Prêt à feuilleter

Le signal

de Maxime Chattam , date de sortie le 24 octobre 2018
La famille Spencer vient de s'installer à Mahingan Falls. Jusqu'ici, tout va bien. Un vrai paradis.

Si ce n'étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques bro... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

La famille Spencer vient de s'installer à Mahingan Falls. Jusqu'ici, tout va bien. Un vrai paradis.

Si ce n'étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d'effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles.

Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un live ?

Caractéristiques

Titre Le signal
Editeur Albin Michel
Date de parution 24 octobre 2018
Nombre de pages 740 pages
Dimensions 23,00 cm x 16,00 cm
Poids 928 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-226-31948-7 - 9782226319487

4,2/5

Fandol

Le 22/03/2019

Plonger dans Le Signal, dernier thriller signé Maxime Chattam, c’est partir pour une longue aventure dans un espace assez réduit, cette ville balnéaire imaginaire de Mahingan Falls où ça commence fort avec un terrible accident puis c’est la pauvre Lise Roberts, baby-sitter modèle, qui a une très mauvaise surprise… On l’a compris, nous sommes aux States et l’auteur, bien que Français, préfère situer un thriller de l’autre côté de l’Atlantique, c’est son habitude et j’avoue tout de suite que c’est le premier livre de cet auteur reconnu que je lis. Le livre, justement, n’est pas ordinaire déjà par sa taille impressionnante, une belle couverture très soignée mais surtout avec toutes les pages bordées de noir comme autant d’avis de décès ce qui, tout compte fait, est bien approprié, vu le nombre de vies qui vont s’éteindre au fil de la lecture. Sans révéler ce qui pourrait nuire au suspense et à la tension extrême bien entretenue tout au long du roman, je peux dire que c’est la famille Spencer qui est au centre de l’histoire. Alors, je vous les présente. Thomas, le père, est un auteur de théâtre à la recherche d’inspiration après un premier gros succès. Olivia, la mère, était une animatrice vedette de la télévision mais elle met sa carrière entre parenthèses. Ils ont deux enfants : Chadwick (13 ans) et Zoey (2 ans), plus Owen, du même âge que Chad. Thomas et Olivia l’ont recueilli après le terrible accident qui a coûté la vie à ses parents, sa mère étant la sœur d’Olivia. Les Spencer ont quitté New York pour acheter une maison, un coup de cœur, à Mahingan Falls, et ils s’installent, pleins d’espoir dans cette nouvelle vie qui s’offre à eux ! Pour garder Zoey, ils recrutent Gemma Duff dont le frère, Corey, devient vite ami avec Chad et Owen, auxquels s’ajoute un garçon plus âgé, Connor. Très vite, des événements bizarres se manifestent dans la maison et autour. Le passé des habitants précédents sont explorés et on apprend qu’une des malheureuses impliquées dans ce qui fut appelé « Les sorcières de Salem », logeait ici. L’auteur parle aussi des Indiens, premiers habitants, massacrés par les premiers colons. C’est riche, ça fourmille d’informations mais les morts atroces se succèdent, semble-t-il gratuitement, juste pour faire frémir le lecteur. Il faudra aller au bout pour tenter de comprendre. Tout ? Pas sûr ! Mais ce mont Wendy qui domine la ville est à la fois indispensable et surpuissant. Un homme est essentiel avec les personnes déjà citées : Ethan Cobb, un flic nouveau dans la ville qui n’admet pas les compromissions et les négligences de son chef. La peur est omniprésente comme la ressentent bien les quatre ados : « Ils avaient peur. Une de ces peurs viscérales qui donnent envie de vomir, qui coupent les jambes et dont on sait qu’elles ne sont pas anodines. Parce que c’est le corps qui sent le danger. » Ésotérique, très sanglant, mettant en grand relief un gros problème de notre monde dit moderne, Le Signal est une histoire pleine de leçons terribles, inquiétantes, stressantes. Les hommes ouvrent des tas de pistes sans maîtriser toutes ces technologies folles comme le nucléaire, les robots, les … - je ne le dis pas ! – et tous les êtres humains qui ont tant souffert, à qui on a ôté la vie, sont peut-être là, de l’autre côté du miroir… ?

