Prêt à feuilleter

L'outsider

de Stephen King , date de sortie le 30 janvier 2019
Parfois, le mal prend le visage du bien.

Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coup... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

Parfois, le mal prend le visage du bien.

Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.

Pourtant, malgré l'évidence, Terry Maitland affirme qu'il est innocent.

Et si c'était vrai ?

Caractéristiques

Titre L'outsider
Auteur Stephen King
Traducteur Jean Esch
Editeur Albin Michel
Date de parution 30 janvier 2019
Nombre de pages 569 pages
Dimensions 24,00 cm x 16,00 cm
Poids 745 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-226-43589-7 - 9782226435897

4,6/5

bilodoh

Le 21/03/2019

Avez-vous déjà eu peur du monstre qui pourrait se cacher sous votre lit? Un cauchemar, une ombre à la fenêtre? Et ce bruit dans la nuit? C’est cet irrationnel, ce frisson sur la frange du cœur, qu’on retrouve dans ce roman de Stephen King. Un enfant est retrouvé égorgé et affreusement mutilé. Le coupable sera arrêté. C’est pourtant un homme bien, un professeur d’anglais, un entraîneur de l’équipe de baseball locale. Il a été vu sur les lieux du crime, on y a découvert ses empreintes digitales. « Cet homme respectable est un monstre! Et il a touché à mon fils pour lui enseigner à taper la balle! Ce garçon torturé, ça aurait pu être le mien », se dit le policier indigné qui procède à l’arrestation. Pourtant, le prévenu clame son innocence. Il semble même avoir un alibi. Mais ce n’est pas possible, les preuves ne mentent pas, non? Les bouleversements s’enchaînent, mais l’enquête continue. On aura même recours à Holly Gibney dont on avait fait la connaissance dans « Mr Mercedes ». Un livre bien campé dans une petite ville américaine fictive de l’Oklahoma, avec le talent de l’auteur qui sait mettre en parallèle la crédibilité de la vie quotidienne et l’horreur la plus absolue. (Et vous y penserez peut-être la prochaine fois que vous ouvrirai un melon…)

Deslivresalire

Le 12/03/2019

Qui est Terry Maitland, l'entraîneur de l'équipe de Baseball de Flint City ? L'orsqu'il est arrêté par l'inspecteur Ralph Anderson en plein milieu d'un match et au milieu d'un stade bondé, beaucoup s'accordent à dire qu'il est un monstre. Celui qui a assassiné le petit Franck Petterson, retrouvé égorgé et sodomisé par une branche, abandonné dans un parc. Les preuves s'accumulent : empreintes, traces ADN, témoins oculaires... le doute n'est pas permis. Oui, seulement... Terry Maitland était ailleurs au moment des faits. Et il peut le prouver. Est-ce vraiment possible ? D'impossible en impossible, à force d'événements étranges et d'incompréhension, certains commencent à envisager une nouvelle piste, celle d'un outsider, qui pourrait ressembler à un personnage de mythe : El Cuco, "le type avec son grand sac noir qui tue les jeunes enfants et se frotte le corps avec leur graisse"... À mon avis : Mais où est donc passé Stephen King ? À l'amorce du récit on le trouve (ou retrouve) comme à son habitude, décrivant un scénario original laissant entrevoir que le suspense va nous tenir tout au long du livre, au travers d'une histoire assez incroyable de ce meurtrier qui ne peut être à deux endroits différents à la fois. Il est là le King et on se dit qu'on ne va pas pouvoir s'arrêter dans la lecture. Et puis, doucement il disparaît... l'enquête s'éternise, tente de rester dans le monde réel, fait des écarts dans un monde chimérique, nous perd au milieu de cette énigme qui traîne en longueur, d'autant qu'on a du mal à s'identifier au flic en charge de l'enquête, qui est aussi celui à cause de qui tout est arrivé. Une centaine de pages avant la fin, on croit retrouver le maître, entraînés que nous sommes dans des explications fantastiques liée à une légende populaire... et on attend du glauque, de l'étrange, de la montée de suspense, du surnaturel avec ces descriptions de sentiments comme seul SK sait les livrer... mais non. Rien, ou si peu. Un plat roman policier qui utilise l'irrationnel pour expliquer ce qu'il n'est pas possible de rencontrer dans le monde réel. Une simple histoire de policiers, comme dans un film de série B. On attendait forcément mieux du maître de l'épouvante et du suspense qu'une banale histoire d'outsider pseudo extra-terrestre vite torchée. Et dans la grotte de Marysville où se conclue cette histoire, ce ne sont pas les personnages de ce livre qui se sont perdus, c'est bien Stephen King. J'espère juste qu'il en sortira rapidement pour nous éblouir de nouveau. Retrouvez d'autres avis sur d'autres lectures sur mon blog : https://blogdeslivresalire.blogspot.com/

