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L'ange et le cachalot

de Simon Leys , date de sortie le 16 avril 2002
Essais

L'ange et le cachalot

«Le lecteur qu'on fait passer ici, sans transition, de Confucius à Simenon, de Balzac au Père Damien, et de la brousse australienne au cap Horn, s... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Essais

L'ange et le cachalot

«Le lecteur qu'on fait passer ici, sans transition, de Confucius à Simenon, de Balzac au Père Damien, et de la brousse australienne au cap Horn, se plaindra peut-être du caractère apparemment hétéroclite de ces pages.

Si son objection était fondée, je craindrais qu'elle ne soit sans remède, car en fait ce qu'elle mettrait en question, ce n'est pas la cohérence d'un court recueil, mais celle d'une vie déjà assez longue : pour le meilleur ou pour le pire, l'un et l'autre sont d'un seul tenant.»

Simon Leys reste pour nous le premier dénonciateur averti et courageux de l'imposture maoïste. Il ne faudrait pas oublier non plus que c'est sa passion de la littérature qui l'a porté vers la Chine.

Cette passion, la voici allègre et intacte dans un recueil d'essais qui vont de la calligraphie chinoise au style controversé de Balzac, et de l'expérience de la traduction à une lecture de Malraux définitivement iconoclaste.

Caractéristiques

Titre L'ange et le cachalot
Auteur Simon Leys
Collection Points. Essais
Editeur Seuil
Date de parution 16 avril 2002
Nombre de pages 205 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 113 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-02-054010-X - 9782020540100

5/5

thomassandorf

Le 09/02/2019

Simon Leys nous offre une bouffée d’intelligence pure et un vent de fraîcheur dans notre monde désenchanté. Les pieds sur terre, plein d’un bon sens subtil et sans concession, l’auteur de ce brillant essai, L’ange et le cachalot, nous nargue presque par la lumière de son esprit. Destructeur de clichés, amateur de paradoxes et aventurier de la vérité, sa plume y célèbre ou écorne les grands auteurs comme Malraux, RL Stevenson, Evelyn Vaugh. Ouvrage volontairement hétéroclite, il rappelle que Marx ne se considérait pas comme marxiste ; qu’un ouvrage « classique » n’est jamais figé et s’enrichit du temps qui passe ; qu’avant tout, dans un livre, il y a une parole qui se dégage au-delà des mots. Voilà que ce passionné au visage sec dégaine et dégomme les idoles et images d’Epinal : ah, ce grand auteur qu’est Balzac, mais quel mauvais goût ! ou encore Malraux, escroc de la pensée, moitié génie-moitié renard, qu’il juge incompréhensible à l’oral et embrouillé à l’écrit. L’échafaud poursuit sa besogne avec Simenon. Il est quand même des auteurs qui trouvent grâce : DH Lawrence qui parle si bien de l’Australie et de sa société à classe unique ; Evelyn Waugh, au langage ciselé ; RL Stevenson dans sa défense littéraire du père Damien ; Richard Henry Dana, auteur de Deux années sur le gaillard d’avant. La littérature est affaire de coeur. Elle est aussi affaire de style. A cet égard, la traduction littéraire, qui est l’une des activité de Simon Leys, engage à un devoir de fidélité. Engagement d’absolu qui va à l’encontre de la logique mercantiliste d’aujourd’hui. Et c’est un plaidoyer qu’il nous donne pour avoir des traducteurs humanistes, non des spécialistes du langage. Je ne sais pas pour vous, mais une seule lecture ne me suffira pas pour profiter de la profondeur et des propos facétieux de Simon Leys, remède efficace contre la barbarie de notre temps.