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Maigret hésite

de Georges Simenon , date de sortie le 03 décembre 1997
- Salut, Janvier.

- Bonjour, patron.

- Bonjour, Lucas. Bonjour, Lapointe...

En arrivant à celui-ci, Maigret ne pouvait s'empêcher de sourire. Pas seulement par... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

- Salut, Janvier.

- Bonjour, patron.

- Bonjour, Lucas. Bonjour, Lapointe...

En arrivant à celui-ci, Maigret ne pouvait s'empêcher de sourire. Pas seulement parce que le jeune Lapointe arborait un complet neuf, très ajusté, d'un gris pâle moucheté de minces fils rouges. Tout le monde souriait, ce matin-là, dans les rues, dans l'autobus, dans les boutiques.

On avait eu, la veille, un dimanche gris et venteux, avec des rafales de pluie froide qui rappelaient l'hiver, et soudain, bien qu'on ne fût que le 4 mars, on venait de se réveiller au printemps.

Caractéristiques

Titre Maigret hésite
Collection Le Livre de poche
Date de parution 03 décembre 1997
Nombre de pages 189 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 122 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-253-14215-7 - 9782253142157

4,6/5

Nadouch

Le 09/01/2020

Un épisode comme je les aime : la vie parisienne de Maigret, sa femme, son bureau au Quai des Orfèvres, Janvier, Lucas et Lapointe, des considérations météorologiques, des petits verres de blanc dans les bistrots et, surtout, une affaire qui n'en est pas encore une : Maigret reçoit des lettres prévenant qu'un malheur va avoir lieu, dans une famille bourgeoise... Un milieu dans lequel Maigret n'est jamais totalement à l'aise, malgré son aura et sa carrière. Il hésite, cherche à empêcher le drame sans savoir d'où vient le danger... Un roman tout en tension et en finesse, du très bon Maigret !

Beffroi

Le 29/12/2019

Une fois n’est pas coutume, le crime survient à la fin du roman. Maigret reçoit une lettre anonyme annonçant un crime. Grâce au papier à lettre d’une qualité rare, il parvient rapidement à découvrir l’origine de la missive. Elle provient de l’appartement très bourgeois de maître Parendon, avocat spécialisé dans le droit maritime, qui se tient à 2 pas du palais de l’Elysée. Maigret se passionne pour cette « non-affaire » mystérieuse et s’entretient avec la famille, le personnel. L’ombre de l’article 64 du Code pénal plane sur cette histoire. Maître Parendon est passionné par cet article qui traite de la responsabilité d’un criminel, en cas de crise de démence passagère. Un Maigret très psychologique.

meknes56

Le 21/10/2019

Un Maigret tout à fait passionnant. Intrigue intéressante à la sauce Simenon. Un meurtre aura lieu mais où , qui sera la victime ? et surtout pourquoi ?

tiptop92

Le 10/10/2019

Georges Simenon - Maigret hésite - 1968 : Simenon toujours aussi acerbe quand il s'agissait de décrire le monde de la bourgeoisie trouvait le subterfuge du crime pas encore commis pour pénétrer de l'intérieur ce milieu qu'il semblait détester plus que tout autre. Quand une lettre anonyme prévenait le commissaire Maigret d'un assassinat prochain au domicile de maitre Parendon avocat à la cour, celui-ci s'empressait de se rendre sur place pour juger du caractère véridique de la menace. Ce genre de lettre il en arrivait tous les jours au quai des orfèvres mais l'instinct du policier, l'écriture et la tournure des phrases lui donnaient envie d'en savoir un peu plus sur la situation. Le commissaire bien sur tombait sur un vrai panier de crabes. Le mari, la femme, la maitresse, les enfants désinvoltes, les domestiques anciens repris de justice tout concourait à rendre l'ambiance tendue et le drame prêt à éclater. Malgré sa présence le meurtre était commis quand même et ses soupçons confirmés. L'enquête en demi-teinte se déroulait alors derrière des portes capitonnées à l'affut des confidences des membres d'une famille qui semblait autant se confier que mentir au célèbre policier. Maigret lui profitait de cette affaire en périphérie de son bureau pour visiter les petits bars et les petits restaurants ou il était reçu comme un coq en pâte par des tenanciers avides de garder de bonnes relations avec la police. Plus que jamais Simenon faisait vibrer une humanité simple dans ce roman de tous les jours qui faisait tant de bien à nos esprits fatigués par l'action souvent vaine des thrillers modernes... gouleyant et confortable comme un petit beaujolais servi sur le zinc

