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David King s'occupe de tout

de Joshua Cohen , date de sortie le 28 août 2019
David King s'occupe de tout

Juif new-yorkais, républicain et un soupçon mafieux, David King a transformé sa petite entreprise de déménagement en empire du stockage. Les équipes de King's ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

David King s'occupe de tout

Juif new-yorkais, républicain et un soupçon mafieux, David King a transformé sa petite entreprise de déménagement en empire du stockage. Les équipes de King's Moving ne se contentent pas de transporter vos meubles, elles saisissent les biens des mauvais payeurs sans aucun scrupule. Et David n'est guère plus délicat lorsqu'il quitte sa femme pour l'une de ses employées ou qu'il se heurte à sa fille en crise d'adolescence permanente. La famille reste pourtant une valeur essentielle pour lui, et c'est tout naturellement qu'il engage son petit cousin venu d'Israël après son service militaire. Hanté par les dernières opérations à Gaza, Yoav est bientôt rejoint par l'un de ses frères d'armes qui espère se raccrocher à la vie grâce à cette opportunité professionnelle. Mais le binôme israélien va être rattrapé par son passé et la comédie risque alors de virer au drame.

Véritable « Soprano à la juive » selon le New Yorker, ce roman est aussi hilarant que tragique. Joshua Cohen nous questionne sur nos identités et les changements à l'oeuvre dans nos sociétés, il manie l'humour juif avec brio pour croquer notre monde dans toute sa vitalité mais aussi toute sa noirceur.

Caractéristiques

Titre David King s'occupe de tout
Auteur Joshua Cohen
Collection En lettres d'ancre
Editeur Grasset
Date de parution 28 août 2019
Nombre de pages 333 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 340 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-246-81727-7 - 9782246817277

1/5

Catherinedenanc

Le 11/10/2019

David King est un entrepreneur de déménagement bien connue des Newyorkais et de sa banlieue. Fils d’Immigrés juifs, vieillissant, Il a fait fortune grâce à la crise des subprimes qui a jetée à la rue toute une population d’américains moyens endettés jusqu’au cou. Ce job pas très ragoutant, il le fait sans aucun état d’âme et avec une grande efficacité. Un type peu sympathique aussi dans sa vie privée, vivant depuis des décennies avec la secrétaire de l’entreprise, pour laquelle il n’a aucune attention. Père d’une fille en crise perpétuelle dont il espère se faire aimer en finançant ses moindres caprices. Il a une nette tendance à biberonner de l’alcool et à s’enfiler des substances récréatives illégales. Un jour, il part sur les traces de son oncle vivant en Israël, celui-ci est déjà bien atteint par la limite d’âge et n’est plus réellement en état de communiquer avec lui. Cependant il fait la connaissance de sa cousine et surtout de son neveu, Yoav enfant à cette époque. Quelques années plus tard, celui-ci émet l’idée de se changer radicalement les idées après 3 années de service militaire, la dernière partie passée à Gaza, dont il en ressort cabossé, comme la plupart de ces jeunes. La cousine demande à David King de le prendre sous son aile protectrice histoire de le remettre émotionnellement sur pieds. Le garçon parle à peine anglais et dès son arrivée est logé dans un des taudis de New-York aménagée de bric et de broc par le tonton qui l’embauche au black pour déménager des clients désemparés ou très riches. Cette faune rencontrée dans ces missions, ainsi que les collègues de travail du jeune homme, nous font découvrir par ses yeux, la population locale de manière acérée, quelquefois drôle mais surtout cynique. Il est bientôt rejoint par un camarade de régiment, peut-être encore plus déboussolé que lui. Aux deux tiers du roman, il n’est plus question de David King depuis un moment. J’ai eu du mal à suivre la façon d’écrire de l’auteur qui introduit de nouveaux personnages dont on découvre, quelquefois en un chapitre, la vie présente et passée, les névroses et mal-être, mais jamais clairement. Parfois en Israël, parfois en Amérique. Mais tous déjantés ! Je referme la dernière page du « roman » et je demande à toute personne en capacité, de m’expliquer ce que je viens de lire ! Quel est le propos de cette production, peut-être écrit dans l’état des personnages, constamment drogués et alcoolisés ? Quelle démonstration l’auteur veut faire, quel message il veut transmettre ? Je suis passée complètement à côté malgré ma persévérance à lire jusqu’à la dernière ligne, espérant, en vain, que la lumière enfin m’apparaisse.

MichelEllis

Le 11/10/2019

J'avais placé quelques espoirs en Joshua Cohen depuis Le Paradis des autres (Le Nouvel Attila) : goût pour l'absurde, la tragédie comme farce, humour juif gentiment provoc', profonde érudition, écriture orale et poétique... Mais honnêtement ce David King s'occupe de tout, à la narration classique, est un livre raté. Ni plus ni moins. Très rapidement l'ennui a pointé le bout de son nez. Pourtant, là encore, le livre avait sur le papier tous les pré-requis. L'histoire de David King, donc, à la tête d'une entreprise de déménagement en pleine crise des subprime. Roi du box-to-box, sur tous les terrains et tous les fronts, il déménage les particuliers autant qu'il trompe sa femme et saisit les biens des mauvais payeurs. Un peu mafieux, un peu roublard, il n'évite pas le divorce ou la confrontation avec sa fille Tammy, rebelle et antisioniste, le portrait craché, mais inversé, de son père. Parti planquer un peu d'argent en Israël après son divorce, il en profite pour recruter sur place. Un vague cousin, Yoav, accompagné d'un compagnon d'unité, Uri, va débarquer à New York pour devenir un autre roi de King's Moving, sur fond de conflit israélo-palestinien. L'armée et ses souvenirs qui hantent ne sont jamais loin... Si l'on commence par sourire des situations bancales de notre héros, le texte ennuie assez vite faute de savoir toujours où Joshua Cohen veut en venir. Ou plutôt si, on voit très bien mais il peine à raccrocher tous les wagons : une peinture inchangée, celle de l'Amérique des forts qui siphonnent les miséreux, l'exil à la lumière d'une langue syncrétique — mélange d'argot, d'anglais foireux, de yiddish et d'accents bâtards (Stéphane Vanderhaeghe a dû bien s'amuser pour sa première traduction), la critique d'un pays en proie au conflit permanent, ce qu'est être Juif en exil... Mais à vouloir brasser plein de "thèmes", Joshua Cohen finit par perdre le fil de son histoire, incapable de choisir entre le pur roman et l'examen désabusée d'une époque en proie au chaos, à travers le récit d'un type borderline et de deux jeunes perdus dans la fièvre new-yorkaise. Bien vu pourtant les analogies entre les activités d'Uri et Yoav dans les territoires occupés et celles qu'il exercent aux Etats-Unis en tant que "déménageurs", guère différentes. Des bons mots aussi, un regard souvent lucide, parfois touchant. On parle ailleurs d'un "satiriste amusé" et d'un "moraliste" de notre époque. Pourquoi pas mais sur la durée, le livre ne convainc pas car ces moments lucides sont trop rares. Un livre finalement truffé de passages vains ou guère passionnants. On retiendra donc un peu d'humour noir, le goût pour la satire et le regard porté sur un pays à travers ses représentations d'exilés ou de citoyens-militaires qui font parfois froid dans le dos. Mais un livre pâlot et sans grand intérêt au final. Une bonne grosse déception.