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Au soleil redouté

de Michel Bussi , date de sortie le 06 février 2020
Au coeur des Marquises, l'archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, cinq lectrices participent à un atelier d'écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers.
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La fiche détaillée

Résumé

Au coeur des Marquises, l'archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, cinq lectrices participent à un atelier d'écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers.

Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d'elles, à portée de main ?

Au plus profond de la forêt tropicale, d'étranges statues veillent, l'ombre d'un tatoueur rôde.

Et plein soleil dans les eaux bleues du Pacifique, une disparition transforme le séjour en jeu... meurtrier ?

Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir... et mourir.

Yann, flic déboussolé, et Maïma, ado futée, trouveront-ils lequel des hôtes de la pension Au soleil redouté... est venu pour tuer ?

Un huis clos à ciel ouvert, orchestré de main de maître.

Caractéristiques

Titre Au soleil redouté
Auteur Michel Bussi
Date de parution 06 février 2020
Nombre de pages 426 pages
Dimensions 23,00 cm x 14,00 cm
Poids 458 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-258-19310-9 - 9782258193109

3,8/5

gruz

Le 24/02/2020

Voilà qui s’appelle se faire rouler dans la farine (ou les fleurs de frangipanier) ! Cap sur Les Marquises avec le nouveau roman de Michel Bussi. Autant dire que l’ambiance sera exotique et l’environnement un personnage à part entière. Le mana de ces îles imprègne chaque page, chaque paragraphe, chaque personnage. Pour son 13ème roman adulte (sous son nom), l’écrivain a tenté sa chance en nous emportant au loin dans une sorte de murder party littéraire. Chacun de ses livres possède sa propre singularité. Le but est cette fois-ci de distraire dans un cadre dépaysant. On s’y croirait, aux côtés de ses apprenties auteures participant à un atelier d’écriture à l’autre bout de la planète, là où sont enterrés Jacques Brel et Paul Gauguin. Leurs auras planent d’ailleurs sur le roman. A la différence d’autres de ses romans, il ne faut pas s’attendre à un traitement de sujets de fond. Il est plutôt question d’une version dépaysante des Dix petits nègres. D’ailleurs Bussi ne s’en cache pas, et se réfère, à de nombreuses reprises, au célèbre texte d’Agatha Christie. Après Arsène Lupin, une autre manière pour lui de rendre hommage à une référence du roman policier. L’auteur joue, s’amuse. Et se joue de nous. On imagine sa jubilation à entrouvrir des portes pour nous les claquer violemment au nez un peu plus tard. On le sent s’amuser à nous leurrer. Et foi de vieux lecteur briscard de thrillers, je suis tombé les deux pieds dedans. Oui, la fin est surprenante, et pourtant, tout est devant nos yeux. Les Marquises, appelées Terre des hommes. Mais comme Michel Bussi a l’esprit de contradiction, ce sont les femmes au centre de son intrigue qui mènent le jeu. Dont celles qui se sont aventurées sur l’île à la recherche de l’inspiration, à la suite d’un auteur à grand succès (qui se révèle bien moins intéressant que son auréole de réussite pouvait laisser à penser). Des personnages sympathiques, qui sont surtout les rouages d’une intrigue qui se révélera étonnante par son final. Allez, mention spéciale à un protagoniste très secondaire, l’éditrice qui est caricaturale au possible et qui vous fera beaucoup rire. L’humour est omniprésent dans l’écriture de ce Bussi-là, le ton est souvent léger malgré ce qui se déroule devant les yeux incrédules des personnages. Et la construction narrative est plutôt originale, à plusieurs voix. S’il ne m’a pas touché à la manière d’autres de ses livres, voilà un roman ludique, dépaysant et qui sait surprendre au fil des pages, avant le feu d’artifice du final. Au soleil redouté est un thriller qui va vous retourner comme un pain de coco. Ça change de la crêpe normande, Michel Bussi excelle vraiment sur tous les terrains et dans toutes les ambiances.

