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L'Institut

de Stephen King , date de sortie le 29 janvier 2020
Bienvenue à l'Institut. Quand les enfants y entrent, ils n'en sortent plus.

Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 an... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Bienvenue à l'Institut. Quand les enfants y entrent, ils n'en sortent plus.

Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

Luke se réveille à l'Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf qu'elle n'a pas de fenêtre. Dans le couloir, d'autres portes cachent d'autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.

Que font-ils là ? Qu'attend-on d'eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s'enfuir ?

Aussi angoissant que Charlie, d'une puissance d'évocation égale à Ça, L'Institut nous entraîne dans un monde totalitaire... qui ressemble étrangement au nôtre. Le nouveau chef-d'oeuvre de Stephen King.

Caractéristiques

Titre L'Institut
Auteur Stephen King
Traducteur Jean Esch
Editeur Albin Michel
Date de parution 29 janvier 2020
Nombre de pages 600 pages
Dimensions 24,00 cm x 16,00 cm
Poids 804 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-226-44327-4 - 9782226443274

4,2/5

lyoko

Le 17/02/2020

"Aussi angoissant que Charlie, d'une puissance d'évocation égale à Ça, L'Institut nous entraîne dans un monde totalitaire... qui ressemble étrangement au nôtre. Le nouveau chef-d'oeuvre de Stephen King. " Mouai ! bhen franchement je crois qu'il faut que les maisons d'édition laissent les romans suivre leur chemin tout seul.. d'autant qu'avec un auteur comme King il n'y a pas besoin d'une publicité qui induit le lecteur en erreur. Une petite pensée pour Charlie parce que ça parle de télékinésie.. mais a part ça aucune corrélation.. et L'angoisse de ça je la cherche encore !! Une lecture en dents de scie pour moi .. des passages super palpitants et d'autres ennuyeux a mourir . Mais il faut dire que cette quatrième de couverture te fait t'attendre a un truc de dingue et au final t'as que tchi ! Et pourtant le thème principal est génial et tu sens le super potentiel de ce roman à chaque fois que tu es en haut de la dent de scie… il y avait moyen de faire un truc super canon. Mais j'ai trouvé Stephen King trop gentil ( faudrait peut être que j'arrête de lire des trucs des éditions Ring, moi !) , trop poli, trop lisse à mon goût. D'habitude, même avec un roman il arrive a instaurer une atmosphère , ici je l'ai a peine effleurée. Tout ça pour dire que ce roman est moyen, et que la quatrième de couverture nuit fortement au roman

Ladybirdy

Le 09/02/2020

Honte à moi ! Ce dernier King m’a échappé des mains, la séduction et la magie du roi n’ont pas opéré chez moi. Les amateurs de la sauce américaine seront certainement ravis de ce dernier opus où mijotent et bouillonnent actions, rebondissements, science-fiction, pouvoirs psychiques et manipulations médicales. L’histoire est assez simple à la base. Luke est un jeune enfant surdoué de douze ans. Il est enlevé et emmené dans un institut regroupant d’autres enfants tous aussi intelligents les uns que les autres et aux pouvoirs psychiques détonnants. Je ne dévoilerai rien de plus que la quatrième de couverture. Sauf que la mayonnaise n’a pas pris ici. Je me suis embourbée dans une histoire pas faite pour moi et que je n’aurai pas lue si mon fils n’était pas féru du King, le livre en main. Lui, il a adoré ce livre, il a adoré les actions à profusion et s’est attaché à ce monde singulier. De mon côté, je préfère le King dans ses romans d’atmosphère, dans ses pavés où il ne se passe rien mais où tout l’art de la narration et de la description sont brillamment transmises. Les histoires avec des narrations à hauteur d’enfants n’est pas ma tasse de thé, si on rajoute du pur sang américain, on m’oublie. Pourtant, ce fut un moment très sympa de lire ce King en compagnie synchronisée de mon ado. On se communiquait nos impressions et on se motivait chacun à poursuivre notre lecture. À réitérer prochainement avec Salem.