Woland

Le 20/08/2015

Pour ce roman d'une qualité remarquable, Simenon et son éditeur avaient pensé un temps au titre "Maigret marche sur des oeufs." Plus classique d'aspect, le titre finalement retenu est à notre sens bien trop timoré pour son intrigue bouillante et réglée au quart de virgule. Maigret y est en effet confronté à l'une de ces machinations bien tordues qui, de surcroît, se déroule dans ce milieu dont il sait bien qu'il attire toujours des ennuis : celui des grands bourgeois. Et pas n'importe quelle grande bourgeoisie en outre puisque la propriétaire des lieux n'est autre que l'une des filles du président Gassin de Beaulieu, ancien magistrat désormais en retraite dans sa Vendée natale mais dont le nom révolutionne encore tous ceux qui l'ont connu au Palais. Grande famille, grande fortune, intégrité parfaite, dura lex sed lex, enfin : de quoi donner des sueurs froides à un fonctionnaire qui, si haut soit-il dans la hiérarchie du Quai des Orfèvres, peut encore redouter, s'il tient à refuser les pressions de toutes sortes, le vilain coup de griffe d'un vieillard arthritique et notoirement peu plaisant question caractère. Pour compliquer les choses, il n'y a pas de crime. (En fait, celui-ci ne survient que dans les derniers chapitres.) Au début, il n'y a qu'une lettre anonyme, à l'en-tête soigneusement tranché au massicot, et rédigée sur papier grand luxe - un papier que ne vendent à leur clientèle hyper-fortunée que deux papeteries parisiennes. Même si les caractères sont tracés en écriture bâton, le style n'est pas celui du premier maçon venu et Maigret, d'abord perplexe, flaire presque tout de suite que cette missive n'est celle ni d'un farceur, ni d'un fou. Avec les moyens dont il dispose, il remonte vite la piste et, après avoir pesé le pour et le contre, fait comme à son habitude : c'est-à-dire qu'il fonce. Avec une fausse décontraction - mais quand faut y aller, on y va, que Diable ! - il se présente chez M° Parendon, l'une des lumières du droit maritime mondial, un homme au demeurant extrêmement sympathique, qui lui confesse suivre attentivement toutes ses enquêtes et ne tarde pas à lui demander ce qu'il pense du fameux article 64 du Code Pénal, lequel traite de la responsabilité du criminel si, au moment des faits, il est déclaré être sous l'empire d'une crise de démence passagère. M° Parendon, qui ressemble fort à un gnome, a une épouse mince, hautaine et que les instituts de beauté aident beaucoup à conserver un certain air de jeunesse perpétuelle. Elle est donc née Gaussin de Beaulieu et elle ne permet à personne de l'oublier - surtout pas à Maigret, d'ailleurs . Dans cette maison vaste et moquettée du haut jusques en bas, cette créature méprisante se déplace, fût-ce en hauts talons bien clinquants, comme l'ombre de Peter Schlemihl et surprend ou a surpris à peu près tous les résidents dans ces moments délicats et cruciaux où, justement, ils eussent souhaité que personne ne les vît. Y rencontre-t-elle une jouissance quelconque ? Peut-être, peut-être pas. Nous ne le saurons jamais mais la consonance sadique pointe ici son nez aigu. Ce couple mal assorti a deux enfants, Jacques, surnommé "Gus", qui, à quinze ans, songe à faire carrière, car il est brillant, dans l'électronique, et Paulette, auto-rebaptisée "Bambi", qui suit des études d'archéologie. L'un comme l'autre adorent leur père mais, en ce qui concerne la fidèle secrétaire de celle-ci, Antoinette