Waterlyly

Le 22/02/2020

Les Marquises. Clémence, Martine, Farèyne, Marie-Ambre et Eloïse, cinq lectrices, ont le privilège de gagner un séjour unique dans cet archipel pour participer à un atelier d’écriture. Elles vont y rencontrer Pierre-Yves François, un auteur renommé, et qui les incitera à donner le meilleur d’elles-mêmes pour écrire un roman. Pourtant, tout bascule le jour où Pierre-Yves est porté disparu, et où un premier meurtre a lieu sur l’île. Ce sont Naïma, la fille de Marie-Ambre, er Yann, le compagnon de Farèyne, qui vont mener l’enquête. Michel Bussi est un auteur que l’on ne présente plus, et pour ma part, lire à chaque fois son nouveau crû, est un réel bon moment de lecture. Ici, ce n’est pas ce récit qui dérogera à la régle, même si j’ai eu tendance à le trouver quelque peu en deçà par rapport à d’autres de ses titres. Cela reste tout de même une excellente lecture, et j’ai retrouvé avec plaisir la manière de procéder de Michel Bussi. En effet, il a le don pour offrir un cadre géographique exceptionnel à ses intrigues. Ici, ce sera direction les Marquises, et comme toujours, l’auteur réussit à immerger totalement son lecteur. On sent à chaque fois un grand travail de Michel pour coller au mieux avec la réalité et nous donner ainsi une palette détaillée des coutumes. C’est fait avec brio, et c’est un dépaysement garanti. L’intrigue est quant à elle rondement menée. Elle m’a paru aboutie mais si je dois émettre un bémol, c’est que Michel prend trop de temps à en poser les bases. Il se perd parfois en digressions qui ont tendance à ralentir le suspense. Il est vrai tout de même que l’intrigue étant alambiquée, il est nécessaire de tout expliquer à son lecteur. Il ne faut donc pas se laisser décourager, puisque, une fois bien dedans, ce roman deviendra très difficile à lâcher. Ce récit n’est pas sans rappeler le mécanisme de certaines intrigues d’Agatha Christie. Sous forme de huis clos, et sous une forme classique, Michel Bussi déroule une intrigue qui tiendra en haleine son lecteur. Lorsque toutes les bases sont posées, cela prend forme et Michel entraîne le lecteur dans des révélations surprenantes. La fin est très réussie, et je me suis vraiment fait avoir. La plume de l’auteur est comme à son habitude fluide et entraînante. Les chapitres alternent les points du vue des personnages, et cela fait monter la tension au fur et à mesure. Clémence s’adresse à son lecteur comme si elle écrivait son propre roman, et Naïma s’exprime à la façon d’un journal intime. C’est très original. Dans un décor somptueux, l’auteur nous livre une très bonne intrigue, qui, même si elle est parfois longue à se mettre en place, tiendra son lecteur en haleine, jusqu’à la révélation finale inattendue et surprenante. Une belle découverte.

missmolko1

Le 13/02/2020

Scénario peu original, Michel Bussi nous emmène ici sur une île des Marquises pour un huis-clos. Cette histoire n’est pas sans rappeler les Dix petits nègres d’Agatha Christie mais pourtant j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et j’ai eu envie d’abandonner plusieurs fois jusqu’à enfin renoncée à la moitié du livre. Je crois que le problème quand on aime un auteur, c’est que l’on attend chaque livre avec impatience, avec des attentes bien spécifiques et l’on est parfois déçu… C’est un peu mon cas ici. Autant j’avais adoré son dernier roman J'ai dû rêver trop fort, autant celui-ci m’a donné du fil à retordre. Déjà les personnages, et c’est assez rare que ça m’arrive, mais aucun ne m’a plu. Je ne me suis pas identifiée ou attaché à aucun des protagonistes que j’ai trouvé parfois trop caricaturaux (la bimbo, la marquiséenne, la femme mal dans sa peau qui n’aime pas son corps, la mamie qui vit seule avec ses dix chats, la flic autoritaire…). L’intrigue est intéressante mais on se perd parfois entre le changement de narrateur et les indices nous arrivent de manière confuse. Enfin d’habitude Michel Bussi me fait rêver dans ses descriptions des lieux : sa Normandie, l’ile de la Réunion ou encore la Corse ou un petit détour au Québec. Mais ici, ça fait un peu trop guide de voyage. Encore une fois, j’ai trouvé cela très cliché, peu approfondi. Bref, j’ai lu ce roman pour l’auteur mais je reste sur ma faim. Je ne sais pas s’il est moins bon que les précédents ou si c’est juste moi qui ne l’ai pas lu dans une bonne période mais c’est avec une grosse déception que je referme ces quelques pages.