audelagandre

Le 06/02/2020

Je ne vous raconterai rien du dernier roman de Stephen King… Ou alors, pas grand-chose… Ou alors, juste un petit quelque chose pour vous donner envie de l’acheter, si ce n’est pas déjà fait#8201;! Lui et moi, c’est comme une relation de couple : parfois, c’est l’hôtel du cul tourné, parfois c’est love me tender. C’est plus souvent l’un que l’autre, mais c’est vrai qu’on a passé quelques années sans se voir, lui et moi. C’est l’année dernière que l’histoire folle a repris, avec la sortie de «#8201;l’outsider#8201;». Comme dans tous les couples, parfois on s’engueule… et parfois la communication est rompue. Il faut savoir se quitter pour mieux se retrouver. Il met une année à nous écrire un roman, j’ai mis 3 jours pour lire 600 pages. Les calculs sont pas bons Stephen, mais je te rassure, tu mets bien des paillettes dans ma vie. C’est avec ses yeux de 72 ans que l’auteur nous entraîne encore une fois dans les méandres de ses obsessions : les enfants et leurs destinées, les dons particuliers, notre monde actuel. Si vous le suivez sur twitter, vous savez qu’il se sent très concerné par l’actualité politique, notamment l’élection de Donald Trump et les dégâts collatéraux inhérents à son élection. La réalité est son terreau de réflexion. Il a récemment annoncé qu’il se retirait de Facebook : trop de fake news et de contre-vérités. Dans «#8201;l’institut#8201;», il développe cette manipulation des masses, mais aussi cette secrétomanie gouvernementale qui organise des expériences soi-disant pour sauver le monde. La présentation des personnages est encore une fois au carré. Dès les premières pages, c’est un monde imaginaire fabuleux qui s’ouvre sous nos pieds. Imaginaire, mais tellement réel, dans le sens crédible#8201;! Si la ville qu’il a choisie pour asseoir son texte est d’un «#8201;ennui monochrome#8201;», il déploie pourtant toute une palette de couleurs envoûtante sur les émotions humaines. De plus en plus, je m’interroge sur son rapport à l’enfance qui résonne comme une éternelle fascination, pièce maîtresse de son œuvre colossale. Sans jamais lasser, il parvient à emporter son lecteur vers une nième histoire où des enfants dotés de dons surnaturels sont exploités pour leurs aptitudes. Le choix du lieu de l’action n’est pas anodin : une petite ville où règne encore une forme de solidarité par opposition à une grande mégalopole où individualité rime avec égoïsme. Faut-il y voir une forme de désespérance du genre humain habitant dans les grandes villes où les hommes s’amassent pour ne transmettre qu’une pensée unique initiée par des informations médiatiques données à outrance#8201;? Stephen King reste un conteur hors pair, à l’imagination débridée apportant à la fois réalisme latent et fantasmagorie cruelle. De quoi rallier une nouvelle génération de lecteurs qui découvriront a posteriori les premiers titres de son œuvre, feront des parallèles, dégageront des problématiques. Des thématiques qui résonnent comme des mantras offrant un style très visuel à sa narration expliquent sans doute le succès des séries et films tirés de ses romans, pas toujours réussis. D’aucuns affirment que le King est vieillissant, que l’ephad est proche ou que le maître de l’horreur qui nous faisait frémir de peur dans certaines scènes se ramollit du genou. Son esprit n’a jamais été aussi affûté, mis en relief par l’avantage de l’âge, une perception plus mesurée et plus juste de la vie. La mécanique selon laquelle l’homme peut influencer son destin par la prise de décisions dictée par son libre arbitre est implacable. Sans doute une façon habile de sensibiliser l’homme sur son extraordinaire potentiel. Une volonté incantatoire de croire encore dans le genre humain#8201;? Vous l’aurez compris, l’institut est une œuvre riche qui met en lumière le talent sans cesse renouvelé d’un écrivain à l’imagination fertile, mais qui tire pourtant ses intrigues dans les racines de notre réalité. De quoi frémir encore… de quoi réfléchir encore… de quoi s’interroger sur notre monde et sur notre place dans celui-ci. Au final, prendre les romans du King pour de simples romans de distraction serait commettre une grave erreur…

