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Les fantômes de Reykjavik

de Arnaldur Indridason , date de sortie le 06 février 2020
Les fantômes de Reykjavik

Danni a disparu, elle se droguait, ses grands-parents font appel à Konrad, un policier à la retraite. Une fillette retrouvée noyée dans le lac du centre de Reykj... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Les fantômes de Reykjavik

Danni a disparu, elle se droguait, ses grands-parents font appel à Konrad, un policier à la retraite. Une fillette retrouvée noyée dans le lac du centre de Reykjavik en 1947 hante les rêves d'une des amies de l'ex-policier.

Comment la police a-t-elle mené ces enquêtes ? À des années de distance les mêmes erreurs semblent se répéter. Konrad, solide, têtu, coléreux et rompu par son enfance auprès de son père à toutes les ruses des voyous, n'hésite pas à bousculer les conformismes. Il sait aussi écouter les fantômes.

Dans une construction particulièrement brillante, Indridason crée un suspense et des attentes sur des plans différents et surprenants. Il captive le lecteur et le tient en haleine avec brio. Il est ici question d'espoirs déçus et d'enfants que personne ne protège.

Caractéristiques

Titre Les fantômes de Reykjavik
Traducteur Eric Boury
Editeur Métailié
Date de parution 06 février 2020
Nombre de pages 312 pages
Dimensions 22,00 cm x 14,00 cm
Poids 335 g
Support Broché
ISBN / EAN 979-10-226-0999-9 - 9791022609999

4,3/5

Polardesglaces

Le 25/02/2020

Les Fantômes de Reykjavik est le deuxième volume de la série Konrad. On retrouve, dans ce livre, la même construction que dans le premier roman, Ce que savait la nuit. Trois histoires sont traitées en parallèle : La mort d’une fillette, noyée dans le lac de la capitale, il y a une cinquantaine d’années. La disparition, de nos jours, d’une adolescente accro à la drogue, qui est finalement retrouvée morte d’une overdose. La suite de la quête de Konrad, sur son père et, notamment, les circonstances tragiques de sa mort. Dans les deux premières affaires, rien n’indique qu’il y a eu homicides. Il s’agit, selon toute probabilité, d’accidents : une noyade et une overdose. Il faut toute l’obstination de Konrad, policier à la retraite, qui tente d’entraîner son ancienne collègue toujours en activité, Marta, pour qu’on découvre l’aspect criminel de ces affaires. Au passage, l’auteur nous conduit brillamment sur une fausse piste ; celle d’un trafic de drogue qui aurait mal tourné. Arnaldur nous entraine aussi dans le monde su spiritisme. Bien que très sceptique, Konrad est obligé de ne pas négliger les doutes d’Eyglo, médium, qui ne cesse de faire des cauchemars. Celle femme est la fille d’Engilbert, l’ancien ami du père de Konrad, Eyvindur. Les deux comparses avaient utilisé, après la guerre, leurs soi-disant dons de voyance pour escroquer des gens. Toujours à la recherche de celui qui a poignardé son père, une nuit, devant les anciens abattoirs, Konrad poursuit sa découverte des côtés obscurs de son géniteur. Mais il reste bien des mystères et donc, de quoi alimenter les futures romans. Arnaldur Indriðason développe, dans son ouvrage, ses thèmes fétiches. La nostalgie d’une époque perdue. L’auteur nous raconte, pas à pas, le développement de la capitale des années 40 à nos jours. Les crimes sexuels longtemps restés cachés dans la tranquille société islandaise. Il amène aussi à se poser la question de savoir si le mal peut transcender le temps et se transmettre héréditairement. Grâce à ce roman, les amateurs d’Arnaldur s’attachent davantage à la personne de Konrad, ex-flic humain, bien que parfois colérique… dont on découvre petit à petit les blessures qui datent de son enfance et ses questionnements sur ses parents. A noter qu’au détour d’une page, on peut lire une référence à Thorson, « héros » de la série de la Trilogie des ombres. Arnaldur consolide ainsi son nouveau personnage… qui ne saurait toutefois remplacer Erlendur !

