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La panthère des neiges

Prix Renaudot 2019
de Sylvain Tesson , date de sortie le 10 octobre 2019
La panthère des neiges

- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.

- Qui est-ce ?
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La fiche détaillée

Résumé

La panthère des neiges

- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.

- Qui est-ce ?

- La panthère des neiges. Une ombre magique !

- Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.

- C'est ce qu'elle fait croire.

L'AVIS Du libraire

Avis de Julien de l'Espace Culturel de Blois :
" Sylvain Tesson nous entraîne au Tibet, en compagnie du photographe Vincent Munier, à la rencontre de celle qu'on avait longtemps cru disparue : la panthère des neiges. Restons à l'affût, ce que nous lisons là n'est que beauté ! "

Caractéristiques

Titre La panthère des neiges - Prix Renaudot 2019
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 10 octobre 2019
Nombre de pages 166 pages
Dimensions 21,00 cm x 15,00 cm
Poids 226 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-282232-2 - 9782072822322

4,7/5

mcd30

Le 28/12/2019

Quelle aventure ! L'œil de Vincent Munier et la plume de Sylvain Tesson ! C'est magique ! Un fabuleux témoignage sur ces immensités sauvages encore préservées mais pour combien de temps ? Le tibet, haut-lieu spirituel, sanctuaire animalier en passe de devenir un important site ésotérique du vingt-et-unième siècle car il importe de garder secret un tel endroit. Tant pis, je n'irai pas mais j'ai vécu un très beau voyage sans les désagréments : froid, longues marches, attente... Les loups, les yacks, la panthère, tout n'est qu'émerveillement d'autant que Sylvain Tesson est très inspiré et il nous livres de magnifiques commentaires, avec son incroyable vocabulaire et ses audaces folles quand à la conjugaison, je suis toujours très admirative de son style et de ces citations, aphorismes, réflexions. Mais c'est avant tout le récit d'une complémentarité entre Sylvain Tesson toujours en mouvement, le cerveau en ébulition, donnant sa vision de la planète et des hommes qui joue un peu les candides car il passe souvent à côté de toute cette faune et Vincent Munier, ce photographe animalier passionné par son art, toujours en contemplation devant la nature à la recherche du moindre indice permettant d'approcher la panthère des neiges pour ramener quelques photographies de ces espèces en danger. Un grand merci à ces quatre personnes : n'oublions pas Marie, la compagne de Vincent Munier et Léo, son aide de camp pour ce magnifique récit qui nous apporte aussi une vision du Tibet sous domination chinoise car ces quatre personnes prennent la température de la planète à chaque voyage et nous informent des changements en bien comme en mal. Pour une fois malgré ce que Sylvain Tesson en dit : "Elle s'était adaptée pour peupler des endroits invivables et grimper les falaises. C'était l'esprit de la montagne descendu en visite sur la Terre, une vieille occupante que la rage humaine avait fait refluer dans les périphéries." Peut-être a-t-elle baissé sa garde pour nous montrer ce que nous risquons de perdre si nous n'y prenons garde.