Antyryia

Le 04/02/2020

- Bonjour. Vous devez être monsieur Antyryia n'est - ce pas ? Veuillez vous asseoir s'il vous plaît. Légèrement intimidé par cette femme maigre, d'apparence austère, et plus plate qu'une limande, je prends place sur la chaise de l'autre côté de son bureau. - Je suis Madame Sigsby et c'est moi qui dirige cet endroit, enchaîna - t - elle. Je ne peux m'empêcher d'être surpris d'être reçu directement par la P.D.G sans même passer au préalable par le service des ressources humaines. - Euh, eh bien enchanté Madame Sigsby. Comme vous l'avez deviné c'est l'agence Pôle Emploi qui m'a envoyé ici et je suis là pour l'entretien d'embauche. Ils m'avaient aussi proposé un poste de veilleur de nuit mais les horaires imposés étaient nocturnes alors j'ai préféré décliner cette offre et me voici. - Avant d'examiner avec vous l'ensemble de vos compétences, j'aimerais vous poser une question toute simple : A votre avis, que fait on dans cette entreprise ? - Eh bien étant donné qu'elle s'appelle L'Institut j'imagine qu'on y prodigue de nombreux enseignements à de jeunes enfants. - Vous n'êtes pas loin de la vérité, mais l'éducation ici pratiquée n'a rien de scolaire. Je vais vous expliquer en quelques mots ce qu'on fait ici pour que vous en compreniez les grandes lignes mais rien de ce que je vais vous dire ne devra sortir d'ici. Si vous répétez le moindre mot de cet entretien à l'extérieur de ces murs vous serez découpé puis broyé en morceaux tellement petits que vous tiendrez dans un pot à confiture. J'acquiescai bien évidemment, en grand habitué des séries médicales et de la notion de secret professionnel, laissant Madame Sigsby poursuivre. - Sachez tout d'abord que l'Institut existe depuis près de soixante-dix ans. Et qu'ici on sauve le monde des pires menaces. Si vous travaillez avec nous vous participerez à votre échelle au bien de l'humanité toute entière. - Où est-ce que je dois signer ? demandais-je, tout excité à l'idée d'oeuvrer ainsi pour mon prochain. - Ne m'interrompez pas quand je parle ! me coupa la longiligne Madame Sigsby. Elle reprit alors son monologue. Je n'osais plus broncher. - Comme vous le savez sans doute, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. C'est la raison pour laquelle l'Institut enlève des enfants âgés le plus souvent de huit à seize ans au taux de BDNF élevé qui ont des capacités de TK ou de TP. Notre équipe médicale les évalue d'abord à l'Avant avec une batterie de tests ordinaires, différentes injections, on leur fait voir des points lumineux également afin de développer leurs capacités. Quelques semaines plus tard ils se rendent à l'Arrière pour accomplir leur véritable rôle et terminent leur séjour à l'Arrière de l'Arrière. Dubitatif, je levais alors la main avant de risquer de prendre la parole sans autorisation. - J'imagine que vous avez pas mal de questions. Je ne pourrai certainement pas répondre à toutes mais je vous autorise à les poser. - Eh bien tout d'abord, ça veut dire quoi TP ou TK ? Madame Sigsby s'empara s'empara alors d'un manuel de 600 pages sur lequel on pouvait lire L'institut en lettres blanches avec en couverture un petit garçon dans une chambre sur une voie de chemin de fer. Et ce mode d'emploi était rédigé à en croire la couverture par le grand Stephen King himself, dont le nom apparaissait quant à lui en un relief doré. Elle feuilleta rapidement le pavé jusqu'à me lire un extrait : "TP, ça veut dire télépathe. Et TK ... - Télékinésie." Sachez cependant que les télépathes sont devenus une denrée de plus en plus rare, me précisa la patronne de l'Institut. - Et BDNF ? C'est pour Banque du Nord de la France ? - Très drôle monsieur Antyryia. Il s'agit du facteur neuropathique dérivé du cerveau qui nous permet dès la naissance de ces petits prodiges de les identifier et de les enlever le moment venu. A ce sujet, avez-vous une expérience militaire ? Vous pourriez alors rejoindre l'équipe Rubis ou l'équipe Opale. Elles sont chargées de nous livrer les jeunes prodiges après avoir massacré toute leur famille. Très intéressé par cette opportunité professionnelle qui devrait en outre me rapporter un maximum de blé, j'essayais de me vendre. - En effet Madame. J'ai effectué mon service militaire. J'ai passé neuf mois à Paris à la Direction Centrale de Protection et de Sécurité de la Défense, l'équivalent de la police des polices dans l'armée. Mon travail principal consistait à appuyer sur un bouton afin d'ouvrir la barrière à chaque fois qu'un véhicule devait rentrer dans cette zone de haute sécurité. - Et avez-vous une bonne expérience des armes à feu ? - Pendant mes classes, à Reims, j'ai tiré deux fois avec un fusil d'assaut. Et je crois me rappeler avoir touché une fois ma cible. - Je crains que ce ne soit pas suffisant. En tout cas vous ne pourrez pas rejoindre nos commandos ni l'équipe de sécurité de Monsieur Stackhouse. La prochaine cible, un jeune homme du nom de Luke Ellis aux talents balbutiants de télépathe également surdoué, risquerait de vous donner trop de fil à retordre. Peut-être l'équipe du docteur Hendricks ? Est-ce