Prêt à feuilleter

Les sanglots de pierre

de Dominique Faget , date de sortie le 28 mars 2018
« Depuis ce jour terrible de l'été 1942, il lui semblait qu'il s'était écoulé des milliers d'années... »

Hortense règne d'une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

« Depuis ce jour terrible de l'été 1942, il lui semblait qu'il s'était écoulé des milliers d'années... »

Hortense règne d'une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.

En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille... Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d'hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.

Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région ? À la Louvière, Hortense pressent qu'il s'agit d'autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences...

Quand la vengeance attend son heure...

Caractéristiques

Titre Les sanglots de pierre
Collection Terre d'histoires
Editeur City
Date de parution 28 mars 2018
Nombre de pages 235 pages
Dimensions 24,00 cm x 16,00 cm
Poids 404 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-8246-1205-8 - 9782824612058

4,6/5

ramettes

Le 18/08/2018

Je voulais découvrir l'écriture de Dominique Faget ainsi que la collection « Terres d’Histoires » de cette maison d’édition. Il se trouve aussi que je suis bénévole dans une bibliothèque et que beaucoup de lecteurs sont friands de ce genre littéraire, alors autant savoir ce que je conseille. C’est un roman qui a tout pour leur plaire. Le titre est très bien trouvé et il reflète bien l’histoire. Ce roman est géographiquement bien déterminé : la Gironde entre Bordeaux et Libourne, dans les terres. On est dans un milieu rural mais du côté des propriétaires terriens. Des familles qui sont implantées là depuis des générations, qui ont pignon sur rue. Elles ont un certain pouvoir et une longue histoire. Qui dit longue histoire dit aussi parfois un passé sombre et mouvementé. Qui dit grand domaine dit aussi cohabitation entre différentes générations avec toutes les tensions et les secrets que cela implique malgré un décor idyllique. Moi qui aime les thématiques qui touchent à la famille je me suis régalée à lire les interactions entre chaque membre avec comme pivot la grand-mère Hortense veuve Laborde, épouse Beaulieu de Chayssac, une maîtresse femme qui a tendance à tout gouverner. Le côté historique lié au lieu, cela fait partie aussi de ce que les lecteurs recherchent. On sent qu’il y a eu un travail de documentation en amont. Cette histoire se déroule pendant l’été 1956. Ce qui signifie que les personnages adultes (la plus jeune à 17 ans) ont connu une voire deux guerres, donc leur lot de souffrance et de deuils. L’autre partie de la narration nous renvoie à l’été 1942. On découvre deux histoires qui comme on se doute vont se retrouver imbriquées. De cette sombre période la région bordelaise semble avoir gardé beaucoup de cicatrices. 1956, c’est le début d’autres heures sombres de l’histoire de France, l’Algérie et ses conflits qui s’invite dans le récit avec le gendre qui est en poste là-bas. Ces menaces lointaines (la fille et la petite fille doivent partir à la fin de l’été), ses attentats viennent faire écho à l’horreur que vivent les habitants de cette petite campagne bordelaise. Point de guerre ici, mais une série de meurtres dans le voisinage proche de la famille Laborde- Beaulieu de Chayssac. L’intérêt de cette histoire c’est de découvrir les rapports qui existent et motivent ce qui semble être une vengeance. Les mystères vont crescendo et les soupçons se portent sur plusieurs personnages avec ce passé qui fait ressurgie en mettant en évidence des non-dits et des traumatismes. Ce qui est refoulé va refaire surface. Lorsqu’on découvre la vérité, on se dit que le destin (enfin l’autrice) a joué de drôles de tours à certains personnages. Le rythme imposé par l’alternance 1942/1956, rend à la fois la narration plus dynamique car on est curieux de connaitre les tenants et les aboutissants et en même temps se ralenti puisqu’il faut avancer pas à pas pour découvrir ses tragédies. Au début je n’ai pas trouvé les histoires et la mise en place très originales mais la fluidité de la narration m’a maintenue attentive. S’il y a des choses que l’on soupçonne très vite, il y a plusieurs « twists » ver la fin qui font l’intérêt de ce roman et j’ai beaucoup apprécié le dernier tiers. J’ai beaucoup aimé les citations en guise de titre de chapitre. Elles font réfléchir à la portée de ce que les personnages vont vivre. De plus il y a les repères temporels et géographiques qui permettent au lecteur de passer d’une époque à l’autre, d’une histoire à l’autre sans se perdre. C’est un roman dans lequel, on vit une saga familiale locale avec des scènes qui nous rappellent ces époques là. C’est ce qui fait le charme des romans de terroir et les romans historiques.