Cancie

Le 31/01/2019

Noir c’est noir, titre de chanson bien connue, pourrait presque résumer Le Signal de Maxime Chattam où les morts nombreuses et atroces se succèdent à un rythme effréné sans nous laisser le temps de respirer. Était-il nécessaire d’ailleurs qu’il y en ait autant pour que l’effet recherché soit efficace ? Je n’en suis pas certaine. L’objet livre est particulièrement réussi – couverture noire avec écriture argentée, tranche noire, liseré noir autour des pages – la mise en condition ne peut être meilleure. Les membres de la famille Spencer, dans le but de se soustraire à la vie trépidante de la mégalopole newyorkaise, arrivent à Mahingan Falls pour emménager dans cette belle demeure qu’est La Ferme. Ils sont loin de se douter de ce que leur réserve cette nouvelle habitation et cette nouvelle région qu’ils découvrent. Ils ne vont pas tarder à faire connaissance avec des phénomènes étranges, paranormaux, qui se déroulent autour d’eux. Des meurtres sordides, des disparitions inexpliquées, des hurlements surhumains… se succèdent à une vitesse vertigineuse, nous laissant pantelants et saisis d’effroi. Je ne suis pas fan et encore moins experte en littérature fantastique et j’ai dû insister au début pour poursuivre ma lecture, mais au fil du récit, je suis passée d’une lecture pénible à une lecture de plus en plus passionnante et le dénouement m’a paru d’une cohérence crédible. Ce thriller fantastique, effrayant, m’a, du coup, fait beaucoup réfléchir sur notre mode de vie.

Yggdrasila

Le 08/12/2018

Pour une fois, j'écris une chronique en musique! Afin de pouvoir rester encore un peu dans l'univers de ce roman, je me réfugie une fois de plus dans cette ténébreuse ambiance musicale conseillée par l'auteur. Une bonne expérience qui fait la différence et que je recommande fortement pour cette lecture. Je tiens ensuite à souligner le magnifique travail éditorial avec cet objet-livre que je trouve sublime. Je précise que j'avais la version numérique, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter la version papier (oui je suis faible!), notamment pour pouvoir me référer plus facilement au plan de Mahingan Falls que j'ai consulté assez régulièrement en lisant l'histoire. Ne cherchez pas l'ambiance de la trilogie du Mal, car ici on n'est pas dans le thriller. On baigne plutôt dans le fantastique avec de la sorcellerie, de l'ésotérisme et du paranormal. Au premier abord, je me suis demandée si l'auteur manquait d'inspiration pour faire ainsi référence à son histoire personnelle à travers la famille Spencer. Mais une fois le doute passé, je me suis laissée porter. Maxime Chattam nous isole dans la ville de Mahingan Falls, un endroit presque coupée du monde, avec Salem à quelques kilomètres... pas très rassurant comme contexte! L'ambiance générale m'a directement fait penser à Stranger Things (parfois même un peu trop). J'ai également pensé à Ça de Stephen King. On suit les Spencer qui assistent à des événements étranges dans leur nouvelle maison qui semble être hantée. Les enfants du couple et leurs nouveaux amis vont former un groupe d'ado qui va explorer les environs et mener une enquête après avoir vécu une scène effroyable et surnaturelle. En parallèle, un flic fraîchement débarqué dans la ville va être lui aussi alerté par des incidents inexpliqués. On est vraiment imprégné par l'ambiance spéciale de la ville qui reste au premier plan dans ce livre. A travers les nombreux personnages, on déambule dans les différents quartiers, le port, les forêts, les champs... où partout se déroulent des faits inquiétants, effrayants et inattendus. Les disparitions se multiplient, les morts suspectes également. L'auteur a su augmenter graduellement l'apparition des phénomènes et les sentiments de frayeur éprouvés par ses personnages. On a de temps en temps des petits pics d'horreur avec des scènes mémorables. [masquer] J'étais tellement stupéfaite par certaines scènes que j'en ai ri. Comme le chien qui se suicide dans le feu au milieu des invités. Ou la fameuse scène dans la baignoire avec les rasoirs comparés à des spermatozoïdes! C'est culte! [/masquer] L'aspect psychologique est très fortement développé. Le style m'a encore fait penser à du King, notamment avec les fameuses phrases en italique lorsque les personnages se parlent à eux-mêmes pour s'autoflageller. On sent le malaise s'amplifier au coeur de la ville et les inquiétudes grandir au fil des pages. La liste des défunts est bien longue et pour chaque cas, la mort est loin d'être douce. Au passage, Chattam nous fait cadeau de quelques viscères et litres d'hémoglobine. Par contre, je n'ai pas vraiment adhéré à l'explication finale, mais j'ai passé un excellent moment tout au long du livre avec cette atmosphère si particulière. Un roman d'ambiance horrifique qui change de ce qu'on a pu connaître de l'auteur.

