Prêt à feuilleter

Un nommé Louis Beretti

de Donald Henderson Clarke , date de sortie le 23 mai 1997
Louis Beretti apparaît, pour les gens du milieu, dans toute sa force conquérante, "un grand citoyen dans le monde dur qui est le sien". Son copain, c'est Big Italy, dont les étranges yeux luisent de... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Louis Beretti apparaît, pour les gens du milieu, dans toute sa force conquérante, "un grand citoyen dans le monde dur qui est le sien". Son copain, c'est Big Italy, dont les étranges yeux luisent de férocité contenue...

Caractéristiques

Titre Un nommé Louis Beretti
Collection Série noire
Editeur Gallimard
Date de parution 23 mai 1997
Nombre de pages 290 pages
Dimensions 18,00 cm x 12,00 cm
Poids 182 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-049704-6 - 9782070497041

4/5

DocteurPlatoche

Le 24/01/2011

Classique du roman de gangsters des années 20, "Un nommé Louis Beretti" est un bijou d'efficacité qui reflète parfaitement les caractéristiques de la "hard-boiled fiction" (ces polars "durs" qui apparaissent après la 1ère guerre mondiale) : une littérature qui va droit au but, qui esquinte les belles-lettres et dresse un tableau cru de la société urbaine. Louis est littéralement né dans la rue et est devenu ce à quoi le destinait son quartier : un "tough guy" dans un "tough neighborhood". Louis a du poil dans le dos ; c'est un dur, qui cogne, boit, rote, et cogne encore. Depuis la plus tendre enfance du truand jusqu'à sa réussite sociale durant la Prohibition, la narration démythifie l'image que les journaux et les bonnes gens veulent se faire du gangster. Dans les quartiers pauvres de New York, tout se fait le plus naturellement du monde. Louis et sa bande de copains n'ont pas même conscience d'être criminels quand ils trafiquent, volent ou tuent. Plutôt qu'une bande, ils forment un microcosme qui obéit à un système de valeurs différent de celui du beau monde. Contrairement à la plupart des romans de gangsters comme "Scarface" ou "Little Caesar", l'histoire ne raconte pas tant l'ascension et la chute brutales d'un voyou que des tranches de vie populaire. Cela tient au fait que Donald H. Clarke a longtemps traîné dans ces quartiers en tant que journaliste (expérience qu'il romancera dans le moins réussi "Strictement confidentiel") et qu'il s'est intéressé aux théories sociologiques de l'école de Chicago. L'auteur a collecté de nombreuses anecdotes dans les bas-fonds urbains et les relate non sans une certaine ironie : il dément l'image que les journaux donnent de la pègre mais, en même, il souligne que ce décrit n'est toujours qu'une représentation romanesque. Un polar beaucoup plus complexe que sa brutalité ne le laisse présager. A noter : John Ford fit une adaptation filmique de ce roman ("Born reckless", 1930), concernant beaucoup moins les bas-fonds newyorkais que l'expérience de la guerre mondiale. A noter (bis) : D.H. Clarke a écrit quelques romans annexes à "Louis Beretti" : "Beretti pas mort" ou "A Gal Named Lou", sympas à feuilleter si l'on est attaché aux personnages du premier roman, mais qui ne lui arrivent pas à la cheville.

maltese

Le 23/11/2010

Louis est né sur un trottoir de Chinatown, alors que sa mère était sous le feu d'un règlement de compte. Autant dire que ce fils d'immigrés italiens avait une destinée d'emblée tracée dans le monde des truands. L'action débute durant la première décennie du XXème siècle, à New York, où Louis va grandir entouré de ses frères et soeurs, sous l'éducation de son père, marchand de fruits, mais surtout de sa mère, Ma Beretti, femme dévouée à sa famille et qui mène son petit monde avec amour et poigne. Mais Louis est un gamin des rues qui n'en fera toujours qu'à sa guise. Il évolue dans ce milieu avec ses amis Little Italy et Big Italy, qui deviendra un caïd d'envergure. Et sa vie durant, Louis Beretti restera ce hors-la-loi qui vit suivant ses propres critères et codes, même lorsqu'il partira pour l'Europe durant la Grande Guerre. Ce roman, datant des années 40, transcrit de manière réaliste la vie des truands dans un New York qui se construit encore. Une peinture surprenante en ce qu'elle s'apprécie encore aujourd'hui et pas seulement pour l'aspect témoignage. Polar qui nous livre le portrait d'un homme dure, mysogine, qui semble incapable d'amour, mais possède un sens inébranlable de l'honneur; un homme qui malgré tout sait se montrer attachant.