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Proses brèves

Volume 1, Retour dans la neige
de Robert Walser , date de sortie le 23 avril 1999
Une quinzaine de textes courts tirées des oeuvres complètes de Robert Walser (1878-1956) et destinés à mieux faire connaître au public francophone l'art de Walser, qui dit moins qu'il ne suggère, qui... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Une quinzaine de textes courts tirées des oeuvres complètes de Robert Walser (1878-1956) et destinés à mieux faire connaître au public francophone l'art de Walser, qui dit moins qu'il ne suggère, qui fait entrevoir des abîmes dont il ne dévoile pas les mystères.

Caractéristiques

Titre Proses brèves - Volume 1, Retour dans la neige
Auteur Robert Walser
Traducteur Golnaz Houchidar
Editeur Zoé
Date de parution 23 avril 1999
Nombre de pages 142 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 200 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-88182-353-X - 9782881823534

4/5

dourvach

Le 11/09/2018

Robert WALSER est une clé : la "petite clé magique" qui nous manque. Je veux dire par là que les textes de l'étrange Robert Walser sont une clé vraiment personnelle pour nous (Cf. la belle critique de dahu qui fait référence à cette "clé") car ils nous donnent accès immédiatement à une de ces "pastilles d'espace-temps" (qui peut être, d'ailleurs, un de nos objectifs principaux d'écriture et de lecture). "Pastilles", oui... "bulles d'espace-temps" qui dérivent, si précises et tellement prégnantes que "l'on peut y être heureux" (citation d'un des courriers de Franz KAFKA à Max BROD)... Il suffirait de se réfugier à l'intérieur, mais à condition de savoir ralentir, "ici et maintenant". Ralentir son regard en particulier (sorte d'attention flottante - comme une feuille de nénuphar - que depuis Sigmund FREUD, les analystes et psychothérapeutes utilisent) : un simple rayon de soleil, une "belle passante" dans la foule du tramway (Cf. "Les belles passantes" d'Antoine POL chantées par Georges BRASSENS), un reflet d'or sur les eaux sombres du Lac... Déjà plus de la moitié des "récits" de ce passionnant recueil : récits - ou "petites proses" - parus dans divers journaux de de Berlin et Zurich, entre 1899 et 1920... "Moments" souvent très brefs, denses, fluides, merveilleux... La langue chante, comme dans "Geschwister Tanner" (Les enfants Tanner), "Der Gehülfe" (Le Commis), "Jacob von Gunten. Ein Tagebuch."(L'Institut Benjamenta). C'est au fond tout "L'Amour du Monde" : celui qu'a chanté - en 1925 dans l'un de ses 22 "romans-poèmes" - son compatriote francophone C.F. RAMUZ, né la même année (1878), si je me souviens bien... "Où sous chaque seconde une éternité danse... " ("L'adolescence", chanson mythique d' Henri TACHAN, 1975) "En tramway" et "L'incendie" (1908 : l'année de parution du monumental "Commis" !) ou "Promenade du soir" (1915), en particulier, sont de purs moments de bonheur pour le narrateur et ses lecteurs : quel écrivain contemporain peut se vanter d'en procurer de pareils, ou seulement la moitié de cette sorte de bonheur-là ? "Madame Scheer" (1915) est un exceptionnel et long "Moment" d'empathie "simenonienne" (Cf. le personnage central de "La fenêtre des Rouet") : sa logeuse-hébergeuse-amie, solitaire et généreuse, "vit et meurt"... On y regrettera simplement la maladresse (Peut-être un texte "de complaisance", qui sait... ) de la longue nouvelle "La petite Berlinoise" (1909) : fallait-il la retenir ? (*) Mais je vous renvoie aux excellents textes ci-dessous de nos ami/e/s dahu, Moan et laurentgui... où vous découvrirez beaucoup de ces très belles intuitions de lecture, élégamment exprimées... *************************************************************************************************************************** (*) et pour cette édition de poche (Les puristes pourront donc revenir à la belle édition originale suisse "ZOE", bien plus onéreuse donc, ... ou gratter névrotiquement la couverture de l'édition de poche "Points Seuils" !), en page I de COUVERTURE la présence du sophisme de Philippe Delerm - on compte peut-être sur son effet "vu à la TV" ? - imprimée directement par l'éditeur sous le nom de WALSER : d'ailleurs, totale imbécilité que cette perception de Robert WALSER en "faux naïf"... car bien sûr, depuis la lecture de son chef d'oeuvre "Le Commis" ou du vertigineux "Les enfants Tanner", nous savons que R.W. est un VRAI écrivain... unique, suffisamment "intelligent" pour ne pas jouer le "faux naïf", observateur et lucide : celui qui pratique un ART littéraire (d'où cette deuxième imbécillité imprimée en couverture, que cette référence aux "Grands écrivains". Il y aurait donc les "grands écrivains" (Il y a un diplôme à passer ?) et, avouons-le enfin... la masse un peu trop floue, indécise, de la légion serrée des "autres" (Précisez, Philippe Delerm, svp... : petits-écrivains, moyens-écrivains, non-écrivains ? para-écrivains ? écriveurs ? écrivants ? Dégustateurs de premières gorgées de bière ?). Mais la faute de goût revient à l'éditeur... Pourvu qu'ils n'en fassent pas une mode ("WALSER recommandé par Ph. Delerm" , "LOVECRAFT recommandé par M. Houellebecq", ou Dieu sait quoi...) pour essayer de "mieux vendre" leurs bouquins ! Pour ma part, pas besoin des avis imprimés de Tartempion en couverture du livre d'un autre pour lire Robert WALSER... Paraphrasons à nouveau l'ami Coluche : "On n'est pas QUE des gros-blaireaux !!! " (Nom de nom !) :-D

Moan

Le 04/01/2013

Dans ce livre, 25 textes en prose. Walser décrit avec un optimisme incroyable la vie autour de lui: une rue de la grande ville, une promenade en tramway, un incendie, la propriétaire de la maison où il a vécu un peu plus d'une année, ses promenades au bord du lac ou dans la neige... La lecture de ces textes donne l'impression de suivre quelqu'un qui ne regarde que le bon côté des gens, de la vie. Robert Walser est un écrivain suisse né en 1878 , reconnu de son vivant par Kafka, Hesse, Sweig... Il passe la fin de sa vie dans un hôpital psychiatrique et meurt le jour de Noël 1956 au cours d'une promenade dans la neige.

dahu

Le 16/09/2012

C'est un peu comme la saudade qu'on prétend impossible à traduire en mots autres que portugais: l'ambiguité du sentiment chez Walser semble, elle aussi impossible à traduire en d'autres termes que dans la langue - si belle - de l'auteur. C'est un peu comme si tout cela suivait une ligne de crête dangereuse vers la joie absolue, mais que le péril ne s'était jamais aussi bien tapis dans les mots de la tranquillité, à tel point qu'on désire relire ces phrases pour tenter de percer d'où sourd cette inquiétude. Et on se surprend à penser que cette béatitude est tout simplement trop dense pour être vraie et ne pas relever du rêve ou du merveilleux. Une des proses, "Petite escapade " se termine ainsi : " Pensif, presque heureux, je rentrai chez moi". J'y trouve une clef personnelle, un symbole, de lecture et sentiments, à savoir que ce "presque " sera toujours, que nous ne serons à jamais au mieux qu'à quelques pas de l'idéal, mais que nous ne franchirons jamais ces pas, car la perfection décrite au premier plan par Walser ne peut pas exister - et devient d'autant plus douloureuse et complexe à appréhender.