Vague, en service depuis quatre ans, leurs sentiments s'opposent. Gus l'admire et sent qu'elle cherche, elle aussi, à "protéger" son père - mais de quoi ? de qui ? Cela demeure un mystère ... Bambi, elle, souffre de la jalousie des possessifs et la voit comme une parfaite intrigante. Pourtant, à la décharge de Bambi, précisons qu'elle n'apprécie pas non plus beaucoup sa mère - laquelle est, il faut bien le dire, exaspérante : la grande bourgeoise dans toute son horreur, pour qui (elle le dit à un Maigret légèrement estomaqué) seuls sont "normaux" les gens de sa caste ... Là-dessus, viennent se greffer les domestiques, dont Ferdinand, maître-d'hôtel exemplaire qui eut, jadis, quelques problèmes avec la justice et s'engagea alors dans la Légion. Désormais, il connaît bien la musique et aide Maigret du mieux qu'il peut. Puis une cuisinière exceptionnelle, toujours prête à faire des heures supplémentaires quand Madame reçoit et dont les gages sont, en conséquence, plus élevés que ceux de la femme de chambre, Lise, qui, elle, part tous les jours à 18 heures ... D'où bisbille et mots aigres entre les deux femmes. Tout ce petit monde vit avenue Marigny, non loin du Palais de l'Elysée. Comment, dans de telles circonstances, Maigret n'hésiterait-il pas, en effet, à se lancer ? Surtout que la seconde lettre qu'il reçoit, bien plus froide et comme pleine de rancune, lui dit tout net qu'il s'est comporté comme un idiot, qu'il a, en quelque sorte, "donné l'éveil" et que, s'il restait une chance d'éviter le crime, désormais c'est trop tard. Puis viendra l'appel anonyme et tranchant : ce sera pour aujourd'hui, c'est sûr ! Mais, à défaut d'où, qui, comment et pourquoi ? Car l'informateur anonyme, qui semble cependant savoir pas mal de chose, ne désigne personne, que se soit dans le domaine de l'assassin ou dans celui de la victime. Avenue Marigny, c'est le ballet des inspecteurs que nous connaissons bien : Janvier, Lucas, Torrence et Lapointe. Evidemment, chacun a son "favori". Maigret lui-même penche ou pour Parendon en personne, ou pour son épouse. Mais ... L'identité de la malheureuse victime surprend tout le monde et émeut profondément Maigret qui, pour une fois depuis ses tous débuts, a bien du mal à assister à la levée du corps. Le seul point positif dans l'affaire - si l'on ose dire - c'est que, maintenant, il a carte blanche. Et il va mener rondement son affaire. C'est du "grand" Maigret, une analyse fouillée de la "folie" et de la "normalité, de l'infime limite qui peut les séparer et des causes les plus étranges qui sont susceptibles de déclencher la première ou, au contraire, de la laisser toute sa vie en sommeil. Amour, orgueil, fierté blessée, éducation pervertie qui, dès l'enfance, entraîne comme une sorte de "coupure" avec le monde de tous les jours sans que, d'ailleurs, le futur criminel et encore moins ses parents en aient conscience ... Tout semble au rendez-vous mais peut-être trouverez-vous vous-même d'autres raisons à l'apparition de cette horreur. Les personnages sont, tous, d'une intensité quasi électrique : à peine entre-t-on avenue Marigny, qu'on les sent, qu'on les touche, qu'on les voit, qu'on éprouve ce qu'ils ressentent, qu'on suspecte ce qu'ils cachent (à tort ou à raison, c'est une autre affaire). Bref, un titre un petit peu trop modeste pour l'une des meilleures enquêtes du commissaire Maigret. Ne tombez pas dans le piège et n'hésitez pas : lisez-le ! ;o)