme au préalable. A une époque où les traitements étaient peu efficaces et où beaucoup considéraient encore la maladie, sinon comme une punition de Dieu, au moins comme le résultat d'un mode de vie blâmable, les personnes gay ont du lutter, non seulement contre les préjugés, mais aussi pour bénéficier de soins dignes d'êtres humains. Sans sensiblerie ni caricature, mais avec beaucoup d'empathie, Rebecca Makkai relate les souffrances physiques et morales endurées par les hommes atteints, l'angoisse et l'incertitude qui tourmentent ceux qui ne le sont pas (ou pas encore), l'affliction et le traumatisme qui marqueront les survivants ou les proches de manière indélébile. Avec habileté, l'auteure trace le destin de personnages foncièrement humains, et battit un roman déchirant sur la puissance et la beauté de l'amitié.

Christophe_bj

Le 26/01/2020

A Chicago dans les années quatre-vingt, un groupe d'amis faisant partie de la communauté gay sont peu à peu décimés par le sida sous le regard compatissant de leur grande amie Fiona ; trente ans plus tard, celle-ci retrouve à Paris sa fille qui s'était éloignée d'elle. #9679; Le roman n'est pas franchement désagréable à lire mais il est lent, poussif et beaucoup trop long. Si Yale et Fiona semblent s'affirmer comme personnages principaux, le récit est éclaté en de multiples personnages secondaires insuffisamment caractérisés, auxquels le lecteur peine à s'attacher car il a tendance à les mélanger. C'est en fait plus le roman d'un groupe que le roman de quelques personnages, ce qui est peut-être dû à son caractère militant, anti-Reagan anti-Bush et pro-Act-Up (« Quelques astronautes morts et Reagan pleure avec la nation. Treize mille hommes gays étaient morts et Reagan était trop occupé pour en parler. »). #9679; Je me suis quand même pas mal ennuyé. Sur la même thématique, préférez le beau et original roman de Tristan Garcia, La Meilleure Part des hommes.

metteholl

Le 22/01/2020

Les optimistes Addictif et bouleversant à en pleurer. Un magistral roman d'amour et de ténèbres. 1985. Chicago. Un groupe d'amis assiste à l'enterrement de l'un d'eux, Nico. Il est mort du sida à 24 ans. Sa famille, exceptée sa petite sœur Fiona, l'avait rejeté quand à 15 ans il avait dévoilé son homosexualité. Fiona et Nico sont toujours restés proches et elle l'a entouré et soutenu jusqu'à la fin. Leurs amis Yale, Charlie, Julian, Richard étaient là aussi… Aujourd'hui est un jour noir. Tous ces jeunes gens, homosexuels, ont conscience de la menace que représente cette maladie pour laquelle on ne dispose d'aucun traitement dans l'immédiat. Le lecteur va suivre le destin de ce petit groupe de jeunes gens prometteurs, avocat, galeriste, professeur, acteur, photographe… Les personnages sont tous marquants, attachants. Ils existent, ils vivent, certes dans les parages de la mort, mais ils sont bel et bien là, incarnés. C'est une génération de jeunes hommes qui a commencé sa vie d'adulte sans pouvoir profiter longtemps des acquis de la libération des mœurs des années 70 à cause du spectre de ce virus. Rébecca Makkai dit les choses autour cette maladie : la panique, le déni, le mensonge, le calvaire des malades. Mais elle dit aussi le sentiment amoureux toujours vibrant, l'amitié réconfortante, l'humour, politesse du désespoir, et l'optimisme, chevillé au corps car non, sans être naïf, il y a de l'espoir, quand même … La fidélité de ceux qui restent consiste à continuer à avoir des projets, à sortir, à se retrouver et à s'aimer sans délai. Et puis aussi à militer car certes le sida est une maladie et non un destin, mais à cette époque le sida était aussi "politique". Vont naître les premiers mouvements militants pour une reconnaissance de leur souffrance comme malade et de leurs besoins de prise en charge. Face à l'indifférence, voire pire, à la stigmatisation, ils militent pour l'élaboration d'une politique de la santé autour de ce fléau passant par la prévention et l'accès aux soins pour tous alors que les premiers traitements sont prohibitifs. L'auteure excelle a donné à son texte une intensité romanesque, une montée en puissance, une urgence à la vie, qui rend la lecture de son roman addictive. Pas de pathos, mais de la force, de l'émotion, de la justesse. C'est un bel hommage à ceux qui ont disparu, emportés par le virus et à ceux qui sont restés et qui ont continué à chercher en toutes choses des éclats de lumière.