traversay

Le 22/02/2020

Puisque nous n'aurons plus de nouvelles d'Erlendur, sauf si Indridason revient à nouveau sur ses premières années de service dans la police, il faut accepter de cheminer désormais en compagnie d'autres personnages, notamment Konrad, policier à la retraite mais toujours prêt à agir quand on fait appel à lui. Konrad, qui revient en protagoniste principal après Ce que savait la nuit, n'est plus un inconnu mais reste cependant moins attachant que son prédécesseur chez Indridason bien que son histoire personnelle et familiale, qui a d'ailleurs une grande importance dans Les fantômes de Reykjavik, soit des plus tourmentées. Il est encore difficile à cerner mais son humanité blessée ne fait aucun doute et se trouve confrontée à deux enquêtes, l'une surgie du passé et l'autre immédiate, qui ne vont pas le laisser indemne, pas plus que le lecteur. Comme souvent, l'auteur islandais aime à revenir sur l'histoire de son pays et de sa capitale, la nostalgie se mêlant à une certaine lucidité pour ne pas affirmer de manière péremptoire qu'avant, c'était mieux. Non, cela pouvait être glauque aussi, l'âme humaine n'ayant guère évolué au fil du temps et l'horreur des crimes commis, pas davantage. Avec son savoir-faire habituel, Indridason réussit sans peine à nous intéresser à deux intrigues éloignées qui se rejoignent dans les atrocités que certains adultes pervers commettent à l'égard d'enfants. Au fond, c'est cela la thématique majeure du romancier dans l'ensemble de son œuvre, le viol de l'innocence, aussi bien concernant les êtres que pour une nation toute entière (voir ses livres se déroulant pendant "l'occupation américaine", sorte de péché originel qui a sorti l'Islande de son splendide et heureux isolement). Les fantômes de Reykjavik n'est pas l'ouvrage le plus brillant d'Indridason mais il est suffisamment habile et bien construit pour qu'on lui pardonne quelques ficelles narratives voyantes avec, ce n'est pas désagréable, une petite touche de fantastique, au passage.

sabine59

Le 16/02/2020

On retrouve avec plaisir Konrad, le policier retraité, pour une double enquête, au présent et " cold case", qui vont se télescoper.En effet, une amie de sa femme décédée lui demande de rechercher sa petite-fille junkie, et le passé ressurgit ,de façon plutôt originale , à travers la vision d'une médium, Eyglo, liée à lui indirectement car c'est la fille d'un associé de son père, qui a été assassiné on ne sait par qui. Eyglo voit le fantôme d'une fillette de 12 ans, qui semble malheureuse et qui recherche sa poupée... Même si Konrad ne croit pas en la voyance, il veut savoir où tout cela mène et il sait Eyglo sincère. J'ai apprécié par ailleurs d'en savoir davantage sur l'histoire personnelle de Konrad, qui prend pour le lecteur plus d'épaisseur. Sous son aspect bougon et entêté, on sent bien qu'il est sensible et qu'il a souffert d'avoir dû vivre seul avec son père et d'avoir été séparé enfant de sa mère et de sa soeur, ce qu'il a ressenti comme une injustice. Il va comprendre enfin pourquoi . Le livre révèle des agissements ignobles. Quand on s'en prend aux enfants, c'est toujours atroce à imaginer... A force d'obstination, Konrad, après maintes interrogations, finira par faire la lumière sur une affaire volontairement trop vite classée. Mais il n'en sortira pas indemne... Un roman prenant, malgré une avancée très lente, et des dialogues parfois un peu répétitifs. Des personnages en tout cas attachants et intéressants.

missmolko1

Le 13/02/2020

Deuxième enquête de Konrad, personnage que je découvre car je n’ai pas lu sa première aventure, c’est un personnage bien complexe que nous offre Arnaldur Indriðason. Flic zélé, pourtant à la retraite, il va se pencher sur deux enquêtes en même temps : une enquête actuelle aux cotés de la police et une enquête classée et bâclée qui a eu lieu dans les années 1960. C’est un roman plaisant et j’ai passé un très bon moment de lecture mais je n’ai pourtant pas eu de véritable coup de cœur. Konrad est distant, têtu et m’a parfois énervée avec certaines de ses réactions. Il est trop impulsif pour être un bon flic selon moi et ne prends pas assez de reculs. Les enquêtes sont bien menées et elles m’ont beaucoup plu, aussi bien celle du présent qui traite d’un trafic de drogue qui a mal tourné, que celle dans le passé ou une jeune fille de 12 ans a été retrouvé morte dans un lac (accident ou meurtre ?). J’ai aimé cette plongée dans l’Islande noire et déprimante, c’est je pense, un peu cliché de résumé un pays a cela car l’Islande est bien plus que ça, mais au fil des pages, il se détache une atmosphère particulière qui apporte beaucoup au roman. Deuxième incursion dans l’univers de l’auteur et je dois dire que j’aime beaucoup sa plume qui me donne envie d’en découvrir davantage.