que vous avez des connaissances médicales assez pointues ? - Parfois j'arrive à m'automédicamenter, répondis-je en toute sincérité. - Je pense donc qu'on peut éliminer cette hypothèse également. Alors préféreriez-vous être technicien, intendant, travailler au réfectoire ou encore espionner la marmaille avec l'ensemble du personnel d'entretien ? Pensant que j'étais mal à l'aise avec l'idée de torturer des enfants, Madame Sigsby crut bon de préciser qu'il ne fallait surtout pas les considérer comme tels, mais comme des cobayes qui étaient la propriété de l'Institut et qui devaient être sacrifiés sur l'autel de la préservation du plus grand nombre. - Ca vous dirait de travailler avec un taser ? - Si vous me prenez par les sentiments, répondis-je avec les yeux illuminés et plein d'espoir. - Sachez qu'ici on pratique beaucoup la carotte et le baton. Comme vous vous en doutez les enfants sont parfois un peu perturbés lorsqu'ils sont enlevés pour être emmenés ici. J'ai beau les rassurer hypocritement, certains doutent, d'autres se rebellent comme Nicky Wilholm, actuellement à l'Avant. Votre travail consisterait donc à punir les plus récalcitrants, c'est à dire ceux qui refusent les piqûres et les expériences auxquelles ils n'échapperont de toute façon pas. Dans ces situations quelques volts s'imposent jusqu'à briser les plus récalcitrants. A l'inverse, s'ils font sagement ce qui leur est demandé, s'ils ne protestent pas par exemple au moment de leur prendre la température par la voie rectale, alors vous devrez les récompenser avec quelques jetons. Notre but est de les rendre les plus malléables et dociles possible. - A quoi servent ces jetons ? - C'est la monnaie avec laquelle ces enfants peuvent s'acheter de petites récompenses : Accès restreint à un ordinateur, distributeur de sodas et de friandises, et même alcool et cigarettes. - A huit ans ? m'exclamai-je - Vous seriez surpris de voir ce que certains sont prêts à faire pour tenter d'oublier qu'ils sont ici. Et les rendre dépendants est une autre façon de les contrôler me dit-elle avec un clin d'oeil. - Où est-ce que je signe ? demandai-je, salivant d'avance à l'idée d'en faire baver à tous ces petits prodiges mentaux. - Ici et ici, me dit-elle, en me tendant ensuite mon exemplaire avec le manuel rédigé par Stephen King. - Vous commencerez dès lundi prochain, poursuivit-elle. Ce qui vous laisse le temps de vous imprégner de notre réglement. Tout est dans ce roman. - Un roman ? m'interrogeai-je en feuilletant quelques pages et je frissonais en tombant sur les extraits suivants : "Il pensa aux Juifs à qui on tatouait des numéros sur les bras quand ils entraient dans les camps, à Auschwitz ou Bergen-Belsen." "Il repensa aux camps de concentration et aux expériences horribles, stupides, menées par les nazis." - Oui, plutôt que de faire un réglement barbant on a fait appel à un spécialiste qui nous a rédigé une version catastrophe de ce qui pourrait arriver à notre Institut si on ne prend pas toutes les précautions nécéssaires, ce qui rend notre personnel bien plus attentif aux risques tout en lui apprenant tout ce qu'il doit savoir sur le fonctionnement de cet endroit. Vous connaissez Stephen King ? - Plutôt oui, je dois avoir lu les trois quart de ses romans environ ! - Alors vous vous doutez bien que quand il a appris qu'un centre hébergeait des enfants aux capacités spéciales et qu'on lui en a expliqué le fonctionnement, il n'a pas pu s'empêcher de rédiger une oeuvre sur le sujet à notre demande. A croire qu'il est retombé à la fin des années 70 ou début des années 80 d'ailleurs et qu'il retrouvait à la fois les prémonitions du jeune Danny de Shining, les pouvoirs de télékinésie de Carrie, la pyrokinésie de Charlie ou encore l'amitié unissant les enfants dans Ca. Vous savez que l'enfance et les pouvoirs psychiques ont longtemps été une grande source d'inspiration pour l'auteur américain qui a ainsi saisi l'opportunité de revenir à ses premières sources d'inspiration. - Et c'est un grand King ? - Vous vous ferez votre propre avis. En tout cas c'est un réel plaisir de le retrouver à écrire sur ses anciens thèmes de prédilection. Pour ma part en tout cas j'ai adoré même si j'ai trouvé la fin un peu confuse, surréaliste et exagérée. Le téléphone interrompit notre échange. - Parfait. Amenez-la le plus rapidement possible. Je vais prévenir Madame Alvorson pour qu'elle lui prépare tout de suite sa chambre. Une fois que Madame Sigsby eut raccroché, je l'interrogeai des yeux. - L'équipe Opale vient de capturer une nouvelle pensionnaire, Kalisha Benson. Ses parents ont tous deux été tués et l'opération s'est très bien déroulée me dit-elle avec un grand sourire. Les télépathes sont devenus tellement rares de nos jours ! Je compte donc sur vous dès la semaine prochaine pour dompter cette jeune femme avec l'aide de nos autres intendants. Merci pour votre enthousiasme Monsieur Antyryia. Je dois vous laisser maintenant. L'entretien d'embauche s'acheva sur une franche poignée de main. Il sera encore temps lors de ma prise de fonctions de parler de mes émoluments.