colka

Le 22/12/2019

Homme du vent, de la neige et des hauteurs, Sylvain Tesson n'est jamais vraiment là où on l'attend. Je l'avais quitté après la lecture de : Dans les forêts de Sibérie, au bord du désespoir et je retrouve dans : La panthère des neiges un autre homme... avec toujours le même talent pour me faire partager ses voyages et surtout ses aventures qu'elles soient dans l'espace monde ou dans son espace intérieur. Cette fois-ci, il m'a entraînée sur les hauts plateaux du Tibet avec ses trois compagnons : Munier, photographe de son état et celui "qui chante avec les loups", Marie, sa compagne, cinéaste animalière et Léo le philosophe de service. Quel puissante motivation cette "bande des quatre", comme la surnomme Tesson, partage-t-elle ? le fol espoir d'apercevoir et de mettre en images ou de fixer sur la pellicule celle que Munier considère un peu comme une déesse inaccessible : la panthère des neiges. Un récit de voyage "à la Sylvain Tesson" ai-je envie de dire, grâce à sa prose vivante, colorée, mêlant tous les niveaux de langue et tous les paradoxes. D'abord ceux qui animent son auteur, même si dans ce récit autobiographique la part de l'auto dérision est très présente pour tout ce qui touche à son intimité de pensée ou de vie. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé une très jolie parenthèse sur sur son amour perdu à la fois pour la distanciation qu'il a su prendre et pour "le romantisme écologique" qui s'en dégage. Mais Sylvain Tesson reste malgré tout un homme de tourments, celui qui se demande toujours pourquoi il voit "dans un paysage, les coulisses de l'horreur". Et sa vision de l'humanité n'est pas vraiment plus réconfortante. Il sait grâce à la vigueur de sa plume mais aussi son sens de l'humour, ramener notre humanité à sa juste place dans le monde. Il reste aussi un homme de tempête, comme dans ce très beau passage où il se livre à une violente diatribe contre la destruction de notre planète et les fausses espérances que l'on se donne pour éviter de voir notre danse au bord du gouffre. Heureusement il y a les grands espaces vierges qu'il parcourt avec ses compagnons et qu'il décrit dans une prose ramassée, imagée et sensorielle : "le Tibet avait la peau à vif" ou "Vers midi, le soleil était à son rendement absolu: tête d'épingle dans le néant". Même talent pour la peinture du monde animal qui vit au sein cette nature sauvage et dont il sait admirablement rendre le côté caché, camouflé et aussi les paradoxes de comportement car ces animaux sauvages font preuve à la fois d'une permanence de vie étonnante pour nous humains et de la fugacité la plus totale dès qu'un danger se présente. Il rend donc au monde animal qu'il côtoie un hommage sensible, respectueux et la pratique de l'affût le renvoie très souvent à des considérations philosophiques sur l'ordre du monde. Celui qu'il vit sur ses hauts plateaux du Tibet - un ordre tragique et immuable de vie et de mort- qui à la fois le fascine et le terrifie, mais qu'il préfère sans doute au désordre civilisationnel dans lequel nous vivons. Ces réflexions sont très fluides et incarnées, donc pas de lassitude ou d'ennui, en tout cas pour moi. Ce dernier Sylvain Tesson m'a vraiment conquise : un savoureux cocktail avec sa dose de dépaysement, d'humour mais aussi de retour sur soi et sur un monde à la fois préservé et mal en point, le nôtre...

