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Archives des enfants perdus

de Valeria Luiselli , date de sortie le 14 août 2019
C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des États-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la « crise migratoire » touchant les enfants sud-américains. À l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres.

C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces « enfants perdus » voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ?

Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.

Caractéristiques

Titre Archives des enfants perdus
Traducteur Nicolas Richard
Date de parution 14 août 2019
Nombre de pages 470 pages
Dimensions 23,00 cm x 15,00 cm
Poids 526 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-8236-1245-5 - 9782823612455

4,5/5

Bill

Le 15/02/2020

Elle a une fille de 5 ans, qu'elle élève seule. Il est veuf et élève seul son fils de presque 10 ans. Ils se sont connus au cours d'un travail de documentation des langues parlées dans New York. Elle se dit documentariste, il se préfère documenthécaire. Le reportage achevé, il s'enthousiasme pour le projet d'aller à la recherche de l'écho des Apaches disparus, dans le sud-ouest des Etats Unis, dans ce qui était l'Apacheria. Elle aurait préféré continuer d'assister des parents d'enfants en passe d'être déportés au Mexique, n'ayant pas réussi leur passage clandestin aux Etats Unis. Ils partent tous les quatre au lendemain des 10 ans du garçon. Dans le coffre de la voiture : une petite valise pour chacun, quatre boîtes d'archives pour le père contenant cartes, livres, extraits d'archives sur les Apaches, une boîte pour la mère contenant elle aussi cartes et livres sur les lieux d'enfermement des réfugiés, et une boite vide pour les souvenirs qu'amasseront chacun des enfants. Pour les parents du matériel d'enregistrement sonore, pour ce garçon, cet appareil photo Polaroïd qu'il vient de recevoir en cadeau d'anniversaire ...  Au cours de ce road trip, la mère copilote, décrit les paysages, cherche des podcasts ou des livres audio pour divertir les enfants.  Après les états de l'est, la traversée de la Shenandoah Valley quasi sauvage précède les grandes plaines puis l'Oklahoma, un brin du Texas, et enfin le Nouveau Mexique et l'Arizona. Ce roman est l'histoire de ce voyage, démarré avec des objectifs divergents où se creusera lentement la séparation du couple, au fil des incompréhensions et de la non-communication ...  Mais la séparation du couple sera aussi la séparation des enfants ... Un roman lent, au rythme de cette traversée des Etats Unis par les petites routes, au fil de la crainte de ne pas trouver d'essence ou d'hébergement, au travers de cette Amérique rurale, sauvage et si méconnue. Un roman triste et poignant ; un roman qui parle de la solitude en couple, quand chacun vaque à des tâches contiguës mais divergentes, quand la dérive des intérêts creuse un fossé infranchissable  Un roman sur les souvenirs, sur la mémoire des lieux, sur la mémoire de l'enfance, sur les petits riens qui réactivent des souvenirs  Un roman qui va longtemps vivre en moi ...  

latina

Le 14/12/2019

Si vous voulez accompagner un couple et leurs deux enfants sur les routes des USA de New-York vers le Sud, si vous voulez avoir un point de vue différent sur les Indiens, mais aussi sur les enfants perdus, ces enfants latinos qui migrent pour rejoindre leurs parents aux USA, si vous voulez réfléchir, vous attarder, vous émouvoir, alors plongez dans ces archives très particulières. Le père est acoustémologue, càd qu’il enregistre tous les bruits qui l’entourent, le vent, les oiseaux, la rivière, les trains, les gens, le silence. Passionné par les Apaches, il entraine sa famille près de Skeleton Canyon, Echo Canyon, pour suivre la trace de Geronimo et du chef Cochise, expulsés par les « yeux blancs » pour les parquer dans des réserves à la pauvreté extrême. La mère est journaliste et amasse des documents, tracassée par ces enfants dont on ne semble pas faire grand cas, ces enfants qui doivent se débrouiller, à n’importe quel âge, lancés sur les routes, les fleuves, le désert, à pied, par train appelé la « Bestia », et qui souvent reviennent en avion à leur lieu d’origine, expulsés par des gens qui les imaginent à la recherche d’un paradis, alors que tout simplement ils fuient l’enfer. Les enfants de ce couple, « le garçon » âgé de 10 ans et « la fillette » de 5 ans, enregistrent ce que disent leurs parents, écoutent, réfléchissent…et agissent. Ce roman magistral laisse des traces, je peux vous le dire. Touffu, passionné, plein de références vivantes à la littérature, il questionne et remue. Très original de par sa narration, il nous fait pénétrer au cœur même du problème universel des expulsés. Merci à Idil (Bookycooky) qui m’a incitée par sa critique enthousiaste à me lancer dans ce nœud mouvant et inextricable, par essence difficile à archiver.