chevalierortega33

Le 12/08/2018

Entre 1942 et 1956, que de vies chamboulées ! Hannelore future maman, David et Nathan, ses frères et son mari échappent de peu à la rafle du Vel d’Hiv. Alors que David tente de détourner l’attention, la famille va à la rencontre de ses justes, les Beaulieu de Chayssac, bourgeois exploitants viticoles du bordelais. On suivra en parallèle les destins contrariés de cette fratrie, les pérégrinations de David dans les abîmes du nazisme et les relations ambiguës des deux familles contraintes à la cohabitation. Une série de meurtres quatorze années plus tard va mettre le microcosme girondin en ébullition : rien n’est neutre et ceci doit forcément expliquer cela … un vrai suspense campagnard et bucolique. Un drame que le lecteur classera malheureusement dans les désordres « ordinaires » de notre histoire récente, qu’il ne faut pour autant ni excuser, ni oublier. Avec ce roman l’auteure confirme son talent de conteuse, son amour de l’histoire et de la Gironde. Elle nous promet un dépaysement radical pour le prochain … Un personnage attachant que cette auteure qui prend un réel plaisir à s’entretenir avec ses lecteurs avec beaucoup d’humour ! Merci Dominique et à très bientôt de l’autre côté de la Méditerranée !

MAMIEJAUNE

Le 25/04/2018

Je viens de lire « Les sanglots de Pierre », roman de Dominique FAGET et j'ai ainsi pu découvrir la plume puissante et élégante de cet auteur. La très belle couverture et le résumé fort alléchant m'ont de suite interpellée. Dominique FAGET nous emporte, en alternant chaque chapitre dans un lieu et une époque différents : en 1956 à St-Laurent des Vignes ou en 1942 à Paris pendant la seconde guerre mondiale. Ainsi nous découvrons la famille bourgeoise d'Hortense, propriétaire du domaine « La Louvière » et celle d'Hannelore, jeune femme enceinte de six mois de confession juive, son mari Robert et ses frères jumeaux David et Nathan. Les différents meurtres perpétrés dans la région Bordelaise en 1956 ont-ils un rapport avec les événements de l'été 1942 ? L'histoire est très émouvante, le suspense bien mené, l'auteur divulguant avec parcimonie, au fil des pages, les secrets de famille, les investigations policières, tenant ainsi le lecteur en haleine. Je me suis sentie de suite happée par les mots de l’auteur qui mêlant l'histoire de ces deux familles à l'Histoire de notre pays, relate avec brio les heures sombres du nazisme, les persécutions antisémites, les horreurs de la guerre, la résistance, la déportation et les atroces conditions d'internement dans les camps de concentration. J'avoue avoir tremblé à maintes reprises pour Hannelore et sa famille et avoir eu les yeux humides à la lecture de certains passages durs mais reflétant la terrible vérité... J'ai ADORE ce polar historique poignant que j'ai lu pratiquement d'une traite ne pouvant me résoudre à le refermer tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement au demeurant fort surprenant mais je vous laisse le découvrir par vous-même. J'ai passé un excellent moment avec les protagonistes de ce roman que j'ai refermé à regret et qui fut pour moi un véritable COUP DE COEUR. A découvrir sans hésitation et bonne lecture !

purgi89

Le 11/04/2018

C'est toujours avec plaisir que je lis un nouveau livre de Dominique Faget. J'ai lu tous ses livres et je sais que je vais forcément passer un excellent moment de lecture. Mais un moment de lecture bien court car comme à chaque fois, je lis les livres de Dominique d'une traite et je suis frustrée à la fin de quitter son univers livresque. La touche littéraire de Dominique est de nous créer à chaque fois deux histoires en une, avec deux époques différentes. Pas de changement dans son nouveau roman. Mais cette fois-ci, les deux époques sont relativement proches (1942 / 1956). En juillet 42, juste avant la rafle du Vel'd'Hiv, Hannelore, enceinte de 6 mois, son frère David et son mari Robert arrivent à se cacher laissant derrière eux Nathan le frère jumeaux de David se faire arrêter. Nous allons suivre leur fuite qui les mènera à la Louvière où des notables vont essayer de les faire passer en Espagne. Eté 56, nous rencontrons Hortense, maitresse de la Louvière et sa famille. Plusieurs notables et personnages connus de la région vont mourir dans d'atroces accidents. Mais est-ce qu'il s'agit véritablement d'accident? Quel est le lien entre ce qu'il s'est passé ce fameux été 42 et les accidents de 56? Les chapitres vont alterner les année 42 et 56. Chaque fin de chapitre nous laisse sur notre faim et nous donne envie de vite tourner les pages pour connaître la suite de l'histoire. J'ai eu peur pour Hannelore, peur pour Nathan qui va être déporter et voir les abominations faites aux juifs. Je voulais absolument savoir ce qu'il allait leur arriver et s'ils allaient s'en sortir. Dominique nous embarque dans la région de Bordeaux. Région qu'elle va sublimer grâce à sa plume. Pendant ma lecture, j'ai vécu dans cette région et plus particulièrement dans le village où se trouve la Louvière. J'ai très bien imaginé cette magnifique demeure et son parc immense et fleuris. Tout est décrit avec grâce ce qui fait qu'on est totalement sous le charme de la région. Et d'un autre côté, Dominique nous dépeint les horreurs de la seconde guerre mondiale. Ces atrocités sont décrites sans retenue. Nous vivrons l'horreur subit dans les camps de plein fouet. Les "accidents" sont tout aussi horribles ! Je me suis imaginée à la place de ces hommes pendant ces instants et j'ai ressenti la peur effroyable qu'ils ont du ressentir en imaginant leur propre mort. Dominique je ne te regarderais plus de la même façon! Je n'aurais jamais imaginé que tu puisses inventer des meurtres pareils ;-) L'écriture de Dominique se bonifie, elle écrit en fonction de l'époque à laquelle se déroule l'histoire, ce qui donne un petit côté véridique à ses écrits. Encore une fois je suis sous le charme des histoires de Dominique Faget. Ce polar car s'en est un, est admirablement mené et je n'ai pas vu venir la fin. C'est donc un coup de cœur ! Foncez découvrir ce livre ! Je remercie City Editions pour cette nouvelle lecture. Et je tiens à pointer du doigt la couverture que je trouve magnifique et qui donne envie de lire ce livre !

