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Le sport des rois

de C.E. Morgan , date de sortie le 01 janvier 2020
Le sport des rois

Riche propriétaire terrien du Kentucky, Henry Forge dédie sa vie à la recherche génétique pour créer le cheval de course parfait, imbattable et grandiose. Habitué à c... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Le sport des rois

Riche propriétaire terrien du Kentucky, Henry Forge dédie sa vie à la recherche génétique pour créer le cheval de course parfait, imbattable et grandiose. Habitué à commander, il fait tout plier à sa volonté, la science comme sa fille unique, Henrietta. Jusqu'au jour où Allmon, un jeune homme noir élevé dans les quartiers pauvres, arrive chez les Forge : garçon d'écurie au talent rare et à l'ambition dévorante, il va bouleverser l'équilibre familial et découvrir l'envers du rêve américain...

« Voici le grand roman américain d'aujourd'hui, à la fois épique et intime, pur-sang et sang-mêlé. »

Jérôme Garcin, L'Obs

Caractéristiques

Titre Le sport des rois
Auteur C.E. Morgan
Collection Folio
Editeur Gallimard
Date de parution 01 janvier 2020
Nombre de pages 841 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 418 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-287420-8 - 9782072874208

4,6/5

Verdure35

Le 16/08/2019

Un vrai grand roman américain, 650 p serrées aussi chez Gallimard, et je pense la traduction de Mathilde Bach qui n'affadit en rien , au contraire, le texte initial de l'auteur qui publie là son second roman. Le Kentucky, l'Ohio, sont les frontières de cette saga qui se déroule sur 3 générations, et à laquelle aucun ingrédient ne manque pour retenir le lecteur, l'essouffler, l'ébouriffer même. Une famille noire, une blanche, une pauvre, une riche, des amours interdites bien sur, l'esclavage, et les dures lois de la ségrégation, la nature, les prairies à perte de vue, des élevages de chevaux de course, un brasier tel que l'a vu Scarlett en d'autres lieux... Bref, un superbe roman .

liberliber

Le 04/06/2019

Violence, fureur, frénésie, force, sauvagerie... « Le sport des rois », finaliste du Pulitzer, est un roman où les passions tristes animent les principaux protagonistes, notamment ceux qui portent le patronyme de Forge. On le lit parfois en apnée, la boule au ventre, porté par l'adrénaline des courses de chevaux qui réveillent nos instincts les plus primaires. Dans la famille Forge, il y a le grand-père John Henry, héritier d'une longue lignée venue s'installer dans le Kentucky pour y exploiter les vastes espaces. Samuel, l'aïeul, « avait grandi sur les pentes abruptes de Virginie ». Flanqué de son esclave « que tout le monde appelait Ben bien qu'il ait été nommé Dembe par une mère dont il n'avait plus aucun souvenir », il découvre la terre qu'il avait toujours espéré trouver. Tyrannique, John Henry élève son fils John dans le respect des ancêtres et de valeurs qui font la part belle à un darwinisme mal interprété. Le racisme, la misogynie, la pureté de l'espèce, le goût du pouvoir et de l'argent, le mépris pour les Yankees et la supériorité de l'homme blanc, « mesure de toutes choses », voilà les principales conceptions qui préoccupent le pater familias. C'est dans un rapport d'amour-haine envers son géniteur que le garçon va se construire. Quant aux relations avec sa mère, elles sont gâtées par la neurasthénie de la très belle Lavinia, elle aussi maltraitée par le despote. Fasciné par les chevaux, il décide, contre l'avis de son père, de se lancer dans l'élevage. Sa production devra être parfaite grâce à une sélection rigoureusement menée. Et c'est la course hippique, « sport des rois », dans laquelle ses poulains et pouliches vont s'illustrer, qui attestera la réussite de son projet. Cette passion pour « la plus noble conquête que l'homme ait jamais faite » dixit Buffon (on pourrait ajouter après la femme comme le pensent les mâles Forge), il la transmettra à sa fille adorée Henrietta, la descendante de Samuel, cet homme « porté par une nature conquérante, une inextinguible soif d'espace ». Malgré la mainmise de son père, Henrietta va, comme John l'a fait avec John Henry, tenter de s'opposer pour conquérir sa liberté. A chaque fois qu'il tiendra des propos racistes et qu'il lui demandera de tenir son rang, elle se rebellera. En parallèle, Allmon, né d'un père blanc et d'une mère noire, grandit dans un environnement de misère qui souligne combien les Etats-Unis sont un pays impitoyable pour ceux qui n'ont rien. Surtout s'ils sont malades comme l'est Marie, sa mère. Il connaîtra la prison avant d'atterrir chez les Forge auréolé de son expérience de groom et d'une grande ambition. Arrêtons-là le résumé de ce roman américain monstrueux par le déchaînement de folies, de tragédies et de sentiments exacerbés qu'il évoque : rancoeur, jalousie, culpabilité, arrogance, religiosité... Par certains aspects, « Le sport des rois » fait penser à « Autant en emporte le vent » de Margaret Mitchell avec Henrietta dans le rôle de Scarlett. Avec une écriture à la fois poétique, crue, charnelle, sensuelle, émouvante et aux notes parfois fantastiques, C.E. Morgan nous entraîne au rythme effréné du galop dans une Amérique où les traces d'une genèse fondée sur la violence de la conquête et de l'esclavagisme sont toujours prégnantes. L'auteure décrit avec beaucoup de justesse le monde de ceux qui sont fascinés par le cheval, cet animal à la morphologie parfaite et dont le dévouement pour celui qui l'a élevé et formaté frise l'abnégation. A moins qu'il n'ait envie de remporter une course juste pour le plaisir de gagner. C'est le cas de Hellsmouth, une magnifique jument à la génétique irréprochable qui rappelle Ruffian morte sur un champ de courses, façonnée par un démiurge qui n'est pas Dieu mais se prend pour lui. Par le biais de la fiction, l'auteure américaine interroge les questions de la transmission, du pouvoir, du conditionnement et de la liberté de choisir sa vie en faisant fi de son éducation et de son milieu d'origine. Qu'on soit un humain ou un cheval (le plus bestial n'est pas celui auquel on pense), la réponse n'est pas vraiment optimiste... Dans ce processus de domination, la nature n'est pas épargnée. « Même les plus vieilles montagnes du monde » n'échappent pas à cette volonté de tout détruire. « Le sport des rois » est un grand roman. EXTRAITS - Elle se laissait finalement caresser par celui qui l'avait brisée, ses yeux immenses cherchant dans la terre les morceaux épars de celle qu'elle était en entrant dans ce manège. - Pourquoi, pensait-elle, ne pouvait-on laisser les choses exister sans les déranger ? - Personne ne vint, parce que personne ne vient jamais. - Les morts se changent en fables pour pouvoir continuer à vivre. - Un cheval, ce n'est rien d'autre que quatre jambes et un élan de mort. - Elle comprit alors qu'il n'y avait pas de devoir, que des choix, et le choix était le plus lourd des fardeaux. - Le pur-sang est une hybridation tardive, une bâtardise ? C'est pour ça qu'ils sont si forts. - Et les chevaux sont de si beaux vestiges. - Rien au monde ne vaut davantage que l'oubli de sa propre souffrance. - On ne peut pas lutter contre la façon dont on a été élevé. - Probablement que la plupart des gens ne valent pas vraiment le détour tant qu'ils ont pas été abîmés. - Mieux vaut toucher les sommets et s'y brûler que de ne jamais les effleurer. Elle le sait, je le sais, et quiconque doté d'un peu de courage le sait aussi. Cette pouliche a plus de couilles que vous tous réunis. - Certains sont nés pour être rois, d'autres se contentent d'être des perles brodées sur les manches du roi. C'est peut-être dans le sang. - Si l'on fermait tous les champs de courses, (…) les chevaux continueraient quand même de faire la course les uns contre les autres dans la plaine. C'était inévitable, imparable, car leur sens de la compétition était inné. Comparés à l'ambition naturelle des animaux, les plus grands rêves des hommes n'étaient rien d'autre que des machinations malhabiles.

