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Le sceau de Vladimir

de Elena Arseneva , date de sortie le 25 septembre 1997
Après l'Angleterre, l'Australie, l'Egypte... ou bien encore la Chine des Tang, Grands Détectives conquiert de nouveaux espaces en explorant la Russie du XIe siècle à travers les aventures du boyard Artem,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Après l'Angleterre, l'Australie, l'Egypte... ou bien encore la Chine des Tang, Grands Détectives conquiert de nouveaux espaces en explorant la Russie du XIe siècle à travers les aventures du boyard Artem, proche conseiller du prince Vladimir. Un drame inaugure l'odyssée : le Garde des livres du prince de Rostov est assassiné au cours d'une mission à Zalessk. Vladimir l'avait chargé d'acquérir plusieurs livres grecs fort rares, allant jusqu'à lui confier son sceau personnel. Dérobé par les meurtriers, le sceau du prince peut se transformer entre leurs mains en une arme redoutable. Ce crime odieux devient dès lors une affaire d'Etat. Fort de son expérience de guerrier et de son habileté diplomatique, Artem, chef des droujinniks, mène l'enquête. Ses investigations le conduiront dans les ruines Berendeï, lieu maudit selon une vieille croyance païenne, un lieu pourtant où Artem ne fera pas que de mauvaises rencontres...

Caractéristiques

Titre Le sceau de Vladimir
Editeur 10-18
Date de parution 25 septembre 1997
Nombre de pages 283 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 189 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-264-02585-9 - 9782264025852

3/5

Musardise

Le 19/02/2016

Ah, le boyard Artem, sa misogynie, son mauvais caractère et ses coups de colère... C'est tout un poème ! Nous le rencontrons ici pour la première fois pour une enquête nappée d'une aura surnaturelle : un haut fonctionnaire du Prince Vladimir de Rostov a été retrouvé assassiné aux abords de la ville de Zalessk, dans les ruines réputées maudites des mystérieux Berendeï. Artem, flanqué du sérieux Vassili et du bon vivant Mitko, aura à mener une enquête entravée par les menées du demi-frère de Vladimir, le prince Oleg (mais c'est pas un petit con qui va effrayer Artem), et, surtout, par les esprits superstitieux, à commencer par ceux de ses assistants, qui préfèrent affronter une armée d'ennemis bien en chair plutôt qu'un seul fantôme. Les ruines renfermeraient par ailleurs un trésor légendaire... L'intérêt du roman tient à ces lieux étranges, abandonnés on ne sait exactement à la suite de quelles circonstances par leurs habitants païens. On parle évidemment d'une malédiction qui aurait décimé tout le clan... Les scènes nocturnes dans les ruines des Berendeï se révèlent donc les plus captivantes, mais ne sont pas aussi nombreuses qu'on aurait pu s'y attendre. Le roman aurait certainement gagné à développer le thème de la tribu maudite et des lieux qu'ils hantent, terrorisant les habitants des alentours. L'intrigue reste assez conventionnelle, quelques plus ou moins grosses incohérences se font jour dans l'explication finale* et l'histoire d'amour est très, mais alors très lourde. Les effusions d'Artem devant la jolie apothicaire de la forêt frisent franchement le ridicule. Mais, apparemment, il fallait en passer par là pour qu'un nouveau personnage intègre la série. Au final, un roman pas franchement original, mais très agréable à lire, notamment pour ses trois personnages d'enquêteurs, son ambiance à la limite du surnaturel et l'immersion dans l'univers de la Russie médiévale, cruches d'hydromel à l'appui. * Attention, divulgâchage pour ceux qui veulent en savoir plus sur les incohérences de l'intrigue : [masquer]Il est proprement impossible pour le coupable de découvrir les cachettes recelées par les ruines des Berendeï, d'en connaître tous les recoins et tous les pièges, de trouver le trésor et de s'approprier les lieux en seulement trois ou quatre jours... Or, lorsqu'on y regarde de plus près et selon les explications d'Artem, il ne dispose pas d'un plus long laps de temps pour mener à bien son projet.[/masquer]