Fleitour

Le 26/11/2019

Magnifique. Sur les plateaux du Tibet, s'ouvre le monde de la panthère des neiges. L'hommage de Sylvain Tesson à la nature est sublimé par une langue à l’affût de ses méditations. Un sage taoïste nous parle avec les mots retranchés dans les anfractuosités des roches hivernales, chaque pouce de terrain de l'ample Himalaya pique sa curiosité. Rien ne ressemble à son univers, à ce qu'il a connu, du passé il fait table rase. L'aventure est totale, sans mesures, sans repères, à la découverte de la panthère des neiges. Sylvain Tesson aime se dépouiller. Tous les vêtements sont trop lourds, trop serrés pour celui qui cherche à s'élever, et à se délaver de ses idées, de ses à priori, de son passé. La grande découverte de l'affût, devient un langage, comme une lecture nouvelle du taoïsme, une façon de renaître au monde, faire surgir le doute sur la notion de temps. "L'affût, tel ce luxe de passer une journée entière à attendre l'improbable ! Page 110." Le rapport au temps à 5600 m d'altitude s'ébauche dans la nature, c'est l'étalon primaire, le guide inaltérable de notre présence. Le déroulement de la vie de chaque espèce empreinte le rythme qui lui convient, le pas lent des saisons ou bien le balancement de la Lune, ainsi naîtront les nouvelles pousses. Sylvain tesson va même plus loin dans sa réflexion, " l'affût était une prière, page 57". On faisait comme les mystiques on saluait le souvenir primal. L'art aussi servait à cela, recoller les débris de l'absolu. Quelle étrange méditation que de se tenir aux aguets. "L'espace ne défile plus. Le temps impose ses nuances, par touches. Une bête vient. C'est l'apparition. Il était utile d'espérer". Mon camarade avait attendu la venue des musqués de Laponie. "Il s'était gelé des orteils dans la neige, posté jour et nuit, fidèle aux directives des snipers ; mépriser la douleur, ignorer le temps, ne pas céder aux fatigues, ni décrocher avant d'avoir obtenu ce que l'on désirait". Le 22 novembre dernier,passait sur Arte un document unique sur la panthère des neiges. C'était Munier calfeutré derrière les pans de son abri. Une apparition comme un rêve, celle d'une mère et de son petit. Magique et émouvant de s'imprégner de ce couple qui se livre à une série de gestes de tendresse et de complicité. Puis on revoyait la mère repousser son enfant pour le libérer et qu'il puisse conduire son propre destin. Chaque animal réalise sa part de vie et de beauté, écrivait Aristote. Cette plongée dans l'ultime présence de l'animal, est une inaltérable découverte du monde animal débarrassé d'une morale humaine, trop humaine ajoute Sylvain Tesson. La bête est un joyau serti dans la couronne. Dût le diadème se laver de sang. La patience est une vertu suprême, la plus élégante et la plus oubliée. Elle invitait à s'asseoir devant la scène, à jouir du spectacle. La patience était la révérence de l'homme à ce qui était donné. Dans le frémissement des feuilles le silence est un élixir de beauté. Une rencontre inoubliable, des hôtes mystérieux de la glace, et du vide, les panthères des neiges.

belette2911

Le 25/11/2019

La première fois que j’avais mis les pieds au Tibet, c’était avec Tintin et l’image du capitaine Haddock jurant en trouvant sa bouteille de whisky vide est toujours ancré dans ma mémoire. Là, je viens d’y repartir avec Sylvain Tesson, je suis restée à l’affût avec d’autres, le tout par -30°, j’en ai eu froid mes mains, mes pieds, mais ça valait la peine de se les geler. La panthère des neiges est en voie d’extinction, il n’en reste que 5.000 spécimens et si son alimentation vient à manquer, elle disparaîtra elle aussi. Dommage, je viens à peine de faire sa connaissance… Le voyage était épique, froid, glacial, sans le whisky de ce bon vieux Haddock pour nous réchauffer mais ce qui m’a tenu chaud, c’est la plume de monsieur Tesson. L’auteur a de la gouaille sur le plateau de La Grande Librairie mais il en a aussi sur le papier ! Utilisant des phrases qui ne sont ni simples, ni simplistes, l’auteur joue avec le français, le déroule sous nos pieds, tel un tapis rouge et c’est avec des yeux avides d’en lire plus que je l’ai dévoré en une courte soirée, telle une panthère des neiges affamée. On pourrait croire qu’à plus de 5.000 mètres d’altitude, en frôlant les 6.000, même, il n’y aurait pas de vie dans ce désert de neige, de glace ou ce désert tout court. Détrompons-nous, il y a de la vie, même si elle se cache pour mieux observer l’Homme qui parcourt ces montagnes et ces étendues désertiques. Et si Munier sait nous le montre avec ses jolies photos, Tesson, lui, nous l’explique de ses mots, avec brio. Ce roman d’aventure, cette enquête policière à la recherche des traces de la panthère des neiges, c’est aussi un récit de patience, d’humilité, d’attente, qui aurait pu ne pas être récompensée car ils auraient pu rester à l’affût des jours et des jours et ne jamais la voir, elle qui sait si bien se camoufler et se fondre dans le décor. C’est aussi un bon prétexte pour faire de l’introspection, puisque Sylvain Tesson, qui adore causer, devait se taire et observer le Maître Munier qui pense comme une bête afin de mieux la voir. Si Sylvain dû se taire, ça ne l’empêcha pas de faire quelques calembours et aphorismes et ils ont eux le don de me faire sourire ou de me faire réagir à la Vérité qui s’étalait sous mes yeux. Plus qu’un roman magnifique, plus qu’un voyage éprouvant, plus qu’une quête d’un animal mythique, plus qu’un plaidoyer pour la sauvegarde des animaux – dont la panthère des neiges – c’est aussi un roman qui parle du respect d’autrui, autant de l’Humain que de l’Animal, de la capacité à se dépasser, à rester immobile, silencieux, à vivre dans un climat hostile et à aller à la rencontre des gens qui vivent dans ces montagnes. Un roman qui donne envie de découvrir les livres de Vincent Munier et les très belles images qu’il a prises, sans oublier ses récits de photographe.