gruz

Le 03/02/2020

J’ai pu prendre contact avec moi-même, celui vivant dans les années 80, adolescent alors. Nous avons eu une discussion animée. Ceci en est la retranscription. Si vous voulez savoir comment un tel prodige a pu se produire, demandez les explications à Stephen King, c’est lui le spécialiste en paranormal, pas moi. – Salut à moi, jeune moi. J’avais besoin de te parler, toi le jeune de 20 ans. Ne t’effraye pas, je suis ton toi de l’année 2020, à plus de trente ans dans ton futur. Je voulais te parler de notre mentor Stephen King. – Pourquoi je devrais m’effrayer ? Tu es moi, ça me fait pas peur ! – A mon époque, lointaine pour toi, Stephen King vient de sortir son nouveau roman : « L’Institut ». – Sérieux ? Il écrit encore, alors ? T’imagines pas comme ça me fait plaisir ! Je viens juste de dévorer « Ça », c’est le chef d’œuvre absolu de la littérature ! « L’Institut », tu dis ? J’aime bien le titre, il fait immédiatement marcher mon imagination. – Oui, oui, il écrit toujours ! Et il est toujours en forme avec ses 72 ans. Il écrit un à deux livres par an, tu sais. Même qu’il a écrit encore mieux que « Ça » en 2011 (c’est ton propre avis, venu du futur). Une histoire en lien avec le meurtre de Kennedy. – Mieux que « Ça » ? C’est impossible, ahahah ! Je te crois pas (mais j’ai envie de te croire !). – Bon, c’est pas la question ! Je venais te parler de son nouveau livre. Une histoire avec des enfants et des jeunes ados, avec des pouvoirs psychiques qui… – Attends, attends, stop ! T’es en train de me dire que le King des années 2000 et quelques, il raconte toujours les mêmes histoires ? Les ados et les pouvoirs psychiques il écrit dessus depuis le tout début ! T’es vieux maintenant, mais tu te souviens quand même de « Carrie » ou « Charlie », non ? Et « Ça », t’as quand même pas oublié ?? – Tu m’as pas laissé finir ma phrase ! Évidemment que je me souviens du clown, évidemment que je me souviens que je ne suis (tu n’es pas) sorti de ma (ta) chambre avant d’avoir fini ce pavé. Je suis pas encore sénile. Oui, c’est vrai, dit comme ça, on pourrait croire que cette histoire sent le réchauffé. Mais en fait, pas du tout. Tu veux que je te dise ? Ce bouquin est la parfaite fusion du vieux et du jeune King (ou le contraire). – Hein ? Je comprends rien à ce que tu me racontes… – Je t’explique : avec le temps et l’âge, le Maître est resté fidèle à lui-même, mais il s’ancre de plus en plus dans la réalité. Tu vois, cette histoire-là rappelle ses premiers amours mais enraciné dans l’atmosphère de mon époque. Je sais, tu vas me dire que si je parle de complot, de conspiration, de tests gouvernementaux secrets (ou non), ça existait déjà à ton époque… – Ben, ouais, la guerre froide, les tests de la CIA sur les effets du LSD à haute dose, on connaît depuis longtemps ! – Oui, c’est vrai, sauf qu’à mon époque, je peux t’assurer que les choses ont un peu évolué. Les gens croient toujours autant aux complots, peut-être même encore plus. Ça va être compliqué pour