Sharon

Le 17/02/2013

Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je ne fais pas les choses dans l’ordre, et après avoir lu les tomes 2, 3 et 4 des aventures du Boyard Artem, je lis maintenant… le premier. Dès ce tome, Artem est immédiatement sympathique. Mal remis d’une blessure au genou, il n’en est pas moins l’homme de confiance de Vladimir, celui qui est chargé de la délicate mission de retrouver son sceau – sans doute déjà tombé en de mauvaises mains. Le monastère où il enquête avec ses deux fidèles Varlets a beau être au coeur du christianisme, le paganisme a encore de beaux jours devant lui, comme le montre la survie des croyances autour du mystérieux trésor des Berendeï, gardé par les non moins mystérieux fantômes de ce peuple, décimé par une épidémie. Si Vladimir est un peu en rentrait dans ce premier tome, il le sera moins dans La parure byzantine, Artem apparaît déjà comme un personnage profondément humain, et donc profondément attachés aux autres êtres humains, quel que soit leur âge ou leur place dans la société. Homme de devoir, il tente tout pour mener à bien les missions qui lui sont confiés, et pour tenir les promesses qu’il a faites. Phrase sybilline, s’il en est : elle prend tout son sens lors du dénouement.

Nursus

Le 12/01/2013

Lecture sympa et pas mal de découvrir ce haut moyen âge russe. Par contre un détail m'a gêné. Peut être était ce mon édition, mais à 2 reprises les protagonistes sont amenés à manger des patates...totalement anachronique en 1091... par ailleurs, par une note, elle nous indique de ne pas être surpris, que les mêmes ne boivent pas de thé, car celui ci n était pas encore en Russie a l'époque....j ai été chagriné, mais j'en lirai un autre a l'occasion.

Lounima

Le 30/08/2012

En l'an de grâce 1070, le boyard Alexeï, Garde des Livres et ami intime du prince Vladimir a été assassiné près de la ville de Zalessk. Le prince fait alors appel au boyard Artem, l'un de ses fidèles conseillers, pour mener l'enquête, enquête d'autant plus délicate que le sceau du prince qui se trouvait momentanément en possession d'Alexeï a été dérobé... C'est une belle plongée dans la Russie moyenâgeuse tout juste christianisée mais où les superstitions sont encore bien vivaces et alimentent les craintes de ses habitants que nous propose Elena Arseneva. Et cette Histoire dans la petite histoire retient toute l'attention, l'auteur réussissant à nous faire voyager en plein XIè siècle russe sans que nous ressentions la moindre lourdeur, mieux, nous sommes scotchés au récit historique. Nous imaginons sans peine ces drakkars varègues descendant le Dniepr, chargés de Vikings devenus quelques deux cents ans plus tard, au moment où se déroule le récit, alors que le prince Vladimir (qui sera connu sous le nom de Vladimir II Monomaque) est prince de Rostov, ces aristocrates, ces boyards tant respectés dont Artem est un représentant bien sympathique, quoiqu'un peu froid au premier abord... Et l'intrigue policière dans tout cela ? Elle est assez bien menée mais demeure "facile" et la fin se devine aisément... De plus, il semble que tous les auteurs de romans policiers se soient donnés le mot : il serait de bon ton de placer une amourette ridicule et hors de propos dans leur roman (réflexion que je m'étais faite en lisant les deux premiers tomes de la "série chinoise" de Peter May); c'est dommage... cela gâche un peu et le personnage principal y perd en crédibilité. Mais qu'importe, je ne boude pas mon plaisir et prend d'ores et déjà à nouveau rendez-vous avec ce veuf plutôt séduisant (je veux, bien entendu, parler du boyard Artem)...