isa-vp

Le 11/12/2019

C’est dans un périple en voiture de New York vers le Sud des Etats-Unis que nous entraîne ce roman de Valeria LUISELLI qui tend plus vers l’essai que vers le roman. Il y a à la fois la vie d’une famille recomposée de deux parents et deux enfants, avec son mode d’éducation très réfléchi, mais également la quête de deux esprits différents, lui vers les derniers indiens à s’être soumis, les Apaches, elle vers les enfants migrants depuis l’Amérique centrale jusqu’aux états du Sud des Etats-Unis. L’homme veut faire une étude sur ces indiens, la femme veut constituer des archives sur les enfants perdus, et « le garçon » et « la fillette » vivent ce voyage entre aventure et ennui. Tout au long de ce périple, les parents tentent d’inculquer à leurs enfants des valeurs intellectuelles et littéraires qui vont leur permettre de se construire comme de futurs adultes intelligents. Hormis les sons riches et inattendus qui ponctuent le roman, j’ai trouvé le style de l’auteure froid et dénué de sentiments. Le récit a un côté méthodique et déshumanisé qui ne m’a pas accrochée, et je n’ai pas adhéré à cette éducation sans instinct et contrôlée qu’ils pratiquent. Je regrette que ce roman n’ait pas réussi à me passionner alors qu’il traitait de sujets passionnants et je le referme avec un sentiment d’inabouti. C’est dommage.

claraetlesmots

Le 13/11/2019

Ils sont quatre à effectuer un périple en voiture à travers les Etats-Unis pour rejoindre le Sud. Une voiture avec en son bord les deux parents et leurs deux enfants de dix et cinq ans nés d'unions respectives, et dans le coffre des boîtes d'archives contenant livres, enregistrements et un joyeux fatras. Une famille recomposée où le père poursuit sa quête professionnelle sur Geronimo et sur les Apaches, et où la mère veut constater par elle-même le sort des enfants sud-américains immigrants, des enfants souvent refoulés près de la frontière mexicaine et séparés des leurs. Ce roman est absolument étonnant et fascinant de la première à la dernière ligne tant par sa forme que par ses propos. Valeria Luiselli mêle l'histoire intime de cette famille à celle des Etats-Unis et à sa politique migratoire actuelle. On est sur la trace des indiens, on plonge dans l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui, on sourit des descriptions si précises sur le comportement des deux enfants, de leurs mimiques et de leurs discussions. Et l'auteure nous livre bien plus que des réflexions. A travers la voix de la mère puis celle du garçon, il y a leurs visions, leurs perceptions du monde et de celle de leur famille qui vit sans le savoir son dernier voyage. Il y a une grâce dans cette écriture où l'imaginaire côtoie le réel, une sincérité qui m'a bouleversée et une musicalité envoûtante. Une beauté et une fragilité que l'on ressent viscéralement, des sons qui nous enveloppent et qui contrastent avec l'horreur du sort réservé à certains de ces enfants qui ont perdu le droit à l'enfance. Un livre où des enfants se construisent et d'autres se perdent, un livre où les sons oubliés ou en passe de le devenir sont capturés et archivés, un livre dont l'écho résonne et vous habite longtemps. C'est subtil, intelligent et puissant bien loin d'une enquête de type journalistique. Un coup de coeur émaillé de références littéraires, de photos et de notes qui en font une lecture rare.