Eroblin

Le 24/02/2019

J’ai évité de lire des avis sur ce nouveau Stephen King pour garder tout le plaisir de la lecture, pouvoir découvrir et m’étonner devant les méandres de l’intrigue. J’aime beaucoup cet auteur que je suis depuis longtemps, j’ai frissonné devant « Simetierre », regardé sous mon lit avec « Ça », eu des sueurs froides en découvrant Annie Wilkes dans « Misery », voyagé dans le temps avec « 22/11/63 ». Aussi quand j’ai commencé « l’Outsider », je me suis demandé dans quel univers allait m’entraîner Stephen King et si celui-ci allait me plaire. Eh bien oui, j’ai dévoré ce roman et je l’ai beaucoup aimé pour différentes raisons. La première raison c’est l’intrigue. On s’attend au début à un roman policier classique : un meurtre horrible, un suspect immédiat en la personne de Terry Maitland. Ce quarantenaire marié, bon père de famille, apprécié par toute la ville pour ses qualités d’enseignants et de coach cache sans doute derrière des traits charmants un épouvantable tueur. Mais très rapidement l’auteur nous montre qu’il ne peut pas avoir tué car, au moment du meurtre, il se trouvait ailleurs et de nombreuses personnes peuvent attester de sa présence en dehors de la ville. On ne peut pas se trouver à deux endroits différents au même moment ? Si ? A partir de là, l’intrigue cesse d’être une banale enquête policière et nous fait basculer dans le surnaturel. Si ce n’est pas Terry, alors qui a tué et surtout qui est l’homme qui avait les traits de Terry ? Pour l’inspecteur Ralph Anderson, le chemin qui va le mener à la découverte du meurtrier va l’obliger à accepter que le Mal peut revêtir toutes les formes. Deuxième raison : l’ambiance dans le roman. Une inquiétude sourde, une menace s’installent au fil des pages et on commence à avoir peur lorsque l’inspecteur Jack Hoskins (personnage secondaire mais fort antipathique) croit sentir sur son cou la trace de doigts qui l’effleurent par exemple, ou quand la fille cadette de Terry Maitland voit un homme « avec de la paille dans les yeux ». Stephen King aime bien jouer avec nos nerfs, la page d’avant tout est normal, la page d’après on a droit à un épisode qui vous laisse fébrile. Quand il ne nous terrifie pas tout simplement avec l’allusion au croquemitaine mexicain, El Cuco qui mange les enfants ! Même la fin n’apaise pas, on a l’impression que la menace persiste, c’est l’impression que j’ai eue en tout cas. J’ai donc passé un très bon moment de lecture et j’ai particulièrement apprécié un personnage, celui de Holly Gibney. C’est une détective qui arrive assez tardivement dans le roman mais qui se montre particulièrement efficace et courageuse. C’est bien d’avoir des femmes fortes dans ce type de roman : elle n’est pas celle qui hurle devant le monstre, elle est celle qui l’affronte ! Rien que pour elle, lisez le livre ! Challenge Pavés 2009

