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Les femmes éternelles : Antigone, Dulcinée, Nausicaa, Mélusine...

Antigone, Dulcinée, Nausicaa, Mélusine...
de Jacqueline Kelen , date de sortie le 14 janvier 1998
Chacune de ces femmes mythiques s'exprime à la première personne, relate sa vie, ses passions et ses combats.
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La fiche détaillée

Résumé

Chacune de ces femmes mythiques s'exprime à la première personne, relate sa vie, ses passions et ses combats.

Caractéristiques

Titre Les femmes éternelles : Antigone, Dulcinée, Nausicaa, Mélusine... - Antigone, Dulcinée, Nausicaa, Mélusine...
Editeur A. Carrière
Date de parution 14 janvier 1998
Nombre de pages 332 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 362 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-84337-036-1 - 9782843370366

4/5

Laumness

Le 03/02/2019

Dans son œuvre abondante, profonde et encore assez méconnue, Jacqueline Kelen recourt souvent aux mythes, à ces récits qui évoquent et questionnent les origines de l’univers, les mystères de la vie et de la mort, les désirs et les angoisses de tout être humain, les secrets, les espoirs et les épreuves du monde intérieur. Sans être assimilable à une simple histoire pour les enfants ou à une pure œuvre d’imagination pour des adultes, le mythe a pour essence de contenir des messages universels dont la portée est liée à leur pouvoir d’éveil initiatique pour le lecteur ou l’auditeur qui sait percevoir la « substantifique moelle » au-delà des apparences. Ainsi sera-t-il amené à s’interroger, s’émerveiller ou s’effrayer au-delà de sa propre personne et des contingences historiques afin d’aborder la sphère immémoriale, éternelle, se prêtant à une quête sans fin. Dépeignant de nombreuses figures féminines, Les Femmes éternelles se présente à la fois comme une appropriation respectueuse et une interprétation personnelle de mythes puisés de la Bible, de l’héritage gréco-romain et de la littérature médiévale et classique notamment avec la blonde Iseut, la Desdémone shakespearienne, la Dulcinée de Don Quichotte et la Marguerite de Faust. Non seulement cet ouvrage est empreint de grande culture, illustrant combien l’auteur a été nourrie de ces mythes, mais il transforme le travail d’érudition pour donner une œuvre par laquelle l’écrivain s’exprime à la première personne, incarnant ces différents personnages, imaginant même des choses qui n’ont pas forcément été écrites dans la tradition, mais que sa sensibilité et son intelligence essaient de saisir, un peu comme le fit Marguerite Yourcenar pour rédiger Mémoires d’Hadrien. Le livre s’en trouve tissé de portraits vivants, contrastés, qui tous contribuent à esquisser une image de la Femme. De sa voix unique et poétique, Jacqueline Kelen raconte par exemple le sort de Lucrèce, l’épouse vertueuse profanée par l’un des fils du dernier roi de Rome avant l’instauration de la République ; celui d’Antigone et de son idéal de justice en opposition à la volonté du roi Créon ; l’histoire de séductrices dangereuses comme Omphale, de mélancoliques telles que la nymphe Écho éprise de Narcisse, d’insaisissables créatures à l’image de Daphné et d’Atalante, de belles mystérieuses comme Mélusine dont le charme de l’union avec Lusignan tirait sa sève aussi des moments de solitude à l’abri des regards du seigneur aimé. La trentaine de figures mythiques convoquées dans ce livre constitue une représentation de ce qu’est l’éternel féminin, dans sa complexité, ses paradoxes, ses nuances, ses exigences, dans sa grandeur qui a de quoi parler à l’âme de toute femme bien plus que les mirages de la mode et les images d’une réussite moderne qui souvent n’a rien d’admirable. Jacqueline Kelen mêle au récit des pensées aphoristiques sur la féminité et, plus généralement, sur la passion, la beauté et la noblesse de l’être humain, sur le sens de la vie, une vie digne d’être vécue par l’élévation intérieure, par des idéaux, par l’œuvre d’amour et d’amitié, par un cheminement qui engage femme et homme à un dépassement de soi, à un perfectionnement individuel et à une joie éternelle, divine. « Les seuls biens qui comptent dans la vie d’un mortel sont ceux que jamais on ne peut acheter : la beauté et l’amour, une âme noble, un esprit avisé, l’invincible douceur et la brillante sagesse ; l’amitié, le silence, un regard toujours neuf sur les choses. » La lecture de ce bel ouvrage paru en 1998 peut se compléter judicieusement de celui, remarquable, intitulé L’Éternel masculin, dans lequel la démarche de Jacquelines Kelen est assez similaire si ce n'est que la forme est plus celle d’un essai sans l’usage créatif de la première personne, ainsi que deux autres livres, Les Femmes de la Bible et Une Robe couleur du temps. Il est tout à fait intéressant de voir comment, au travers de textes réalisés à différentes étapes de son existence, l’auteur approche de mêmes mythes féminins comme autant de sources inépuisables de réflexion et d’inspiration.

Danieljean

Le 17/01/2016

Ce livre est une petite perle. On y trouve une trentaine de contes, racontés avec une poésie enivrante. C'est un nouveau regard sur la femme qui fait du bien. A lire !