Antyryia

Le 11/02/2020

En navigant sur Babelio, je suis tombé à l'instar de bien des internautes sur l'annonce suivante : "A l'occasion de la sortie du roman Au soleil redouté de Michel Bussi, les éditions Presses de la cité et Babelio organisent une rencontre avec l'auteur aux Iles Marquises. Tous les frais de transport, d'hôtellerie et de restauration seront pris en charge par l'éditeur. Une fois sur place, les six lecteurs sélectionnés pourront échanger avec Michel Bussi, faire dédicacer leurs livres et participer à un atelier d'écriture. Qui ne tente rien n'a rien, c'était l'occasion ou jamais de passer un moment privilégié avec un auteur que j'apprécie beaucoup et qui mérite son succès. Mon nom faisait donc partie des 50.000 candidats inscrits. Je soupçonne d'ailleurs quelques uns d'entre eux d'avoir été davantage attirés par ces quelques jours en Polynésie aux frais de la princesse que par la rencontre avec le second auteur le plus lu en France. Alors quelle ne fut pas ma surprise et mon enthousiasme en recevant un mail m'annonçant que je faisais partie des élus ! J'allais voir Michel Bussi en slip de bain ! Pouvoir discuter de ses romans, en particulier de ce fameux soleil redouté ! ( ce qui me fait penser que je ne dois pas oublier d'emmener une casquette et de la crème solaire ), et peut-être enfin apprendre à écrire de façon plus ordonnée, plus concise, sans partir dans tous les sens. Dans l'avion qui nous emmène d'abord faire une escale à Tahiti, une hôtesse nous remet le fameux sésame : le nouveau roman de Michel Bussi, dans lequel nous plongeons tous à coeur perdu. La durée du voyage nous laisse amplement le temps de venir à bout des 420 pages de l'intrigue machiavélique encore une fois concoctée par l'auteur. Le secret professionnel m'empêche de vous révéler qui m'accompagnait ce jour-là. Mais je vous donne quand même un indice, les cinq lectrices ont une photo de chat illustrant leur profil sur Babelio. Hasard ou fait exprès, je voyais en mes partenaires d'aventure les sosies des héroïnes inventées par l'auteur dans son livre. Je surnommais donc notre aînée très active sur les réseaux sociaux Martine, la jolie et très discrète femme assise à côté de moi ressemblait à Eloïse. La femme ambitieuse qui ne parlait que d'écrire un jour son propre roman m'a rappelé Clémence, la riche bourgeoise auréolée de bijoux m'a automatiquement fait penser à Marie-Ambre, et enfin, en apprenant que la dernière des lectrices était policière comme la Danoise Farèyne du roman, le rapprochement était facile à effectuer. Mais moi, qui étais-je donc ? Je n'étais ni gendarme, ni tatoueur ni jardinier comme les rares protagonistes masculins du livre. Un second avion nous emmène de Tahiti vers les Marquises, l'archipel le plus isolé du monde. A l'aéroport Jacques Brel, Michel Bussi nous accueille, vêtu d'un bermuda à fleurs et d'une chemise hawaïenne largement ouverte sur une pilosité qui me complexe, moi qui n'ai jamais eu un seul poil sur la poitrine. Chacun rejoint son bungalow pour s'installer en attendant de se restaurer avec l'auteur de Nymphéas noirs et d'Un avion sans elle. Au menu les traditionnels poisson cru, popoi et fruits exotiques. - Alors, vous avez une idée du premier exercice que je vais vous demander de réaliser les filles ? demanda l'écrivain comme si je n'étais pas là. - Rédiger la liste de toutes les choses que nous aimerions faire avant de mourir, comme dans Au soleil redouté ! s'exclama une Clémence très sûre d'elle. - Pas pour l'instant. Comme vous êtes toutes des lectrices de Babelio j'aimerais plutôt que vous me rédigiez chacune une critique de mon nouveau livre. Soyez les plus sincères possible même si vous n'avez pas aimé, restez naturelles, écrivez avec votre coeur votre ressenti. Soyez brèves ou exhaustives, peu importe, mais choisissez vos mots avec minutie pour mieux faire passer vos impressions aux internautes qui vous liront. L'heureuse élue qui aura rédigé le plus bel avis pourra dormir avec moi dans ma garçonnière demain