gruz

Le 12/02/2019

Ça fait bien longtemps que Stephen King n’est plus un outsider, mais le Maître incontesté des romans de (mauvais) genre. Des genres, tant il est bien davantage que l’auteur a qui on colle cette étiquette de spécialiste de l‘horreur, passant avec bonheur d’un style à l’autre. L’outsider est une sorte de chaînon manquant entre certaines de ses productions récentes et d’autres plus anciennes, un mix de naturel et de surnaturel. Un début d’intrigue qui peut s’apparenter à ce qu’il proposait avec Mr. Mercedes. Une ambiance polar, une vraie. Et sacrément prenante, preuve que même dans la construction d’une enquête, il est capable de tenir tête aux meilleurs auteurs de polars et de thrillers. Ce qui est assez exceptionnel avec ce roman c’est qu’il a tout pour contenter les anciens fans de l’écrivain tout comme les plus récents, et qu’il a les qualités pour en toucher de nouveaux. C’est même un livre idéal pour découvrir le King, plus de quarante ans après ses débuts ! La première moitié est une plongée dans une enquête qui semble commencer classiquement, pour devenir particulièrement addictive rapidement, tant l’intrigue est inattendue sous couvert de classicisme. Chez King, rien n’est jamais vraiment ce qu’il semble être… Quant à la deuxième partie, elle accentue la tension et nous plonge dans des méandres bien plus sombres et étranges. J’ai beau être un immense admirateur du Maître, je n’en ai pas moins un œil critique. Assez étrangement, son précédent roman Sleeping Beauties m’était littéralement tombé des mains, malgré un sujet très intéressant. Autant dire que chaque nouvelle lecture est une surprise, même après tant d’années de vie commune. Le cru 2019 est, lui, totalement à mon goût. Stephen King s’amuse d’ailleurs avec cette manière de mélanger ses époques. Le roman débute un peu comme son tout premier livre, Carrie, avec des extraits de documents officiels (les interrogatoires), amusant clin d’œil. Il continue en faisant un lien avec la trilogie Mercedes (Mr. Mercedes / Carnets noirs / Fin de ronde) qui ravira ceux qui l’ont lue, sans déranger pour autant ceux qui ne l’ont pas fait (à tort, il va falloir vous rattraper !). L’outsider est un modèle du (des) genre(s), à la construction aussi solide que surprenante, aux personnages attachants comme seul Stephen King sait les proposer, et à l’intrigue qui a de quoi ravir tous les lecteurs. Ce n’est pas loin d’être ce qui s’apparente à un exploit, parce que l’émotion est bel et bien là !

lyoko

Le 10/02/2019

Voilà comme je les aime les Stephen King. J'ai retrouvé mon auteur fétiche avec ce roman. Il est au paroxysme de son talent pour moi . Je suis bluffée parce que le Maître fait d'une histoire basique ( j'appelle basique le viol d'un enfant par son entraineur) une histoire prenante, addictive et extraordinaire. On part franchement de loin parce que c'est du déjà vu , et revu, mais au final on sait se fait happer. L'écriture du King fait le job et nous emmène vers d'autres horizons. Logiquement tout lecteur devrait détester ce pédophile, mais l'auteur fait que ce ne soit pas le cas… et c'est là que réside une partie du talent de Stephen. Et puis Le Maître n'a pas dérogé a son habitude… avec ces petits clins d'œil a ses autres œuvres… Dans ce roman le clin d'œil est énorme.. pour mon plus grand plaisir car j'ai adoré l'idée et puis il faut avouer que la surprise a été admirablement bien gardée (par un mot sur la quatrième de couverture)…. mais bon je n'en dirais pas plus ça gâcherais le plaisir des futurs lecteurs… une énorme cerise sur le gâteau pour moi en tout cas. Et puis j'ai aussi beaucoup apprécier les subtilités des "piques" faites à Trump. Stephen King ne cache pas son grand attachement au président américains...et ça se voit.. j'avoue une fois encore pour mon plus grand plaisir ! Bref je suis complètement conquise par ce roman, j'ai retrouvé le plaisir de lire du King, du grand King. Je finirais par parler de la couverture du roman. je suis toujours très attachée aux couvertures des romans du Maître qui sont en général magnifiques.. mais il faut avouer que cette fois-ci elle est particulièrement moche. Mais le talent de packaging des éditions Albin Michel a encore une fois démontré son énorme talent...car si la couverture est moche , elle réussit quand même a frapper le lecteur car elle est dérangeante à la fois par son graphisme et sa texture…. un tour de force réussi pour moi aussi de ce côté là!