Josephine2

Le 24/03/2019

Une grande fresque familiale aux Etats-Unis, qui tourne autour des chevaux, de territoires conquis à la sueur du front, à un travail acharné pour trouver le moyen de « créer » le meilleur cheval qui soit, quitte à écraser tout sur son chemin pour aboutir à ce projet fou. Les femmes de cette famille en feront les frais, ainsi que les Noirs qui en font partie, considérés comme des esclaves et des moins que rien, encore aujourd’hui. Les époques se mêlent, s’entremêlent, livrent petit à petit les drames des Maîtres et des Esclaves, Blancs et Noirs, que ce soit hommes ou chevaux, où tout se mêlent, sangs-purs et sangs mêlés, obsession de la perfection allant jusqu’au-boutiste. Une écriture incisive, belle, pour une oeuvre dure, amère, où le bonheur n’existe pas ou lorsque les personnages sont prêts à le toucher, ce n’est que pour l’effleurer. iI s’envole tout aussi vite vers d’autres contrées. L’auteure nous offre un livre dense, qui se mérite, il faut prendre le temps de se plonger dedans. Ce livre restera dans les annales.

Aufildeslivres

Le 16/02/2019

Ce roman ne se raconte pas, il se lit et se savoure, page par page, de la première à la six cent cinquantième, les rétines imprimées des images qu’il nous livre. Un film. Une majestueuse épopée sur plusieurs générations au souffle rare et captivant. L’auteure sonde l’histoire américaine des heures sombres de l’esclavage aux impérissables inégalités et discriminations des temps modernes.  Elle écorne, à travers les tragiques destins de ces hommes et ces femmes intimement liés, un système dévastateur dans lequel s’oublient les individualités. Le cheval, les courses sont un prétexte aux désirs d’ascension dans une quête du « toujours plus » au détriment d’un bonheur véritable. Les époques se mêlent, d’une vie à l’autre, entrecoupées de récits ou légendes – des interludes et nous emportent sans faillir jusqu’au dernier chapitre que l’on referme le cœur serré.  A lire.

mifasol

Le 25/01/2019

C.E. Morgan livre une épopée américaine éclatante, qui s'étend sur plusieurs générations. Au travers de son écriture à la fois précise et sensorielle, on entend la révolte qui gronde.