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Zyeux-bleus

de Jerome Charyn , date de sortie le 05 juin 2002
En perdant son patron, le superflic accusé de corruption, Zyeux-bleus s'était senti un peu paumé.
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La fiche détaillée

Résumé

En perdant son patron, le superflic accusé de corruption, Zyeux-bleus s'était senti un peu paumé.

Caractéristiques

Titre Zyeux-bleus
Auteur Jerome Charyn
Traducteur Michel Deutsch
Collection Folio. Policier
Editeur Gallimard
Date de parution 05 juin 2002
Nombre de pages 252 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 150 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-042295-X - 9782070422951

3,5/5

SZRAMOWO

Le 01/04/2017

Zyeux bleus raconte l'histoire de Manfred Coen, la chose du commissaire Isaac Sidel, personnage principal du roman Les Filles de Maria. Jérôme Charyn nous sert ici une histoire qui démontre sa connaissance de la culture juive. Le décor en est toujours New York avec sa horde de mafieux communautaires, Blacks, Irlandais, Juifs. Manfred Coen est livré a lui-même depuis qu'Isaac, son mentor a été viré de la brigade criminelle. Son supérieur, Pimloe le cantonne à des rôles subalternes, n'hésitant pas à le transformer en détective privé pour le compte de Vander Child un New Yorkais véreux qui fait dans la prostitution et le porno. Cette enquête le ramène à ses origines, à ses amis d'enfance les Guzman, des Marranos (Juifs séfarades faussement convertis) qui après l'Espagne le Portugal et la Hollande sont passés par le Pérou avant d'atterrir à New York. Quelles étaient les relations des Guzmann - propriétaires d'une confiserie dans laquelle Papa, le chef de famille, débitait des milk shakes, entouré de ses enfants plus ou moins débiles, Alejandro, Jorge et Jeronimo - avec les parents de Manfred, Albert et Jessica et l'oncle Sheb ? Le suicide d'Albert et Jessica, au gaz, alors que Manfred servait en Allemagne, ne cesse de hanter ce dernier. Manfred, en suivant les cours de l'académie des beaux-arts puis ceux de l'académie de police, dont il est sorti inspecteur de première classe, s'est éloigné de sa communauté. Manfred, israélite aux yeux bleus est considéré comme un paria par les siens mais aussi par ses collègues qui pensent qu'il travaille toujours pour le compte d'Isaac. Pongiste prodigieux, Manfred se réfugie au sous-sol de chez Schiller où il épate les autres joueurs par son style décontracté, short bleu, sandales mais insigne doré sur la chemise et holster à la taille. Roman de la quête de soi, de ses origine, de ses raisons de vivre, Zyeux bleus est plus qu'un simple polar, mais selon moi, un roman initiatique au style onirique et plein de dérision. Je n'irai pas par quatre chemins en affirmant que, avec ce roman, Charyn est aux Séfarades américains ce que Isaac Bashevis Singer fut pour ses Ashkénazes. A LIRE !!!

jeranjou

Le 05/09/2013

Trop de noir, sans espoir, au fond de ces « Zyeux-Bleus »… Après avoir écrit sept romans qui n’ont pas fait un tabac, le très bien prénommé Jerome Charyn, sans accent aux Etats-Unis je précise pour les puristes, se lance alors dans le polar en rendant visite à son frère Harvey à la Brigade criminelle de Brooklyn à New York. Visites des cellules dans les postes de police, découvertes des cadavres à la morgue, patrouilles de nuit à bord des voitures banalisées… Bref, de quoi vous donner une peur bleue de sortir seul la nuit ! Dès lors, en 1974, Charyn s’inspire de la réalité du terrain pour écrire une trilogie dont « Zyeux-Bleux » constitue le second volet, bien qu’il soit écrit en premier. Manfred Cohen, alias « Zyeux-Bleux », est une créature hybride de Jerome Charyn, juif et fou de ping-pong et de Harvey, le flic de New York, aux manières douces et tristes. Dans le roman, ayant perdu ses parents dans des conditions affreuses, Cohen devient un loup solitaire, divorcé et haï par ses collègues. Il faut dire que Coen perd également son supérieur hiérarchique et mentor Isaac Sidel, viré pour corruption, et se coltine désormais, Herbert Pimloe, un nouveau commissaire un peu mystérieux. Contre toute attente, Manfred hérite d’une mission un peu spéciale, retrouver une fille nommée Caroline Vander Child avec l’aide de la famille Guzmann, une bande de mafieux dont il côtoyait certains frères du clan dans sa jeunesse. Ou se trouve donc cette jeune femme ? - Au Pérou, le pays des Incas, comme le présume son père ? - A-t-elle été enlevée au Mexique, le pays des Aztèques ? - Enfin, se serait-elle réfugiée dans un pays de l’Amérique centrale, le territoire des Mayas ? Hanté par cette question, vous tenterez peut-être de lire ce roman pour connaitre enfin la réponse à cette énigme, qui n’a pas de lien avec les indiens mais plutôt avec un chinois. Pour ma part, en lisant ce roman, j’ai entrevu quelques similitudes avec le génialissime «Griffe du chien » de Winslow, écrit en 2005, où il est également question d’un flic qui lie une relation d’amitié avec les frères d’une bande de mafieux. On retrouve également une palette très large de personnages charismatiques et donc difficile à assimiler et à retenir. Néanmoins, autant Winslow a étalé son histoire sur des dizaines d’années et 800 pages, autant Charyn dispose seulement de 250 pages pour écrire son roman sur quelques jours ou mois en ponctuant son récit de flashes back remontant à l’enfance de Coen. En terminant ce livre, je me suis posé beaucoup plus de questions que je n’avais de réponse à ce roman plutôt singulier. Ne serait-il pas judicieux de lire la trilogie en commençant par Marilyn la Dingue et en terminant par Kermesse à Manhattan pour savourer plus intensément « Zyeux-bleus »? Pourquoi l’éditeur Folio a-t-il placé cette interview de l’auteur avant le roman alors qu’il dévoile au moins un évènement majeur du livre ? (l’introduction, certes très intéressante, est à lire impérativement après la lecture du roman) Pourquoi Charyn n’a-t-il pas mieux construit son récit, trop bancal à mon gout, alors qu’il possède un grand talent d’écrire ? Comme vous pouvez le deviner, il m’a manqué quelque chose à ce roman au potentiel indéniable mais trop confus et ambitieux à mon humble avis. Certainement, je retiendrais de cet ouvrage tous ces noms ou prénoms marquant comme Jeronimo (pas l’indien avec un G), Zorro, Child, Manfred, Bébé, Papa, César… Comme tout bon père de famille, Manfred me fait irrésistiblement penser au mammouth de l’Age de glace et j’ai eu bizarrement un mal fou à l’associer à Cohen. Ha ! Les fichus dessins animés ! En fin de compte, je ne regrette pas d’avoir découvert le style particulier de « Zyeux-Bleus », qui plus est écrit par un Jerome, mais je ne suis pas sûr d’avoir le courage de remettre le couvert un jour pour un autre Charyn. Mais sait-on jamais avec un Charyn plus condensé et un peu plus optimiste ? Oui, vraiment, dans ce roman, trop de noir, sans espoir, au fond de ce Charyn… et dieu sait pourtant que j'aime le noir !