toi de l’imaginer, mais l’information circule maintenant tellement facilement et directement que tout devient source de psychose et tout est remis en question. Bon, c’est pas trop la question, mais c’est pour te dire que cette histoire parle peut-être d’ados et de leurs pouvoirs paranormaux, mais elle parle aussi de manipulation de masse à une époque où on ne croit plus en rien et où on croit en tout. Et, crois-moi sur parole (tu n’as pas le choix), « L’Institut » est pour moi l’un de ses meilleurs livres des 10 dernières années. Et c’est pas une surprise que ce soit avec des ingrédients qu’il maîtrise à la perfection. Sauf que c’est pas juste au sujet de nos peurs primaires sur la coup, mais aussi celles de l’Humanité toute entière. Dans cette histoire, il y a ce qu’il sait faire le mieux… – Laisse-moi deviner ! Des personnages auxquels tu t’attaches au bout d’une page, qui sonnent vrai à te demander si le King n’est pas dans leurs têtes. Des émotions à gogo, pas seulement noires, mais aussi belles et émouvantes, de celles qui te font piquer les yeux. Des dialogues incroyables. Un scénario de dingue. Des directions surprenantes. Et un pur divertissement doublé de réflexions. Et l’amitié ! – C’est bien, mon p’tit moi, je vois que tu maîtrises déjà bien ton King illustré ! Tu as 100 % raison, en Vingt Vingt c’est pareil, avec le recul et l’œil de l’âge en prime. La fougue et l’imagination de ses vingt ans et le regard lucide et critique sur le monde du haut de ses 70 piges. A mon époque, les monstres ne sont plus des clowns solitaires, mais des clowns industrialisés… Et avec son pouvoir extrasensoriel à son sommet : son empathie. Je suis certain que tu adorerais ce livre en 1988 ! Et tu adoreras en 2020 :-). T’as raison, personne ne parle aussi bien de l’enfance que lui, même quand il parle de jeunes surdoués. Ou alors, justement parce qu’il a un don unique pour parler de la différence. Sa manière d’invoquer des émotions concrètes et des idées abstraites est toujours aussi phénoménale. Du fantastique, oui, mais aussi du fond. Avec ce bouquin, impossible de ne pas penser aux camps nazis. Impossible de ne pas penser au parcage des migrants (ça ne te parle pas, ça te parlera un jour…). Et tu causais de l’amitié, t’imagines pas combien elle est le centre de ce livre ! Et rajoute à tout ça une fin qui propose même de quoi bien réfléchir. – Tu t’emballes quand tu en parles, j’adore ça ! Je constate que l’enthousiasme passe la barrière des années :-). – Eh oui, t’as tout compris, « L’Institut » est une formidable réussite, une de plus. Je t’envie tellement d’avoir encore à découvrir tant de merveilleux romans de Stephen King ! Tiens, tu sais qu’il écrira un jour une suite à « Shining », 34 ans après ? Et qu’il écrira aussi du pur thriller ? (Ne t’inquiète pas, quand tu te réveilleras demain matin, tu auras oublié tout ça et t’auras l’impression d’avoir rêvé). – Ahah, tu déconnes !? Je t’ai cru jusqu’à maintenant, mais là t’y vas un peu fort !! Fin de retranscription.