soir. - Sauf si c'est vous, ajouta-t-il en me fixant d'un regard noir. Le lendemain notre petit groupe s'éparpille aux quatre coins de l'île d'Hova Oa, armés de feuilles et de stylos. Deux de mes consoeurs s'installent sur la plage, une troisième au cimetière, une quatrième en pleine forêt tropicale et la cinquième en centre-ville entre le musée Gauguin et l'espace Jacques Brel. Quant à moi, qui décidément ne supporte pas la chaleur, je reste enfermé dans ma chambre à la recherche d'inspiration. Le soir venu, après avoir dégusté des litchis et des ananas, nous restons attablés tandis que la tenancière qui me fait évidemment penser à la Tanaé du roman débarrasse la table. Michel nous demande qui veut prendre la parole en premier. Et c'est "Marie-Ambre" qui s'y colle. - Au soleil redouté raconte l'histoire de cinq lectrices venues participer à un atelier d'écriture organisé par l'éditeur du plus grand écrivain français : Pierre-Yves François, PYF pour les intimes. Celui-ci est là pour les aider à peaufiner leur style, leur proposant des exercices, leur donnant des astuces. Chacune rédigera ainsi un testament de ce qu'elles aimeraient encore accomplir avant de mourir. Et puis tout commence à partir en couilles quand l'écrivain disparaît. C'est Yann, gendarme et époux de la commandante de police Farèyne Mörssen, qui va mener les investigations, son épouse étant trop occupée avec un vieille affaire irrésolue. "- J'ai l'impression que votre écrivain veut que vous participiez à un jeu, une sorte d'enquête." A la fin de la seconde partie ... - STOP !! J'en ai assez entendu. Dîtes, vous n'aviez pas l'intention de raconter tout le livre et de révéler le nom du ou des coupables en prime ? intervient Michel Bussi "Marie-Ambre" reprend sa feuille, passe un paragraphe ou deux avant de reprendre sa lecture. - A l'issue d'un incroyable twist révélant qu'en réalité ... - STOP !! le principe d'une critique n'est pas de faire un résumé du roman, et surtout pas du début à la fin. Et évitez aussi les vulgarités. Quelqu'un qui vous lirait connaîtrait toute l'histoire ... sans même savoir le plus important, c'est à dire ce que VOUS vous en avez pensé en tant que lectrice. Ce qui vous a emporté, ce qui vous a moins emballé, ce qu'il vous a apporté ... C'est au tour de "Martine" de prendre la parole. - Dans son nouveau roman, Michel Bussi nous emmène chez les effroyables papous cannibales. - Ce sont des Marquisiens et ils ne mangent plus de chair humaine depuis plus d'un siècle, la coupe sévèrement l'écrivain. Mais reprenez, je vous en prie. - Euh .. Eh bien ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce livre, c'est la façon dont j'ai été emmenée aux îles Marquises alors que je n'y avais jamais mis les pieds avant hier. L'auteur a un immense talent pour nous immerger dans leur culture méconnue. Tout d'abord, on a énormément de références gastronomiques. On sait que les fruits qui y sont principalement cultivés sont les noix de coco, les fruits de la passion, les litchis. Qu'y poussent des fleurs telles que l'Ylang-ylang ou la fleur de tiaré. Qu'il existe des perlicultures destinées à l'élevage d'huîtres perlières. Entre autres informations j'ai également appris l'importance artistique des tatouages guerriers dont beaucoup d'hommes sont recouverts. J'ignorais avant ma lecture ce qu'étaient des tikis, d'anciennes statues représentant des créatures mi-hommes mi-dieux, très anciennes, taillées grossièrement, et qui parsèment les îles Marquises de leur présence. J'ignorais également que la très faible densité des îles Marquises était liée aux explorations subies durant le seizième siècle qui exposa les Polynésiens à de multiples maladies contre lesquels ils n'étaient pas immunisés et qui a failli les décimer, tout comme je ne savais pas que beaucoup d'habitants de l'île ont servi de main d'oeuvre durant les essais nucléaires français de Mururoa, ce qui leur aura valu bien des cancers mortels. Je ne me doutais pas qu'il existait une monnaie appelée le franc pacifique. Enfin, j'ai