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Tu marcheras avec le soleil

de Alfonso Mateo-Sagasta , date de sortie le 14 mai 2014
Gonzalo Guerrero est un conquistador ambitieux,
qui part à la découverte du Nouveau Monde. Vers 1511,
le naufrage de son navire le conduit près de la Jamaïque.
Une partie de l'équipag... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Gonzalo Guerrero est un conquistador ambitieux,
qui part à la découverte du Nouveau Monde. Vers 1511,
le naufrage de son navire le conduit près de la Jamaïque.
Une partie de l'équipage trouve la mort ; les autres, dont
Guerrero, s'adonnent au cannibalisme pour survivre,
puis sont réduits en esclavage par une tribu maya.
Lorsqu'il découvre cette culture fascinante, il s'imprègne
de ses rituels au point de devenir l'un des leurs.
Récit d'aventures au rythme haletant, Tu marcheras avec
le soleil s'inspire de faits réels. Traître ou héros, Gonzalo
Guerrero est le personnage romanesque par excellence,
symbole des ambiguïtés et des controverses de l'Histoire.

Caractéristiques

Titre Tu marcheras avec le soleil
Traducteur Philippe Rabaté
Editeur Rivages
Date de parution 14 mai 2014
Nombre de pages 268 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 320 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-7436-2813-0 - 9782743628130

3/5

DanD

Le 10/11/2018

Un livre dur. Interessant, bien que trop de passages m'aient ete insoutenables. Un roman sur la vie d'un espagnol, parti chercher fortune avec d'autres "conquistadors" en cette Amerique recemment decouverte, qui prit le camp des indiens autochtones et lutta a leurs cotes contre ses anciens congeneres. C'est base sur une biographie veritable, celle de Gonzalo Herrero, ne a Palos de la frontera, pres de Cadix, en 1470 et mort a la bataille de Puerto Caballos, au Honduras, en 1536. Fait prisonnier par la tribu maya des Itza, dans la peninsule du Yucatan, il fut un temps leur esclave, puis, libere, embrassa leurs coutumes, fonda une famille et devint un de leurs chefs de guerre. Pour les espagnols il est "El traidor", le traitre, "El renegado", le renegat. Pour les mexicains, qui lui ont recemment eleve dans la ville de Merida une statue faisant face a celle plus ancienne de Montejo, le conquistador de la ville, il est "El padre del mestizaje", le pere du metissage. Un couplet de l'hymne de la region lui est consacre: "Esta tierra que mira al Oriente Cuna fue del primer mestizaje Que nacio del amor sin ultraje De Gonzalo Guerrero y Za'azil" "Cette terre qui toise l'Orient Berceau fut du premier metissage Ne de l'amour sans outrage De Gonzalo Guerrero et Za'azil" Le roman suit la vie de Gonzalo depuis sa naissance dans une famille pauvre. Force de travailler depuis l'age de huit ans, il fut un temps marin puis se fit soldat, guerroyant contre les francais en Italie. Alleche par les rumeurs sur les richesses des nouvelles terres au-dela de l'ocean, il part pour la grande aventure. Avec un petit groupe il debarque au Youcatan et est fait prisonnier. A partir de la le roman prend une dimension ethnographique. Pour expliquer l'attachement progressif de Gonzalo a ses ravisseurs, les Itzas, l'auteur s'attarde sur leur mode de vie, leur agriculture, leur commerce, leurs us et coutumes, leur religion, leur facon de faire la guerre, les interminables guerres inter-tribales et les sacrifices qui s'ensuivent, etc. etc. Et cela a ete trop pour moi. Trop de details, en fait dignes d'un ouvrage scientifique. Et surtout trop d'accent mis sur l'horrible, sur le sang qui coule et se deverse partout. Les scarifications des guerriers, les coeurs qu'on arrache aux vaincus, les machoires que les vainqueurs fixent a leurs cuirasses, et les sacrifices, les sacrifices...les imposes et les "volontaires", de ceux persuades que cette mort rituelle les rapprochera a jamais des dieux, qu'ils "marcheront avec le soleil". Certains passages m'ont ete insupportables. J'ai arrete de lire plus d'une fois, les tripes retournees. Et je ne suis pas une petite nature, j'ai vecu plus d'atrocites que le lot d'un honnete homme. Mais l'auteur ne laisse pas de repit. Apre, feroce, cruel, heureusement que ce livre est court. Il est indeniable que l'auteur a mene des recherches historiques et ethnologiques tres poussees. Il est indeniable qu'il sait ecrire. Tres bien. Et c'est justement pour ces raisons, pour ces atouts, que son livre est tres dur a avaler. Et c'est justement peut-etre dans sa torturante ecriture qu'est sa force, qu'est sa valeur. Mais non, il y a plus. Alors qu'on a raconte a satiete les conquistadors, leurs exploits et leurs crimes, a saturation les indiens, leurs deboires et leur annihilation, Alfonso Mateo-Sagasta nous sert une histoire de metissage, une histoire d'acceptation de "l'autre", aussi etrange, aussi "barbare" qu'il paraisse. Une histoire d'amour. Avec un texte dechirant de cruaute, il fait en fin de compte l'apologie du metissage, qui est comprehension, qui est amour. Trois etoiles, malgre les tripes. Parce que les tripes.