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Meurtres à Pékin

de Peter May , date de sortie le 03 janvier 2007
Meurtres à Pékin

Pékin, ville baignée de tradition mais avide de modernité, une société qui se rue dans le capitalisme moderne mais profondément marquée par le système communiste.... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Meurtres à Pékin

Pékin, ville baignée de tradition mais avide de modernité, une société qui se rue dans le capitalisme moderne mais profondément marquée par le système communiste.

Le cadavre carbonisé d'un homme est découvert un matin dans un parc. Le même jour, deux autres corps sans vie sont trouvés à deux endroits différents de la ville. Pour seul indice, un mégot de cigarette américaine laissé en évidence à côté de chacun des trois corps, comme une signature.

Margaret Campbell, médecin légiste aux Etats-Unis, spécialisée dans les brûlés, qui se trouve à Pékin pour une série de conférences, va se voir embarquée malgré elle dans l'enquête de Li Yan, fraîchement promu commissaire. L'Américaine rigoureuse et le policier chinois, ironique et énigmatique, choisissent deux approches totalement différentes d'un même objectif. Deux mondes s'affrontent, mais, devant la complexité d'une affaire qui cache un secret monstrueux, les deux investigateurs vont devoir faire taire leurs oppositions et unir leurs talents pour découvrir la vérité, fût-ce au péril de leur vie. Car si les lieux sont exotiques et chargés de tradition, les dangers, eux, sont bien du XXIe siècle : menace des OGM et remous dans les milieux politiques.

Caractéristiques

Titre Meurtres à Pékin
Auteur Peter May
Traducteur Ariane Bataille
Collection Babel. Babel noir
Editeur Actes Sud
Date de parution 03 janvier 2007
Nombre de pages 499 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 360 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-7427-6510-2 - 9782742765102

3,7/5

isabelleisapure

Le 31/12/2016

Peter May, qui connaît bien Pékin, en fait le décor de la « série chinoise » montrant l’émergence d’une capitale moderne au rythme de la destruction des quartiers anciens. Nous suivons Li Yang, jeune inspecteur de police nouvellement promu chef de section. Le jeune homme originaire de la campagne, est surpris par le luxe offert aux nouveaux riches. Il préfère encore son vélo à la voiture de fonction, ce qui lui permettra de faire connaissance un peu brutalement avec Margaret Campbell, médecin légiste américaine invitée par le gouvernement chinois pour faire partager ses pratiques scientifiques aux étudiants de l’université de police de Beijing. Lorsque 3 cadavres sont découverts avec pour seul point commun, une cigarette consumée sur chaque scène de crime, Li et Margaret vont devoir travailler ensemble pour retrouver le tueur et tenter d’oublier ce qui les sépare sur le plan culturel et personnel. Même si ce premier opus m’a semblé de moindre intérêt quant à l’enquête, j’ai apprécié cette découverte visuelle, olfactives et sonores d’une ville entre modernité et tradition.

jeandubus

Le 14/09/2014

Meurtres à Pékin Avant la trilogie de « Lewis », Peter May (Dont je vous recommande « L’écosse de Peter May » avec de superbes photos) a écrit une série de polar chinois et c’est une réussite du moins pour ce premier opus qui nous présente deux personnages Li et Margret, l’un chinois et commissaire principal adjoint et l’autre américaine et médecin légiste spécialiste des morts par brûlure. Ces deux-là ne sont pas d’accord sur la façon d’aborder la civilisation et leurs préjugés sont bien ancrés. L’enquête qui démarre par une immolation met à jour les sentiments de chacun et provoque des réactions contradictoires dictées à l’un et à l’autre par des approches très différentes mais qui finissent par aboutir à une convergence. Ecriture et syntaxe de haut niveau permettent une lecture fluide et attentive de cette aventure passionnante qui nous donne rendez-vous au prochain épisode. La Chine est très présente dans ce livre et l’on sent que Peter May y a vécu assez longtemps pour nous faire partager les petits secrets de Pékin, les restaurants de marché, les bars et les boites, mais aussi les logements, les bureaux, la gare de chemin de fer, les lacs. Les gens… Une poésie urbaine très bien rendue. Pour le coup les personnages ont de la chair et de l’esprit et ne semblent pas plaqués là dans un contexte folklorique comme c’est trop souvent le cas. On est en Chine à la fin du vingtième siècle et l’on sent parfaitement que c’est une période charnière entre la fin du maoïsme et le souffle tempétueux du libéralisme qui commence tout juste sa danse infernale. On imagine que dans les épisodes suivant, cette description juste et détaillée de l’empire du milieu, nous apportera un nouveau ravissement et un intérêt aussi grand pour l’intrigue.