adoré en savoir davantage sur Gauguin et sur Jacques Brel, et leur lien avec les îles Marquises où ils sont tous deux enterrés. le livre est d'ailleurs parsemé d'exraits de chansons du grand Jacques, à commencer par "Les femmes sont lascives, au soleil redouté / Et s'il n'y a pas d'hiver, cela n'est pas l'été" extrait de son dernier album et qui bien sûr donnera son titre au livre, petite tradition à laquelle Michel Bussi reste fidèle. Je précise d'ailleurs à tous les lecteurs munis d'un smartphone qu'avec les applications Lisez ! et un abonnement à Deezer ou Spotify, il vous suffira de scanner chaque extrait de chanson de Jacques Brel pour y avoir immédiatement accès. On est loin des listes de chansons écoutées par Chattam ou Werber pendant la rédaction de leurs oeuvres ! Cette fois c'est du live ! Et sous nos yeux ébahis Martine se mit à chanter : "J'avais vingt ans et nous étions cent vingt A être le suivant de celui qu'on suivait Au suivant au suivant" Et nous comprîmes que sa critique était terminée et qu'elle laissait sa place ... Au suivant. - C'était pas mal, mais on croirait que j'ai écrit un guide de voyage et je ne crois pas que mon roman se résume à ça. Quelqu'un d'autre ? Au tour de "Clémence" de se lever et de nous lire sa prose à voix haute. - Tout d'abord, j'aimerais remercier les éditions Presses de la cité de m'avoir offert ce voyage et l'opportunité de rencontrer mon auteur préféré. J'ai lu tous les romans de Michel et à chaque fois je me demande s'il pourra encore me piéger, d'autant que je connais par coeur toutes ses ficelles désormais. Eh bien devinez quoi ? Il m'a eue cette fois encore ! J'ai failli dégringoler de ma chaise quand j'ai découvert le pot-au-feu ! - Le pot-aux-roses, mais poursuivez l'encouragea l'écrivain. - Eh bien il m'a été tout simplement impossible de lâcher le livre. Chaque courte partie se termine sur un nouveau rebondissement ou une nouvelle pièce de puzzle qui s'additionne à une tonne d'informations sans qu'on ne puisse les relier entre elles. Le voyage littéraire et féérique se transforme bientôt en plein cauchemar avec un premier cadavre retrouvé. On est à huis clos sur une île gigantesque où il n'y a pas d'autre policier que Fayrène et son gendarme d'époux. "C'est pour cela que cette île, même si je l'aime tant, est une prison." On est à mi-chemin entre le thriller et le roman policier, les allusions à Agatha Christie sont d'ailleurs nombreuses. "Tu te souviens des Dix petits nègres ? Le coupable se fait passer pour mort." Alors j'ai essayé de deviner quel personnage n'était pas vraiment décédé, j'ai essayé de comprendre pourquoi il existait cinq tikis représentant chacune des lectrices invitées sur l'île, de relier entre eux les meurtres avec la vieille affaire du violeur parisien ou encore le vol du collier de perles, mais plus j'essayais de comprendre et plus je m'enfonçais dans des sables mouvants. En tout cas c'est sans hésiter que je mets cinq étoiles au nouveau chef d'oeuvre de monsieur Bussi. - C'était un peu confus parfois mais très encourageant ! On travaillera sans doute dessus encore un peu ce soir dit notre hôte à une "Clémence" rougissante. - Je peux vous lire ce que j'ai écrit sur la plage ? demanda la discrète "Eloïse". - Mais je vous en prie. - Au soleil redouté n'est pas seulement riche culturellement, riche par son rythme qui empêche le lecteur de souffler un seul instant, il est également riche émotionnellement. Michel Bussi est un magicien des mots, un maître en intrigues tarabiscotées ( et c'est un compliment ! ). En quelques mots il parvient à donner une identité à ses personnages, très rapidement identifiables, et tous attachants à un degré ou un autre. En particulier la jeune Maïma, la fille adoptive de Marie-Ambre, qui jouera les apprenties détectives du haut de ses seize ans. C'est un livre rempli d'émotions. J'ai ri à chaque intervention totalement décalée de l'éditrice Servane Astine, j'ai tremblé à chaque fois qu'un de mes personnages préférés était en danger, j'ai même pleuré parfois relate "Eloïse avec hyperémotivité. En larmes, elle ne parvient même pas à conclure, ce qui n'empêche pas Michel de la contempler en songeant sans doute à la façon dont il pourrait la réconforter. "Farèyne" cherche dans ses poches ce que je pensais être sa critique du Soleil redouté mais à la place elle sort une paire de menottes. - Michel Bussi, je vous arrête pour les meurtres de Laëtitia Sciarra et de d'Audrey Lemonnier. Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz sera retenu contre vous." Ca y est, elle a complètement pété un plomb en s'identifiant à la commandante du roman. "Les livres sont plus dangereux qu'une arme à feu, se manipulent avec plus de précaution qu'un poison, les écrivains sont de terribles tueurs en série." Finalement, on parvient à lui faire comprendre qu'il y a un terrible malentendu et que tout le monde est bien intentionné sur cette île paradisiaque et sans criminels. Il ne reste plus que moi. Je levais le doigt afin de prendre à mon tour la parole. - Vous, vous ne devriez même pas être ici, gronda l'auteur de N'oublier jamais. Mon éditeur m'avait promis de ne sélectionner que des femmes pour cet atelier d'écriture. Mais bon, tant que vous êtes là, allez y. - Eh bien je ne vais pas répéter tous les commentaires élogieux des cinq Babeliotes qui m'ont précédé. Je suis d'accord avec elles pour ce qui est du riche aspect culturel qui n'a pas été sans le rappeler Ne lâche pas ma main, j'ai encore une fois été bluffé par ce revirement final totalement inattendu, et je suis resté comme suspendu aux pages tout au long de ma lecture, aussi divertissante qu'enrichissante. Cependant, quelques petits détails m'ont chagriné, à tort ou à raison. En premier lieu, je n'ai pas compris pourquoi c'était le gendarme qui enquêtait sur une série d'homicides. Certes, son épouse est préoccupée par une autre affaire mais c'est elle qui a le grade et les compétences pour prendre les choses en main, or elle ne fait strictement rien comme si elle n'était pas du tout concernée par cette série de crimes sur l'île d'Hiva Oa. Ensuite, les tikis sont des statues symboliques aux traits abstraits, et j'ai beaucoup de mal à concevoir que l'une d'elle puisse avoir un visage humain reconnaissable. On est quand même loin d'Auguste Rodin ! Et pour finir j'ai quand même trouvé que le comportement des différents protagonistes n'était pas totalement crédible. Certains vont perdre un proche durant leur séjour dans des conditions atroces et c'est à peine si ça leur fait mal au coeur deux minutes avant qu'ils ne repartent de plus belle. En outre si un tueur ou une tueuse erre dans les environs, personnellement ça me coupe toute envie d'aller boire un coup sur la plage avec mes amis ou d'aller me promener seul à la recherche d'indices. Je ne suis sûrement pas aussi courageux que vos lectrices mais je me barricade dans mon bungalow en attendant que la police arrive. Et à ce sujet, l'explication de son retard est assez bancale même si elle était nécessaire à l'intrigue. Alors je me répète, mais même si j'ai été épaté et que j'ai lu votre petit dernier quasiment d'une traite, je trouve dommage que vous ayiez autant privilégié l'action pour qu'il n'y ait aucun temps mort tout en rendant les réactions des personnages trop peu émotives et trop peu crédibles pour qu'on puisse croire totalement à cette histoire tirée par les cheveux. * * * Le lendemain matin, c'est "Marie-Ambre" qui vient nous alerter et nous demande de l'accompagner. Au bord de la baie des traîtres, nous reconnaissons tous la chemise, le bermuda et le slip de bain de l'auteur de best sellers. Mais pas la moindre trace de celui-ci. "Ce salaud se planque quelque part, nous épie, et nous force à jouer au jeu dont il nous a énoncé les règles." - Il s'est noyé à cause de toutes les méchancetés que tu lui as dites hier soir ! m'accuse "Clémence". - Moi je pense qu'il faudrait plutôt chercher avec qui il a passé la nuit propose "Farèyne". Une longue journée commence sous le soleil tant redouté.