Bookycooky

Le 04/11/2019

To leave is to die a little. To arrive is never to arrive. MIGRANT PRAYER ( Partir c’est mourir un peu Arriver est ne jamais arriver. PRIERE DU MIGRANT) L’écrivaine mexicaine Valeria Luisella aborde ici un sujet actuel et grave, d’enfants migrants en détention. Plus de quatre-vingt milles enfants mexicains et des pays du Triangle du Nord ( Guatemala/ Honduras/ San Salvador ), sans papiers, sont détenus à la frontière sud des États-Unis. “Des enfants perdues* “, qui fuient une violence terrible et des abus sexuelles systématiques dans leurs pays, infestés de gangs para-étatiques. Des enfants à la recherche non d’un Eldorado, comme présentée par les politiques et les médias, mais tout simplement d’une protection, souvent chez des parents déjà immigrés aux États-Unis. L’écrivaine relate le sujet dans le contexte d’un couple de chercheurs américains, des documentaristes . Un couple recomposé avec deux enfants, un pour chacun d’une première union, chacun à la poursuite d’un projet sur le son, sur différents sujets en apparence non compatibles. Un couple “On the road” ( comme Kerouac ) avec les deux bambins......partis de NewYork ils descendent vers le sud-ouest sans destination précise alors que leur couple bat de l’aile...... Des enfants perdues, Un couple perdu, Dans les dédales d’un monde perdu, Celui d’Emmet Golwin, Larry Clark, Nan Goldin **...... Ce qui est particulier dans ce livre lu en v.o. ( l’écrivaine écrit en anglais), est le ton et le style de narration. Simple, concis, sans fioritures, impersonnel et une structure très singulière que je vous laisse découvrir. La femme d’origine mexicaine est en partie la narratrice, l’homme y est référé comme « mon mari », et les enfants comme « la fille »(cinq ans) et « le garçon »(dix ans). Ce dernier étant le savoureux narrateur de la seconde partie, et co-narrateur de la troisième et quatrième partie. Plus on avance dans le livre, plus on se rend compte de la justesse de ce ton et de ce style. En faites ces deux histoires qui semblent emboîtées, traitent de deux sujets différents actuels mais aussi intemporels, le problème de l’immigration, infantile dans ce cas, et la difficulté de l’homme en tant qu’être humain, à prendre ses responsabilités dans une vie de couple et de famille. Vient s’y greffer aussi divers thématiques et de superbes réflexions sur les mots,la photo, les sons, les archives, la littérature, et même sur la danse contemporaine avec Martha Graham..... et aussi de nombreuses questions d’éthique, «  Comment pourrais-je même oser penser faire ou faire de l’art avec la souffrance d’un autre ? », Pourquoi constituer une archive sur ces « enfants perdus »? Quel en est le but ? “Pour le faire écouter et susciter- de la pitié ? - de la rage ? Et après faire quoi ? ....Personne ne décide de ne pas aller travailler ni de faire une grève de faim....Tout le monde continue leur vie normale ...., après avoir écouté une émission à la radio à ce sujet. » Excellent livre multi- thématiques, où on ne se perd jamais grâce aux narrateurs, qui à travers leurs états d’âmes et digressions, maintiennent le cap de ce voyage qui ressemble à une migration, et est en faites un voyage migratoire. Un livre qui nous montre oh combien nous simples humains sommes désarmés face à la misère du monde......Un des meilleurs livres que j’ai jamais lu sur la complexité de ce dit Monde ! Superbe découverte grâce à ma libraire , l’unique librairie pour 40000 habitants de la ville voisine. “When life itself seems lunatic, who knows where madness lies? ....To surrender dreams—this may be madness.” (Quand la vie elle-même semble délirante, qui sait où alors est la folie ? ..... Mais renoncer à ses rêves- Ça peut-être la vraie folie.) *Des enfants qui ont perdus leur droit à l’enfance “. ** Photographes américains, témoins d’un monde perdu.