sandrine57

Le 09/08/2014

En prenant ses fonctions de commissaire adjoint à la Section n°1 du Département des enquêtes criminelles de Pékin, Li Yan ne se doute pas qu'il aura pas moins de trois meurtres à résoudre le jour même : un petit dealer poignardé en plein coeur, un ouvrier du bâtiment au chômage retrouvé le cou brisé et un conseiller scientifique du Ministère de l'agriculture à la retraite brûlé vif dans un parc de la ville. Trois crimes très différents mais qui ont en commun un indice : un mégot de Marlboro laissé sur place par le tueur. Ce qu'il ne sait pas non plus, c'est que son chef va lui mettre dans les pattes un médecin légiste de sa connaissance, Margaret Campbell, une américaine tout juste débarquée à Pékin pour une série de cours à l'Université de la Sécurité publique. Leur rencontre est explosive. Elle le trouve laid, froid et psychorigide. Il pense qu'elle est agaçante, arrogante et insolente. Pourtant, leur collaboration sera des plus efficaces, mettant à jour une terrible affaire qui menacera leurs vies et celles de millions de personnes. Entre incompréhension et attirance, répulsion et désir, prises de bec et confidences, leur relation en dents de scie les mènera jusqu'au bout d'eux-mêmes. Dans ce premier opus de la série chinoise de Peter MAY, il y a du bon et du moins bon. Le bon d'abord avec le total dépaysement en République Populaire de Chine. Au fil des pages on découvre Pékin, ses rues encombrées de voitures, trolleys, vélos, sa place Tiananmen, sa cité interdite, ses jardins, sa gastronomie. Mais a-delà de l'exotisme, l'auteur s'attache aussi à évoquer une société réglementée qui prône le collectif au détriment de l'individu mais pour le bien de tous. Un rappel historique de la terrible révolution culturelle et de ses séquelles dans chaque famille, une subtile allusion à la Politique de l'enfant unique complètent cette peinture intéressante et bien documentée de l'Empire du Milieu. Le côté moins réussi du roman vient des personnalités trop caricaturales des personnages principaux : l'américaine et son complexe de supériorité et l'énigmatique asiatique. On voit bien que l'opposition de leurs caractères, de leurs visions du monde et le véritable choc culturel qui en découle est le ressort de leur collaboration professionnelle et de leur future histoire d'amour mais le trait est un peu gros et finit par lasser. Un peu de nuances dans le comportement de la belle légiste à la critique facile, qui ne sait pas s'ouvrir aux autres, agit en conquérante et ne respecte pas la sensibilité de ses hôtes aurait été bienvenue. L'ignorance n'excuse pas l'irrespect. Le flic chinois est plus touchant, surtout dans sa relation avec l'oncle qui l'a élevé et qui lui sert de modèle. En dehors de la visite touristique et des atermoiements amoureux de nos deux tourtereaux, il y a bien sûr aussi une enquête. Elle met un certain temps à prendre son allant et on s'ennuie un peu à chercher le lien entre les trois crimes mais Peter MAY égratigne au passage les multinationales occidentales qui profitent de la déréglementation et du laxisme de certains états pour procéder à des tests sans précaution aucune et s'en mettre plein les poches, au détriment de la santé et parfois même de la vie des populations locales ; une critique des scientifiques, des politiques et des milieux d'affaires très politiquement correcte mais qui a le mérite d'exister. Une bonne lecture, facile et divertissante qui n'évite pas les clichés, sombre parfois dans la mièvrerie mais propose une sympathique immersion dans les mœurs et la mentalité chinoise.