Sourisetdeslivres

Le 10/02/2020

Le nouveau roman tant attendu de Michel Bussi et quel roman mes lecteurs, je l’ai lu d’une traite. Les îles Marquises forment un des cinq archipels de la Polynésie française. C’est dans ces lieux que se déroule l’histoire. Dupée, j’ai été prise au piège tendu par Michel Bussi. Happée par son récit que j’ai adoré. Le pitch de départ est simple : 5 femmes qui ont gagné un concours. Elles vont partir sur une île en retraite pour apprendre à écrire avec un écrivain dont la renommée n’est plus à faire. Un atelier d’écriture d’une semaine au bout du monde tout frais payé. Qui n’en rêverait pas#8201;? Un décor paradisiaque pour écrire un roman. Les deux premiers exercices qui leur sont donnés : écrire tout ce qu’elles pensent. Cet exercice est appelé : une bouteille à la mer. Le deuxième : avant de mourir, je voudrais… Et te voilà embarqué, cher lecteur dans un véritable labyrinthe. Un murder party. Un huis clos fascinant où tu ne seras pas à quel tiki te dévouer. Car s’il y a 5 lectrices quelqu’un, avant leur arrivée à la pension « au soleil redouté », a construit 5 Tiky : la beauté, l’intelligence, la gentillesse, la mort et celui de l’argent Les Tikis sont des statues censées représenter un pouvoir, pouvoir ou mana Une mystérieuse disparition avec pour seules traces un tas de vêtements et un galet tatoué. Un cold case qui s’est déroulé à Paris Un manuscrit qui a disparu Tout s’enchaine, s’écoule. Tu ne peux, toi, que prendre le train en marche et lire pour comprendre. Qui#8201;? Pourquoi#8201;? Comment#8201;? C’est diaboliquement maitrisé. Pas un seul indice ne t’a été donné. 3 narrateurs donnent leur version tour à tour. Clem qui écrit son roman « une bouteille à l’océan » et Maïma, une jeune fille de 16 ans accompagnant sa maman qui enquête sur ce qu’il se passe sur cette île. Elle écrit son journal « avant de mourir » un atoll qui, au fur et à mesure de ta lecture, devient asphyxiant. L’atmosphère se fait humide et étouffante. Tu es ferrée. Prise au piège d’un filet aux mailles très serrées. Impossible de t’échapper comme Pierre-Yves François, l’écrivain#8201;; les gagnantes du concours : Marie-Ambre et sa fille Maïma, Clémence, Martine, Faryène et son mari Yann, Eloïse#8201;; enfin Tanaé, la propriétaire de la pension et ses filles Poe et Moana. De temps en temps intervient la directrice de la maison d’édition : Servane Astine. Voilà tes personnages de ce formidable huis clos orchestré d’une main de maître. 5 lectrices, 5 tikis représentant un talent différent, 5 partit une seule réponse possible sur cet archipel en plein milieu du Pacifique, l’un des plus beaux des 5 continents Tu cogites, tu t’agites, tu échafaudes des hypothèses, tu émets des possibilités, tu réfléchis à ce que tu as lu dans les pages du journal de Maïma et dans celles du roman de Clem qui t’a promis de tout te raconter, heure par heure, sans jamais te mentir. 5 femmes toutes différentes avec chacune un secret dans leur vie, un secret inavoué qui pourtant vont finir par être découvert. Ces mystères rajoutent de l’ampleur au récit. Quel est donc ce drame#8201;? La baie que Michel Bussi a choisie pour que se jouent ces tragédies porte bien son nom « la baie des traîtres » Tu te poses mille et une questions comme les protagonistes. Est-ce que c’est un jeu pour que ces futures auteures soient plus enclines à écrire#8201;? Un défi#8201;? À qui sait lire entre les lignes, Michel Bussi racontera l’amour, celui qui s’éloigne, l’amour qui s’éteint, l’amour qui s’enfuit, l’amour naissant, celui qui sépare et le récent. L’amour maternel a sa place lui aussi, amené par 3 des protagonistes. L’auteur te fait aussi réfléchir sur ces destinations de rêve qui n’ont plus totalement leur aspect naturel. Sacrifiées pour mieux te faire rêver. Il t’enchante avec les descriptions de ces îles marquises, mais rappelle aussi tout ce qu’on ne voit pas immédiatement. La vie des habitants témoins de cet archipel oublié