ange77

Le 08/11/2018

« L'homme, à force de vouloir se prendre pour Dieu, a peut-être ouvert la porte des enfers... » *** 4e : La famille Spencer vient de s'installer à Mahingan Falls. Jusqu'ici, tout va bien. Un vrai paradis. Si ce n'étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d'effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles... AVEZ-VOUS DÉJÀ EU VRAIMENT PEUR EN LISANT UN LIVRE ? *** Nous étions quelques fans, je pense, à attendre notre cher Maxime Chattam au tournant... Même si pour ma part je ne l'ai jamais réellement fustigé, je n'avais tout de même pas ressenti l'engouement habituel pour ses deux derniers bouquins (hors Autre-Monde), et j'étais impatiente à l'idée de retrouver cette écriture qui m'a tant fait vibrer par le passé. Inutile de garder le suspens plus longtemps ; je n'ai pas été déçue cette fois-ci =) Pour autant, ce n'est pas le coup de coeur espéré... bien que j'ai tout de même englouti les 750 pages de ce joli petit pavé en moins de trois jours - preuve d'un véritable intérêt. En fait, c'est mitigée que je ressors du 25e roman de cet auteur que j'affectionne particulièrement. Déjà je n'ai pas eu peur en lisant « Le Signal », contrairement à ce que clame la quatrième... (mais bon, avouons-le, les quatrièmes, souvent exagérées dans l’unique but d’attirer le chaland, sont rarement représentatives du contenu). Probablement un peu trop habituée à cette littérature, je suis devenue plutôt aguerrie en la matière - et peut-être même intransigeante parfois - , malgré cela j'imagine assez facilement les craintes qu'un lecteur plus « lambda » sera à même de ressentir. Car s’il y a bien quelque chose que Chattam sait faire, et bien faire, c'est coller à ses mots une angoisse de tous les diables. Ses descriptions autour du trépas sont toujours extrêmement visuelles, réalistes et si précises dans les détails les plus gores que l'on s'y croirait (et pourtant on a franchement pas envie d’y être !) - Ça prend aux tripes, viscéralement. Seulement voilà, j'ai mon lot de déceptions aussi - certaines dont je ne peux m'ouvrir sans risque de spoils, que je suppose malvenus envers ceux d'entre vous qui ne l’auraient pas encore lu. Je peux en revanche partager quelques regrets : l'abus de scènes - que les mauvaises langues qualifient carrément de plagiat mais dont j'aurais tendance à adoucir la dénomination en « hommage » ou clins d'oeil aux maîtres du genre parce que, après tout, les citations de Stephen King et Lovecraft en exergues tendent bien à accréditer le fait que M. Chattam savait parfaitement ce qu'il faisait... - ; de longueurs souvent inutiles ; de poncifs récurrents ; et de quelques clichés également (voulus ou non). À vouloir trop bien faire... J'aurai sans doute aimé qu'il se lâche davantage - à l'image du Cycle de l'homme [reprenant « Les Arcanes du chaos » / « Prédateurs » / « La théorie de Gaïa »] ou du diptyque du temps [que composent « Léviatemps » et « le Requiem des abysses »], qui mettaient c’est vrai, la barre haut, très haut. Trop, peut-être ? Cependant, il faut laisser à l'auteur son talent indéniable et tout ce qui le caractérise. Ça reste un récit addictif, un page-turner haletant et un très bon Chattam au final - surtout si l'on évite les comparaisons qui viennent à l'esprit des plus acharnés des lecteurs de romans d'horreur et d'épouvante, des aficionados en somme ^^ « Et pendant ce temps, l'ombre grandissait, inlassablement. » Oserez-vous suivre le Signal ? Très bonne lecture à tout le monde !

lyoko

Le 03/11/2018

Quand un nouveau Chattam sort, j'ai toujours beaucoup d'espoir… Celui de retrouver l'auteur à son meilleur niveau. Celui qui m'a fait vibrer et frissonner. Celui de ses débuts. En commençant, Le Signal, je m'étais dit que c'était de bonne augure. Mais malheureusement je suis vite retombée. Certes, l'auteur a voulu rendre hommage à des grands noms de la littérature : Lewis Carroll, Stephen King, Matheson, Lovecraft,... L'idée est louable. Le seul hic, c'est que le trop est l'ennemi du bien. Je m'attarderais sur Stephen King, puisque c'est l'auteur que je connais le mieux. Certains éléments "d'hommage" se voient comme le nez au milieu de la figure ( le chapitre dans les champs de mais avec l'épouvantail), d'autres sont plus subtils (vers l'épilogue du roman les fameux "Tak !" ou l'on pense inévitablement à désolation et aux régulateurs). Il y en a beaucoup d'autres, mais je ne vais pas m'étendre pour tous les énumérer. Malheureusement, je constate avec effroi que Chattam est resté très classique, dans du déjà vu. Il faut néanmoins reconnaitre à Maxime Chattam qu'il n'est jamais aussi bon que quand il décrit l'horreur. Certains vont sans doute trouver ça glauque, mais quand il décrit un cadavre en décomposition grouillant de vers, le lecteur entend les asticots se déplacer dans la chair putride ; et le lecteur sent l'odeur qui émane de bout de chair… C'est là que réside, pour moi, le vrai talent de l'auteur. Il a beaucoup de romans déjà écrits et en attente (selon une interview). Si en tant que lectrice j'avais un conseil à lui donner, ce serait de prendre son temps. Il n'a aucune obligation de sortir un roman par an. Donc de prendre son temps pour nous surprendre à nouveau… il l'a déjà fait, il pourrait le refaire, j'en suis certaine. Je garde espoir. Petit aparté sur la couverture du roman… elle est juste magnifique. Et Chattam en argent c'est quand même mieux qu'en vert ! ( voir mon billet et la quatrième de couverture de L'appel du Néant).