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La dernière récolte

de John Grisham , date de sortie le 04 avril 2002
«Ceux des collines et les Mexicains sont arrivés le même jour. Un mercredi, en ce début du mois de septembre 1952. A trois semaines de la fin de la saison, les Cardinals de Saint Louis avaient cinq points... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

«Ceux des collines et les Mexicains sont arrivés le même jour. Un mercredi, en ce début du mois de septembre 1952. A trois semaines de la fin de la saison, les Cardinals de Saint Louis avaient cinq points de retard sur les Dodgers de New York ; la situation paraissait désespérée. Mais le coton montait à la taille de mon père, au-dessus de ma tête. Je l'avais surpris, avant le souper, échangeant à voix basse avec mon grand-père des paroles qu'il ne nous était pas souvent donné d'entendre ; il était question d'une "bonne récolte".»

La Dernière Récolte est très certainement le roman le plus personnel de John Grisham. Un petit bijou semiautobiographique, qui n'est pas sans rappeler le Steinbeck des Raisins de la colère.

Caractéristiques

Titre La dernière récolte
Auteur John Grisham
Traducteur Patrick Berthon
Collection Best-sellers
Editeur R. Laffont
Date de parution 04 avril 2002
Nombre de pages 382 pages
Dimensions 25,00 cm x 16,00 cm
Poids 569 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-221-09537-5 - 9782221095379

4,5/5

Kittiwake

Le 27/02/2016

1951. Arkansas. Il fait très chaud. Le coton est prêt pour la récolte. Du haut de ses sept ans, Luke perçoit l’angoisse de sa famille, face aux difficultés de la récolte : recruter des cueilleurs, parmi les mexicains ou les ploucs des Appalaches , scruter la météo dont dépend la récolte, participer à la cueillette. Certes la motivation est là : amasser quelques économies qui lui permettront de s’offrir le maillot de base-ball à l’effigie des Cardinals, dont il rêve de devenir membre, loin de la ferme familiale, qui nourrit à peine ses occupants. Des liens se nouent avec les saisonniers, les mexicains dont la belle Tally, Trot son frère handicapé, mais aussi Hank, un type violent et bagarreur. L’autre clan n’a rien pour apaiser les angoisses du jeune garçon, le dénommé Cowboy possède un couteau à cran d’arrêt qu’il semble prêt à utiliser à la moindre contrariété. La situation se corse lors de la sortie hebdomadaire à la ville, lorsque Luke est le témoin d’une bagarre, qui se termine par la mort d’un des gars. C’est le premier secret de Luke : c’est Hank qui a provoqué la mort de son adversaire. Et puis dans le voisinage se trouve une famille nombreuse, démunie, et pour comble de malchance, la fille ainée, quinze ans est enceinte. Enfin, les lettres de son oncle Ricky, qui se bat en Corée apportent leur lot de soulagement si elles confirment sa survie, mais aussi de crainte puisqu’aucun espoir de retour ne semble émerger. C’est avec tous ces éléments que Luke tente de se construire une interprétation cohérente du monde dans lequel il vit, en y mêlant les leçons de la bible, dont il aime les histoires. Personne ne garde un secret comme un enfant, a écrit Victor Hugo. Entre menace et honneur, la charge est lourde pour le jeune garçon, d’autant que le récit prend des allures de thriller, (meurtre, vol, disparition, l’action ne manque pas, même si l’enquête molle menée par le policier du coin reste est plus comique que tragique). Si les secrets ont une fâcheuse tendance à aboutir dans son oreille innocente, Luke doit faire preuve de ruse pour s’approprier les infos que les adultes lui cachent. L’ambiance du sud rural des États unis est particulièrement bien rendue, et l’on souffre avec les cueilleurs dans les champs de coton, on vit au rythme des distractions rares que peut offrir la ville proche, on s’angoisse avec le grand-père qui scrute le ciel, dont les caprices conditionnent la cueillette. La modernité émerge plus au Nord, téléviseurs et voitures n’ont pas encore envahi le quotidien de la région, et l’enfant est ébahi par le premier match de baseball qu’il peut voir sur un écran. Le monde est en mutation, un société différente émerge. C’est aussi pour Luke le dernier été en Arkansas, même s’il ne le sait pas encore. C’est très réussi. Le roman, autobiographique, est considéré comme l’un des plus intimistes de l’oeuvre de John Grisham. Il brille par l’authenticité qui s’en dégage. Simple à lire en VO, très dépaysant et émouvant, une belle découverte.

Krout

Le 29/04/2015

Le plus romantique, le plus poétique, le plus attachant des romans de Grisham que j'ai lus. Une chronique d'un temps à jamais disparu de la vie rude d'une famille de fermiers isolés dans l'Arkansas durant les années 50. Un tout autre Grisham, tout en atmosphère et paysages