cavistelecteur

Le 04/04/2018

Pour son nouveau roman Dominique Faget choisit de nous emmener comme d'habitude, je dirais presque, sur deux époques. Sauf que par rapport à ses précédents ouvrages, il s'agit de deux époques très rapprochées, en l'occurrence 1942 et 1956. Un arbre généalogique en préambule et deux chapitres, il n'en faut pas plus à l'auteur pour nous présenter ses principaux personnages et commencer à tisser sa trame. Le rythme de départ est un peu lent, mais néanmoins agréable à suivre et on se laisse emporter facilement dans cette histoire faite de contrastes. La quiétude d'une famille bourgeoise de Saint Laurent des Vignes en Gironde, celle d'Hortense, vivant à la campagne, pendant qu' à Paris, Hannelore et sa famille subissent de plein fouet la persécution allemande de Juillet 1942. Une vie de notable à la campagne qui s' accommode tant bien que mal des restrictions et de la présence allemande d'un coté, et de l'autre la lutte pour la survie et la fuite. Habilement construit depuis le départ avec ses alternances entre les deux périodes, il faut parvenir au premier tiers de cette histoire pour commencer à comprendre ce que Dominique Faget cherche à nous raconter. Mais « chut » ,je ne vous en dirais pas plus sur cette histoire dans l'histoire avec un un grand « H ». Atmosphère chabrolienne dans ce paysage aquitain, sous une chaleur étouffante, des meurtres barbares et bruts de décoffrage vont se multiplier dans la petite bourgade tranquille au cours de l'été 1956. C'est une plongée réussie dans les familles de souche bordelaises avec les noms de Labat, Laborde et Lescure, accompagnée d' une description fidèle des années 60. Ceux qui ont connu l'époque et les marques « Frigidaire , Banania » ou encore le petit ustensile en amiante qui servait à griller le pain apprécieront. Finement observé et finement retranscrit. La plume de Dominique nous remet également en mémoire les heures sombres du nazisme avec la rafle du Vel d' hiv de Juillet 1942 et nous place face à nos responsabilités. Qu'aurions nous fait si nous avions entre 20 et 40 ans pendant la deuxième guerre mondiale ? « Aurions nous été meilleurs ou pires que ces gens si j'avais été allemand « (JJ Goldman Né en 17 à Leidenstadt) . De quel coté nous serions nous rangés ? L'exil en train vers Birkenau est une pustule de douleurs et de souffrances que l'auteur nous fait partager avec brio mais sans concession: »Ils semblaient veiller sur les damnés auxquels le nazisme ne donnerait pas le droit de vie ». La vie, notre bien le plus précieux ne tient qu'à un fil face à de tels monstres ! Et puis la France, avec ses vrais salauds tapis dans l'ombre, guettant chaque fois une nouvelle opportunité de s'enrichir en profitant de la misère des autres. L'auteur appuie là ou ça fait mal et son scénario qui nous place face à nos instincts profonds est beaucoup moins simple qu'il apparaît au premier abord. Sombres heures de notre passé et de nos consciences meurtries à jamais par la barbarie nazie, la romancière nous tient en haleine sur 240 pages en nous faisant frémir et réfléchir sur ce qu'on traversé nos anciens, tout en gardant à l'esprit que les pires crevures ne sont pas forcément et seulement ceux qui portent l'uniforme de la grande Allemagne. Humanité, rédemption, vengeance, fraternité, liens de la famille, bien des thèmes sont évoqués dans ce nouvel opus de Dominique Faget qui nous surprend une fois de plus en nous emmenant sur un terrain ou on ne l'attendait pas. Bravo !