montmartin

Le 08/11/2019

Vincent Munier est le plus grand photographe animalier de son temps, les scientifiques le regardent de haut, car il considère la nature en artiste. Sylvain Tesson l’accompagne au Tibet sur les traces de la panthère des neiges. S’ils veulent avoir une chance de l’apercevoir, il faut la chercher en plein hiver à cinq mille mètres d’altitude. Il reste 5000 panthères dans le monde, statistiquement on compte plus d’êtres humains vêtus de manteaux faits avec leur fourrure. C’est donc le récit de cette aventure que nous compte Sylvain Tesson. L’auteur n’épargne personne ni les autorités chinoises accusées d’avoir défiguré le Tibet «#8201;le gouvernement chinois avait réalisé son vieux projet de contrôle du Tibet. Pékin ne s’occupait plus de pourchasser les moines. Pour tenir un espace, il existe un principe plus efficace que la coercition : le développement humanitaire et l’aménagement du territoire. L’État central apporte le confort, la rébellion s’éteint.#8201;» Ni les scientifiques responsables selon lui des méfaits de l’évolution et du développement de notre société. «#8201;Le monde était un coffre de bijoux. Les joyaux demeuraient rares, l’homme ayant fait main basse sur le trésor.#8201;» Mais ce livre ne se limite pas à un plaidoyer écologiste, c’est une formidable rencontre avec la nature dans ce qu’elle a de plus beau et de plus sauvage. Les loups qui chantent, les yaks sauvages qui ont appris à regarder passer les trains à 4000 mètres d’altitude. Et puis la rencontre tant attendue : «#8201;A cinq cents mètres, elle levait la tête et humait l’air, c’était le plus beau jour de ma vie depuis que j’étais mort.#8201;» Sylvain Tesson nous fait partager le quotidien du chasseur d’images, l’attente, savoir disparaître, se tenir aux aguets, mépriser la douleur, ignorer le temps et la fatigue, ne jamais douter. Il nous dresse le portrait d’un homme qui se confond avec la nature. «#8201;Munier, au lieu d’offrir un manteau de fourrure à sa femme, il l’emmène voir directement la bête qui la porte.#8201;» Mais surtout, l’auteur met en avant cette qualité rare : la patience, «#8201;j’ai appris que la patience était une vertu suprême, la plus élégante et la plus oubliée. Elle aidait à aimer le monde avant de prétendre le transformer. Elle invitait à s’asseoir devant la scène, à jouir du spectacle, fût-il un frémissement de feuille. La patience était la révérence de l’homme à ce qui était donné.#8201;» Ce n’est pas un roman, c’est une invitation au voyage, au respect et à contemplation de la nature. Si l’écriture est belle, les mots choisis et les phrases percutantes, parfois les envolées de l’auteur sont un peu trop lyriques et ses attaques incessantes, contre les scientifiques, la modernité et les progrès néfastes qu’ils apportent à l’humanité, sont un peu pesantes.