des politiques, de l’UNESCO. Il te raconte leur culture, ancienne et actuelle. L’économie aussi, la richesse qu’ils tirent de ces séchoirs à Coprah, la noix de coco séchée mélangée à la fleur de Tiare qui devient la précieuse huile de Monoï dont nous, européens, nous raffolons. Il dénonce enfin les essais nucléaires à Mururoa. Le terrible désastre pour la population, la faune et la flore. Pour chacun de ses livres, en tout cas pour ceux que j’ai lus il te fait rêver, mais il n’oublie pas que sur ces lieux des tragédies réelles se sont jouées, des trahisons répétées dont les natifs sont les victimes. Cette fois, pas des victimes de papiers. Tu as aussi l’accent que Michel Bussi met sur les business dont ces lieux enchanteurs sont victimes. Pire l’indifférencie du monde sur ces lieux touristiques, magnifiques, mais dont la misère est ignorée. Cachée. « (…) comme si la pension n’avait jamais aussi bien porté son nom, Au soleil redouté, comme s’il fallait se barricader contre ses rayons, tout fermer, tout clouer, le soleil est meurtrier, prêt à frapper. » L’île de Hiva Oa, la baie des traîtres, le rocher Hanakee, le mont Temetiu, le vieux cimetière de Teivitete, plage noire d’Atuona, le site historique de Puamau. Des noms qui font rêver. En bref, Michel Bussi avec ce nouveau roman va te faire sentir la chaleur des îles marquises, tu vas fredonner Jacques Brel tout du long jusqu’a Dutronc à la fin. Admirer ces falaises, palmiers et cocotiers sans oublier Gauguin. Le temps de ta lecture, c’en est fini du froid de l’hiver. Tu as chaud non seulement pour les rayons de soleil de Hiva Hoa, mais aussi parce que ton cœur s’accélère dans la dernière partie. Un roman multicouche en huis clos sur ces plages de sable chaud. À qui peux-tu faire confiance#8201;? Peux-tu même te fier à ce que tu lis#8201;? Dans le roman, une des lectrices dit que l’écrivain possède un pouvoir, qu’il se fait sorcier avec ses mots, je peux te dire que Michel Bussi m’a envoûté. Et que dire de cette sublime écriture, poétique avec ses rimes quand c’est Maïma qui prend la plume, nerveuse quand c’est Clem, tranchante quand Servane, l’éditrice appelle depuis Paris, merveilleuse quand il te décrit la beauté des lieux. Enchanteresse avec les mythes, mystères et légendes anciennes. J’ai été captivée du début à la fin. Un final qui m’a éprouvé, je n’aurais pu deviner. Une lettre qui m’a troublée et terriblement émue. Tu sens le talent de l’écrivain, mais aussi du géographe, son premier métier. Les descriptions se font visuelles. Tout se déroule devant tes yeux. Ouvrir un livre de Michel Bussi c’est prendre l’avion sans bouger de ta maison. Un suspens maintenu jusqu’aux dernières lignes, une fine étude de la psychologie des personnages#8201;; sans oublier les sentiments et cette pointe d’humour qui caractérise pour moi, sa plume. La construction du récit est fantastique, elle maintient le lecteur sous tension du début à la fin. Pour le fond et la forme outre les lieux de l’intrigue tu as cette immersion dans l’univers de Brel et de Gauguin. Ce livre m’a permis de découvrir leur vie, leur univers#8201;; il m’a donné envie d’en savoir beaucoup plus sur ces hommes mêmes si je les connais déjà, Brel en tant que Belge, tout comme une des héroïnes d’ailleurs. La prochaine fois que je tomberai sur un tableau de Gauguin, je ne porterai plus le même regard sur son œuvre. Que dire de plus#8201;? Tu as compris que je suis sous le charme, à chaque nouveau roman je me dis qu’il ne peut pas écrire plus fort que le précédent, mais si ! Ce polar à fort pouvoir de suspens est excellent. À déguster sans modération comme les plats que Tanaé sert à ses pensionnaires. Cette question me vient en tête en refermant le roman : jusqu’à quelle limite es-tu prêt à aller pour accomplir ton rêve#8201;? Qu’es-tu prêt à laisser derrière toi#8201;? J’ai aimé cette réflexion sous-jacente sur ces hommes et femmes qui sont déterminés à tout sacrifier sur l’autel de la célébrité.